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SÉNÉGAMBIE

Érexpur.--Elle s'étend du N.au S. l’espace de 180 lieues ; elle a environ 200 lieues de l'E. à l'O. Sa latitude moyenne est 13° N.

Borxes.—Elie est bornée au N. et au N. E. par

le Saharz ; au S, E., par la Nigritie Scptentrionale ; au $., par la Guince Supérieure ; à l’., par l’Atlantique.

Division ET Virres.--la Sénégambie se divise en un grand nombre de petits étate, dont les plns remarquables sont ceux de Cayar, de Ghiolof, de Fouta, de Bambouk, célèbre par ses mines d’or : ceux de Fouta-Dialon, de Bondou, de Kaarta, de Gadiaga.

Trois nations européennes, les Français, les Ang'ais et les Portugais, ont des possessions dans la Sénégambie.

Les Français ont la plupart de leurs établissements sur les bords ou dans le voisinage du Sénégal. Le chef-lieu du gouvernement français du Sénégal est Saint-Louis, ville fortifiée, dans une situation peu salubre, sur une île du même nom, que forme le fleuve près de son embouchure ; elle a 15,600 habitants.

Les Aoglais ont des établissements sur la Gambie :

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SENÉGAMBIE. 991

Bathurst, chef-lieu de leurs possessions, est sur une petite île, à l’embouchnre de la Gambie. Ils possèdent aussi Albréda et Georgetown.

Les Portugais se sont établis surtout sur la Casamance, le Iüio de Cachco et le Rio de Geba; ils possèdent Cacheo, Geba, cte.

Côres ET 1LES.—Les côtes de la Sénégambie sont composées d'immenses terrains d’alluvion, presque noyés sous les eaux des rivières et à peine élevés audessus du niveau de la mer.

Le cap Vert est le point le plus occidental de l’ancien continent. Très près et an $., se trouve l’île de Gorée, qui dépend des Français, ce n’est presqu’un rocher ; mais elle offre un excellent mouillage. En avançant vers le S., on. rencontre Îles îles Bissagos, qui sont basses et très-fertiles (Hespérides de lantiquité). ÆElles appartiennent généralement aux Portugais.

MonNTAGNES ET RivViÈrEs.—C'est dans la partie méridionale que sont les principales montagnes. On remarque les monts Kong. Ces montagnes donnent naissance aux ficuves les plus importants dun pays : le Sénécal dont le cours est d’environ 500 lieues ; la Gambie et le Rio Grande sont les plus remarquables. Tous ces fleuves se jettent dans l'Atlantique.

Lacs.— Vers ia partie inférieure du cours du Sénégal sont deux lacs qui communiquent avec ce fleuve : le Cayar, nrès de la rive droite, et le N°? Gher ou Panié-Foul, près de la rive gauche.

Crirmar.—-La chaleur y est étouffante, et l’air œénéralement insalubre. Le climat serait insupportable, s’il n’était tempéré par la fraîcheur des nuits, et par les pluies abondantes et périodiques, qui tombent dans la saison qui correspond à notre été. Des ouragans furieux se font alors vivement sentir.

Sor, ET PBopucTions.—Dons l’intérieur des terres, l'aspect du pays est varié ; c’est un beau mélange de

plaines très-fertiles et de collines revêtues de la plus riante verdure ; il y a aussi d’épaisses forêts, formées de palmiers, de tamariniers, de papayers, de citronniers, d’orangers, de sycomores, de baobab, colosse du règne végétal, dont le tronc a souvent un dianè-

tre de près de 25 pieds.

Comuerce.—-Grand commerce de gomme, de poudre d’or, de dents d’éléphants, etc.

PoPpuLaTION ET RELIGION.— Environ 12 milions d'habitants. La plupart des habitants de cette contrée professent 17 mahométisme. Il y a aussi des fétichistes. La masse de la population se compose des trois peuples suivants : les Yolofs qui passent pour les plus noirs et les mieux faits de tous les nègres ; les Foulah, belle nation, d’un rouge noirâ. tre, ou d’un brun jaunâtre ; les Mandingues, nègres industrieux et commerçants, qui se rencontrent particulièrement dans l’E. et dans le S. |

GouvERNEMENT.-—-Le gouvernement de tous ces royaumes est absolu.

ans

SUPPLÉMENT

La côte fut, dès le XIVe siècle, visitée par des marchands de Dieppe et de Rouen, qui y formèrent plusieurs comptoirs. Ces établissements furent cédés en 1664 à la Come pagnie des Indes occidentales, puis aux Compagnies du Sénégal, enfin à la Compaynie des Indes orlentales, sous laquelle ils prospérèérent. Pris par les Anglais en 1768, rendus en 1783, repris en 1809, ils furent restitués à la France en 1814.

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