‹ Géographie militaire (volume 2)Chapitre 92 sur 288 · CHAPITRE IT, — THÉÂTRE D'OPÉHATIOKS DU BASSIN DU RHONE. ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT, — THÉÂTRE D'OPÉHATIOKS DU BASSIN DU RHONE. ni

Le Guiere, rive gauche, torrenl qui servait d« limite à la France et à la Savoie araut 1860.

L'Ain, rive droite, rivi.rc jurajisiijue an cour;) livs-tournicntis comme celui du Doubs; clic est alimuiitûi! par dos sources aljondanlcs, traverse t\i: nombreuses cluses et forme phisionrs cascades; ses gorges ne s'C'liirgisseut que dans la [larlie inférieure de son cours ; elle reçoit la Bicnne, qui coule toujours au fond do failles profondes, et VAUtarinc, aux fiorRcs sauva^^cs suivies par le chemin de fer de Lyon à GenèTC.

La SaOne, au cours tranquille, que nous avons déjiï décrite et qui vient se jeter dans le Hhûno ù Lyon en imposant au grand tleuvc sa propre direction. Ly/yii, grâce il celte position au confluent do ces deux im[torlaots cours d'eau et au contre de tout le bassin, est la clef do ce théâtre d'opi'ralions que nous examinons et le houlevard de la frontière du Jura comme Je celle des Alpes ; nous étLidierons plus tard les positions qui l'entourent et les immenses travaux do fortilication qu'on y a entrepris.

Au-dessous de Lyon, le Hh-'itie longe de trés-prês les granits des Cévonnes, cl ses affluents de droite ne sont pour la plupart que d'impétueux torrents sujets à des crues ônonnes qui ont une grande influence sur le régime du llenve, où ils viennent se [icrdre; les principaux sont : rArdéche,qni roule après les grandes pluies jusqu'à 8,000 mètres cubes dans son lit resserré eniro d'étroits défilés; la Cèse, au cours jjIus calme, alimenté par d'iibondanles fontaines et traversant le bassin houiller de Ih'xsèi/fs: le Gardon, qui présonle les mêmes caracli-res que TArdèche; il arrose dans son cours supérieur la Cmnd-C'iml'e, AUiis. principaux centres du bassin liouiller dont nous venons de parler, puis il traverse d'étroits défdés au débouché desiiuels il passe sous le fameux piyiu ilii Gimî qui, du temps des Komains, amenait à Nîmes les eaux de la fontaine de l'ICure.

Sur la rive gauche du Rhône, au-dessous de Lyon, se trouvent de grandes rivières alimentées par les glaciers des .■Vlpes, quelques-unes sont des torrents encore plus redoutables ([ue ceux de l'autre rive.

L'Isère prend sa source au cul Iserau, traverse la Tarentaîse, se heurte au miuif crëtacè-calcaire qui constitue les liasses chaînes de la Savoie, ce qui lui fait faire de nombreux coudes; elle reçoit à droile r.ii7i;, quiouvre des communications importantes avec le Faueigny, et à gauche l'.lcc, qui naît sur l'autre versant du mont Iseran et qui décrit un demi-cercle dans la vallée de la Maurienne qu'elle ravage. L'Isère, contenue par des digues qui préservent ses rives de ses inondations et qui limitent son lit à une largeur moyenne de 113 mètres, arrose la fertile vallée du Grésivaudan, passa h Grenoble, où elle fait un coude qui la rejette vers le nordoont, contourne le bec de l'ÉchailloD & l'eitrémité des monts du Lam ei de là se diriga direckTliPiit sur le Hhftae, oti BH-^ ^ite au-dessus de Valence. Un peu au-des- |«>uB de Grenoble, elle reçoit le T>rr uche, torrent auiii impétueux que l'Ar.-

^. u hn-M« t-'-fv. ■ il pi^na^jwr massif du PelToox, et il est lni-m.iine

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grossi de la Romancfie qui vient de TOysans. Le Drac perd une partie de ses eaux

pour alimenter un canal qui perce la montagne et qui permet d'irriguer 4,000 hectares du bassin de Gap.

La Drôme et le Roubion sont deux torrents capricieux.

La Durance, qui a jjIus d'importance, est un torrent bien plus terrible. Elle prend sa source au sud du col du Mont-Genèvre et reçoit immédiatement la Claréê qui naît au mont Tabor et qui lui apporte une masse d'eau plus considérable que celle qu'elle possède. Un peu plus bas, à Briançon, elle reçoit la Guisane^ qui est aussi plus longue qu'elle et que suit la roHtc f/w Lautarel\ cette route est la seule communication de la haute Durance avec Tlsère, elle conduit de Briançon à Grenoble par la vallée de la Guisane, le col du Laularet et la vallée de la Romanche. Pendant longtemps encore la Durance ne reçoit que des torrents : le Guil, r. g., qui prendsa source au mont Viso et qui ouvre dans la grande chaîne des Alpes plusieurs cols qui ne sont suivis que par des sentiers, VUbaye, r. g., qui arrose la vallée de Barcelonnette, la Bucch^v. d., qui vient finir à Sisteron, la Dléone^ r. g., qui passe à Digne, etc. Sur tout ce parcours, la Durance ravage par ses inondations, les vallées qu'elle traverse bien plus qu'elle ne les fertilise par ses irrigations ; il n'en est pas de même plus bas et cette rivière est de toutes celles de France la seule qui fournisse autant d'eau aux irrigations. Dos qu'elle a reçu le Verdon son principal affluent, qui lui-même fournit de l'eau au catial d'arrosage dWix, on la saigne de tous côtés pour fertiliser les plaines du Comtat et de la Provence rhodanienne. Les canaux qu'alimente la Durance, sont les suivants : 1* le canal de Marseille qui passe sur le fameux aqueduc de Roquefavour et qui donne de l'eau à cette ville, jadis si altérée; 2° le canal de Craponne^ le canal des Alpines^ le canal de Langlade qui vont permettre d'irriguer les terres rouges et les cailloux brûlés de la CraUj le plus aride, le plus triste de nos déserts. La Grau est cette plaine que traverse le chemin de fer entre Arles et Marseille, les canaux d'arrosement ont déjà transformé la partie nord en prairies et en vergers, la culture y gagne de jour en jour. Dans la dernière partie de son cours, la Durance coule au pied des côtes du Luberon dans un lit de galets d'une grande largeur ; son débit varie de 40 à 9,000 mètres cubes.

Nous avons indiqué plus haut les canaux qui mettent le bassin du Rhône en communication avec les bassins voisins par l'intermédiaire de la Saône et du Doubs; au-dessous de Lyon le canal de Givors dessert le bassin houiller deRive-de- Gier; dans la partie inférieure de son cours, le Rhône communique par le canal de Beaucaire à Aigues-Hortes, le canal de la Rodelle, et le canal des Étangs avec Cette où commence le canal du Midi qui aboutit à Toulouse dans le bassin de la Garonne.

Baaaina côtieps. — Le seul bassin côtier du département du Var,qui ait quelque importance est celui de l'Argens; cette rivière alimentée par de claires et abondantes fontaines que dans le pays on nomme /bwx, n'est pas un simple torrent

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