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tains points sur la côte, on trouve des digues naturelles qui ne spnt autres que des dunes, elles ont une hauteur de 10 à 20 mètres et atteiguenl même 50 mètres vers Haarlem; leur épaisseur varie de 100 à 4,000 mètres. Il en existe : 1* sur toute la côte occidentale, à Texception d'une zone vers Westkapelle dans Fîle de Walcheren, et d'un autre endroit qui s'étend de Kamp à Petten dans la péninsule de Noord-HoUand ; 2* le long des côtes septentrionales des tles qui séparent le Zuyderzéede la mer du Nord. Partout autre part, on a dû construire des digues qui ont de 3 à 7 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer, et dont l'épaisseur peut aller à plus de 100 mètres. Ce n'est pas seulement contre la fureur des vagues que les Hollandais ont dû se protéger ; il leur a fallu aussi endiguer tous les cours d'eau qui traversent le pays, car lors des crues, ou môme chaque jour lors du reflux de la mer, leurs terres se seraient trouvées inondées. Ce n'est qu'en entretenant avec le plus grand soin toutes ces digues qu'ils parviennent à se préserver des terribles catastrophes aux(^uelles ils sont exposés.

Envahisse- A^une Certaine époque, les côtes de la mer du Nord, depuis la péninreconquèie snle cimbrique jusqu'aux bouches de l'Escaut, semblent avoir subi un du sol. affaissement qui amena à plusieurs reprises l'envahissement de la mer. L'histoire nous apprend en effet que, du neuvième siècle jusqu'à nos jours, il y eut un très grand nombre d'irruptions désastreuses. En 879, les flots de la mer du Nord envahirent toutes les régions basses de la Frise et engloutirent nombre de villages et d'habitants. Le !•' novembre 1170, les vagues percèrent le cordon de terre qui séparait le lac FUvo de la mer du Nord et créèrent le Zuyderzée; l'œuvre de destruction s'acheva les années suivantes. Les 35 grandes inondations du treizième siècle engloutirent des centaines de mille d'individus et creusèrent le golfe de Dollarl et le Lauwerzée dans la Frise occidentale. En 1377, toute la Zeeland fut mise sous l'eau. La marée du 19 novembre 1421, encore désignée sous le nom de « marée de Sainte-Elisabeth », transforma des champs cultivés et un pays peuplé en une série d'îles marécageuses au milieu de la mer du Biesbosch ou de la € forêt de joncs ». Du quinzième au dix-huitième siècle, d'effroyables inondations enlevèrent plusieurs villages et remplirent de riches polders ; en 1825, l'eau recouvrit toute la partie méridionale de la péninsiUe de Hollande d'Amsterdam à Alkmaar, la Frise et l'Overijssel. Enfin, en 1855, le Rhin franchit ses digues et couvrit une partie des provinces d'Utrecht et du Brabant septentrional.

On a calculé que les terrains engloutis sur le territoire hollandais, depuis le commencement du treizième siècle jusqu'au commencement du dix-neuvième, auraient une surface de 6,050 kilomètres cartes. Le génie

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patieat des Hollandais a su reconquérir une grande partie de ces terres sur la mer : les premières digues de défense datent, dit-on, du neuvième siècle, mais ce n'est qu'à partir du seizième siècle que de grands travaux de dessèchement furent entrepris. Les terrains reconquis depuis cette époque jusqu'à nos jours forment une surface de 3,800 kilomètres carrés. Les polders ainsi rendus à la culture sont de deux sortes : endiguements ou assèchements.

Les endiguements sont conquis directement sur la mer et sont formés Polders par en partie par colmatage; les amas de terre glaire, de limon et de vases ® 'g"«°*®° amenés par les eaux s'accumulent peu à peu et forment des wadden, entre les îles de la Frise et la côte, par exemple; ces terres nouvelles finissent par émerger et se recouvrent de joncs et d'herbages; elles prennent le nom de schorren ou kwelders; on les endigue alors et on les transforme en terres fertiles; ces polders, par suite d'affaissement ou de tassement postérieur du sol, sont souvent au niveau des basses mers et même au-dessous.

Les assèchements sont d'anciens marais, d'anciennes cuvettes, des tour- Polders par bières qui ont été entourés de digues, desséchés, et où des machines hy- *** chemen . drauliques puisent toujours l'eau qui s'y accumule ; ces polders sont en général à un niveau plus bas encore que les précédents.

Les digues d'enceinte des polders sont appelées ringdiikeny les canaux d'enceinte creusés sur le côté extérieur de ces digues sont des ringwaarten; ces derniers reçoivent l'eau qui est tirée des polders avec des machines d'épuisement, et la déversent au loin. Ces machines hydrauliques sont souvent mues par des moulins à vent, qui restent d'ordinaire en permanence pour puiser les eaux de pluie et d'infiltration, et pour empêcher ainsi les polders de se remplir. Dans les canaux de dérivation des eaux du polder, le niveau doit rester au-dessous d'un maximum, de manière à ce que cette eau ne se déverse pas par-dessus les digues ; d'autre part, l'eau ne doit pas descendre au-dessous d'un certain niveau, de manière à ce qu'on puisse arroser les pdlders en cas de sécheresse et à ce que la navigation ne soit pas interrompue. Suivant l'altitude des terres au-dessus du niveau d'été des canaux d'assèchement du polder, les cultures sont différentes : les prairies'ont une altitude de 0",30 à 0",45 au-dessus de ce niveau, les terres labourées sont élevées de 0'°,70, et les jardins fruitiers de 1",20.

Pour les polders voisins de la mer dont le fond est au-dessus du niveau des basses mers, il suffit, pour les tenir secs, d'ouvrir les écluses à marée basse.

Tous les moulins à vent nécessaires à l'épuisement de l'eau des polders Mouiinsàvent donnent au pays un aspect particulier qui étomie le voyageur, leur cons-

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