‹ Géographie moderne [microforme]Chapitre 118 sur 143 · SAHARA · texte numérisé non relu

SAHARA

prospérité désert qu'il y ait sur le globe. La France y serait

contenue plus de huit fois. On applique généralement à la partie la plus orientale du Sahara le nom de Edrissi- désert do Lybie,

des Houe dis Drvision.-—Des voyageurs ont remarqué que le

ttaquèrent désert est divisé entre les tribus qui le parcourent, eet quin- comme Île serait un territoire cultivé. es limites ne partie sont fixées avec précision et observées avec scrupule. nols cher- Quelques oasis montrent leur riante verdure de arbarie, ct palmiers, au milieu de ces affreuses solitudes, et sont comme des îles au sein d’un océan. Vers le N. O. du désert,on remarque les oasis de Touât, de Tidikelt et de

si pes Gourara ; à l'E. de ces oasis, se trouve celle de e la Porte; Goléa, avec la ville dun même nom, la première étape ’une auto- des caravancs venant de l’ Algérie ; plus à l'E. encore rançais en est l’oasis de Ghôt. Dans Le S. du Sahara, se tronve

l'oasis pittoresque d'Asben ou d’Ahir, quia pour rapide. On capitale Agadès et où l’on rencontre aussi la ville

x. [ya d’Açouda.

e chèvres. Dans l'E. est l’oasis de Bilma. On remarque aussi 48 Le-hon à l'O. l’oasis de T'ychyt, dont le «ol est riche en sel pere gemme et dont les maisons sont bâties en blocs de $ AL ce minéral ; le pays de Tagant, le pays d’Adrar, et lourrissent, celui de Tiris.

l'argent, de Côres.--La côte de l'Atlantique est, dans ce pays, des carrié- iMmhospitalière et sauvage. On y remarque le cap mmun, On Bojador et le cap Blanc d’Arguin.

MonTAGNEs.—L’intérieur du Sahara offre des plaines couvertes de sables nus Cependant des observations récentes font voir qu’il y a, particulièrement vers le N., des montagnes plus hautes qu’on ne

L immense le croyait, et des aspects plus variés, plus pittoresnd de l'E. ques. Cà et là se trouvent quelques collines rocailà l’océan leuses, quelques monticules sablonneux, tantôt isolés, le ue tantôt formant des rangées d’ondulations. Les plus ur €

hautes montagnes du Sahara sont celles d’Ahagygar, lus grand dans le N. Vers la mer, on voit les montagnes

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Blanches, qui se terminent au ne Blanc, et les moritagnes Noires, au N. E. du cap Bojador.

Rivières.—On ne rencontre dans le Sahara que des rivières peu étendues : la plupart, après avoir arrosé les oasis, se perdent dans les sables. Quelquesunes se jettent dans l’Atlantique : telles sont le Rio de Ouro et la rivière Saint-Cyprien, entre les caps Blancs et Bojador, et la rivière de Saint-Jean, au S$, de la baie d’Arguin.

On croit généralement qu’une grande partie du Sahara n’est que le bassin desséché d’une mer qu’une grande convaulsion de la nature aurait fait disparaître, La quantité extraordinaire de sel dont ce désert est parsemé vient à l’appui de cette opinion.

CLixwaT.--Le Sahara est coupée à peu près vers le milieu par le tropique du Cancer. Les rayons du soleil y tombent verticalement une partie de l’année, et en fonr une véritable fournaise ; réfléchis par des plaines sablonneuses et par les cailloux blancs, ils produiseut un éclat éblouissant qui fatigue horriblement la vue. Des vents brûlants et d’une grande violence parcourent fréquem ment ces solitudes, et y soulèvent des nrasses de sable qui tourbillonnent dans les airs et roulent comme les flots d’une mer. Pendant la plus grande partie de l’année, l'air sec ct échauffé, conserve l’apparence d’une vapeur rougeàitre : on croirait apercevoir vers l'horizon les feux de

lusieurs volcans. Le phénomène du mirage y est fréquent : souvent le voyageur a cru voir dans le lointain une ville, des arbres, un beau lac, ct en approchant il ne trouve plus que des rochers nts et qu’une plaine sans eau.

Il tombe, du mois de juillet au mois d'octobre, une pluie assez abondante, mais nou dans toute l'étendue du Sahara, dont plusicurs parties ne sont jamais rafraîchies par une seule goutte d'eau.

Soz ET Propucrions.—Le sol eat inculte dans la

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t les mori- | plus grande partie du Sahara. Les oasis sont généralement fertiles. Les principales productions qui nourrissent la population sont le millet, le maïs, 1

hara que dattes et la gomme.

près avoir Quelques- PoPuLATION ET REL1G1ON.—-T! est très difficile de nt le Rio donner le chiffre exact de la population de cet imles caps .mense désert. On peut cependant dire qu’elle n’est pas an, au S. au-dessous de 2 millions d’âmes ; Arabes purs, Arabes mélangés de Maures, T'ouariks, Touats, Tibbous, partie du etc. Ja pluspart professent la religion musulmane,

ner qu’une

isparaître, désert est SUPPLÉMENT,

G£oGRAPHIE mISTORIQUE.—Le Sahara comprend en grande partie l’ancienne Zybie intérieure, habitée par les Gétules ctles Garamantes.

ns

rès vers le rayons du 7e :

le l’année, Hariranrs.—Les habitants du Sahara sont généralement js par des grands, minces et ont une constitution robuste, Les Touablancs, ils reg scnt assez blancs ; une pièce d’étoife leur voile la. figu-

® re ; ils sont pasteurs et nomades. Les femmes jouissent

> horrible- d’une liberté que l’islamisme ne leur accorde pas toujours. ne grande Les T'ibou sont noirs, quoique appartenant à la race caucatudes, et y sique. Les nomades du Sahgra connaissent assez la posinnent dans tion des constellations pour se diriger au meyen des étoiles :

ner. Pen- aussi préfèrent-ils marcher pendant les nuits plutôt que air sec et d'affronter pendant le jour l'ardeur d’un soleil dévorant,

Ces peuples sont la plupart guerriers, perfides, attaquent et

JOURS pillent les caravanes, ou font souffrir d'horribices traitements

les feux de aux malheureux blancs que les naufrages jettent sur la côte. rage y est Ces peuplades sont plus industrieuses qu’on ne serait d'abord ir dans le porté à le croire.

lac, ct en AnrImaux.—Les autruches errent à travers ces plaines ers nus et désolées. La chasse de cet animal offre un spectacle curieux ; une vingtaine de chasseurs, montés sur des chevaux d'octobre, extrémement agiles, vont contre le vent, en poursuivant dans toute l'oiseau ; celui-ci, fatigué de courir dans un sens où ke vent es ne sont s'engouffre dans ses ailes, se tourne du côté des cavaliers,

et cherche à passer à travers leur ligne ; alors iis entourent eau. : À

et le tuent facilement, Le lion, la panthère, les singes, ulte dans la d'énormes serpents remplissent le désert. L'animal le plus

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utile du Sehara est le chameau, qu’on à surnommé le vais seau du désert, Les marchants qui se rendent de la Barbarie dang la Nigritie, traversent le Sahara, réunis en caravaues qui comptent souvent jusqu'à 2,000 personnes et à peu près autant de chameaux, Le plus grand malheur que ces troupes de voyageurs aient à craindre, c’est que la cha. leur desséchante de certains vents n’absorbe l’eau renfermée dans les outres et celle des sources répandues çà et là : il est arrivé quelquefois que, ne trouvant pas d’eau aux endroits ordinaires, elles ont péri tout entières. Les caravanes ne se dirigent pas en ligne uirecte à travers le désert, qui n'offre aucune trace de chemin frayé, mais elles se détour: nent tantôt à l'E., tantôt à l’O., selon la position des oasis,

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