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CHAPITRE VI. — DÉFENSE DE L*EMPIRE D^ÀLLEM/LGNE

ftS" 1 avec 9 pièces cuirassées. Gela fait un total de 39 pièces de gros calibre qui croisent leurs feux.

Embouchure de l'Elbe*. — L'embouchure de TElbe est encombrée de bancs de sable comme celle du Weser. Le Grand Banc des Oiseaux (Gross*Vogel-Sand) la divise en deux ; un peu plus en amont, entre Cuxhaven et la côte du Holstein, le Medem-Sand y crée de nouveau deux passes.

Sur la côte septentrionale, se trouve la belle rade de Brunsbuttel et les Brunsbûiioi. débarquements sont possibles sur toute cette rive.

En arrière de la pointe qui ferme l'estuaire du sud, Cuxhaven qui pos- Cuxhaven. sède de grands bassins à flot, sert d'avant-port ou de port de pilotage à Hambourg et lui est surtout utile l'hiver, quand l'Elbe est couverte de glaçons.

Les vaisseaux de guerre ne peuvent remonter l'Elbe que jusqu'à l'emboucbure de la Stôr, à 5 kilomètres en aval de Glûckstadt ; au delà, la profondeur n'est pas assez grande. Les grands navires de commerce remontent jusqu'à Hambourg, à 110 kilomètres de la pointe de Cuxha- Hambourg. ven ; grâce à la profondeur du chenal, Hambourg est le premier port du continent.

Le canal qui doit réunir l'embouchure de l'Elbe au golfe de Kiel partira sans doute de Brunsbiittel ; les travaux, ajournés pendant assez longtemps, viennent d'être décidés, le devis s'en élève à 70 millions.

La transformation des défenses de l'embouchure de l'Elbe a exigé Défenses, depuis 1872 une dépense de 16 millions ; les anciens ouvrages ont été complètement remaniés, d'autres ne sont encore que projetés.

Pour interdire l'accès de ces côtes aux Anglais, à l'époque du blocus continental. Napoléon avait fait élever, près de Ritzebiittel,de6 ouvrages qui furent rasés en 1815. Jusqu'en 1868, il n'y eut guère comme défense dans ces parages qu'une batterie de 8 pièces à Brunshausen, à hauteur de Stade ; elle avait été construite pour appuyer un droit de péage perçu au profit du Hanovre, droit qui ne fut racheté qu'en 1865 au prix de près de 11 millions. Les ouvrages qui défendent la principale passe et l'entrée du port de Cuxhaven sont établis sur la côte méridionale, ce sont :

1* La batterie de la pointe de Kitgelbaak (8 pièces) avec batterie annexe à l'ouesl ;

2* La batterie des Bains (8 pièces);

3* Le nouveau fort de Cuxhaven à l'entrée du port ;

4** Le fort Osterhômerstack (6 pièces), près de Ritzebûttel et en arrière de l'emplacement de l'ancien fort Napoléon ;

5* Le fort de Groden (8 pièces)*

Helgoland.

Côtes de la Frise

septoDlrioDale.

De plus, en seconde ligne, à hauteur de Stade, les ouvrages de Bamkrug (5 pièces) et de Grauerort (10 pièces) enUent ou battent le chenal.

Sur la côte septentrionale, il n'y a pas de fortification; il est probable qu'on construira des batteries au débouché du canal de grande navigation projeté, ainsi que vers Brunsbûttel et Sanct-Margarathen, où les navires ne peuvent s'éloigner à plus de 900 mètres du rivage.

 50 kilomètres au large, Ttle d'Helgoland appartient aux Anglais et leur permet de surveiller toutes les côtes allemandes sur la mer du Nord.

Les côtes des Ditfamarschen et de la Frise septentrionale dans le Schleswig-Holstein sont partout bordées de vastes bancs de sable et presque inabordables ; les deux seuls ports qu'on y trouve sont celui de Tônning, à l'embouchure de l'Eider, et celui à*Hmum plus au nord. Les îles de la Frise septentrionale sont les débris de l'ancienne côte sans cesse rongés par les flots.

Daunenerk.

Défense de la frontière du JuUand. — Les lignes de défense du Schleswig et du Holstein contre une attaque du côté de terre tentée pai* des troupes débarquées dans le Jutland, sont les mômes que celles qui ont été si souvent occupées par les Danois contre les Allemands.

Si la flotte allemande est mattresse de la mer, l'armée peut, après un premier échec, prendre des positions de flanc sur les lignes d'invasion de l'ennemi et s'établir dans le Sunderwitt, à Duppel et dans Vile d'Alsen.

On peut aussi défendre directement le Dannewerk, puis occuper la ligne de l'Eider avec Rendsbourg. Ces deux positions sont aussi bonnes, que l'attaque vienne du nord ou du sud.

Ile d*Al8en.

Baie de HOrup.

Côtes du Schlesi^g-Holstein. — Kiel. — Les côtes orientales du Schleswig et du Holstein sont très découpées ; des baies profondes pénètrent très avant dans les terres et offrent aux navires de bons abris ; deux graudes îles, Âlsen et Fehmam, font saillie dans la mer et ne sont séparées de la terre ferme que par des passes fort étroites. Les baies sont celles i^Apenrade, de Flensbourg, à^Eckemfôrde et de Kiel; les mouillages de cette côte peuvent abriter une flotte surveillant la navigation de6 Belt.

L'île d'Alsen n'est séparée du continent que par un détroit de 300 mètres de largeur ; dans ce détroit même s'ouvrent des anses bien abritées, et, au sud de l'île, la baie de Hôrup, dont l'entrée fait face au golfe de Flensbourg, fournit un excellent mouillage. Les anciens ouvrages danois de Diippel, construits en fortification passagère, sob-

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