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)9i LIVRE il. — ALLEMAGNE.

Description de la plaine bavaroise. — La plaine bavaroise est

limitée par les Grandes- Alpes, le Jura allemand et le Bayrischer-Wald; elle comprend le versant de droite du premier bassin du Danube, et au point de vue politique, les parties méridionales des royaumes de Wurtemberg et de Bavière. Elle est inclinée du sud au nord et forme le glacis septentrional des Grandes- Alpes du lac de Constance à la Salzach. Elle ne commence pas de suite au pied des montagnes ; des hauteurs isolées, des restes d'anciennes moraines, des lacs recouvrent une bande d'une trentaine de kilomètres et constituent une région intermédiaire, très découpée. Au delà, on ne voit plus que de longues ondulations de terrain dirigées du sud au nord et s'étendant jusqu'au Danube.

Toute la plaine bavaroise, depuis l'IUer jusqu'à l'Inn, n'est qu'un immense cône de déjections très aplati, formé par les glaciers des Alpes et limité au nord par la grande courbe du Danubd% Cette large plaine est couverte de débris provenant de la destruction lente des hautes montagnes : galets, sables, cailloux roulés, argiles; vers le nord, de nombreux blocs erratiques sont disposés en alignements réguliers. La disposition en éventail des dos de pays qui séparent les affluents du Danube est due à l'inclinaison différente des coulées de glaces ; entre ces longs plis de terrain, quelques cavités sont restées en dehors des directions suivies par les boues et n'ont pas été comblées, ce sont les lacs actuels de la Haute-Bavière et les marais qui subsistent encore sur le bord des rivières.

Les afluents du Danube qui descendent des Alpes ont des régimes très irréguliers et sont tantôt fleuves, tantôt torrents ; ils coulent au milieu de larges lits de galets que les crues rejettent loin des bords f les villages sont généralement situés sur les bourrelets latéraux, les grandes villes seules font exception ; souvent aussi les voies de communication ne sont pas tracées sur le bord môme des cours d'eau, mais à une certaine distance sur les plateaux.

Les petites rivières qui naissent sur les plateaux et qui découpent la base du cône, sont au contraire tranquilles ; elles arrosent ime région à pente peu sensible , où le sol est entièrement recouvert d'un lôss très fertile. Les centres de population se sont établis dans les vallées sur le bord de ces ruisseaux.

Par suite de la pente générale de la plaine vers le nord, le Danube a été rejeté vers sa rive septentrionale qu'il ronge. Cette plaine est aussi inclinée vers l'est dans le sens du cours du fleuve, ce qui dévie plusieurs des afduents bavarois dans cette direction. Ces derniers usent d'abord leur rive gauche ; puis, quand ils s'inclinent vers l'est, c'est l'inverse qui a lieu, la rive droite domine. Les marais, Moos ou Riedj se trouvent

mllllaire.

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