‹ Géographie moderne [microforme]Chapitre 16 sur 143 · PROVINCE DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

PROVINCE DE QUÉBEC

Erexpue.—La Province de Québec a 225 lieues dans sa plus grande longueur et 135 dans sa plus grande largeur.

Borxes.—Les bornes sont: aunord, la chaîne de

hauteurs qui sépare le versent de la Baie d’Hud- |

son de celui du Saint Laurent ; à l’est, le Labrador, la Rivière St. Jean, le Méridien qui passe par l’anse

au Blanc-Sablon, et le Golfe St. Laurent ; au sud,

Ja Baie des Chaleurs, la Rivière Ristigouche, une ligne irrégulière qui suit à peu près les Alléganys, le 45ème parallèle, jusqu’à ce que ce parallèle arrive au milieu du St. Laurent ; la ligne suit le milieu du fleuve jusqu’à la Pointe-au-Baudet; ensuite elle s’avance au nord-ouest, jusqu’à l'angle occidental de la Seigneurie de Rigaud, puis au nord-quait

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Mrres, c'est-à-dire jusqu’au lac Abitibbi.

Divisions.—La Province de Québec 8e divise en 60 comtés, qui envoient 65 membres à la chambre des Communes et 24 au Sénat (à Ottawa): elle se divise aussi en 20 Districts judiciaires et en 6 Diocèses. Les comtés se subdivisent en paroisses et en townships, (cantons.)

MoNTAGNE3.—On remarque trois chaînes de hauteurs. Au cap des Rosiers, sur le golfe St. Laurent, commence la chaîne des Alléganys ou Apalaches, qui sépare les eaux qui coulent vers le St. Laurent de celles qui coulent vers la baie des Chaleurs, la baie de Fundy et l'Océan Atlantique ; elle s’avance, vers le S. O., jusqu’à l’état de Vermont. Les Laurentides bordent la rive nord du St. Laurent depuis le Labrador jusqu’au Cap Tourmente, à dix lieues en bas de Québec ; de là cette chaîne s’en éloigue peu à peu jusqu’à l'Outaouais.

Sur la frontière dn nord s’étend cette longue arète ou chaîne de hautenrs, dont nous avons parlé

D en donnant les bornes.

Le point le plus élevé des Apalaches est la montagne de Ste. Anne ; on lui donre près de 4000 pieds.

Parmi les montagnes détachées, on remarque le

E mont Belæil, de 1100 pied, sur le sommet duquel se

voit ua joli lac ; et celles d’Yamaska, de Rougemont, de Ste. Thérèse, de Montréal, &c.

Rivières. —Presque teute la l'rovince de Québec appartient à deux versants. La longue arète qui détermine le partage des eaux du St. Laurent et de la Baie d'Hudson, forme le versant Sud, et les Apalaches forment le versant Nord. Les eaux de ces deux versants sont reçues et portées à l’Atlantique par le

majestueux St. Laurent, le second fleuve du monde par la masse de ses eaux, et sans contredit le premier par la facilité qu’il offre à Ja navigation. Des navires d'un tonnage assez considérable peuvent, à l’aide des canaux, se rendre à l'extrémité du lac Michigan, à une distance de près de 800 lieues. Parmi ses affluents, on remarque : au nord, POutaouais, le St. Maurice, le Saguenay, le Betsiamis, la Rivière-aux-Outarldes, le Manicouagan, la rivière Moiïsie, le Manitou, le Nitigamiou et le St. Jean; au Sud, la Rivière Richelieu ou Chambly, P'Yamaska, le St. François, la Rivière Nicolet, la rivière Bécanconr, la Chaudière, l'Etchemin, la rivière du Snd, la rivière Ouelle, la rivière du Loup, les Trois-Pistcles, la rivière Rimouski, la rivière Matapédiac; &ce. Parmi les rivières qui se rendent directement à l'Atlantique, on remarque: la rivière St. Jean et Jo Ristisouche, Les aflluents du nord prennent, presque tous, leur source dans la hauteur des terres qui sépare le bassin du St. Laurent de celui de la baie d'Hudson ; et ceux du sud prennent leur source dans les Apalaches.

Lacs.—-Los lacs St. Pierre, St. Louis et St. François sont des élargissements du St. Laurent. Le lac des Deux-Montagnes est un élargissement de l'Outaouais, à son embouchure ; au nord du fleuve, entre une foule d’autres, on remarqne: les laës Témiscaming, Abittibbi, St. Charles et Beauport, près de Québec, et St. Jeau, traversé par le Saguenay ; au sud, le lac Champlain, dont Ia partie comprise dans la Province de Québec prend le nom de Baie de Missiskoui, le lac Memphrémagog et le lac Mégantic sur la frontière du sud-est, le lac Témiscouata dans le comté du même nom, Métis et Matapédiac dans le conté de Rimouski, et une toul: d'autres.

ILEs.—[n remontant le fleuve St. Laurent on ren: contre une foule &îles, dont les plas remarquables sont

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les îles de la Magdeleine, habitées par environ 2000 pêcheurs : ces Îles font partie du comté de Gaspé ; l'Ile d’Anticosti, longue de 140 milles et large de 35, fréquentée seulement pour la chasse et la pêche ; les sept Iles; l’Ile-aux-Coudres, formant une petite paroisse ; l’Ile-aux-Grues, formant une autre petite paroisse; la Grosse-Ile, lieu de quarantaine pour le port de Québec ; l'Ile d'Orléans, divisée en 5 petites paroisses, longue de 19+ milles ct large de 5% ; l’île de Pads, de St. Ignace et un grand nombre d’autres, dar. le lac St. Pierre ; l'Ile de Montréal, dans laquelle se trouve la viüle de Montréal et 9 paroisses, longue de 33 milles et large de 11 ; l’île Jésus, séparée de celle de Montréal par la rivière des Prairies, divisée

Ben 4 paroisses, longuc de 22 milles ct large de 6 ; M Ile Ste. Hélène, devant Montréal, remarquable par

ses fortifications ; l’île Perrot, paroisse, entre le lac St. Louis et le lac des Dceux-Montagnes ; dans l'Ontaouais, l’île du Grand-Calumet ; au haut de la rivière Richelieu se trouve l'Ile-aux-Ncix, fortifiée pour fermer la route du lac Champlain, Caxaux.—Le St. Laurent est navigable pour les plus gros vaisseaux jusqu’à Québec, et pour ceux

d'un tonnage moins considérable jusqu’à Montréal,

Pour éviter le Saut St. Louis, on a construit le canal de Lachine, et pour franchir les rapides des Cèdres et des Cascades, celui de Beauharnois, entre le lac St. Louis et le lac St. François. Ces deux canaux per-

mettent aux vaisseaux de remonter le St. Laurent,

depuis le golfe jusqu'à lextrémité ouest de la

Province.

L'Outaouais est rendu navigable jusqu’à la Capitale fédérale à l’aide du canal Grenville, omnun aux deux provinces. La rivière Chambly est navigable jusqu au fond du lac Champlain par le ganal Chambly.

Chemins À Laisses.—Le Grand Tronc est une mmense ligne de chemins à lisses dont les terminus

sont larivière du Loup et le port Sarnia, à l'extrémité ouest de la Province d’Ontario ; ses principaux embranchements sont le chemin de KRichemond à Portland, dans l’état du Maine, ct le chemin d’Arthabaska à Nicolet. Une autre petite ligne met en communication la ville de Montréal avec le village de Lachine ; une autre, Laprairie avec la vilie de St. Jean.

Le Grand-Tronc traverse le St. Laurent sur le pont Victoria. Ce pont est un des travaux qui font le plus d'honneur à l’industrie humaine.

CaPtTaLE Er Vizces.—La Capitale est Québec, au confluent du St. Laurent ct de la rivière St. Charles, Les autres villes sont: Montréal, Trois-Rivières, Lévis, Montmagny, Berthier, Sorel, Terrebonne, tontes situées sur le St. Laurent ; Ste. Hyacinthe, sur PYamaska ; St. Jean, sur le Richelieu ; Sherbrooke, sur le St. François, traversée par la ligue de Portland.

CLrmar.— La Province de Québec, quoique située à la même latitude que la France, ce qui lui valut d'abord le nom de Nouvelle France, possède une température bien plus basse que ce Pays. Le climat est très-froid en hiver et très-chaud en été ; mais en général très-salubre. Les habitants parviennent à un âge assez avancé.

Ce qui caractérise le climat canadien, c’est le changement subit du chaud au froid.

SoL.—Le sol est assez fertile, mais en général il n’est pas bien cultivé. Les cultivateurs tiennent beaucoup trop à leur mode de culture, qui est À peu près celui de nos ancûtres, lors de l'établissement de la colouie française, pendant le siècle de Louis XIV.

Propucrions.—Les céréales, les légumes, le maïs, croissent presque partout. Le lin vient généralement bien. Parmi les fruits on peut citer : les pommes,

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surtout celles de Montréal, les prunes notamment celles de lIsle d'Orléans, les poires, les cerises, etc. Le raisin-franc et le tabac se cultivent surtout dans le District de Montréal. On récolte, dans tous les jardins, les melons, les courges, les concombres, etc. Les arbustes à baics remplissent nos boiset nos savannes. Nos forêts sont remplies d’une immense quantité de bois précieux. La belle collection de M. l'abbé Brunet, à l'exposition de Paris, a (té admirée de tout le monde. Les lacs et nos rivières offrent à la table canadienne une nourriture abondante et délicieuse. Les pêcheries du golfe sont pour nos marins une source intarissable de richesses.

Mintraux.--La Province de Québec ne laïsse rien à désirer sous le rapport des minéraux précieux et utiles. L'or de la vallée de la Chaudière est aussi abondant que celui des mines de l'Australie et de la Californie. On retire du bezu cuivre des cantons de l'Est, surtout à Acton, et d’exceilent fer dans la vallée du St. Maurice ; on en trouve aussi à Batiscan, à St. Urbain, etc. Ou vient de découvrir à la rivière Moisie d'excellents minérais de fer, dont l’exploitation promet de rapporter de grands profits à la compagnie qui vient &e se former.

Coumerce.—Tie St. Laurent, navigable depuis l'Océan jusqu'à Pextrémité ouest de la Province, offre une grande facilité à la navigation et an commerce. De plus, ie Grand Tronc la traverse presque d’une extrémité à l’autre et donne mille avantages au commerce intérieur. Les importations de la Province sont trop grandes si l’on considère le montant des exportations. On importe Îles marchandises sèches, les épices, la quincaillerie, la faïence, la verrerie, les vins, les boissons spiritueuses, les livres, la chapellerie, les ancres, les cordages, en un mot tout ce qui est nécessaire à la vie, et tout ce qui entretient le confort et leluxe; on ne doit excepter que les céréales et en général lcs comestibles.

Nos exportations consistent en bois de construction, madriers, donves, etc., céréales et farines, vaisseaux neufs, potrsse, lard et bœuf salés, pelleteries, beurre, poissons et huile, animaux, biscuit

sain-doux, etc.

PoPpuLaTIon.—Le recensement de 1861 donne à la Province de Québec une population de 1,111,566 âmes. En 1868, elle n’est pas au-dessous de 1,360,000. Près de 1,000,000 sont canadiens-français, le reste de cette population se compose de descendants d'Irlandais, d’Ecossais, d’Anglais, ete, qui s’y sont fixés depuis la conquête. Sur ce nombre 4876 appartiennent aux différentes tribus sauvages.

RELIGiON.—Les catholiques sont au nombre de 942,724 (recensement de 1861) ; le reste de la population suit les différentes communions protestantes.

GoUvERNEMENT.—Depuis le 1er Juillet 1867 le gouvernement local de la Province de Québec est constitutionnel. Il comprend trois branches : 1° le Lieutenant-Gouverneur, quia pour l’aviser son Conseil Privé, composé de 6 membres : Un Secrétaire Provincial, qui est en même temps Ministre de lInstruction publique ; un Trésorier ; un Conmmissaire des Travaux Publics ; un Commissaire des Terres ; le Président du Conseil législatif ; et un Solliciteur-général.

2° Une Assemblée Législative composée de 65 membres élus par le peuple pour 4 ans.

3° Un Conseil Législatif composé de 24 membres nommés À vie par le Lieutenant-Gouverneur en Conseil.

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GÉOGRAPHIE HISTORIQUE.—Nous n'indiquerons pas les phases par lesquelles le Canada a passé pour arriver à la Confédération de 1867 ; car nous supposons que l’histoire du pays est enseignée

jusque dans l’école de la plus pauvre paroisse de la

Province de Québec.

INSTRUCTION PUBLIQUE.—A l’époque de l'union des deux Canadas, les Canadiens-français étaient, il fant Pavouer, très-ignorants. Depuis cette date, l'instruction publique a fait des progrès étonnants ; la Province de Québec ne le cède aujourd’hui qu'à la Prusse. Parmi les jeunes gens âgés de 20 ans, on en trouve à peine 12 par ceut qui soient incapables de siguer leur nom. Le pays est redevable, en grande partie, de cet étonnant résultat à ses deux derniers surintendants, le Docteur Meilleur et surtout l'honorable P. J. 0. Chauveau, aujourd'hui ministre de Instruction publique. Le clergé canadien, de son côté, a favorisé par ses efvrts énergiques et éclairés les travaux de ces deux hommes éminents.

Etat de lInstruction publique pour l’année

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Quésec.—Cette ville, fondée en 1608 par Samuel de Champlain, est la pierre angulaire de la dominatiou anglaise dans l’Amériqne du Nord. Québer, puissamment fortifié par la nature et par la main de l’homme, doit être considéré comme la clef du pays. Cette ville est située sur le penchant d’un pro: montoire appelé le Cap-Diamant ; et, s’élevant en amphithéâtre au-dessus des campagnes voisines, elle offre un des plus beaux panoramas qu’il soit donné à l'œil de l'homiue de contempler. Son port est spasieux et peut contenir toute la marine royale de l'Angleterre. Il offre beausoup de ressemblance avec celui de Naples.

Cependant, Québec, avec toute la munificence dont la nature s’est plu à le combler, n’est pas une belle ville : ses rues sont étroites et mal pavées ; ses maisons sont en général mal bâties, à l’exception de quelques édifices publics, parmi lesquels on remarque : la Douane, l'Hôpital de la Marine, l'Université-Laval, l'Eglise des Sœurs de la Charité, la banque de Québec, la banque Nationale. La population de Québec, d’après le recensement de 1861, est de 51,109 âmes, dont 41,477 catholiques.

A trois lieues de cette ville, les étrangers vont admirer la belle cataracte de Montmorency.

Québec envoie trois députés à Ja chambre des Communes et un au Sénat.

MoxTrÉAL.—Fondée en 1642, cette ville s’accro:t plus rapidement que Québec. Elle est située au sud de l'Ile de Montréal, au pied de la petite montagne qui lui a valu son nom,en dépit de son religieux fondateur, M. de Maisonneuve, qui lui fit donner le beau nom de Ville-Marie. Montréal est certainement la ville la plus populeuse, la plus riche, la plus commerçante, et Îa plus industrieuse de Puissance du Canada. Elle doit la plus grande partie de ses avartages à son voisinage des grands lacs, des Etats-Unis, et à la richesse des campr

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gnes qui l’environnent de tous les côtés. Elle les doit aussi, il ne faut pas en douter, à l'esprit d'entreprise, à l’activité, à l'énergie de ses habitants. Sa population, d’après le recensement de 1861, est de 90,323 âmes, dont 65,896 catholiques.

Parmi ses édifices publics, on remarque l’église de Notre-Dame, l’Egiise du Gésu, l’église de St. Patrice, l'église anglicane, l’église St. Jacques, la Halle du Marché-Neuf, la banque Molion, et une foule d’édifices qu'on vient de bâtir. Un admire les quais de Montréal, la largeur de ses rues, surtout celle de Notre-Dame ; on n’épargne rien pour élargir ‘celles qui sont trop étroites. On admire aussi ses promenades publiques, ses jardins, et notamment le jardin Guilbaut.

Montréal envoietrois députés anx Communes et un au Sénat.

Trors-RiviÈres.—Cette ville, fondée en 1634, ne s'accroît pas ausai rapidement que ses deux rivales ; cela est dû à sa position pen avantageuse pour le commerce intérieur, Elle est située à l'embouchure du St. Maurice, qu se jette dans le St. Laurent par trois embouchures ; c’est ce qui lui a valu le nom de Trois-Rivières. Cette ville envoie un député aux Communes.

La Province de Québec, quoique très-&tendue, ne renferme pas un grand nombre de villes. Le pays n'offre pas encore de grands avantages à l’agglomération de la population : l’agriculture fait vivre plus des onze douzièmes de la population et la tient disséminée à la surface du pays.

ANiMaux.—Les chevaux canadiens sont renommés pour leur vigueur ; ils se vendent bien aux Etats- Unis. Les vaches et les moutons sont aussi recherchés.

Parmi les animaux sauvages et nuisibles au cultivateur, on remarque : l’ours, en petit nombre ; le loup, le loup-cervier et le renard ; ce dernier est recherché pour sa fourrure.

34 GÉOGRAPAIE.

Parmi les animaux non nuisibles, on distingue l'orignal et le chevreuil, auxquels nos chasseurs font une guerre continuelle ; le castor, la loutre, la martre et le vison dennent une fourrure des plus riches.

On ne remarque point de reptiles dangereux.

Les oiseaux Les plus aimés qu’on trouve dans nos bocages, dans nos forêts et sur nas grèves, sont : l'aigle, le faucon, l’orfraie, le huard, le martin-pêcheur, la perdrix, la bécasse, la tourtre, le rossignol, lo chardonneret, le rouge-gorge, les linottes, les fanvet. tes, l’ortolan, le goglu, le merle, le gobe-mouche, le gros-bec, l’oiseau-mouche.

Parmi les oiscaux de passage, on doit nommer : les cygnes, les grucs, les aies, les canards, les outarder, etc.

ASPECT GÉNERAL.— Gaspés'e.--Entourée des eaux du golfe St. Laurent ct de la baie des Chaleurs, la Gaspésie jouit d’un climat moins froid en hiver et moins chaud en été que le reste de la Province, La proximité de l'Océan est la cause principale dé cette différence de température. *

La Gaspésie forme un district judiciaire, dont les chets-lieux sout Percé et New-Carlisle. Elle se compose du comté de Gaspé, enr Je St, Laurent, et de calui de Bonaventure, sur la baie des Chaleurs. Cette presqu'île est traversée de l'E. à l'O. par les Alléghanys, dont le versant N, arrose le comté de Gaspé et le versant S., le comté de Bonaventure.

Le N.est plus montagneux que le. Les côtes de l'E. et du S. sont très-découpées, et forment plusieurs ports ou hâvres commodes et spacieux ; entre autres : le joli et pittoresque port de Gaspé, ceux de Peroé, de la

* Il est bon de faire remarquer aux étudiants que les variations de la température sont dues : 1° à Ia latitude des lieux ; 2° À l'élévation du 801; 3° à la position des lieux par rapport à la mer, aux rivières, aux lacs, etc.

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