CLIMAT
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du midi. Le reste de l’année, la température se rafraîchit et le climat devient en général très agréable et très sain.
Les vents qui soufflent le plus fréquemment au Venezuela sont les alizésdu nord-est et de L’est. L’alizé souflle plus fortement pendant le jour que pendant la nuit : il commence d’ordinaire à se faire sentir avec force vers neuf ou dix heures du matin, augmente de violence à mesure que le soleil s’élève au-dessus de l’horizon, puis diminue avec la décroissance de l’astre et cesse complètement quand le disque a disparu sous l’horizon : près de la côte, il est même remplacé pendant la nuit par une brise de terre qui provoque le refroidissement du sol. « Les belles nuits claires s’écoulent alors délicieuses, sans donner la sensation du temps. Les vents alizés ne soufflent plus et les brises contraires se tiennent en équilibre au-dessus des forêts. La lumière diffusé rend les objets visibles par grandes masses jusqu'à l’horizon lointain, mais le regard se porte invinciblement vers la rondeur céleste, d’un noir transparent, pailletée de lumière et rayée souvent de traits de feu par les étoiles filantes. Fendant la chaleur du jour on s’était réfugié pour la sieste dans le plus sombre réduit de la demeure ; pendant la fraîcheur des nuits on fuit au contraire les maisons et les enclos pour respirer largemént, se faire pénétrer par l’air, jouir en paix de toute la douceur de vivre. On recherche le bord des ruisseaux, la plage de l’océan, la jetée qu’ébranle le Ilot. Partout, sur le littoral de la mer antilienne, se forment des groupes comme ceux que décrit llumboldt à Cuiriana : les amis se rassemblent en pleine rivière, dans le Manzanarès au lit de sable fin ; assis sur des sièges bas, ils laissent tremper leurs pieds dans le faible courant, et causent tranquillement, sans s’inquiéter des poissons ni des crocodiles, ni des dau-