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VENEZUELA

qui se penche sur la route, bête ou bestiole qui s’enfuit ou se cache dans les herbes, on ne remarque pas un objet distinct dans !e cercle lumineux que le soleil éclaire; ! la nature se repose dans sa force, à la fois grandiose et triste pour le voyageur perdu dans la solitude. De quel- 1 que coté que l’on regarde, les détails du paysage sont les . mêmes, mais les heures changent lentement la physionomie de l’ensemble, déplaçant les couleurs et les ombres ». (E. Reclus).

Sous ce ciel tour à tour tiède et brûlant, les llanos donnent de savoureux pâturages. « Mais il réchauffe aussi bien des plantes funestes, bien des bêtes contraires, j le soleil divin qui luit sur ces terreaux fervescenls, ces Meuves à pleins bords et ces herbes sapides. Les llanos j ont des feuilles tranchantes, des arbustes résineux, des fruits empoisonneurs, des nuées de moustiques, des reptiles au venin rapide, des serpents d’eau si forts qu’ils étouffent de leurs plis les plus robustes taureaux, des caribés altérés de sang, dont la, dent capable de percer le fer, le cuivre ou l'acier, agrandit, sans s’ébrécher, les / blessures que les crocodiles font à leur cuirasse, au temps du renouveau, dans les combats allumés par la force, la jeunesse, l’amour et la jalousie. Et, danger plus | grand que le serpent ou l’alligatorel le jaguar, la fièvre, tous les ans, naît dans les rnàrais que les débordements des rios ne se lassent jamais de remplir et le soleil d’amoindrir ou de vider. C'est elle, sous ces brillants gazons, qui creuse le plus de fosses pour lé dernier sommeil des llaneros ». (O. Reclus).

11 n’y a que deux saisons au Venezuela : la saison sèche et celle des pluies ; celle dernière dure d’avril en octobre. C’est pendant ces mois-là que la température s’élève le plus, à cause du rapprochement du soleil à l’hémisphère boréal et sous l’influence des vents chauds

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