RÉGION DU VERSANT ATLANTIQUE
Philadelphie est la ville la plus vaste du monde et loge facilement son million d’habitants, car elle peut se développer librement dans tous les sens. Malgré sa symétrie parfaite, elle a encore des quartiers qui sont dés cloaques. Elle a, par contre, le parc de bairmount, un des plus beaux du inonde, un de ceux qui donnent le mieux l’illusion de la nature libre.
Seranton est une ville manufacturière sans places ni jardins, une cité où l’hygiène publique semble une quantité négligeable. Le séjour de Pi ttsburg n’est guère pl us enviable: c’est une ville au ciel noir, a l'air presque irrespirable.
XI . Maryland. — La plus grande ville de l’état, Baltimore, est sortie de marais aujourd’hui comblés. C’est une des villes les mieux alimentées d’eau pure.
Le climat est doux, bien que le port de Baltimore gèle quelquefois. La température moyenne annuelle est de h- 13°, celle de l’été de H- 23" et celle de l’hiver de zéro.
XII. Delaware. — Ce petit étal ne compte qu’une grande ville : Wilmington, bâtie sur les rives du lleuve Delaware.
Doux et sain au nord, le climat est fiévreux au sud.
XIII. District fédéral. — Sa capitale, Washington, est maintenant une grande cité dont les Américains ont fait une ville d’hiver. Sa réputation d’insalubrité n’est plus guère méritée : on l’a pourvue abondamment d’eau pure, on a transformé ses marais en parcs ombreux, planté de milliers d’arbres ses rues et ses places.
XIV. Virginie. — La région côtière est surtout formée de marécages et de forets de pins. L’intérieur est beaucoup plus salubre.
Richmond, la capitale de l’état, est une ville riante et pittoresque, bâtie sur sept collines comme Rome et Byzance. Norfolk et Pôrtsmouth, séparées par des bras de
ÉTATS-UNIS
mer vaseux et sans profondeur, constituent la seconde agglomération urbaine de la Virginie.
Il n’y a guère de vallée dans les Alleghanies qui n’ait une ou plusieurs stations d’eaux thermales. La Virginie en possède le plus grand nombre, au moins une lren-i taine : Warm-Springs, Hot-Springs, Sulpliur-Springs, ' Healing-Springs, Hig-Springs, etc.
XV. Caroline du nord. — La capitale, Raleigh, occupe un site très salubre au milieu des forêts. Ashville est remarquable par l’éclat de ses Heurs et l’excellence de ses fruits.
XVI. Caroline du sud. — L’étal a pour capitale of-1 ficielle la petite ville de Colombia ombragée de chênes et de magnolias, sur la haute berge de la rivière Congaree. Charleston, plus importante, est une ville d’été et une station de bains de mer.
XVII. Géorgie. — La région montagneuse de la Géorgie attire l’été une multitude d’oisifs par son doux climat, par ses fraîches vallées, ses bois, ses cascades, ses splendides horizons. Sa capitale, Atlanta, est a 331 mètres d’altitude.
La ville la plus populeuse est Savannah, très agréable malgré ses rues sableuses.
XVIII. Floride. — Il n’existe en Floride que deux saisons bien tranchées: l’été et l’hiver. L été dure du milieu d’avril à octobre; c’est la saison des pluies ou des averses. Presque toute la péninsule, pendant 1 été, est sujette à des ondées quotidiennes durant de quinze à vingt minutes, juste ce qu’il faut pour abattre la poussière et entretenir la belle teinte verte de la végétation. Pendant cette période le thermomètre oscille de 19 à 3b°. Mais, même pendant les mois les plus chauds, les nuits sont toujours suffisamment fraîches pour rendre le sommeil possible.
UKCION DÛS OKAXDS LAOS ET DU Al ISSlSSIPI
L’hiver qui s’étend de la lin d’octobre au milieu d’avril est la saison sèche; le ciel est sans nuages et le soleil brille presque constamment de tout son éclat. Le thermomètre oscille entre 10° et 20". Le mois de mars est en général le plus agréable et le plus pur.
On n’a jamais à redouter en Floride ces vents froids qui sont si dangereux sur les côtes de la Méditerranée : d'un côté les eaux tièdes du golfe du Mexique, de l’autre le Gulf-Slream forment une barrière très efficace contre les violentes perturbations atmosphériques. Aussi il n’est pas de contrée au monde où la brise soit aussi douce, aussi caressante.
En somme, ce climat est l’un des plus salubres de tous les états de l’Union. Pourtant il faut reconnaître que si la douceur des hivers attire les riches malades du nord, phtisiques ou autres, vers quelques sanatoria du littoral iloridien, les colons et les travailleurs redoutent instinctivement la molle température de ces régions.
Jacltsonville est le centre d’attraction pour les touristes et les valétudinaires. Des bosquets d’orangers l’environnent, comme Sainte-Augustine, située plus au sud. En face de La Havane, Key-West étale ses villas au milieu des cocotiers, des magnolias et des manguiers.