‹ Géographie moderne [microforme]Chapitre 17 sur 143 · partie Le por rivière de ces · texte numérisé non relu

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Grande Rivière, de Pabos, de Port Daniel, de la Nou. velle, de Paspébiac, de New-Carlisle, de Bonaventure, de Cascapédiae, de Carleton, etc. Les côtes du N, sont plus arides et d’un aspect plus sauvage. Les principaux établissements sont ceux de la Grande- Rivière, du Mont-Louis, du Bassin de Gaspé. Les terres sur la baie des Chaleurs sont généralement meilleures que celles situées sur le golfe St. Laurent, L'intérieur n’est pas habité et contient des milliers d'âcres d’excellentes terres Ces deux comtés forment, avec celui de Rimouski, la partie S. du nouveau Diocèse de Rimouski.

I ya dans la Gaspesie du fer d'assez bonne qualité.

Tadoussae.--Sur la rive N du St. Laurent, à l'opposé de la Gaspésie, se voit le comté peu habité de Tadoussac, dont les habitants, presque tous pêcheurs, votent avec ceux de Chicoutimi. Ce comté a un «spect très-siuvage. Lo «ol, aride et assez bas sur le bord du fleuve, s'élève graduellement en approchant de la limite da N. Il est arrosé par un grand nombre de rivières, dont quelques-unes sont assez considérables ; elles prennent leurs sources sur la chaîne de hauteurs qui forme la limite N. du pays. Il se trouve un grand nomb'e de petits hâvres très-fréquentés en été par les pêcheurs ; les lus connus sont: les Bergeronnes, les Esconmins, nie Mille Vaches, Betsiamite, St. Nicolas, Sept Iles, Pointe-aux-Esquimaux, Natask ouan, etc.

Ces petits hâvres envoient à Québec beaucoup de bois et de poissons. On y trouve, surtout dans le N., un grand nombre de lacs, dont plusieurs sont trèsgrands et remplis de poissons.

À la rivière Moisie, et généralement sur une grande partie de la côte, il ya du minérai d’excellent fer. Le port des Sept-Isles, à sept lieues à l'O. de la rivière Moisie, deviendra important par l'exploitation de c:3 mines. On peut établir dans ce lieu des

manufactures et livrer au commerce une foule d’articles en fer et en acier qu’on se procure maintenant par l'importation. |

Ja plus grande parti de ce comté appartient au Di » èse de Rimouski.

Vallée du Saguenay—La vallée du Sagnenay est célèbre par la variété de ses sites grandioses, par ses majestueux paysages, par ses beaux lacs, ses vallons pittoresques et ses chutes, dont les premières se rencontrent à Ja distance d'environ 23 lienes de Tadoussac. Cette grande rivière est encaissée à son embouchure dans deux grandes arètes qui courent du S. E. au N. O, et qui s’en éloignent à 8 on 10 lieues de son embou:chvre jusqu’au N. du lac St. Jean.

Le charmant petit village de Tadoussac, à l’embouchure du Saguenay, a été visité par les premiers Français quise sont établis dans le pays. Il est aussi ancien que Québec ; ce poste était dans l’origine de la colonie très-important par la traite avec les Sauvages.

Rien n’est plus b'aa ni plus attrayant qu’un voyage en bateau-à-vapeur depuis Quéhec jnsqu'à la bair des Ha! Ha! Après avoir admiré la largeur et la beauté du St. Laurent, les caps majestueux qui le bordent sur Ia rive N. les belies paroisses qu’on aperçoit sur chaque rive, on entre dans une rivière qui offre, à son embouchure, peu de largeur, mais dont la profondeur est si considérable, que le bateau peut longer de très-près les rives Gans lu plus grande partie de son parcours. Des navires d’un grand tonnage la remontent jusqu'à la baie des Ha! Ha! pour prendre une cargaison du plas beau bois de construction. Le Saguenay fournit encore du bardean et du bois de chauffage.

La largeur de cette vallée est ex moyenne de 12 à 15 lieues. Avec celle du lac St. Jean, elle forme le beau comté de Chicoutimi, renfermant 21 paroisses

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ou établissements. C’est un district dont le cheflieu est Chicoutimi. Un Vicaire Forain réside dans ce grand et beau village.

Jette grande vallée, hérissée de montagnes auS,., renferme vers le milieu et le N. des terres arables très-fertiles, dont plusieurs milliers d’acres sont encore incultes. La grande vallée du lac ©t. Jean ne compte encore que quelques colons, et cependzut elle peut former des centaines de riches paroisses ; son soi est d’une grande fertilité. JLes eaux du Saguenay, de ses tributaires et du lac St. Jean sont rempiies de saumons et d’autres :xcellents poissons.

Les rivières Metabetchounn, Oujiatchouan, Mistassiui, Periboka, Assuapmoussonin, sont les principaux ributaires du lac St. Jean. Cette dernière rivière peut être considérée comme la continuation du Saguenay. Les lacs Kinogani et des Commissaires sont les plus considérables parmi une foule d'autres.

Jetez-vous dans un léger canot d’écorce, dirigé par deux robustes Montagnais, et parcourez rapidement dans toute sa longueur les eaux limpides du lac St. Jean. Vous voyez de tous côtés, sur le littoral, des forêts immenses couvrant une terre vierge et fertile ; iui, vous entrevoyez à travers le bois Îa hatte de quelques colons qui ont eu le courage de s'établir dans ces immenses solitudes ; à, vous rencontrez le bateau à vaneur de M. Price, traînant un lourd radeau de riche bois de construction. Cà et là, un saumon s’élance pour saisir une mouche qui rase la surtace du lac, ou qui s’est laissée choir en parcourant cette vaste nappe d’eau. Voilà le tableau qu'offre le lac St. Jean dans toute sa sublime et sauvage beautc.

Transportez-vous par la pensée snr ce lac, un &emi-siècle p'us tard. Vous vos embarquez sur un petit palais flottant attaché à une jetée devant uno petite ville c» juettement assise sur ses bords. Vous

apercevez de beaux et élégants villages, dont les clochers s’élancent dans la nue. Le lac est sillonné en tous sens par de nombreux petits vaisseaux ; peut-être même verrez-vous la famée d’une locomotive qui attend l'heure du départ pour se diriger vers Québec. Ce tableau d'imagination donne une idée de l'avenir réservé à cette partie intéressante de la Province de Québec.

Charlevoix.—Depuis le Sagnenay jusqu’au comté de Montmorency,sedéploie le grand comté de Charlevoix. Il compte 12 paroisses on établissements dont les plus belles sont celles de la Baie St. Paul, des Ebonlements et de 11 Malbaie (Murray-Bay) ; ces deux dernières possèdent chacane une jetée. Plusieurs citoyens de Québec, de Montréal et des Etats-Unis vont passer les chaleurs de l'été à la Mulbaie, On trouve de bonnes terres et de bons pâturages sur le fleuve ; mais en arrière, en avançant vers la limite N., on ne trouve qu’un terrain hérissé de montagnes, ou de hauts rochers ; d'innombrables petites rivières ou ruisseaux s’élancent de leur sein en écumant et viennent former dans les vallons de charmants petits lacs.

Le comté de Charlevoix forme un district dont la Malbaie est le chef-lieu.

Il y a du fer à St. Urbain et à la Baie St. Paul.

Rimouski à Lévis-—-Depuis le comté de Gaspé jusqu'à celui de Lévis, les établissements sont situés sur le St. Taurent ou dans le voisinage de ce flenve. Il n'y a qu'un seul rang de comtés. Au N. O. ïls touchent au St. Laurent, et, au S. E., à l'Etat du Maine ; ce sont : Rimouski, Témiscouata, Kamonraska, l’Islet, Montmagny et Bellechasse. Tous ces comtés sont riches et renferment de très jolis villages ; les plus beaux sont ceux de Matane, de Ste. Flavie, de Rimouski, des Trois-Pistoles, de Cacouna, très-fréquenté par les touristes ; de la Rivière du Loup, de Notre-

sis foi C1e)

PUISSANCE DU CÂNADA. 09

Lame du Portage, de Kamouraska, de Ste. Anne, de l'Islet, de Montmagny, de St. Michel, tous situés sur leSt. Laurent. Bien que ces comtés ne soient habités que près du fleuve, il reste vers le S., particulièrement sur le versant S, des Apalaches, beaucoup d'excellentes terres qui n’attendent que le colon pour donner d’abondantes récoltes, Tous les tributaires de la rivière St. Jean sont entourés des

lus belles et des plus riches terres avables du pays. Elles sont parscmées càù et là de charmants lacs de toutes graudeurs, Le Grand-Troncreliela Rivière du Loup à Lévis, et contribue dans une grande proportion au progrès de ces comtés. (Cette partie intéressante de la Province compte deux colléges las nes: celui de St. Germain de Rimouski et celui üe vie. Anne; une école d’agriculture à Ste. Anne ; plusieurs couvents, académies, et un grand nombre d'écoles modèles ; chaque paroisse possède plusieurs écoles élémentaires.

Sur les côtes, plusieurs petits hâvres donnent un asile aux nombreux vaisseaux qui portent les produits de ces paroisses an Marché de Québec. On trouve des jetées à Rimouski, à la Rivière du Loup, à St. Denis, à lIslet, à Berthier, à St. Jean de l'Isle d'Orléans et à St. Michel.

Lévis À Iluntingdon.—Du comté de Tévis à celui ‘: Huntingdon, les connés s’étagent

-de deux :: ‘insieurs rangs jusqu’à la frontière

S. de Ja ‘rovince. (Ceux qui bordent le St. Laurent sont : Lévis, Lotbinière, Nicolet, Yamaska, Richelieu, Verchères, Chambly, Laprairie, Chateauguay, Beauharnais et Huntingdon. Ceux qui longent la frontière des Etats du Maine, du New Hampshire, du Vermont et de New-York, sont :

Dorchester, Beauce, Compton, Stanstead, Brome, Missisquoi, iberville, St. Jean ; le comté de Huntingdon forme l'extrémité S. O. de la Province, Les autres sout placés cutre ces derniers et ceux qui

touchent le St. Laurent ; ce sont : Mégantic, Arthabaska, Wolf, Richmond, Drammond, Bagot, Shefford, St. Hyacinthe, Rouville et Napierville.

Cette partie de la Province est crès-riche, si elle n’est la plus riche. C’est une vaste plaine ; on n’y voit que quelques collines, et à leurs pieds s’ouvrent des vallées riantes et de belles forêts. Le climat des comtés du S. estplus doux que celui des comtés qui bordent le St. Laurent. Les terres sont fertiles et produisent en abondance les céréales. La vigne réussit en quelques endroits, et nous croyons que bien cultivée elle réussirait dans la plus grande partie de cette zone, Les lacs sont nombreux et très-poissonneux,

Dans le comté de Dorchester se trouve l’établissoment très-prospère des Pères Trappistes. Ils ont une ferme qui se trouve dans le canton Langevin, et qui peut servir de modèle aux colons qui ouvrent la forût.

Les rivières qui arrosent cette vaste région coulent duS. E. au N. O. Les plus remarquables sont celles de Richelieu, d’Yamaska, de St. François, de Nicolet, de Bécancourt, d’Etchemin. (Celles de Chambly, d’Yamaska ct de St. François sont navigables sur une grande partie de leur parcours.

Le canal Chambly ouvre une communication par cau depuis le St. Laurent jusqu’à l'extrémité S, du lac Champlain. Cette intéressante rivière, connue autrefois sous le nom de rivière des Iroquois, et gz’on appelle encore rivière Richelieu coule dans une vallée riche et délicieuse.

A cette rivière se rattachent des souvenirs historiques qui remontent aux premiers temps de notre histoire. C’est sur ses bords, ou sur ceux du grand lac qui lui sert de couronne, que se fit entendre la première détonation de l’arme à feu et que le Sauvage reçut le premier plomb meurtrier de l’Européen qui venait lui ravir ses terres de chasse. Sur ses rives ou sur celles du lac Champlain s’élovèrent suc-

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elle n’y rent des qui proissit ivée ette eux, [SSGune

PUISSANCE DÜ CANADA. 41

cessivement les célèbres forts de Richelieu, de Sor:!, de Chambiy, de St. Jean, de St. Frédéric, de Carillor, etc. Là des héros, des héroïnes même, se distinguèrent par des combats ou par des actes de courage qui ont fait enregistrer leurs noms dans l’histoire de la Nouvelle-France. Dans des temps plus rapprochés de nous, des Canadiens égarés ont versé leur sang à St. Denis et à Chambly, pour revendiquer de justes droits.

Les noms des bourgs, des villages et même des ccmtés forment une sorte de tableau historique qui nous rappelle le souvenir des hommes importants quis’y sont illustrés sous la domination Française. Le Régiment de Carignan ayant été licencié, quelques compagnies restèrent dans le pays ; les officiers obtinrent des Seigneuries sur les bords du Richelieu ; et les soldats, devenus censitaires, leur rendirent ‘ foi ethommage. ”

Le Grand-Tronc traverse cette zone et n’a pas peu contribué à son développement et à son progrès. Quoiqu’elle soit la plus peuplée du pays, elle possède cependant des milliers d’acres d’assez bonnes terres encore couvertes de forêts, surtout dans le voisinage des Etats-Unis.

Les colléges de Nicolet, de St. Hyacinthe et de Stanfold (Princeville) se trouvent dans cette partie de la Province. Les couvents et les autres institutions importantes sont trop nombreux pour que nous puissions les indiquer tous dans cette courte description. |

Sur le St. Laurent, on rencontre des jetées devant tous les villages importants situés sur le littoral du fleuve.

Montmorency à Pontiac.-- Depuis le comté de Montmorency jusqu’à l'extrémité occidentale de la Province, se déroule une longue suite de florissants comtés ; ils ne forment qu’un seul étage sur le St. Laurent ou l'Outaouais, à

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l'exception du comté de Montcalm. Tous sont bornés au N. parle territoire de la Baie d'Hudson ; ce sont : Montmorency, Québec, Portneuf, Cham-

pain, St. Maurice, Maskinongé, Berthier, Joliette, -

Assomptior, Terrebonne, Des Deux-Montagnes, Argenteuil, Ottawa et Pontiac ; dans l’angle formé par l'Outaouais et le St. Laurent se trouvent les deux riches comtés de Vaudreuil et de Soulanges. L'île Jésus forme le comté de Laval, et l’île de Montréal, ceux de Hochelaga et de Jacques Cartier.

Cette contrée peut se diviser en deux longnes zones : 1° celle du fleuve, qui est presque toute habitée ; 2° celle qui se trouve près de la frontière N. ; cette dernière compte peu d’établissements et peut fournir à la colonisation des millions d’acres de terres fertiles, particulièrement dans la belle vallée du St. Maurice et dans celle de l’Ontaouais.

L’Outas: vis, qui reçoit les eaux d’un grand nombre de tributaires, est d’une longueur d’environ 225 lieues. Les nombreux points de vue qu’on y rencontre sont très-pittoresques. Sur la plupart des cours d’eau, le gouvernement a fait constraire des canaux, des écluses et des glissoires. Uu magnifique pont suspendu, placé devant Ottawa, unit les deux Provinces.

La rivière Outaouais est navigable pour des bateau: à vapeur, depuis les chntes de la Chaudière jusqu’à la tête des Rapides des Chats ; ce lac est relié à celui des Chônes par un petit chemin À lisses ; la navigation redevenne libre, un petit bateau à vapeur se rend jusqu’au Portage-du-Fort. Plus loin, la rivière est navigable pour de petits bateaux jusqu'aux Rapides des Joachims.

C’est de cette vallée que sort la plus grande partie du bois de construction qn’exporte la Province.

De l'embouchure du St. Maurice aux Grandes Piles, distance de 40 milles, la navigation est interrompue par les chutes de Shaouénigane et par des

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rapides. Au-dessus des Grandes Piles, un bateau-àvapeur navigue jusqu’à la Tuque. Ensuite la navigation est interrompue sur une longueur de 34 milles jusqu’au grand Détour. De là, le St. Maurice devient de nouveau navigable. Des Grandes Piles à :

source, cette belle rivière est navigable sur un parcours de 196 milles sur environ 260 milles

Cette partie du pays a été colonisée la première et renferme Îles premières institutions classiques et de charité qui furent fondées : le Séminaire de Québec, le collége des Jésuites, le couYent des Ursulines, l’'Hôtel-Dieu, l'Hôpital Générale, et plus tard, le Séminaire de St. Sulpice, le couvent des Dames dela Congrégation à Montréal, les colléges de ‘Terrebonne, de Ste. Thérèse, de lAssomption, de St. Laurent, etc. |

Cette zone est beaucoup plus accidentée que celle qui se déroule au S. du St. Laurent. Près du fleuve, dans le voisinage de Québec, le sol est assez élevé ; en approchant des Trois-Rivières, il s’aplanit et est exposé tous les ans aux inondations à l’époque de la débâcle. Vers le nord, on rencontre des collines et des montagnes dont les cîmes sont couvertes de forêts de pins, de sapins, etc. Les vallées sont belles et riantes, et couvertes de riches pâturages. Des milliers de lacs sont parsemés cà et là sur cette étendue de près de 29 mille lieues carrées.

Le fleuve St. Laurent est navigable depuis le commencement de mai jusque vers la fin de novembre. Plus de 1500 navires remontent ce fleuve jusqu’à Québec dans cette saison, et près de 300 jusqu’à Montréal. Ils nous apportent les produits des pays étrangers et s’en retournent chargés de bois de construction, de farine, etc.

La compagnie du Richelieu a relié Québec à Montréal par une ligne de splendides bateaux à vapeur ; le Québecet le Montréal sont des ‘palais flottants dont seraient fières les premières Puissances

maritimes de l'Europe. Une autre ligne de bateaux à vapeur relie Québec aux Provinces du golfe.

Pour résumer ce coup d'œil général sur la topographie de notre belle Province de Québeo, nous dirons qu’il est bien peu de pays où la nature offre autant d’attraits, autant de grandeur, autant de spectacles pittore-ques et majestueux qui méritent d'attirer l'attention de l'étranger. Descendez le cours du St. Laurent, pénétrez dans l'intérieur du pays : partout vous rencontrerez des sites riants, de sublimes beautés de tous les genres. Sortez de Québec, et faites une excursion de pêche à St. Raymond. Vous vous étonnez de trouver dans cette grande paroisse de 26 rangs des beautés que vous étiez loin de soupçonner. (C’est une petite Suisse : des montagnes superbes, des vallons verdoyants, de jolies rivières, et une centaine de lacs revêtant toutes les formes et encaissés dans des n:ontagnes et des collines, d'innombrables ruis. seaux qui s’élancent de leur sein en écumant et formant des nappes argentées. C’est dans ces paisibles lieux que lindu-trieux castor construit sa chaussée.

Parmi les nombreux villages que vous rencontrez échelonnés sur le St. Laurent, choisissez au hazard : vous en trouverez à peine un senl qui ne vous présente quelques points de vue ou quelque beauté qui mérite d'attirer vos regards. Acrcoutumés à contem. pler une grande nature, nous sommes, en général, indifférents à toutes ces merveilles quo nous offre partout lo pays.

Les Européens, les Anglais entre autres, vont admirer en Suisse les lacs, les glaciers ct les autres sauges beautés de ce petit pays. Ils n’y voient assurément rien de plus sublime.

Un petit chemin à lisses qui relierait cette paroisse à Ja ‘ville de Québec, serait trèsavantageux à cette partie du pays Nous som-

PUISSANCE PU GANADA. 45 mes heureux d'apprendre qu’on s'occupe de ce projet ; ila toutes les chances de succès. Ce chemin aura pour but de procurer du bois de chauffage à la ville de Québec.

Les rives des lacs St. Charles et Beauport sont visitées par une foule de touristes.

Avec les immenses ressources agricoles, minières et forestières, qu'offre partout la Province de Québec, on explique difficilement ce courant de jevnes émigrants qui se dirigent vers les Etats-Unis, pour aller chercher une fortune que certainement ils trouveraient dans la patrie, si chère à tout homme de cœur, s'ils avaient assez de courage ct d'énergie pour exploiter la forêt, le sol, les mines ou les pêcheries. Il est étonnant, et en même temps afligeant, de penser que moins de 14 million d’âmes se trouvent à l'étroit sur un territoire riche et fertile de plus de 125 millions d’acres. Au moment où des milliers de Canadiens s'exilent volontairement et vont, porr un faible salaire, épuiser leurs forces à l’Ctranger, plus de dix millions d’acres d'un terrain fertile et vierge sont laissés dans limproduetion du triche et de la végétation forestière. Pui:se l'étude du pays éclairer ces jeunes gens et les attacher au sol quiles a vus naître et qui, nous n’en doutons nullement, peut nourrir une population plus du double de celle qu’il nourrit maintenant ! Hst-ce la liberté qu’ils vont chercher sur la terre étrangère ? Après avoir parcouru les cinq parties du Monde, ils se convaineront que jamais pays n’offnit plus de liberté que la Puissance du Canada, sous la protection du drapeau britannique.

46 GÉOGRAPHTF.

Lnste des comtés, des paroisses, des cantons (townships) et des principales institutions qu'ils renferment. COMTÉ DE L'ASSOMPTION.

L'Assomption, VillageetCol- St. Henri de Mascouche. lége. St. Lin.

L'Assomption, Paroisse. St. Roch.

L’Epiphanie, St. Paul l'Ermite. Ben Lachenaie, St. Sulpice. Ste, Repentigny. St. ( COMTÉ D’ARGENTEUIL, * Arundel. Morin.

Chatham. Montcalm. sn De Salaberry. St. Jérusalem. Bucl Grenville. St. André. ee Gore. St. Jérôme: St. Ç Harrington. Wentworth. St.

COMTÉ D'ARTHABASKA. | Arthabes*a Chester, Ouest, Des Arthabaskaville. Horton. pa Aston. Maddington, j de Blandford. Stanfold. L. e« Bulstrode. Tingwick. ano Chester, Est. Warwick.

COMTÉ DE BAGOT. Bona Acton. St. Pie. Carle St. Dominique. Ste. Rosalie, es Ste. Hélène. St. Simon. DE St. Hugues, Couvent. Upton. ss St. Liboire. en COMTÉ DE BEAUCF. Mar ris Marlow.

ylmer. Price. B Dorset. Shenky, ne Worsyth. St.Elzéar. Varn!

* Les Comtés accompagnés d’un astérisque (*) sont ceux Bouc! qu’on appel'e anglologues ; ce sont ceux dont les limites ne Boucl peuvent être changées sans le consentement de leurs représens Char tants. Cham

Long,

PUISSANCE DU CANAI'A.

Gayhurst. St. Frédéric.

Jersey. St. François, Lambton. St. Georges.

Linière. St. Joseph.

Ste. Marie de la Beauco, Cou- Tring.

vent et Col. Ind.

COMTÉ DE BEAUHARNOISe

Beauharnois. St. Louis de Gonzaque.

Ste. Cécile. St. Stanislas de Kotska.

St. Clément. St. Timothée.

COMTÉ DE BELLECHASSF,

Armagh. St, Lazare, Beaumont. St. Michel, Couvent et Col.

Buckland. Ind.

St. Charles. St. Raphaël.

St. Gervais, Couvent. St. Valier, -CONTÉ DE BERTHIER, Berthier, Paroisse. Lavaltrie. Berthier, Village et Couvent. St. Barthélemi. Brandon. St. Cuthbert.

Isie du Pads. St. Gabriel.

Lanoraiec. St. Norbert.

COMTÉ DE BONAVENTURB.

Bonaventure. Maria.

Carleton, Couvent. New-Carlisle.

Cascapédiac. Matapediac.

Cox. New-Richmond.

Port-Danitel. Nouvelle et Shoolbred, Hamilton. Paspébiac:

Hope. Ristigouche.

Mann.

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