‹ Géographie médicaleChapitre 620 sur 663 · ISTHME I)E PANAMA · texte numérisé non relu

ISTHME I)E PANAMA

hépatiques sont à redouter. Les dermatoses et la phtisie sont fréquentes chez les indigènes.

La malaria se fait sentir sur certains points de la côte. Greytown, par exemple, construite au sein même des marais, entourée d’une large ceinture de mares stagnantes, est embourbée, pour ainsi dire, dans de grands espaces vaseux, inondés tour à tour et exposés a un soleil ardent où se décompose une végétation abondante qui charge l’air de sporules et de bactéridies vénéneuses. D’autres régions également sont fiévreuses : les bouches de l’Atrato et les fanges du Trinidad, affluent du Chagres. Les moustiques aussi pullulent et les voyageurs se plaignent amèrement de leurs piqûres.

Panama n est plus qu’une ville déchue et peu salubre. Chagres est malsaine et désolée par les fièvres. Colon n’a guère meilleure réputation et elle est sale et mal entretenue. « La mer, à marée basse, laisse voir une plage vaseuse et d’immenses crevasses pleines de débris organiques qui infectent le voisinage et la ville. A l’intérieur, les rues sont littéralement pavées d’immondices, les eaux h*s plus sales croupissent dans les ruisseaux ; tout cela, sous l’action d’une température moyenne de 29 il 30 degrés, en fait un foyer d'infection et de maladies nombreuses ». (Laferrière).

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