CHAPITRE VIII
La Colombie.
f. — Climatologie générale.
En raison des variations de relief, d’exposition du sol et de la direction des vents, la Colombie a toutes les variétés de climats. Sur le littoral la température est généralement élevée (27° en moyenne sur le littoral atlantique, un peu plus sur le littoral du Pacifique), Mais les vérilables « enfers » colombiens se trouvent dans l’intérieur. Les profondes vallées du Patia, du Mira eide leurs affluents, creusées comme des goulTres dans l’épaisseur du plateau, sont autant de terres tropicales. A l’escalade des hautes terres, dit Vergara y Velasco, on sort presque sans transition de la zone torride pour entrer dans les régions froides. Les chaleurs sont d’autant plus fortes dans ces vallées que des remparts montagneux arrêtent au passage le souffle des vents alizés : la température moyenne peut alors atteindre 30° ou 31’. Au Puerlo-Xacional, escale d’Ocana, sur la rive du Magdalena, on a souvent vu le thermomètre indiquer 40° à l’ombre.
COLOMBIE
Sur les plateaux, la température moyenne varie de lO0 à 25°.
Sur la côte atlantique, la Colombie a deux saisons I bien distinctes : la saison des pluies (de mai à novembre) ; et la saison du beau temps (du milieu de décembre à la < fin d’avril). Sur la côte du Pacifique, l’année se répartit également en deux saisons : la saison des pluies (de mai à janvier) et la saison sècbe qui ne comprend que cinq mois.
Les alizés ne soufflent avec régularité que sur le littoral de la mer des Antilles, et souvent avec une extrême -j violence. Les vents du nord se font rarement sentir. Dans les vallées de l’intérieur, les vents se font très peu sentir et l’atmosphère reste le plus souvent immobile.
Deux maladies désolent la Colombie : la malaria et la fièvre jaune.
IL — Province du Magdalena.
La capitale de la région est Santa-Marta. Malgré sa . verdure, ses eaux fraîches, son magnifique amphithéâtre \ de montagnes, c’est une ville peu salubre dont la moyenne thermométrique dépasse 2S°. De plus, elle est humide : les nues descendues de ses montagnes se résolvent presque quotidiennement en pluies. Le village de Mamatoco, sur le haut Manzanarès, sert de sanatorium à ses habitants.
Rio-Hacha est chaude également, au milieu d’une plaine sablonneuse où croissent des cactus et des mimosas.