CHAPITRE il. — ALLEMAGflE GËflTRALE
160 LIVRE II. — ALLEMAGiNE.
Zellerfeld, Andreasberg sont connus par leurs mines d'argent, de plomb, de cuivre et de fer.
Les routes sillonnent le Harz en tous sens, mais le massif n'est traversé par aucune voie ferrée, bien que plusieurs remontent ses gorges. Des chemins de fer le contournent, Halberstadt au nord, Nordhausen au sud, Halle à Test sont des nœuds importants de voies ferrées.
Thuringe. — Entre le Thûringer-Wald et le Hai-z, s'étendent les plateaux ou terrasses de la Thuringe ; cette région est limitée au nord-
Eichsfeid. ouest par rEichsfeld (Champ des Chênes), plateau rocailleux et infertile qui sépare les eaux de la Saale de celles du Weser, et à Test par le profond ravin de la Saale, de Rudolstadt à Weissenfels.
Thuringe. Les terrasses de la Thuringe sont coupées par des dépressions et des rides qui ont la même direction que Tarête du Thùringer-Wald. Les dépressions sont suivies par des cours d'eau : 1** la Nesse, affluent du Weser, qui ouvre la trouée d'Eisenach, la principale entrée de la Thuringe à Touest; 2° VUnstrut depuis sa source jusqu'à son confluent avec la Géra dont elle emprunte la direction transversale; puis encore VUnstrut dans son cours inférieur; 3° Vllelbe, affluent de l'Unstrut; 4* la Wipper^ autre affluent de l'Unstrut, dont la source correspond à celle de la Leine, affluent du Weser, et qui trace avec cette dernière rivière un profond sillon appelé Eichsfelder-Thor ; c'est une autre porte de la région thuringienne où passe la voie f eirée de Casse) à Nordhausen ; 5" la Helme, dont la riche vallée d'alluvions est désignée sous le nom de Goldene-Aue. Les crêtes qui séparent ces vallées sont : le Hainich au nord de la trouée d'Eisenach, le DiLen au sud de l'Eichsfelder-Tlior, le Hainleite et la Finne des deux côtés de la cluse de l'Unstrut, le Kyffhàuser (455") au sud de la Goldene-Aue.
La Thuringe est en somme un pays très découpé et se prêtant à la division politique; elle est encore aujourd'hui partagée à l'infini en une multitude d'enclaves et d'exclaves et forme un monde à part du reste de l'Allemagne ; pourtant l'unité se fait peu à peu sous l'hégémonie prussienne.
Le sous-sol du plateau est triasique; on y trouve du minerai de fer; Suhly au sud du Thùringer-Wald, et Sômmerda, sur l'Unstrut, toutes deux appartenant à la Prusse, renferment d'importantes fabriques de fusils.
Roules. Les routes de la Thuringe, du reste nombreuses et aujourd'hui bien
entretenues, laissaient fort à désirer au moment de la campagne de 1806 et causèrent de grands embarras à Napoléon; tracées en plusieurs points sur des terres grasses et détrempées pai' les pluies de l'automne, elles ne