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CHAPITRE I•^ — ETUDE D^ENSEMBLE DE L'ALLEMAGNE

Béjourna de préférence dans ses principautés franconiennes, qui jouissaient, grâce à lui, d'une grande prospérité ; il agrandit Télectorat de quelques cantons et territoires : Schwedt, Crossen, Zullichau; mais il est surtout connu par la fameuse loi de succession qui assura Tunilé du Brandebourg. La dispositio achillea (1473) attribuait à Taîné de la famille rhéritage de Télectorat et de la totalité des États brandebourgeois. Les possessions franconiennes de Baireuth et d'Anspach furent Tapanage des deux fils cadets d'Albert; elles ne firent retour à la branche électorale qu'en 1792.

L'électeur Joachim I", qui vivait à l'époque de la Réforme, en fut un des adversaires les plus décidés, mais son fils se convertit au luthéranisme (1539), ce qui amena la sécularisation des trois évêchés de Brandebourg, de Havelberg et de Lebus ; le comté de Ruppin avait été acquis en 1524. Un autre prince de HohenzoUem, le grand-maître de l'Ordre teulonique, Albert de Brandebourg- Anspach, avait embrassé la religion nouvelle dès 1525, avait sécularisé ce qui restait des vastes possessions de rOrdre, c'est-à-dire la Prusse orieîitale, et était devenu duc de Prusse, sous la suzeraineté de la Pologne.

L'électeur Jean-Sigismond (1608-1619) hérita en 1618 du duché de Prusse; de plus, dans la succession de Clèves et de Juliers, qu'il dut partager avec les Neubourg, il s'attribua le duché de Cléves, les comtés de Mark et de Ravensberg, mais cette question ne fut définitivement réglée qu'en 1666, après de longues querelles. C'est à cette occasion, et pour idaire aux Hollandais dont il briguait l'alliance, qu'il se fit calviniste; depuis cette époque, les princes de Hohenzollern ont toujours cherché à rapprocher et même à réunir les deux Églises luthérienne et calviniste. Jeau-Sigismond est le premier des Hohenzollern qui ait commandé sur l'Elbe et l'Oder, sur le Rhin et sur le Niémen; l'électorat comprenait une masse centrale et des territoires séparés à l'ouest et à l'est; tous les efforts des futurs souverains de la Prusse tendront à réunir ces possessions en un seul tout.

Le grand électeur, Frédéric-Guillaume (1640-1688), releva le Brandebourg de Tavilissement profond où il était tombé et d'une ruine presque complète, conséquence de la guerre de Trente ans; il hérita de laPoméranie, mais le traité de Westphalie (1648) ne lui attribua que la partie orientale de cette province; la partie occidentale, avec Stettin, resta aux Suédois. Comme compensation, le même traité lui assigna des biens ecclésiastiques sécularisés, un archevêché et trois évôchés, qui prirent les titres de duché de Hagdebourg et de principautés de Halberstadt, de Minden et de Cammin ; le cercle de la Saale avec IlaUe fut réuni comme dépendant de l'archevêché de Magdebourg. En 1657, le traité de Wehlau

Jean- Sigismond.

Frédéric- Guillaume.

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