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ALLEMAGNE DU NORD

les principales sont : 1** celle où passe en tunnel le chemin de fer d'Osnabrùck à Munster; 2* celle dlbourg traversée par la route qui rejoint ces deux mêmes villes ; 3° celle de Bielefeld franchie par le chemin de fer de Hanovre à Duisboyrg.

Le Teutoburger-Wald est le premier obstacle que rencontrerait une armée pénétrant en Allemagne après avoir franchi le Rhin inférieur ; c'est probablement dans les gorges du Lippscher-Wald, à l'extrémité méridionale de la crête, que furent anéanties les légions de Varus. Après la guerre de 1870, les Allemands élevèrent à Detmold une statue colossale à Arminius ou Hermann pour célébrer ce premier triomphe de la race tudesque sur la race latine. Germanicus vengea dans plusieurs expéditions ce désastre de Varus ; après avoir traversé les marais de Bourtangé, il pénétra au delà du Weser où il battit Arminius. Plus tard, Charlemagne anéantit plus d'une armée saxonne dans cette même région ; avant d'asservir le pays et de créer les villes épiscopales de Paderborn et d'Osnabrùck, il avait renversé l'ancienne idole d'Irmensul qui, d'après la tradition, se trouvait sur le Marsberg, hauteur qui domine la Diemel et qui est située au sud de la plaine de Westphalie.

Rôle militaire.

Porte de Westphalie.

Monts du Weser. — Au nord du Teutoburger-Wald, une autre crête de même composition géologique et de même direction est percée par le Weser en amont de Minden à la célèbre porte de Westphalie. A Touest du Weser, elle est désignée sous le nom de Wiehen-Gebirge, elle se prolonge jusqu'à Osnabrûck et n'a pas 200 mètres d'altitude. A Test, elle prend diverses désignations et atteint une hauteur plus grande; ce sont les monts du Weser et le Sùntel-Gebirge (441™). Elle s'inter- Mi-duWescr, rompt à une large brèche qui donne passage aux chemins de fer de Hameln à Hanovre et à Hildesheim. Au sud, des crêtes très marquées, appelées Der Ith (405") et Der Hils (460'"), séparent le Weser de la Leine et viennent se souder au plateau boisé du Sollinger-Wald(494'").

Au nord-est du Stintel-Gebirge, une crête de même direction, le Beister (340°), accidente encore la plaine jusque vers Hanovre. C'est au pied de ces collines du Sùntel qu'en 782 Witikin^ infligea aux armées franqnes une défaite aussi complète que celle subie par Varus dans le Teutoburger-Wald; Charlemagne ne se contenta pas, comme Auguste, de pleurer ses légions, il fit aux Saxons une guerre sans trêve ni merci et finit, après trois années de luttes, par les soumettre et les convertir.

SolIinger-W.

Description de la plaine saxonne \ — Il n'existe ni hauteur, ni 1. Consulter les cartes 15, 16 et 21.

colline dans la plaine saxonne proprement dite au nord du Teutoburger- Landee de Wald et des monts du Weser. A Test, les landes de Lunebonrg (Lùne- Lune ourg. jjypggp Heide) forment un plateau sablonneux de 100 mètres d'altitude, dont le point culminant n'a que 171 mètres; les sables y sont recouverts de forêts, de vastes bmyères, de maigres prairies et de quelques cul- Tourbiéres. tures. A Touest s'étendent d'immenses tourbières depuis le bas Weser jusqu'au Zuyderzée, la plus connue est le Bourtanger-Moor que traverse la frontière de Hollande et d'Allemagne. L'exploitation et le transport de la tourbe sont le principal commerce de la petite ville de Papenbourg surl'Ems. Autrefois, pour mettre en culture les tourbières, on brûlait chaque année plus de 12,000 hectares. Aujourd'hui, on emploie la méthode hollandaise moins primitive et plus avantageuse. Les cantons des grands golfes de Cologne et de Munster sont plus favorisés que le reste de la plaine, ils sont fertiles et boisés ; au pied des collines existent de grands centres d'industrie et des mines très riches. Mer du Nord. La mer du Hord qui borde la plaine, ne communique avec l'Océan que par le Pas-de-Calais et le large passage 'compris entre l'Ecosse et la Suède ; sa profondeur, d'abord très faible sur les côtes méridionales, augmente régulièrement du sud ai> nord ; les marées y sont énormes et les Côtes. tempêtes redoutables. La côte allemande, très basse comme la côte hollandaise, a été tout aussi maltraitée que celle-ci par les flots, les rivages ont été rongés, les tempêtes y ont creusé de vastes baies, comme la Jade qui a été ébauchée en 1218, approfondie en 1511 et achevée en 1651. Les îles de la Frise septentrionale tenaient à la côte jusqu'au treizième siècle, elles diminuent constamment et plusieurs ont déjà disparu, d'autres, jadis peuplées, sont abandonnées. Du Jutland à l'Escaut les dunes sont rares et le rivage a dû être presque partout protégé par des digues inmienses. Les Frisons qui peuplent ces côtes, sont tout aussi énergiques que les Hollandais; depuis longtemps déjà, ils ont entrepris de reconquérir leurs terres sur la mer. Les digues sont partout très • bien entretenues ; plusieurs îles sont réunies au continent par des levées de terres ; les boues apportées par la mer sont peu à peu transformées en polders.^ En somme, la partie septentrionale de la plaine saxonne comprend trois zones bien distinctes : 1^ la Geeste sablonneuse, sèche, relativement élevée et accidentée; 2* la Harsch, complètement unie, coupée de canaux et de digues, très humide, très fertile, couverte de beaux champs de blé et de grasses prairies ; 3° la région amphibie des Watten ou Schoren non encore conquise sur la mer ou envahie par l'eau.

Au nord de l'embouchure de l'Elbe, les plaines du Schleswig et du Holstein forment le prolongement septentrional de la plaine saxonne.

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