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LOCALITÉS INTERMÉDIAIRES ET ALTITUDE DES POINTS DE PASSAGE

Route de Clermont à Rochefort. .

Route de Clermont à Pontgibaud.

Route de Riom à Pontgibaud

par Saint-Flour.

par la percée du Lioran (cote 1 159™).

par la percée du Lioran (cote 1180", tunnel de 1410"™).

par Allanche et Marcenat (1 110"™).

par Besse (1?12'" près du lac Pavin).

par Mu)*ols et le col de la Croix-Morand (1396*»).

par Besse.

par Beaumont et Ceyrat.

par Pardon, Raodanne et le lac de Guéry.

par Laschamps et Randanne.

par la Moreneau (1065").

par le passage des Goules (960").

La plaine de la Limagne est au centre du noyau granitique central delà France et environnée de montagnes élevées difficilement accessibles; elle est très-fertile et fournirait en abondance la nourriture à de nombreuses troupes; par suite elle a une grande importance au point de vue de la défense de ce massif central de notre pays gui, si l'existence politique de la France était menacée, deviendrait, comme au temps de Vercingétorix, le dernier refuge de notre indépendance.

La principale ville de la Limagne est Clermont-Ferrand. Un grand nombre de routes viennent s'y croiser et la relient au reste de la France; le chem'm de fer du Bourbonnais la met en communication directe avec Paris et le nord, la ligne S Aurillac la fait communiquer avec le bassin de la Garonne, celle de Brioude et d^Alais avec les côtes de la Méditerranée, celle de Thiers et de Montbrison se prolonge par Lyon ou par Saint-Etienne jusqu'à la vallée du Rhône, enfin une ligne est en construction qui doit relier CUrmont à Limoges et à Angoulême^ c est-à-dire à tout Touest de la France. Clermont est donc avantageusement situé pour devenir un grand centre d'approvisionnements pour les armées défensives opérant dans le voisinage; cette

ville a déjà été désignée par plusieurs écrivains militaires, le général Sainte-Suzane, le colonel Cournot, le lieutenant-colonel Ferron, comme devant être le grand arsenal général de la France; elle est aujourd'hui le chef-lieu d'un corps d'armée. Sa défense, ou plutôt celle des routes qui y donnent accès aux points où elles traversent les chaînes de montagne qui entourent la Limagne, serait facile comme nous allons le voir.

A 5 kilomètres au sud de Clermont, sur une des terrasses de basalte des monts Dôme, s'élevait la ville gauloise de Gergovie que Vercingétorix défendit avec succès contre les légions de César. Clermont, il est vrai, n*est ni dans une position tactique, ni dans une situation stratégique aussi avantageuse que l'était le plateau de Gergovie à l'époque gauloise. Située au pied du plateau sur lequel s'élève le Puy-de- Dôme, la ville est immédiatement dominée à l'ouest, au nord et au sud; de plus elle ne se trouve pas sur une grande voie d'invasion et serait facilement évitée par l'ennemi qui pourrait s'avancer vers le sud par la vallée du Rhône et vers l'ouest par la vallée de la Loire. L'ennemi n'aurait intérêt à s'engager dans l'espèce d'impasse où se trouve Glermont que dans deux buts : 1*^ pour conquérir et s'approprier les nombreux approvisionnements réunis dans cette ville qui du reste n'est pas fortifiée, 2^ pour relier ses armées opérant l'une sur la Loire vers Orléans, l'autre sur la Saône vers Lyon. Dans celte dernière hypothèse, Glermont devient même pour l'ennemi un objectif fort important; l'occupation de cette ville le rendrait maître des principaux débouchés du plateau central et lui permettrait de bien couvrir les lignes de communication entre ses deux armées.

Pour arriver jusqu'à Glermont et pour pénétrer dans la Limagne, les routes que suivrait forcément l'ennemi seraient celles qui viennent de Moulins en remontant l'Allier et celles qui viennent de Mâcon et de Lyon en franchissant les deux chaînes des monts du Lyonnais et des monts du Forez. Ges routes pourraient être disputées avec avantage par des forces relativement peu nombreuses. Dans la première direction, il existe une belle position vers Saint-Pourçain dans l'angle entre l'Allier et la Sioule ; en arrière se trouvent de grandes forêts qu'on pourrait disputer. Il faut remarquer que l'Allier et ses affluents deviennent des torrents impétueux après la fonte des neiges et que les ponts y sont rares; de plus après les pluies ou lors du dégel la Limagne est souvent fangeuse et impraticable. Dans la seconde direction, pour barrer les routes qui viennent de la vallée de la Saône, on n'aurait pas intérêt à défendre la crête des monts du Lyonnais, car l'ennemi pourrait tourner cette chaîne en remontant la vallée de la Loire; c'est l'arête du Forez qu'il faudrait occuper et organiser fortement. Les routes qui traversent les monts de la Madeleine et des Bois- Noirs sont en assez petit nombre, il n'y en a que deux venant de Roanne ; la plus directe vers Glermont débouche à Thiers après avoir traversé deux cols et de grandes forêts où on pourrait arrêter l'assaillant. Les routes venant de Feurs et de Montbrison traversent les monts du Forez à des cols fort élevés, difficilement praticables en hiver à cause des tempêtes de neige et où on trouverait de bonnes positions

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