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LIVBE IL — ALLEMAGNE.
OfTensive des Russes.
Eylau.
Ostrolenka.
Campagne d'été.
dernière. Il passa TOukra près de son confluent avec la Narew^ battit les Russes à Nasielsky à Golymin, à Pullusk (26 décembre), et prit ses quartiers d'hiver; le gros de Tannée fut installé sur la Yistule et TOukra, le 1*' corps sur la Passarge pour couvrir le siège de Danzig.
Benningsen ne voulait pas laisser à Napoléon le temps de refaire ses troupes; il concentra son armée à Arys, en arrière de la grande forêt d'Ostrolenka, ne laissant devant le gros de nos forces que le corps du général Essen, et se porta vers le nord, en se basant sur la place de Kœnigsberg. Il espérait se porter sur Danzig, Colberg et Stralsund, rallier les Suédois et les Anglais et forcer ainsi Napoléon à se replier sur l'Oder. Bernadette déjoua ces projets, en concentrant rapidement ses troupes et en arrêtant, le 25 janvier, Tennemi à Mohrungen, ce qui lui permit d'effectuer sa retraite sur Thom.
Napoléon, pénétrant le plan de son adversaire, forma lui-même le projet de le tourner et, s'élevant au nord, assigna AUenstein comme premier objectif à ses corps d'armée. Malheureusement, un officier d'étatmajor chargé de porter à Bernadotte le résumé du plan de campagne se laissa prendre par les cosaques et n'eut pas le temps de détruire ses dépêches. Benningsen, prévenu du danger qui le menaçait, ramena en arrière ses colonnes disséminées, les concentra et fit ainsi échouer la combinaison de Napoléon. Ce dernier se mit immédiatement à la poursuite de l'ennemi et espéra encore enlever le corps de Lestocq, engagé très loin à l'ouest. L'armée russe s'arrêta à Eylau et y soutint le 8 février une bataille extrêmement meurtrière ; malgré sa supériorité numérique et l'arrivée de Lestocq à la fin de la journée, elle dut battre en retraite et se replier sur Kœnigsberg. Napoléon était trop épuisé pour continuer la poursuite ; il recula, vint établir ses quartiers derrière la Passarge et s'y fortifia.
Quelques jours après la bataille d'Ëylau, Essen attaqua les troupes que nous avions laissées sur TOukra, espérant couper les communications de Napoléon avec Varsovie ; la bataille d^Ostrolenha le rejeta au delà de la Narew.
Au même moment, Benningsen se porta contre notre droite pour concourir à l'opération de son lieutenant, mais une simple démonstration de notre gauche menaçant sa ligne de retraite sur Kœnigsberg, arrêta son mouvement. Le siège de Danzig fut poussé avec activité et la place succomba après une belle défense de trois mois.
Les opérations ne furent reprises qu'au mois de juin. Dans cette courte campagne de Tété de 1807, les coalisés cherchèrent à enlever le corps du maréchal Ney, établi à Guttstadt en saillie sur la ligne française ; la résistance et la belle retraite du maréchal donnèrent à l'armée le