‹ Géographie médicaleChapitre 612 sur 663 · I. — Climatologie générale · texte numérisé non relu

I. — Climatologie générale

« Entre les deux Amériques étincelle une mer qui est comme la Méditerranée du Nouveau-Monde. Elle baigne, au nord, les côtes plates des Etats-Unis qui lui envoie le puissant lleuve delà Nouvelle-Orléans; au sud. la Nouvelle Grenade et le Venezeula serrent de près ses rivages de leurs sierras majestueuses ; à l’ouest, le Mexique, le Yucatan, l’Amérique centrale la côtoient par une étroite lisière de terres basses dont la chaleur, l’humidité, les lièvres font un séjour maudit; à l’est, de la pointe de la Floride aux bouches de l’Orénoque, une traînée d’ilos très grandes, ou moyennes, ou petites, sépare de l’Atlantique aille mer intérieure, comme une digue où les entrées occuperaient autant d’espace que le mur ». (0. Reclus).

Les climat des Antilles est tropical. La brise de mer, Vents d’est ou vents alizés, tempère l’ardeur de la tem-

ANTILLES

pérature pendant le jour et la brise de terre rafraîchit les soirées et les nuits.

On distingue deux saisons : la saison sèche qui va d’octobre à avril et dont la température moyenne est de 26° à 28° ; et la saison des pluies ou hivernage, d’avril à octobre. Celte dernière saison est l’époque des chaleurs étouffantes, des tremblements de terre et des ouragans. Mais la plupart des Antilles ont, comme l’Amérique latine qu’elles regardent, à côté de leurs terres chaudes, leurs terres fraîches ou tempérées sur les montagnes.

Trois maladies désolent plus spécialement ces régions : la malaria qui règne presque partout avec une intensité proportionnée à l’humidité et a la chaleur, la dysenterie j et la fièvre jaune. La lèpre, l’éléphantiasis, la chique, le dragonneau se rencontrent chez les indigènes.

Tl. — Grandes Antilles.

1. Cuba. — Cette île, la plus vaste des Antilles, présente deux saisons : une saison sèche, relativement fraîche, et une saison chaude et pluvieuse qui va de juin à octobre. La température moyenne de l’année est de 26°, 3. Elle s’abaisse en janvier, le mois le plus frais, à 22°. Même dans les montagnes, le thermomètre ne descend jamais au-dessous de zéro. Les variations diurnes sont parfois considérables et atteignent jusqu’à 18 degrés.

La fièvre jaune domine la pathologie de Cuba, surtout pendant l’hivernage, la saison la plus malsaine où la chaleur et l’humidité unissent leurs effets pervers contre l’organisme. D’ailleurs les côtes, basses, chaudes, humides, et le milieu encombré des villes, offrent à 1 habitant beaucoup moins de salubrité que les hauteurs

Page 1