‹ Géographie médicaleChapitre 72 sur 663 · ALPES-MARI TIMES · texte numérisé non relu

ALPES-MARI TIMES

d’octobre, commence la saison des pluies qui dure cinq à six semaines. 1

Les vents d’est et d’ouest soufflent souvent sur la plage et leur haleine trop vive ne convient pas toujours aux personnes qui souffrent de maladies de poitrine

Assez souvent, quand le soleil se couche, on éprouve u Aice une sensation analogue à celle que provoquerait e contact d’un manteau humide placé sur les épaules phénomène qui cesse une ou deux heures plus tard.

Station peu recommandable en outre parce qu’on n’y trouve pas le calme et le repos; les plaisirs y sont trop

Monaco81 * * * ' ^ ,ed°Uter '6 voisina8e dangereux de

Knfin, ajoutons, avec M. P. S. Ca.nous lui-même que les eaux de la Vésuhie et de Sainte-Thècle qu’on disribue a ses habitants sont impropres à la consommation et même dangereuses.

Autrefois le vent d’ouest apportait à Nice les miasmes paludéens des bords du Var. Depuis que le fleuve a été eruhgne, ce danger a disparu. En outre, un rideau d’eucalyptus protège la ville.

l.l eSt,<Ie -Nice’ est d’abord la charmante rade de

\ illefranche, el, sur le rocher do la ïurbie, Monaco on

rogne on prince qui se range encore an nombre des

souverains de l'Europe et qui n’estguère qu’un tenancier de maison de jeu ; enfin Menton, « la perle de la France »,

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roche s. I.a température y est en général do I 42 degrés supérieure à celle de Nice. b *

ciel'd,bh "T '?,Uble ,|U° bien ruremenl l’azur du mk Ll r! i ‘ • U" ^ monlagnes,

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LE LITTORAL DE LA MÉDITERRANÉE

Mieux encore que Nice, Menton convient aux bronchitiques et aux tuberculeux. M. Malibran leur recommande surtout les promenades du matin, alors que « la mer, les montagnes, le ciel, les vallées présentent avec le maximum d’éclat et de fraîcheur, cet aspect de décor féerique qui ravit l’œil et l’àme du promeneur le plus blasé, s'il n’est pas dépourvu de tout sens artistique. Quel plaisir, quel enchantement pour le convalescent d’errer à loisir dans les sentiers qui gravissent les collines ou bien dans les chemins qui serpentent le long des vallées ! Quoi de plus sain et réconfortant que celte marche lente, cette flânerie fortifiant le corps pendant que l’esprit, livré à lui-même, rêve au hasard et se délecte à la vue des trésors naturels que rencontrent ses regards : ciel d’un bleu intense et velouté ; collines aux flancs pittoresquement boisés, montagnes aux contours à la fois majestueux et riants, dont les pics arides, rocheux. bizarrement découpés et tranchant par leur gris clair sur l’azur intense, portent à leur flanc de coquets villages, véritables nids d’aigles, morceaux de France découpés dans le Maroc ou la Kabylie.

« Avec sa longue route longeant le bord de la mer, du cap Martin a Gararan, permettant au promeneur de se diriger vers Monaco ou vers Vintimille en peu de temps ; avec ses quatre vallées perpendiculaires au littoral, ses montagnes, etc., Menton offre au tuberculeux valide une variété inépuisable de sites qui ern poche la monotonie du séjour, inséparable du plus beau site lorsque l’horizon est limité. Heureux celui qui habile cette contrée s'il aime la nature et sait la parcourir. »

^ Tournons maintenant le dosa l’Italie et, revenant à Nice marchons vers l’ouest. Voici Antibes, puis Cannes où croissent l’aloès d’Afrique et l’eucalyptus d’Australie La température moyenne hivernale y est de J /.Elle est

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