Le golfe de Bougie, qui contient ( î^ '^^^ f ^"Sf
^ ^ ' ^ (la rade foraine de Djidjelli.
1» r 1* j m.-i* ^ Ml • ^* ^ ( I^ ^^de foraine de Gollo. 4* Le golfe de PhilippeviUe, qui contient } , ^ . . ^" "•
(la rade foraine de Stora.
5^ Le golfe de Bône qui contient la rade foraine de Bône.
Ces golfes sont très-ouverts et la houle y pénètre jusqu'au fond; les seuls abris naturels qu'on y trouve sont les trois bonnes rades et les cinq rades foraines que nous venons de citer. Toutes ces rades présentent la même disposition et le même aspect; elles sont situées dans la partie occidentale des baies et abritées des vents d*ouest par des escarpements.^ Sur tout autre rivage, elles seraient jugées impraticables en hiver et les meilleures même n'offiiraient pas grand intérêt, mais, sur cette côte uniforme et inhospitalière, elles ont une grande importance et commandent l'établissement des ports.
Propriétés militaires. — Les côtes de l'Algérie forment une saillie très-pro* noncée dans la Méditerranée et limitent au sud le bassin occidental de cette mer; elles permettent donc à nos navires de surveiller bien mieux que de nos ports du midi de la France toute la navigation de la Méditerranée et des Échelles du Levant. Elles sont défendues par leurs falaises abruptes et ne sont abordables qu'en un certain nombre de points qu'il convient de bien fortifier ; ces points pour la plupart sont situés au fond des baies que nous venons d'énumérer. Ces mouillages sont euxmêmes dangereux, comme l'ont éprouvé plus d'une fois les flottes du roi d'Espagne aux siècles passés.
Quant au blocus des côtes par une flotte ennemie, il est impossible précisément parce quil n'y a pas de mouillage et qu'il faudrait naviguer sans repos. Le blocus d'un seul port serait même très-difficile et intermittant, c'est ce que prouve la vaine tentative de bloquer Alger que nous fimes avant 1830. Le vent du nord-ouest débloquerait à la fois les côtes de France et d'Algérie et permettrait aux convois partis de France d'atteindre nos ports algériens en évitant les croiseurs ennemis. La seule précaution à prendre est de se ménager sur cette côte algérienne quelques ports où nos navires puissent séjourner en toute sécurité à l'abri des insultes de l'ennemi. Les ports ou mouillages qui semblent & ce point de vue occuper les meilleures posi'^