‹ Géographie militaire (volume 2)Chapitre 279 sur 288 · FRONTIÈRE DU NORD · texte numérisé non relu

FRONTIÈRE DU NORD

La défense de la frontière du Nord a été réorganisée et, de ce côté de même que dans Test, on a entrepris de grands travaux de fortification qui ont pour but de retarder la marche de Tennemi et de donner pleine liberté aux mouvements de nos armées si la neutralité de la Belgique vient à être violée par les Allemands. Le principe de la nouvelle organisation défensive est le même que celui qui a guidé dans la défense de la frontière de Test : l^ renoncer aux places isolées qui n'ont plus grande valeur aujourd'hui quelque grandes qu elles soient; 2^ les remplacer par des groupes de places ou de forts constituant des régions fortifiées; 3^ créer sur la frontière de fortes positions laissant entre elles des trouées où Tennemi sera conduit à s'engager pour pénétrer sur notre territoire, ce qui aura l'avantage de le forcer à dévoiler de suite ses projets; 4^ organiser en seconde ligne et sur les principales lignes d'invasion, à peu près à égale distance entre la frontière et Paris, des régions fortifiées qui arrêteront la poursuite de Tennemi en cas de défaite sur la frontière et qui permettront à Tarmée de se réorganiser et de tenir de nouveau la campagne.

Position centrale de défense. — La position centrale de défense de la frontière du nord est tout indiquée d*après la configuration du terrain et d'après les événements des guerres de la Succession d'Espagne et de la Révolution. Elle doit barrer ou commander les routes d'invasion les plus directes vers Paris qui sont celles de la vallée de TOise, c'est donc la position stratégique comprise entre la Sambre et l'Escaut.

Le front est formé par la forôt de Mormal et la ligne de la Rhonelle, il s'appuie : l*' au centre à la petite place du Quesnoy qu'on va reclasser et dont on améliorera les abris ; 2*^ à droite à la Sambre et à la place de Haubeuge qui va être entourée de forts détachés; 3^ à gauche à l'Escaut et à la place de Valenciennes qu'on améliorera. Pour relier Valenciennes au Quesnoy et défendre la trouée de 13 kilomètres qui existe entre ces deux places, on va construire un fort en avant de Curgies et deux batteries au-dessus d'Estreuxei de SainUSaulve ; ces ouvrages protégeront Valenciennes du côté du nord-est, c'est-à-dire du côté des attaques les plus probables. En cas de guerre, pour compléter la défense de Valenciennes, il faudrait construire des redoutes auprès de Vèclxise de la Folie qui produit l'inondation d'aval, sur la hauteur de Y Espérance au-dessus d'Anzin, el auprès du village de Famars entre la Rhonelle et l'Escaut.

Le flanc gauche de la position est formé par la ligne de Y Escaut le long de laquelle on peut tendre des inondations presque continues et que renforcent les places de Condé, de Valenciennes, de Bouchain et la citadelle de Cambrai seule conservée, la place devant être déclassée. En avant de l'Escaut se trouve la forêt de Raismes et la ligne de la Scarpe qui, comme celle de l'Escaut, peut être inondée. Douai et le fort de Scarpe sont conservés, on doit construire un fort au confluent de la Scarpe et de l'Escaut à Mortagne ou à Maulde pour couvrir les écluses qui retiennent les eaux de ces deux rivières.

Le flanc droit de la position est formé par la Sambre que renforcent les places de Landrecies et de Maubeuge. On améliorera les abris de Landreries et, vu l'importance stratégique de Maubeuge, on l'entoure de forts détachés à une distance de 4 à 6 kilomètres : trois sur la rive droite de la Sambre, ceux de Cer fontaine, de Bourdian etd'Hautmont] trois sur la rive gauche, ceux i'Assevant. de Sarts et de Feignies, ces deux derniers en avant du bois de Sarts ; peut-être établira-t-on plus tard une batterie à l'emplacement de l'Ermitage pour relier Feignies à Hautmont. Sur la rive gauche de la Sambre, le pays de la Thierache est difScile et couvert de nombreuses forêts, on y rencontre beaucoup de bonnes positions d'avant-postes et, si l'ennemi veut suivre les routes qui partent de la trouée de Chimay, il sera arrêté de front dans les positions de la Thierache pendant que son flanc sera menacé par les forces qui occuperont la position centrale. On va construire un fort d'arrêt qu'on munira peutêtre d'une enceinte en terre au point de bifurcation de chemins de fer d'Hirson; cette nouvelle place, ainsi que Rocroi conservé dans ce but, seront les soutiens des partisans qui surveilleront cette région.

Place de Lille. — La grande ville de Lille ne pouvait rester exposée à un bombardement, il a fallu Teutourer de forts détachés.

Lille est située un peu au $ud du confluent de la Deule et de la Marque et est entourée de pentes s'élevant à la cote de 35 ou ^iS, le fond de la vallée étant à la cote 20. Les hauteurs qui entourent la ville sont à trois ou i kilomètres de la place; au-delà, c est-à-dire à 6 ou 7 kilomètres, se trouve une seconde série de hauteurs à peu près à la même cote et masquant les premières. De celles-ci on peut battre le terrain audelà dé la limite extrême de portée de canon. C'est donc sur ces dernières qu'il est nécessaire de s'établir; malheureusement, au nord-est, du côté des attaques probables, les hauteurs de la rive droite de la Marque qui dominent Roubaix et Tourcoing ne peuvent être occupées à cause du flot montant de la population de ces deux grands centres d'industrie; d'autre part il est impossible d'englober ces deux villes dans la ceinture des forts qui devrait alors s'étendre au-delà de la frontière et qui aurait un développement beaucoup trop considérable; il faudra donc se replier en arrière et occuper les hauteurs plus rapprochées de Mons-en-Baraml et de Leztnncs sur la rive gauche de la Marque. Les hauteurs de la rive droite de Triez au Peiii- Lannoy ne seront occupées qu'en temps de guerre par des ouvrages de campagne.

Les nouveaux forts qui seront entrepris cette année occuperont les emplacements suivants :

1® Au nord, un fort de première importance sera construit sur la colline de Bondnes, il battera tout le terrain en avant et les abords de Roubaix et de Tourcoing. 2® A Touest, on occupera la crête bien marquée de Verlingen à Enclos qui domine toute la plaine (ÏArmentières par les forts du Vert-Galant, de Prémesques et d*Englos.

3' Au sud, on se portera jusqu'à Seclin, Ennetières et Sainghin^ et on construira deux grands forts à Seclin et à Sainghin; de plus on élèvera en arrière sur la ligne de hauteurs d'IIaubourdin à Lesquin et au camp français de 1792 les quatre batteries permanentes d'Haubourdin, de TArbrisseau, de Lesquin et du camp français. 4° Enfin, à l'ouest, on construira un fort de première importance au-dessus de Mons-en-Barœul.

Les 7 forts projetés auront un armement de 30 à 40 pièces et comporteront une garnison de 650 à 800 hommes; les 4 batteries de seconde ligne auront 12 ou 15 pièces d'armement et 200 à 300 hommes de garnison. Pour utiliser ce grand développement d'ouvrages et retarder l'investissement, il faudra une garnison mobile de 15,000 hommes au moins, de plus on aura à relier les ouvrages permanents par des batteries ou des redoutes construites en fortification passagère au moment de la guerre.

Trouée entre Lille et les places maritiiiies. — Déolassement d'Arras, d'Aire et de Sidnt-Omer. — La place d'Arras n*a plus aujourd'hui Géographie, 31

grande valeur en arrière de œs défenses forinidables établies en première ligne, on va la déclasser.

Entre Lille et les places maritimes, on laissera une trouée qui sera sufBsamment défendue par les fortes positions organisées à droite et à gauche sur les deux flancs; on s* est décidé à déclasser Saint-Omer et Aire; on conserve pourtant, en avant de cette dernière place, le fort Saint-François qui couvre d'importantes écluses et qui bat, à grande distance il est vrai, la ligne d'Hazebrouck à Béthune et la bifurcation d'Armentières.

Places maritimes. — Pour compléter la défense de la frontière du nord, on organise sur la mer une grande position fortifiée qui mettra nos ports et en particulier Dunkerque à Tabri d'une attaque par terre et qui, en admettant que nos flottes aient la supériorité sur celles de Tennemi, formera une excellente base d'opérations d où l'armée qui s'y sera formée et organisée pourra déboucher sur les lignes d'opérations de l'ennemi attaquant la frontière plus au sud.

Voici en quoi consisteront les défenses de la position de Dunkerque :

Venceinte de la ville est conservée ainsi que les forts Louis et Saint-François sur le canal de Bergues. A Test on va construire un fort sur les Dunes entre la voie ferrée etîle canal de Furnes, de manière à arrêter la marche de l'ennemi venant de Furnes dans la direction de Zuydcoote. La place de Bergues va être améliorée et formera une excellente tête de pont en avant des inondations qui peuvent recouvrir tout le pays entre la côte, Bergues et Wattcn ; pour favoriser le débouché des troupes, on va créer en avant de Bergues trois ouvrages : la batterie de la Maison-Blanche^ les forts de Quaïdypre et de Soex. La position de Pitgam, entre le chemin de fer de Lille et le canal de la Colme, a une grande importance au point de vue du débouché; elle devra être conservée par la garnison le plus longtemps possible. La redoute de Brouckerque, au point d'embranchement du canal de Bourbourg et du canal de la • Colme, protégera les inondations. Enfin la place de GravelinjBS fermera à l'ouest la position et couvrira les écluses de TAa.

Le port de Calais, comme nous l'avons vu, prend un grand dévelppement et la ville étouffe dans ses anciennes murailles qui la séparent de son port et de Saint* Pierre, aussi cette ancienne enceinte va-t-elle être abandonnée. Il est question de construire une nouvelle enceinte englobant Saint-Pierre et 4 ou 5 redoutes pour protéger la ville contre un bombardement ; mais ce projet n'est pas encore décidé et Calais ne semble pas avoir un rôle bien important à jouer dans la défense générale de la frontière du nord en arrière de la grande position qu'on organise à Dunkerque.

Région des Ardennes. — Si nous nous reportons à Test de la position cen* traie, nous trouvons au-delà de la frontière un pays difficile qui sépare le théâtre d'opérations de la Belgique de celui de la Lorraine; on n'aura guère à craindre une

attaque de front, c est-à-dire venant du nord après avoir violé la neutralité de la Belgique. Il suffira donc de quelques points fortifiés comme Givet, Hontmédy et Longwy qui appuieront les partisans et les corps détachés chargés de surveiller les défilés des forets des Ardennes. Ces places ont aussi à barrer les lignes d'opérations venant de la Lorraine allemande et à maîtriser nos voix ferrées.

La place de Méziéres se trouvant dans un site très-défavorable et devant exiger de grandes dépenses pour être mise par des forts détachés à Tabri d'un bombarde* ment, on préfère l'abandonner et la remplacer par un fort d'arrêt situé au-dessus des Ayvelles au sud de Méziéres sur la rive gauche de la Meuse. Ce fort qui sera pourvu de plusieurs batteries annexes aura surtout pour but de maîtriser les deux voies ferrées qui se croisent à Méziéres, c'est-à-dire celle de Givet à Reims et la ligne des Ardennes.

Quant à la place de Sedan, le décret de 1875 l'a déclassée entièrement, aussi bien Yancien château et la couronne d'Àsfcld qui couronnent les hauteurs de la rive droite de la Meuse que Y enceinte de la ville et Y enceinte de Torcy. Quand le chemin de fer de Bouillon à Sedan sera fait, on construira peut-être au-dessus de Bazeilles un fort d'arrêt destiné à remplacer la place supprimée.

Positions de seconde lig^e. — D'après l'organisation défensive que nous venons d'exposer, on voit que l'ennemi ne peut suivre que deux lignes d*invasion : Tune passant entre la grande 'place de Lille et les places maritimes^ l'autre partant de la trouée de Chimay. La première rencontre la ligne de la Somme^ la seconde qui est la plus probable suit l'Oise et vient se heurter à l'extrémité de la falaise de Cham^ pagne vers Laon, La Fore et Saint-Gobain. Il faut donc organiser deux positions de halte pour nos armées battues, l'une sur la Somme^ l'autre vers Laon et La Fère.

Sur la Somme, on avait pensé à créer des forts détachés autour d'Abbeville et d'Amiens pour se ménager deux têtes de pont, mais ces projets sont aujourd'hui abandonnés ou du moins ajournés. L'importance de la situation de Péronne, à l'extrémité nord du coude que forme la Somme entre Ham et Amiens et en arrière de la position centrale de défense de la frontière du nord, a engagé à renforcer cette place; on doit y créer des forls détachés qui lui donneront un degré de résistance en rapport avec le rôle qu'elle est appelée à jouer. Ce rôle est de séparer les lignes d'invasion au nord et au sud de la position centrale de défense et surtout d'appuyer la gauche de la position Laon-La Fère qui barre la ligne d'invasion la plus dange-» reuse.

La position de halte destinée à maîtriser la ligne d'invasion de TOise consiste dans l'occupation et la fortification de toute la région comprise entre TOise, l'Aisne et l'extrémité nord de la falaise de Champagne. Elle est limitée à gauche par l'Oise, de Chauny à La Fèrej et à l'est par les derniers contreforts de la falaise de Cham-* pagne entre Laon et Craonne; elle se lie au sud à la position de halte de Reims qui est destinée à barrer les roules d'invasion venant du Luxembourg et traversant la

Meuse au nord de Verdun. Entre Laon, La Fère et Chauny, Tintérieur de lapositiou contient le massif boisé et difficile de Saint-Gobain, Vers l'est, les vallées encaissées de la Lette^ de V Aisne et de la Vesle pénètrent dans le massif tertiaire du bassin parisien et permettent de tourner la position; il est donc important de les interdire à Tennemi. Si elles sont bien défendues, elles offriront de précieuses ressources pour le cantonnement des troupes, surtout celle de la Lette qui fait partie de la position. Pour que la région défensive Laon-La Fère ne puisse pas être tournée à Touest, il faudra garder soigneusement la ligne formée par le canal Crozat et le cours de la Somme jusqu à Ham ; la place de Péronne, lorsqu'elle sera réorganisée, servira d appui de ce côté. Le plateau entre la Somme et TOise au sud de Ham est justement garni de grandes forêts, ce qui ne peut que favoriser la défense.

Les débouchés de l'armée pourront se faire à Test par les vallées de la Lette et de l'Aisne, au nord entre Laon et La Fère, enfin sur la rive gaiiche de l'Oise par les ponts de La Fère et de Chauny.

La position est bien liée avec les magasins de Tintérieur du pays par les lignes à deux voies de Tergnier à Paris par Creil, de Lao7i à Paris par Soissons, et de Laon à Épemay par Reims; une ligne à une voie relie Soissons à Reims par la vallée de la Vesle. L'intérieur de la position est desservi par la ligne de Saint-Gobain à Chauny et le sera bientôt par la ligne en construction de Chauny à Anizy-le- Château qui suivra la vallée de la Lette en arrière du massif de Saiut-Gobain.

Pour renforcer cette importante région par la fortification, on construit actuellement trois forts en avant de La Fère : 1<> le fort de Renansart ou de Mayot sur le plateau entre la Serre et TOise ; 2** le fort de Vendeuil sur la vive droite de l'Oise; 3** le fort de Prières^ dans les bois entre le canal Crozat et l'Oise, couvrant de ce côté la gare de Tergnier. De plus on construira plus tard trois ouvrages au sud et à l'est de La Fère aux débouchés de la forêt de Saint-Gobain : 1® sur le piton à'Amigny, sur la rive gauche de l'Oise ; 2** auprès de la ferme i'Effécourt au nord de Bertancourt ; 3** à la ferme Saint-Jean au nord de Versigny.

Le fort du Mont-de-Joie construit sur un contrefort du massif de Saint-Gobain, au nord de la route de La Fère à Laon, reliera ces deux places et renforcera le front nord de la position qui a 16 kilomètres seulement depuis les ouvrages avancés de La Fère jusqu'à Laon; le fort du Mont-de-Joie sera à 10 kilomètres de Laon.

A Laon, on conserve la citadelle et on construit les deux batteries de Saint-Martin et de Saint-Vincent aux deux autres angles du piton triangulaire qui porte la ville. Ces ouvrages croiseront leurs feux avec d'autres situés plus au sud sur les derniers contreforts du plateau de la Brie et commanderont toutes les routes qui pénètrent sur les plateaux par la vallée de la Lette, à l'ouest et au sud de Laon.

Le fort de Laniscourt occupera l'extrémité septentrionale d'un massif isolé au nord de la vallée de la Lette, il croisera ses feux avec les deux batteries ouest de Laon.

Le fort des Carrières, au-dessus de Bruyères, croisera ses feux avec ceux de la

batterie Saint- Vincent et de la citadelle de Laon ; un peu plus à Test, au-dessus de Festieikx, on doit construire un fort qui battra la route de Laon à Reims.

Ces deux derniers ouvrages assureront le flanc droit de la position conjointement avec d'autres ouvrages construits : Tun au signal de la Malmaison^ sur la crête qui sépare la vallée de la Lette et celle de TAisne et qui se termine à Test à la position de Craonne; l'autre au-dessus de Condé-sur- Aisne sur la hauteur qui domine. le confluent de TAisne et de la Vesle. Ces deux ouvrages et les batteries annexes que comportera peut-ôtre le premier, barreront les trois vallées supérieures de la Lette, de TAisne et de la Vesle, et commanderont le plateau entre la Lette et l'Aisne.

Telles seront dans leur ensemble les défenses de la position de seconde ligne Laon-La Fera sur la principale route d'invasion de la frontière du nord.

Pages. Lignes.

105 1 Supprimez : que domine aujourd'hui un fort prussien. Ce ren-

seignement demande confirmation et semble erroné. 108 3 La ligue de Saint-Dié à LaveUne-devant-Bruyères par Saint- Léo^

nard est ouverte, un embranchement remonte la vallée de la Meurthe de Saint-Léonard à Fraize.

Au lieu de : au nord-ouest, lisez : au nord-est.

Ali lieu de : Le front nord-est, lisez : Le front nord-ouest.

Au lieu de : il y en a 14..., lisez: il y en a 18 actuellement et bientôt 20 depuis le lac de Constance jusqu'à la frontière de Hollande, ce sont ceux de Constance, de Slein, de Schaffouse, de Waldshûtf de Bdle en amont de la ville, d'Huninguey de Neuenbourg en construction pour la ligne de Mulhouse à Mullheim, de Vieux-Brisach, de Kekly de Maxau, de Germersheim, de Spire ^ de Mannheim, de Mayence, de Coblenz (2 dont un en construction pour la ligne directe de Metz à Berlin), de Cologne^ de Hamm près Dusseldorf, de Wesel et de Rheinhausen près de Duisbourg. Ceux de Maxau et de Spire sont établis sur bateaux; ceux de Mannheim, de Cologne et de Rheinhausein servent aussi aux voitures et aux piétons. Ces ponts sur le Rhin sont tous construits d'après le même type; ils ont 300 ou 400 mètres de longueur et sont formés de 3 ou de 4 travées de 100 mètres; les piles sont en maçonnerie et ont 12 mètres de hauteur, le tablier est métallique.

A Ober-Cassel en amont de Bonn, à Ruhrort, à Gruythuisen, entre Clèves et Ëlten, existent des bacs à vapeur qui transportent les wagons tout'chargés, mais non les locomotives.

Au lieu de : Corny, lisez : Novéant,

Au lieu de : se dirige Besançon, lisez : se dirige sur Besançon.

Au lieu de : gauche, lisez : droite.

— droite, — gauche.

5 et 11

480 EEEATA ET MODIFICATIONS.

Pagftf, Lignes.

137 6 Au lieu de : gauche, lisez : droite.

144 38 Supprimez ;et Isl batterie de Grand-Ménil. — Cette batterie n'a

pas été construite. On doit construire deux nouveaux forts au nord* est de Toul : Tun au-dessus de Gondreville pour mieux commander les débouchés de la forêt de Haye et pour enfiler la vallée de la Moselle, l'autre sur la route de Metz en arrière de la ferme Libedeau. Enfin on construit un fort au-dessus de Blenod pour maîtriser la route gui y franchit les Côtes de Meuse.

145 11 Ajoutez : On construit au nord du fort du Camp des Romains,

entre Saint-Mihiel et Nancy, deux forts sur la rive droite de la Meuse au-dessus des villages de Génicourt et de Troyon, de manière à battre les principaux débouchés des forêts et à soutenir la défense mobile du plateau des Côtes de Meuse; ils relieront Toul à Verdun et compléteront la barrière entre ces deux places. 145 16 Supprimez : le fort de Froide^Terre ; — il ne sera pas construit ;

mais, au sud entre Tavanne et Houdainville, on construit lefort du Rozellier qui enfile la grande route de Metz parMars-la-Tour.

145 21 Supprimez : et la batterie de Charny; — elle n'a pas été exécutée.

146 17 Les seuls forts construits en avant d'Épinal sur la rive droite

de la Moselle sont : ceux de Dogneville avec une batterie annexe et de Longchamp avec deux batteries annexes au nord ; ceux de Razimont avec une batterie annexe et de la Mouche à l'est de la ville.

Le site du terrain sur la rive gauche de la Moselle ne se prête pas à la fortification, il faudrait se porter très-loin de la ville à la ligne de séparation de la Moselle avec le Madon et la Coney. Pour renforcer au nord la position d'arrêt entre la frontière suisse et Épiual et aussi pour diminuer la largeur de la trouée au sud de Toul, on songe à occuper et on étudie en ce moment le massif isolé entre Mirecourt, Charmes et Châ tel-sur-Moselle dont le sommet est au signal de Virine ; mais il n'y a encore rien de décidé et les ouvrages ne seront sans doute pas commencés de si tôt.

146 27 Après : la route de Lure, ajoutez : le fort du Ballon de Servance

qui domine tout le pays et qui voit les lacets de la route sur le versant septentrional du Ballon d'Alsace.

147 20 II y a deux parties à distinguer dans les fortifications de la

trouée de Belfort : 1^ les forts qui prolongent la ligne de défense de la Haute-Moselle jusqu'à la frontière suisse, 2** les défenses mêmes de Belfort qui peuvent en être indépendantes.

Les ouvrages qui barrent la trouée et qui doivent soutenir la défense mobile sont :

Pages. Lignes.

147 20 1^ Le fort de Giromagny sur un piton appelé la Tite du Milieu^

il est dominé au nord par un piton appelé la Tête des Planches où Tennemi pourrait faire arriver de l'artillerie et où on a construit une batterie pour le lui interdire; le fort de Giromagny bat la roule de Gros-Magny et la route du Ballon.

2* Le fort du Salbert et ses deux batteries annexes qui couronnent la montagne du Salbert au nord-est de Belfort, il bat la route de Belfort à Lure, le chemin de fer de Paris, la route qui donne accès au fort de Giromagny et la route [d'Eloie ; il domine complètement Belfort.

3* Le fort du Hont-Vaudois au-dessus i*Héricourt, il domine tout le pays et bat la route et le chemin de fer de Besançon.

4® Le fort de la Chaux à Test de Montbéliard, il enfile la vallée de TAUaine et celle de la Savoureuse au-dessus de leur confluent, il commande donc les communications qui viennent converger à Hontbéliard, dont Tancien château moyen-âge est conservé et, par suite de sa situation, a encore une certaine importance; entre la Lisaine et la Savoureuse s'étendent dlmmenses forêts qui seraient d'une défense facile.

5° Le fort du Mont-Bart qui domine le confluent de TAllaine et du Doubs au sud de Montbéliard et les nombreuses communications qui y convergent; il commande cinq routes et la voie ferrée de Besançon, il appuie la défense de la boucle du Doubs dont les ponts seraient détruits.

6"^ La batterie des Roches sur la rive droite du Doubs en face de Pont-de-Roidej elle commande le défilé de Pont-de-Roide et le passage de la rivière sur ce point.

1^ Le double fort du Lomont barrant le mauvais chemin qui traverse la crête du Lomont au sud de Pierre-Fontaine, dominant au nord tout le plateau de Blamont et la route de Bâle à Besançon, au sud, le village de Saint-Hlppolyte où se croisent plusieurs routes.

Quant à Belfort, son enceinte va être agrandie de manière à englober les faubourgs qui ont pris un grand développement; elle s'appuiera sur la rive droite de la Savoureuse aux forts des Barres et de Bellevue^ sur la rive gauche aux forts de la Miotte et de la Justice qui sont déjà reliés à la ville par une ligne continue de retranchements, puis aux forts des Hautes et des Basses- Perches reconstruits depuis 1871 en ouvrages de fortification permanente et reliés par une ligne continue ; une ligne traversant la vallée rejoindra

Pages. Lignes.

147 20 les Basses-Perches à Bellevue; une autre Uigne au nord réunira

Textrémité du fort des Barres à la Miotte.

On a créé autour de Belfort un grand nombre de forts ou de batteries de. manière à en faire une bonne place de manœuvres. Au nord, l'ouvrage principal est le fort de Roppe qui domine tout le terrain à Test de la ville; de plus on a construit : !<> une batterie au-desstis de Pérouse (cote 462), en avant de la Justice, pour enfiler la route de Bâle, 2** la batterie du Haut-Taillis^ entre les Hautes- Perches et Chevremont, pour enûler le chemin de fer de Mulhouse, 3° la batterie de Chevremont un peu à Test du village de ce nom, 4** une forte batterie avec traverse en capitale à Vézelois, 5* un peu en arrière, sur le sommet du Bosmont^ un fort qui sert de réduit à un grand nombre de batteries placées un peu plus bas sur les flancs de ce coteau, 6® une batterie au sud du village de Méroux pour enfiler la nouvelle ligne de Délie et la route de Bourogne, 1^ une batterie au sud du village de Sévenans pour commander la n# vallée de la Savoureuse.

Sur la rive droite de la Savoureuse, les principales défenses sont les /brt5 du Salbert et du Mont-Vaudois dont nous avons déjà parlé ; on a aussi construit plusieurs ouvrages moins importants : 1® la batterie de Chdtelet près de Bavilliers, 2° la batterie de la Côte à l'ouest de Bavilliers, 3° la batterie de la Charme un peu à Touest du village d'Urcerey, 4<» la batterie du Piton ou de Brevilliers au sudouest de Bonvillard pour battre la route d'Héricourt, 5° la batterie de Botans au sud du cours marécageux de la Bouce, elle tire sur Sévenans et sur Méroux, 6^ la batterie de Dorans à Test des bois de Chatenoy, 7* la batterie de Bermont au-dessus du village de ce nom ; ces deux derniers ouvrages conjointement avec la batterie de Sévenans couvrent de feu vers le sud la vallée de la Savoureuse.

Les emplacements de toutes ces petites batteries ont été décidés sur place par le général commandant la place de Belfort, qui exerce continuellement les troupes de sa brigade aux opérations et aux travaux qu elles devraient exécuter en temps de guerre. Elles ont surtout pour but de soutenir la défense active de la place.

150 20 Le fort de Montlandon est ajourné.

151 8 Les forts existants ou en construction autour de Dijon sont :

i^ Le fort d'Hauteville au nord de la route de Paris. 2° Le fort d'Asnières sur le plateau au nord de la ville, entre la plaine de la Saône et le torrent de Suzon ; il a une batterie annexe

SEEATA ET MODIFICATIONS. 483

Pa^es. Lignes.

151 8 un peu à Test de la route de Langres, elle tire sur la plaine et bat

le chemin de fer de Langres.

3^ Le fort de Varois à la bifurcation des routes de Bèze et de Gray.

¥ La redoute de Saint- Apollinaire, au nord du village de ce nom ; il est en seconde ligne et bat le terrain entre les forts de Varois et de Sennecey.

5* Le fort de Sennecey au nord de la vallée de TOuche, au point où le chemin de fer de Dôle coupe la route de Besançon.

6* Le fort du château de Beauregard entre le canal de Bourgogne et le chemin de fer de Lyon.

7® Le fort de la Motte Giron avec sa batterie annexe. 8* Le fort de Saint-Affrique sur les hauteurs boisées de la Côted'Or au sud de la Motte-Giron.

152 14 A Besançon, on construit un fort sur la côte de Planoise; le fort

de Palente s'appelle maintenant /brt Benoît du nom du colonel directeur des fortifications pendant la guerre de 1870; on étudie deux nouvelles positions de batteries pour relier les forts déjà construits, Tune au Calvaire sur la route de Vesoul entre la place et Châtillon, l'autre à la ferme de l'Hôpital sur les hauteurs entre la route de Langres et celle de Dôle.

153 2 Les forts construits ou commencés autour de Reims sont :

, ^ . . . « ( ^6 fort central,

!• Sur la position de Brimont au \ , , .^ . , ^ :l r i ^ j la batterie du Crau à 1 est,

f la batterie du Loivre à l'ouest.

le fort de Vitry-^les-Reims^

a« o 1 ••• j D X 1» * j i^s batteries de la Vigie de 2? Sur la position de Berru à 1 est < „

* Berru,

le fort de Nogent CAbbesse.

3^ Le fort de Montbré au sud de la ville.

le fort de Rilly (en projet)

/^ â 1. . * -.i. j 1 . .1 au-dessus du tunnel delà

4® A 1 extrémité des plateaux qui 1 ,. ,, • j . *i -11 »i» » \ ligne d Epernay,

dominent la ville a louest i i ^ ^ r. . j,^. -,

le fort du Patts d Ecueil,

le fort de Vrigny, 5^ Sur le massif en forme de T compris entre la vallée de la Yesle et le canal de TAisne, trois batteries sur la branche transversale du T au-dessus de Saint-Thierry,

153 15 • Au lieu de : formée, lisez : formé.

484 EBEATA ET MODIFICATIONS.

Pages. Lignes.

157 41 Au lieu de : et les batteries, lisez : et les 7 batteries (batterie des

Cotillons, redoute de Franconville, etc.).

158 4 Au lieu de : qu'on doit construire sur la hauteur du château

d'Ecouen,

Lisez : qu'on construit sur la hauteur d!Ecouen et par les deux batteries annexes {batteries du Moulin et des Sablons) placées un peu en arrière.

158 7 Au lieu de : à droite par les ouvrages qu'on doit élever,

Lisez : à droite par le fort de Yaujours et ses deux batteries annexes nord et stid.

158 18 Au lieu de : les forts qu'on doit élever à...,

Lisez : les forts de Yaujours et de Chelles.

158 24 Les ouvrages de la tête de pont de la Marne vont être entre-

pris, ce sont : le fort de Champigny^ le fort de Yilliers et la batterie de Noisy-le-Grand.

Supprimez : projeté.

L'ouvrage de la Butte-Chaumont n'est pas encore entrepris.

Défenses du secteur entre la Bièvre et le ravin de Sèvres :

Le fort de Chdtillon et V ouvrage annexe;

Les cinq batteries et le réduit du Bois de Yerrières {batteries de la Châtaigneraie, du Terrier, des Gatines, d'Jgny, de Bièvre) ;

Le fort de Palaiseau et les deva batteries annexes de la Pointe et de r Yvette;

Les forts de Yilkras et du Haut-Buc en avant de la Bièvre ;

II ouvrage des Docks, les batteries du Désert, du Ravin Bouvier^ de Bouvier et de la Station de Saint-Cyr;

L§ fort de Saint-Cyr et le fort de Bois d'Arcis.

159 17 Au lieu de : les deux batteries de Marly,

Lisez : les ouvrages de Marly : batterie de Noisy-le-Roi, batterie de

Yauberberie^ batterie de Marly, batterie du Champ-de-Mars^ batterie des Arches, batterie des Réservoirs, réduit de Marly. 165 31 Au lieu de : De ce point se détache, etc.,

Lisez : De ce point se détache un contrefort jurassique très-élevô qui limite au sud la Maurienne (Arc) et la sépare de VOisans (Romanche) et du Briançonnais (Durance). A l'ouest, les crêtes du massif granitique des Grandes Rousses (3,475 mètres) ont une direction presque perpendiculaire à celle des montagnes précédentes; elles se joignent à cette longue bande de terrains cristallisés qui fait partie du soulèvement du Mont-Blanc, qui s'étend sur la rive gauche de l'Isère et de l'Arly et qui est coupée par la Taren-

BREATA ET MODIFICATIONS. 486

Pages. Lignes.

165 31 taise, la Maurienne et la Romanche. La chaîne qui limite à Test

la vallée du Grésivaudan d^AUevard à Vizille prend le nom de Chaîne de Belledonne du nom de son principal sommet(2,781 mètres). Au sud de la Romanche et à l'est du plateau de la Mure^ les montagnes ont la même direction et forment le massif de Taillefer (2,861 mètres). La crête qui prolonge les Grandes-Rousses au nord entre l'Arc, le ruisseau de Breda et le Gelon forme Textrémité des montagnes de la Maurienne.

167 28 Au lieu de : et le Mont Vonache,

Lisez : le Mont de Sion et le Mont de Vnache.

Au lieu de : nord-est, lisez : nord-ouest.

La section de Nantua à Bourg est ouverte.

Au lieu de : Aar, lisez : Arve.

Communications de la haute vallée de TArve avec la vallée de Beaufort :

lo Par le Nant-Borrant et par les cols de la Fenêtre et du Joly où passent des sentiers très-difBciles;

2° Par un mauvais sentier qui s'embranche à Mégèoe sur la route de Sallanches et qui passe au pas de Sion (1,875 mètres) et au col de Véry (1,983 mètres).

193 5 Communications entre la Tarentaise et la vallée de Beaufort :

1* Sentier muletier partant de Bourg-Saint-Maurice par le col de Chapieux ou col du Cormet de Roseland (1,922 mètres) ;

2^ Mauvais sentier de piétons partant de Belleutre par le col dt Bresson (2,460 mètres);

30 Sentier de piétons partant d*Aime par le col du Coin (2,400 mètres) ;

4"* Bon chemin carrossable partant d'Aimé par le pas du Cormet (2,000 mètres);

b^ Mauvais sentier partant de Notre-Dame de Briançon par le col de Louze (2,125 mètres) ;

6^ Sentier de piétons partant de la B&thie par le col de la Bdthie (1,906 mètres).

194 9 Au lieu de : Macdonald, lisez : Kellermann. 194 11 Au lieu de : le fort de Lesseillon,

Lisez: les forts de TEsseillon..., il y avait 5 forts : 1® Marie- Thérèse qui ferme la route, c'est une simple redoute casematée; 2** Victor 'Emmanuel, le plus important de tous, il a de nombreux abris et est encore susceptible d'une bonne défense, il voit l'entrée du tunnel du pic de Fréjus et bat bien la route, mais son action

486 EURATA ET MODIFICATIONS.

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194 il est plus forte vers le bas que vers le haut de la vallée ; 3** Charles^

Félix quon a détruit en partie et qui était situé au-dessous du précédent sur la barre rocheuse qui coupe la vallée; 4" Mariô-Chris- Une au sommet de la même barre et en ligne droite avec les précédents; 5"* Charles-Albert situé plus en amont et simplement ébauché, c'est le seul qui aurait des vues de quelque importance vers le haut de la vallée et sur le village d'Aussois.

194 41 La position qu'il faudrait occuper aujourd'hui n'est plus celle

de Yaloire, mais celle qui se trouve de l'autre côté du col des Trois^ Croix au-dessus de Saint-Michel, elle est très-forte et excellente.

195 note Les sentiers du col de la Croix de fer et de Glandon vont ôtre renduB

praticables aux voitures ainsi que celui du Galibier.

193 — Au lieu de : col de la Flèche, lisez : col de la Frèche.

195 — Après : Au col de la Perche,

Ajoutez : Au col du Grand Gucheron (1,202 mètres) entre Saint-Alban des Hurtières et Yillarleger;

Au col du Petit Gucheron (1,236 mètres) entre Saint-Georges des Hurtières et les sources du Gelon.

Ces deux derniers passages et celui de Montgilbert sont les meilleurs de tous ; c'est qu'en effet la partie de la chaîne de la Maurienne au nord de la Croix de la Loze est formée de terrains schisteux où les formes sont arrondies et Taccès possible, tandis qu'au sud de la Loze on est dans des terrains granitiques à aiguilles isolées, à arêtes à pic, où les passages sont presque inaccessibles.

195 15 Ajoutez: G"" par le col deBasmont (1,607 mètres) de Cevins à

Argentine, c'est le meilleur de tous.

199 7 Au lieu de : 1,599, lisez : 1,600.

199 12 Au lieu de : fort Barranx. 11 a été construit pour faire face à

Montmélian,

Lisez : fort Barranlt. 11 a été construit par les ducs de Savoie sur le sol français. A cette époque et jusqu'à la fin du siècle dernier, risère divaguait dans la plaine et la rendait marécageuse à ce point que la rive gauche était impraticable et que, pour aller de Goncelin à Pontcharra, il fallait passer par Moretel et Allevard; la route de Savoie passait sur la rive droite et gravissait tous les cônes de déjection des torrents. Le duc de Savoie, en occupant fe mamelon de Barrault qui commande la plaine à un endroit où l'Isère se rapproche de la montagne, fermait absolument l'entrée de son pays. La possession de Barrault et de Montmélian le garantissait de toute attaque de la France. La fortification de Barrault était donc tournée contre la France ; mais, au moment où on l'a-

Piges.

Lignes

chevait, Lesdiguères s^en empara. On a conservé ce poste qui, maintenant, n a plus grande valeur pour nous. Pendant la guerre delà Succession, il servit...

Au lieu de : col du Noyer, lisez : col Bayard (1,240 mètres.)

Il y a 3 ou 4 mètres de neige au col, du 1" novembre au 1 5 avril, et il n'est guère possible d'opérer dans ces régions pendant cette période.

Au lieu de : maréchal, lisez : comte.

La position de Briançon est actuellement défendue par trois lignes de défense :

1® Celle de Gondran appuyée à gauche aux escarpements du Janus et à droite à ceux qui dominent Cervières;

2** Celle de Vînfernet formée par des escarpements naturels régularisés entre la Durance et Cerveyrette ;

3** Celle des anciens forts prolongée à gauche jusqu'à la Croix de Toulouse et à droite jusqu'au sommet de la Grande Maye.

L'ennemi au fur et à mesure qu'il avance chemine sur un terrain allant en se rétrécissant alors que les lignes de défense augmentent en développement.

La ligne du Gondran a été organisée en prenant pour base Tindépendance complète de Tartillerie et de l'infanterie, tout en ménageant à ces deux armes la possibilité de se secourir mutuellement et de se mettre chacune à l'abri derrière un large chemin longeant les crêtes à environ G mètres au-dessous du côté opposé à l'ennemi. Les batteries sont en déblai au ras du sol, couvertes de gazon et placées en des points où elles sont déûlées naturellement de tous ceux qu'elles ne battent pas directement. Les pièces sont réparties par groupes de deux et séparées par des traverses. Les redoutes d'infanterie occupent les points culminants des crêtes, elles sont disposées pour fouiller le terrain en avant et communiquent avec le chemin en arrière des crêtes où les défenseurs peuvent se mettre à l'abri, de même que les pièces et leurs attelages. 11 y a trois redoutes pour l'infanterie et huit batteries.

La ligne de llnfernet est formée par des escarpements naturels de 50 mètres de hauteur; le fort occupe le point culminant de cette ligne, il y existe des installations d'hiver avec doubles fenêtres, doubles cloisons, calorifères. A gauche une batterie bat les Alberts au confluent de la Durance et do la Clarée. De nombreux chemins font communiquer tous les points de cette ligne avec Briançon et avec les anciens forts.

Pages. Lignes.

203 5 La ligné des anciens forts, lesquels seront améliorés, a été

étendue à gauche jusqu'à la Croix de Toiilxmse, extrémité de la crête du Peyrole, et à droite jusqu'à la Grande Maye. La batterie de la Croix de Toulouse flanque la ligne de Tlnfernet et enfile le col du Mont- Genèvre, on y arrive par un chemin qui s embranche entre Briançon et Saint-Chraffey sur la route de la Guisane. La ligne de la Grande Maye, qui est protégée par des escarpements de 700 mètres, se compose de plusieurs batteries auxquelles le fort de la Croix de Bretagne sert de réduit; cinq batteries organisées comme celles du Gondran couronnent la crête et flanquent les deux premières lignes de défense; la batterie du Chalet des Ayes et la batterie des Ayes enfilent le chemin du col des Ayes qu'on rend carrossable ; la batterie de la Cerveyrette au-dessous du fort enfile la vallée de ce nom ; la batterie de Ga fouille au-dessus de Villard-Saint-Pancrasse bat les terrains entre la ligue de Tlnfernet et les anciens forts.

Tout cet ensemble sera complété par l'occupation de la position de Notre-Dame-des-Neiges (2,300 mètres) au-dessus de Puy-Saint-Pierre.

La gare militaire du chemin de fer de la Durance se trouve au centre de toutes les communications, entre les confluents de la Gui* sane et de la Cerveyrette avec la Durance, sur la rive gauche de cette dernière rivière ; elle sera organisée comme une station tête d'étape de guerre.

Pour compléter la défense extérieure de Briançon, on construit un grand nombre de routes militaires qui permettront à nos troupes de se porter plus rapidement que celles de Tennemi aux cols et aux positions qui les commandent : 1"^ route du Galibier qui conduit à la position des Troix Croix au-dessus de Valloire, 2** route du col de VÈ^ chelle qui permettra ^'arriver à la position deMalpas d'où on domine la gare de Bardonnèche, 3® route de Queyràs par le col des Ayes, 4** route de Guillestre à Tournoux par le col de Vars. De plus on va rétablir les anciens retranchements du maréchal de Berwick sur la crête qui sépare la Clarée de la Guisane et on améliorera Mont- Dauphin.

Tous ces travaux feront de la partie de la vallée de la Durance comprise enlre Briançon et Mont-Dauphin un vaste camp retranché pouvant étendre son action jusqu'à la Doire, la Maurienne et rUbaye.

203 14 Passages entre la vallée du Guil et lltalie :

!• Celui du col de Turres (2,810 mètres) d'Abriès à Turres (vallée de la Doire).

Pages. Lignes.

203 1 4 2« Celui du col Mayt d' Abriès à l'Argentière (sources de la Doire).

i"" Celui du col d'Abriès ou des cols Saint-Martin d'Abriès à Perosa.

4* Celui du col de Halaure d'Abriès à Villanova. 5"* Celui du col d'Urine de Valpreveyre au Pellice. &* Celui du col La Croix du Queyras à Pignerol. T Celui du col du Viso ou de la Traversette du Queyras à Saluces.

S"" Celui du col Valente du Queyras à Castel-Delûno. 9"" Celui du col d'Agnello du Queyras à Castel-Delûno.

205 41 La route de Barcelonnette aux sources de la Tinée par le col de

Fours et le col de la Moutière est classée, mais non construite.

209 32 Au lieu de : Roche-Servin, lisez : Roche-Cevins.

214 4 II y a une batterie entre le fort du Mont-Perchel et la batterie

de Frépertuis ; la batterie du Palais s'appelle batterie d'Aiton.

214 7 Le fort de Montgilbert et sa batterie annexe qu'on construit sont

destinés à empêcher de tourner le déSlé par la haute vallée du Gelon et la Rochette, de manière à aboutir à Pontcharra sur Tlsère. Pour interdire à l'ennemi les cols praticables qui sont plus au sud, on va construire des ouvrages aux Cucherons et à Tetlas.

214 18 Le fort du Mont est seul construit, les batteries inférieures sem-

blent abandonnées; il y a 3 batteries et non 2 à Conflans. Le fort du col de Tamié est en construction.

215 2 Une route carrossable part de Grenoble et conduit par le 5apej/

dans le massif de la Chartreuse à Saint-Pierre d'Entremont et à Chambéry. Le fort de Saint-Eynard bat le col de TEmeindra et le col de Porte où passe la route dont nous venons de parler.

216 7 Au lieu de : Câte-d'Or, lisez : Tête d'Or.

216 28 Le massif du Mont-d'Or^ véritable citadelle de la nouvelle place

de Lyon et d'un accès très-difficile, est renforcé par le fort du Mont^ Verdun avec sa batterie basse^ au sud desquels se trouvent les batte^ ries des Carrières, de Narcel et de Monton; la batterie de la Fréta occupe le sommet du Mont-Cindre.

216 36 Au lieu de : Salvandy, lisez : Salvagny.

216 40 Le plateau dirigny est occupé par les deiÂX batteries de Montcorin

et de Champvillard; on construira sans doute des batteries sur la côte Lorette pour relier Irigny au plateau de Sainte-Foy.

217 5 L'occupation du plateau de Feyzin est assurée par le fort de Feyzin

et le fort de Corbas; on ne construit rien au-dessus de Vénissieux.

Pages. Lignes.

217 10 L'occupation du massif de Bron est assurée par le fort de Bron et

deux batteries au nord et au sud du massif.

217 14 Pour assurer le débouché sur le plateau entre le Rhône et la

Saône, on a le fort de Vancia, la batterie de Sathonay et la batterie de Sermenaz ; cette dernière domine la vallée du Rhône et enfile le chemin de fer de Genève. Le fort de Neyron est abandonné. Au lieu de : nord, lisez : sud.

Au lieu de : miné, lisez : détruit par la mine. Pour la protection de Nice, on va construire des forts dont l'emplacement n'est pas encore décidé; l'ouvrage principal occupera sans doute le petit plateau de la Tête de Chien au-dessus de laTurbie d'où on domine tout le pays entre la mer et le Paillon. De plus pour faciliter la défense mobile et l'occupation des fortes positions que nous avons indiquées sur la route du col de Tende, on ouvre des routes qui suivent les crêtes et font communiquer facilement Sospello avec le plateau de Mille-Fourches et avec les cols qui existent entre la haute Roya et Vésubie.

^ZS 31 Ajoutez : la batterie du Pas-du-Masque en avant de la caserne du

centre et la batterie de la tour de Beaumont,

228 36 Ajoutez : On construit un fort et deux batteries sur la hauteur de

la Colle-Nègre; un fort sur la colline de Thouars auprès du village de La Garde au milieu de la plaine rejoindra la Colle-Nègre à Coudon; sur ce dernier point on n'a encore fait que le chemin d'accès au plateau.

228 38 Le fort Saint-Antoine, la redoute Saint-André et le fort des Po-

mets n'existent plus; le fort actuel du Grand^Saint- Antoine n'est autre chose que le fort Rouge, nom vulgaire qui lui a été donné à à cause de sa couleur. On élèvera un nouveau fort sur la hauteur du cap Gros^ à Textrëmité du massif du Croupatier; il a même été question d'occuper Caoume et de s'avancer jusqu'à Evenos et au Gros Cerveau qui dominent les gorges d*011ioules. Au lieu de : Fulvia, lisez : Fluvia.

— ouest, — est.

Les redoutes sont abandonnées depuis longtemps, les deux batteries viennent d'être déclassées et seront remplacées par le fort Biar. 249 23 Au lieu de : ce dernier..., lisez : le premier est traversé au col de

Pradelle par un chemin qui va à'Ax à Qu^rigut^ le second au col de Port...

255 38 Au lieu de : Sauroren^ lisez : Sorauren. .

Pages.

Tableau lignes.

Au lieu de : 567, lisez : 658.

Ajoutez : Route interrompue entre Val-Carlos et Burg'iette.

Au lieu de : d'Âula, de Salan, de Montescourbas, d'Estan, lisez : d'Orle, d'Aula, de Salan, de Montescourbas, d'Estax, de Vieil.

Apris : d'Arinsalt, ajoutez : du Siguer, de Bagnels, de

Fontargente.

Lignes.

Au lieu de

: Tsser, Usez

; Isser.

Afferville, —

Affreville.

Macta, —

Makta.

Mascara, —

Maskara.

Sebka, — -

Sebkha.

Tongourt, —

Tougourt.

Daïa, —

Daya.

Cathagène, —

Carthagène.

Bujeaud, —

Bugeaud,

Ri/r,

Rif.

le Mallecory. —

la Mallecory,

10 à 12,000 blancs, —

16,900 blancs dont 11,000 déportés, forçats et forçats libérés.

STATISTIQ

10 Rnssie

2'* États Scandinaves. . .

30 Autriche-Hongrie

40 Empire d^ Ailemaepoie .

50 France

60 Espagne

70 Turquie

8<* Grande-Bretagne

9" Italie

10^ Roumanie

110 Portugal

12<> Grèce

130 Serbie

14<> Suisse

15<^ Danemark

ie<> Pays-Bas

1 70 Belgique

Totaux

ETENDUE en milliers

de

kilomèlres

carrés.

lOnilllMs

POPULATION

en

millioni

d'babitants.

Ptstessitis eiléntam

Etendue en niilliers

de

kilomètres

carrés.

318 BilliMS

Populaliou

en

millions

d'habitants.

BUDGET en

millions.

l.CwO

14 nilliards

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