CHAPITRE I«^ — L'ALGÉRIE. — QÉNÉRALITÉS, LE TELL
La défense du port jet de la rade a dû être transformée ; les batteries des Carou^ tiers, du Lion^ de la Casbah et du chemin de fer sont en projet.
Calle. — Entre le cap Rosa et le cap Roux où commence le territoire tunisien, la côte forme un léger enfoncement ; c'est là où nous eûmes nos premiers établissements sur la côte d'Afrique. Le Bastion de France ou Vieille Calle situé entre la mer et le lac de 6uerah-eI-MeIah fut fondé en 1561 par deux marseillais pour l'établissement de la Compagnie d'Afrique; nous avions à cette époque le monopole delà pêche du corail sur la côte de la Régence et le droit d'exporter certains produits du pays : blé, cire, cuirs, laine, chevaux barbes. Conservé pendant 133 ans, le Bastion fut abandonnée en 1694 par suite des fièvres qui décimaient les garnisons que Ton 7 envoyait. La Compagnie d'Afrique transporta le centre de ses opérations à La Calle un peu plus à l'est et y fit de grands établissements qui furent ruinés depuis : en 1816, après avoir appartenu 10 ans aux Anglais, et en 1827 au début de la guerre entre la France et Alger. Ce port quanous avons réoccupé en 1836 est encore aujourd'hui le centre de réunion des nombreuses barques italiennes occupées chaque année pendant la belle saison à la pêche du corail. Le port do La Calle consiste en un petit bassin oblong de 120 mètres de largeur et de 300 de longueur, son entrée regarde le nord-ouest ; les anciens magasins de la Compagnie se trouvaient sur la presqu'île qui sépare le port de la mer, c'est là que sont aujourd'hui les établissements militaires. Le port de La Calle n'était praticable que pour les corailleurs et les petits navires marchands; dans ces dernières années on a consacré un million à la construction d'une jetée qui a fait disparaître une barre ou brisant qui rendait l'entrée du port très-dangereuse pour les gros navires et pour les vapeurs. Une batterie de côte défend l'entrée du port.