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CHAPITRE I•^ — ÉTUDE D^ExNSEMBLE DE L'ALLEMAGNE

fonder à nos dépens Tunité de T Allemagne. Le nouvel Empire allemand, Empire qui dispose d'une puissance militaire formidable et qui s'appuie sur de emnguo. fortes institutions, forme au centre de TEurope un État autrement influent et redoutable que ne Ta jamais été Tancien Saint-Empire \ Thomme habile qui le dirige a su imposer sa politique à l'Autriche et, grâce à Falliance de la Russie, peut être considéré comme l'arbitre de l'Europe.

Actuellement, l'Empire d'Allemagne comprend les 26 États suivants : États

Le royaume de Prusse ; ^^^ ^'**''"»"'''

Le royaume de BaYiôre ;

Le royaume de Saxe ;

Le royaume de Wurtemberg ;

Le grand-duché de Bade ;

Le grand-duché de Hesse ;

Le grand-duché de Hecklenbourg-Schwerin ;

Le grand-duché de Hecklenbourg-Strelitz ;

Le grand-duché d'Oldenbourg ;

Le duché de Bnmswick ;

Le duché d'Anhalt ;

Les États de la Thuringe, savoir ^. l"" les deux principautés de Renss, branche aînée et branche cadette; — 2** les Ernestinisch Sàchsische Lande, — grand-duché de Saxe-Weimar, — duché de Saxe-Meiningen, — . duché de Saxe-Cobourg-Gotha, — duché de Saxe-Altenbourg, — principauté de Schwarzbourg-Radolstadt, — principauté de Schwarzbourg- Sondershausen ;

La principauté de Waldeck ;

Les deux principautés de Lippe (Schaumbourg-Lippe et Lippe-Detmold) ;

Les trois villes libres de Lubeck, Brème et Hambourg ;

Le pays d'empire d'Alsace-Lorraine.

Formation territoriale de la Prusse \ — La monarchie prussienne, qui est aujourd'hui à la tête de l'Allemagne, eut une origine bien modeste; c'est autour de la Marche du Nord (Nordmark), fondée Nordmark. en 926 par Henri l'Oiseleur, que sont venus se grouper successivement les États du royaume actuel. Cette Marche, située sur la rive gauche de l'Elbe et destinée à arrêter les incursions des Wendes, fut aussi appelée Marche de SoHwedel, de la ville où résidèrent les premiers margraves. En 1134, Albert l'Ours, investi de la Marche du Nord par l'empereur Lo- Aibertrours. thairc, fut le premier margrave de la maison ascanienne. Il conquit le pays entier entre l'Elbe et l'Oder, en forma la Marche de Priegnitz et la

Margraves oscniiions.

Maison

do Huhen-

zollero.

Moyenne-Marche, et s'intitula margrave de Brandebourg; la Marche du Nord fut alors désignée sous le nom de Vieille-Marche. DdS villes furent fondées, des colonies allemandes et flamandes furent introduites dans le pays nouvellement conquis. Profitant des luttes des Guelfes et des Gibelins, Albert voulut s'emparer du duché de Saxe, mais il dut bientôt y renoncer et le restituer à Henri le Lion; toutefois Tempereur Frédéric Barberousse délia le margraviat de tous liens de dépendance vis-à-vis du duché de Saxe, le déclara flef immédiat de TEmpire et donna au margrave tous les droits régaliens. Ainsi se trouvait ouvert pour ce dernier le chemin à la dignité électorale. Albert abdiqua en 1168 et mourut en

Ses successeurs, les margraves ascaniens, conquirent la Marche de Ucker (Uckermark) et la NouYelle-Marche (Neumark), avec Custrin et Cottbus; ils acquirent aussi quelques villes de la Basse-Silésie, les margraviats de Haute et de Basse-Lusace, la plus grande partie de la Misnie et l'expectative de la Poméranie. En 1247, le margraviat se trouva au nombre des sept principautés qui formèrent le collège électoral. A la mort du dernier Ascanien, en 1320, commença un temps de troubles et de calamités pendant lequel le margraviat, considérablement réduit, appartint successivement aux maisons de Bavière (1324-1373) et de Luxembourg (1373-1415); sous ces derniers princes, il vint arrondir le grand empire germano-slave de Bohême, Moravie, Silésie et Lusace; . mais la i-éunion ne fut pas-'de longue durée.

L'empereur Sigismond, toujours à court d'argent, avait engagé pour 100,000 florins d'or la Marche de Brandebourg à Frédéric VI, burgrave de Nuremberg, d'une branche cadette de la maison de Hohenzollern ; lorsque la dette impériale se fut encore accrue de 50,000 florins d'or et qu'il n'y eut plus espoir de remboursement, l'électorat fut donné à Frédéric en pleine souveraineté et Tinféodation en fut solennellement faite en 1417.

Le premier Hohenzollern, Frédéric r% dont le patrimoine se composait des principautés de Baireuth et d'Anspach, commença par arracher le pays à l'anarchie, par soumettre la noblesse, par briser la puissance des villes; puis il chercha à reprendre à ses voisins les territoires perdus par les princes bavarois et luxembourgeois. La Priegnitz et TUckermark furent enlevées aux princes de Mecklenbourg et de Poméranie qui les avaient usurpées. Son successeur, Frédéric H de Fer, racheta la Nouvelle- Marche (Custrin et Cottbus) à TOrdre teutonique, reprit quelques villes de la Lusace et se lit restituer le comté de Wernigerode dans le Uai*z; ce fut lui qui fixa à Berlin la capitale de l'électorat (1448).

Le troisième électeur, Albert V Achille, le deuxième fils de Frédéric P',

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