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IV. — Région des grands lacs et du Mississipi

I. Climatologie. — Toute celte région a des étés brûlants et des hivers rigoureux; et ces extrêmes se font sentir d’une manière d’autant plus cruelle que les sautes de température sont parfois presque soudaines. On a constaté des variations thermométriques de 25° en un jour. Ces brusques passages du chaud au froid ou inversement sont produits par le déplacement de

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« vagues» aériennes dans l’océan atmosphérique: a hot waves » ou vagues chaudes et « cold waves » ou vagues froides.

Pourtant la contrée riveraine des grands lacs est soumise à leur influence régulatrice et échappe partiellement à la violence des extrêmes de température.

Les pluies les plus abondantes tombent au commencement de l’été, en mai et juin, dans presque toute la région mississipienne ; mais il pleut tous les mois de ' l’année, et c’est en janvier et févrierqu’ont été constatées < les plus longues périodes de sécheresse.

« Les extrêmes de température, caractéristiques du climat américain, lavorisent l’évaporation, surtout dans les plaines nues de l’ouest ; la sécheresse de l’air y devient telle que, même en plein soleil, le voyageur transpire rarement. Les pluies se produisent soudain, sans être précédées par une lente accumulation devapeurs aériennes, et, sitôt l’averse tombée, l’atmosphère reprend sa pureté relative. Les brouillards, les rosées sont des ; phénomènes presque inconnus... La sécheresse de l’air ne serait-elle pas aussi, suivant une hypothèse acceptée* avec faveur, la cause principale de ce tempérament maigre, sec et nerveux qui distingue les américains de leurs ancêtres européens ? » (E. Reclus).

Les moustiques sont aussi un des fléaux du pays, principalement, dans certaines parties du Minnesota et du Dakota, au bord des lacs et des rivières. « Il n’est pas rare que des bœufs et des chevaux restés sans abri pendant les nuits d’été périssent de la piqûre des moustiques. Naguère les Sioux faisaient mourir leurs captifs en les soumettant, le corps nu, à l’exquise torture d’une nuit passée en plein air ». (E. Reclus).

II. Virginie occcidentalc. — La Virginie occidentale, contenue presque toute entière dans le bassin de l’Ohio,

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est mon tueuse ou du moins accidentée dans toute son étendue. Elle n a pas de ville qui compte 50.000 liabilants.

III. Ohio. Le pays n’est, deTErié à l’Ohio, qu’une succession de champs, de prairies, de bosquets et de vergers. Cleveland est une grande ville aux rues larges et droites, presque toutes ombragées d’érables ; ses maisons de plaisance, ses bosquets et ses jardins s’étendent en vastes faubourgs sur les collines. Cincinnati, plus grande et plus populeuse encore, a autant d’arbres et de verdures ; ses villas aussi envahissent les collines environnantes.

I\ . Indiana . — Dans celte plaine onduleuse qui se relève en plateaux arrondis vers les faites de partage, on trouve deux grandes villes : Evansville, sur les bords de I Ohio et Indianapolis, une des plus grandes villes de 1 ouest en même temps qu’une des plus propres et des mieux tenues.

Le climat est extrême, avec de brusques variations. La moyenne de la température est de -|- 14" pour 1 année, de -+- 25° pour I été et de 3° pour le printemps.

\. Illinois. — Le climat est continental: froid en hiver, chaud en été. En hiver dominent les vents du nord et du nord-ouest, en été ceux du sud et du sud-est. 0 gèle dès la lin de septembre.

En été, les fièvres sont fréquentes dans les bas-fonds.

La ville principale de celte province où les cultures ont remplacé la prairie de hautes herbes, est Chicago, une cité sans ombrage. La température moyenne annuelle y est de 9°, .3, la température moyenne de l’été do l'-l", 9, celle de l'hiver de — 5°, 7 ; on a noté comme

extrême de chaud 37°, 2, et comme extrême de froid —

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VI. Michigan. — L’état coin pie deux grandes villes : 1 Détroit dont les rues géométriques occupent une i superficie de trente kilomètres carrés ; Grands-Ra-^ pids qui possède des sources salines dans son voisinage.

Le climat de la péninsule sud-orientale est tempéré par la masse lacustre et ressemble aux climats maritimes ; le climat de la péninsule nord-occidentale est nettement continental et fort rude.

La température moyenne, annuelle est de 4- 8°, 5 à Détroit et seulement de -+- 4°, 9 à Marquette. Le détroit j de Mackinawest gelé du l'r décembre au 1er mai.

VII. Wisconsin. — Le climat de l’état est relativement doux, surtout dans la région méridionale. Milvaukee élève ses maisons aux briques blanches sui une longueur de dix kilomètres sur les falaises qui dominent le lac Michigan : ses rues sont d’une propreté exemplaire et elle n’a aucun quartier d’aspect sordide. La capitale, Madison, est une gracieuse cité qu’embellissent les gazons, les fleurs et les eaux pures venues des trois lacs qui lui font une ceinture d azur.

VIH. Kentucky. — Dans cette région fertile en tabac, Lexington vante l’ampleur de ses rues et de ses places, la magnificence de ses ombrages. Mais les grandes cités sont Louisville, puis Covinglon et Newport qui n’en font qu’une.

Le climat est tempéré et sain. La moyenne annuelle de la température est de -4- 12°, 5. L’hiver dure de la fin de novembre aux premiers jours d’avril ; il est doux et pluvieux. L’été et l’automne ont généralement un ciel serein ; c’est une saison sèche où prévaut le veut du sud-ouest.

IX. Tennessee. — La capitale, Nashville, est une belle cité, bâtie sur les bords de la rivière Cumberlamd. Mem-

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