CHAPITRE V. — DESCRIPTION DU PLATEAU CENTRAL. TrA
méridional, les torrents à sec pendant une grande partie de Tannée, mais sujets à des crues subites et terribles, les riches plantations de vignes, mais aussi l'aridité et la sécheresse et par suite peu de prairies, peu de bestiaux, peu d'engrrds, peu de blé; l'olivier aux longues racines qui vont chercher profondément l'humidité, est avec la vigne et le mûrier la principale culture de ce versant; Thomme, aTesprit plus ouvert, est plus petit et plus agile que celui des plateaux ; enfin, dans la plaine du Bas-Languedoc, de grands centres de population, Nîmes, Montpellier, Mais, témoignent de la richesse industrielle, agricole ou commerciale du pays.
La chaîne des Cévennes qui soutient le massif central de la France, commence à Test de la profonde brèche de Revel où passe le chemin de fer de Castelnaudary à Castres et où est tracée la rigole d'alimentation du canal du Midi. Cett(^ brèche, qui forme un des pricipaux seuils d'accès du plateau central et qui vient précisément aboutir à la large dépression de Naurouze, sépare les terrasses caillouteuses qui terminent le plateau central entre le Tarn et la Garonne des sommets granitiques et schisteux des Cévennes; à Touest se trouvent les collines de Saint-Félix de Cnraman et de Puylaurens^ à Test les sommets plus élevés de la montagne Noire.
Les géographes désignent sous le nom de Cévennes cette série de chaînes qui se développent en demi-cercle sur une longueur de 500 kilomètres depuis la trouée de Revel jusqu'à la Cute-d'Or, c'est-à-dire jusqu'à la trouée de Chafinij-Montchanin où passe le canal du centre; on les divise généralement en trois parties : 1** les Cévennes méridionales, de la trouée de /?^?y/ jusqu'au mont Aigoual, à la source de Y Hérault; 2? les Cévennes centrales ou Cévennes proprement dites de l'Aigoual à l'extrémité des monts dn Vivarais^ c'est-à-dire à la vsoun^ede la Cance: 3** les Cévmnes septentrionales du mont PUat à Chagny.
L<a Montai^e Noire. — La Montagne Noire aux pics de granit et de schiste atteint sa plus haute élévation au /)/> dr Sorv (1210 mètres\(|ui domine des plateaux montueux, couverts de maigres pàturaju^es; le versant nord qui s'incline rapidement vers le Thoré, aflluent de YAyovt, est encore couvert d'assez vastes forets; le versant sud est plus dénudé, au pied d(»s pentes méridionales se trouvent les belles carrières de marbres de Cannes si richement colorés. C'est à une gorge de ce versant sud que l\iquet emprunta les eaux destinées à alimenter le canal des Deux- Mers; il détourna YAlzan de son cours naturel vers le Fresquel et Y Aude et le conduisit par une rigole de 50 kilomctrcs, alimentée elle-même par d'autres cours d'eau, au point de partage des Pierres de Naurouzr (100 mètres). Pour que l'eau ne vint pas à manquer pendant les sécheresses, il dut construire plusieurs réservoirs en barrant les vallons par des digues immenses; la rigole de la Montagne traverse les grands réservoirs ûeLajnpy-ArufQi de Latnpy-Vieux et vient aboutir au bassin de Saint-Ferréol, contenu par une digue de 800 mètres de longueur, de plus de 32 mètres de hauteur et de 70 mètres d'épaisseur à la base; la contenance de ce magnifique réservoir, véritable lac artificiel de 66 hectares, est de 6,375,000 mètres cubes. La ri-
gole de la Plaine conduit les eaux du bassin de Saint-Ferréol au point de partage du canal.
La Montagne Noire est traversée par un grand nombre de routes qui sont indiquées dans le tableau suivant :
Routes à travers la Montagne Noire.
LOCALITÉS INTERMÉDIAIRES
VOIES DE COMMUNICATION