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GUATEMALA

Quiché est une terre tempérée, à 1<S87 mètres d’altitude. Du mamelon où est perchée Sacapulas, à H 00 mètres d’altitude, coulent des sources thermales riches en dilorure de sodium etén sulfate de magnésie. Salama, qui n’est plus qu’à 871 mètres au-dessus de la mer, se trouve en pleine zone des cultures tropicales.

Solola est bâtie à 2140 mètres d altitude, sur un promontoire isolé qui domine le lac d’Atitlan. Ciudad vieja est le reste de la première Guatemala bâtie par les Espagnols dans un site charmant, au climat égal et doux : ce. n’est plus maintenant qu'un village aux maisonnettes éparses au milieu des plantations. Antigua est la seconde Guatemala : ses eaux thermales attirent encore les habitants de la nouvelle Guatemala, la capitale actuelle de la république et la ville la plus populeuse de l’Amérique centrale.

Guatemala est située à l'iOO mètres d’altitude. Le thermomètre s’y maintient entre les extrêmes de 7 et 29 degrés ; on n’y connaît donc ni le froid proprement dit ni les chaleurs accablantes de l’été. La température moyenne est d’environ 18°. Pourtant la ville n’est pas très saine ; le vent y soulève souvent des tourbillons de poussière. Aussi, pendant la saison sèche, ses habitants aisés viennent villégiaturer dansles villages du sud, aux alentours de Antigua, surtout à Chinautla qui possède de magnifiques ombrages, et à la charmante ville d’Escuintla, située à 442 d’altitude, au milieu de bouquets de cocotiers. « C’est le Wiesbaden de Guatemala, l’Kl vsée de sa colonie européenne et le centre de réunion de son aristocratie pendant les mois de janvier et de février. Couchée au pied du volcan et entourée de nombreuses haciendas de café, de sucre et de bétail, elle jouit à la fois d’un climat délicieux, d’une salubrité et d’une abondance d’eaux sans égale. Ce sont ces eaux

AMÉRIQUE CENTRALE

qui ont fait sa célébrité et lui attirent tant de visiteurs. ' Aussi toutes les grandes familles viennent-elles s’ins- j taller à Escuintla, dans la première maison venue, futelle de cannes ou de chaume, pour y fuir les vents du nord qui refroidissent le plateau, et pour y prendre des 1 bains de rivière aussi agréables que salubres ». (F. I3es). Pourtant les fièvres se font sentir à Escuintla et sa vogue j commence à diminuer.

Le port de San-José est maintenant presque désert : la malaria en éloigne les habitants, l/.abal est une autre bourgade tout aussi insalubre.

Coban. au contraire, bâtie à 1328 mètres d’altitude, est une ville prospère, saine, jouissant d’un climat égal et doux.

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