CHAPITRE VII — NICE ET LES ALPES MARITIMES
deux derniers qui datent de 1815 et qui sont situés au bord même de la mer, au pied des hauteurs escarpées qui les dominent, vont être déclassés et seront remplacés par la batterie haute de l' Aiguillette, par le fort et les batteries Napoléon.
Le fort Saint'Elme ferme l'entrée de la presqu'île Cepet où se trouve un grand nombre de redoutes ou de batteries qui tirent soit sur la grande rade, soit vers la pleine mer.
Enfin à l'ouest de la Seyne, on construit un nouveau fort sur lahauteur des Six- Fours pour protéger les importants chantiers de construction de cette ville et pour battre Tanse de Saint-Nazaire.
Marseille, notre plus grand port de commerce, et la troisième ville de France par sa population n'a plus de murailles ni de défenses du côté de terre ; sa rade est insuffisamment protégée par les forts et les batteries des îles de PomègueSy de Ratonneau et du Château d'If, elle n'est pas défendue à l'ouest, et les ports Napoléon et de la Joliette sont complètement ouverts du côté de la mer et exposés à un bombardement; les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas ferment le vieux port, mais n'ont plus grande valeur.
Marseille malgré sa richesse et son importance est donc aujourd'hui sans défense et il faudrait, au moment d'une guerre, couvrir cette ville par des ouvrages de campagne couronnant les hauteurs avoisinantes.
L'ennemi, maître de la Provence et de Marseille, ne rencontre plus ensuite d'obstacles dans la vallée du Rhône jusqu'à Lyon, mais pour remonter ainsi cette longue vallée, il devrait s'être au préalable assuré la possession des massifs montagneux de Test, de manière à ne pas avoir à craindre une surprise sur son flanc droit.
Pour terminer ce qui est relatif à la frontière des Alpes, nous avons indiqué dans le tableau suivant les principaux passages de France en Italie à travers les Alpes.