‹ Géographie médicaleChapitre 634 sur 663 · CLIMAT · texte numérisé non relu

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refusent leur service, les artères battent avec violence sous 1^ peau congestionnée, des hémorrhagies se déclarent, accompagnées de vertiges, de nausées et d’une soi! ardente; la respiration s’accélère et semble à chaque instant sur le point de s’arrêter. 11 faut redescendre au plus vite.

« D autres dangers menacent la vie du voyageur dans cette région maudite. Parfois arrivent du sud des vents d'une violence extraordinaire, et dont les elîets rappellent ceux du simoun. Alors l’horizon devient d’un jaune rouge, le soleil disparaît derrière un rideau violacé ; les sommets des dunes frémissent ; une fumée jaunâtre s en élève comme du cratère d’un 'volcan au début d une éruption. Peu après, de véritables vagues de sable ou de gravier remontent le liane méridional de toutes les parties saillantes du sol et retombent en cascades tumultueuses qui produisent un bruit strident, analogue à celui de la vapeur s’échappant par les soupapes d’un générateur de locomotive ». (A. Meillon).

A l est des Andes, la moutana ou forêt est souvent inondée, marécageuse et malsaine. C’est la région des affluents supérieurs de l’Amazone. Dans certains fonds de vallées, les fièvres sont extrêmement dangereuses.

La « sierra» c’est la terre tempérée où se rencontrent successivement les vallées fertiles, les pâturages, les plateaux dénudés et rocheux, et les « paramos » couverts de neiges et de glaces.

La nosologie du Pérou ne comprend guère qu’une maladie spéciale, le lupus, que les indigènes appellent « ruta » et qui y règne d’une façon endémique dans les vallées.

PÉROU

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