‹ Géographie moderne [microforme]Chapitre 45 sur 143 · RÉPUBLIQUE DE L'ÉQUATEUR · texte numérisé non relu

RÉPUBLIQUE DE L'ÉQUATEUR

Erenpue Er Bornes.——Au nord, la Nouvelle- Grenade ; à l'E. le Brésil ; au sud, le Pérou; à l’O., le Pacifique. L’équateur lui donne son nom et la traverse au nord. Superficie : 190,000 lieues carrées.

Drvision.—Ce pays se divise en trois départements : ceux de Quito, de Guayas et de l’Azuay ; ils sont subdivisés en 9 provinces.

Monracnes.—-La chaîre des Andes parcourt cette république du N.au S. Elle ÿ présente d’énormes pics volcaniques, tels que le Chimboraço, qui s'élève à près de 20 milles pieds ; le Cayambé, dort le sommet majestueux est précisément sous l’équateur ; le Cotopaxi, qui est le plus redoutable des volcans de notre continent, 2te. Les Andes forment là, comne dans la Nouvelle-Grenade, plusieurs chaînes parallèles, dont deux principales. Entre les sommets de ecs imposantes Cordillières, s'étendent des plateaux trèsfertiles et bien peuplés.

Rivières.—Le Guayas, qui se jette dans le golfe du même nom, estle seul cours d’eau remarquable du versant du Grand Océan. A l’est des montagiies, s'étendent de vastes déserts, arrosés par de nombreux affluents de la rive gauche de lPAmazone, dont le cours supérieur est désigné sous le nor. de Tunguragua ; les principaux de ces affluents sont le Putumayo ou Îç&, qui charrie des sables aurifères ; le rapide Napo et le Tigre.

Caprraze Er Vizres.—Ls capitale est Quito, située presque sous l'équateur, sur le versant du Pichinchà, à près de 9600 pieds au-dessus du niveau du Pacifique. Les rues sont tortueuses at les maisons assez mal bâties. On y compie 80,000 hahitants. Des tremblements de terre l’ont souvent bouleversée, particulièreinent en 1859. Les principales villes sont : Guayaquil, port important, Cuenca, Loja, etc.

Gozrrs.--Le golfe de Guayaquil est le seul enfoncement considérable qu'offre la côte de cette contrée. On y remarque les caps Guascama et de Ste. Hélène. Près de la côte se trouve l’île de Puna.

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Mines.—La république de l’'Equateur possède des mines d’or et de riches salines.

CLIMAT ET Sor.—Dans les parties basses, le climat est chaud et humide. Le froid est assez vif dans les montagnes. Le sol est tertile,

Propucrions.—Celles de la Nouvelle-Grenade.

CouMERCE.—Cacao, indigo, tabac, quinquina rerommé, coton, céréales et beaucoup d’espèces de fruits ; on y exporte une quantité considérable de chapeaux dits panamas.

PoPuLATION ET RErIG10:T.— Environ 1,109,000 habitants, presque tous catholiques.

GouvERNEMENT.—Le gouvernement de l’Equateur est républicain. Il est composé d’un président, élu tous les q'iatre ans, et d’un congrès formé de deux chambres : celle du sénat et celle des représentants.

SUPPLÉMENT

GÉOGRAPHIE HISTORIQUE.—Cette contrée était autrefois soumise à l'Espagne, et fut ensuite comprise, quelque temps, dans leS. O. delarépublique de Colombie. Elle répond à peu près à l’ancien royaume de Quito ; et depuis 1831 eile a adopté 5a forme actuelle de gouvernement.

À 185 lieues dela côte O. est le groupe d’ilesdes @alapagos ou des Zortues. Il fut découvert par les Espagnols. Ces îles sont souvent visitées par les navires qui vont à la pêche de la baleine et du cachalot (1). Les deux plus considérables s'appellent Albemarle et Narborough. Celle de Charles ou Fioriana a reçu une petite colonie d’Equatoriens.

(1) Le cachalot est un mamifère cétacé, dont les dimensions égalent celles de la baleine. C’est dans ses intestins qu’on trouve la substance appelée ambre gris.

RÉPUBLIQUE DE VÉNEZUELA.

BorNes.—Au nord, la mer des Antilles ; à l’est, l'Atlantique et la Guyane anglaise ; au sud, le Brésil ; à l’o'test, la Nouvelle-Grenade.

Division.—-En 20 Etats.

MonTaGnes.--La plus orientale des chaînes que forment les Andes dans la Nouvelle-Grenade, entre dans le Vénézuéla, s’y étend, versle N. E., sous le nom de Sierra Nevada, de Merida, de Sierra de Truxiilo, etc.; elle se termine au promontoire de Paria, en face de Pile de la Trinité ; elle sépare les eaux qui coulent vers la mer des Antilles de celles qui se rendent à l'Atlantique. Au sud, près du Brésil, on trouve la Sierra Pacaraina et la Sierra Parime.

Rivières.--L’Orénoque est le principal fleuve de ce pays ; ses principaux affluents sont : le Caroni, la Meta et l’Apure.

Ce fleuve communique avec le Rio Negro, affluent de l’Amazone, par un canal naturel très-remarquable, nommé Cassiquiare.

Lacs.—Au sud du golfe de Macaraïbo, s’étend un grand lac du même nom, long de près de 45 lieues et large de 27. Ses eaux sont habitueilement douces, quoiqu'il communique avec le golfe. La navigation yest facile, même pour les gros vaisseaux. On remarque encore le lac Valencia.

Gorrxs ET BAïEs.-La mer des Antilles forme le long golfe de Cariaco, de Maracaïbo, sur Atlantique ; les 50 bouches de l'Orénoque forment un golfe dun même nom ; un peu plus au nord, on remarque le golfe de Paria.

CAPITALE ET VILLEs.—-Caracas ou Léon de Caracas est la capitale de cette république. Elle est située

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J'ACAS \tuée

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au milieu d’une délicieuse vallée, non loin de la mer des Antilles, sur laquelle elle a le port de La Guayra, Elle a donné le jour à Balivar. On y compte environ 55,000 habitants. Les autres villes principales sont ; Puerto-Cabello, place forte ; Valencia, Aragua, Maracaïbo, Varinas, Cumana, Barcelona, Saint-Thomas de Nueva-Guayana, port de mer important, sur l'Orénoque, etc.

Czimar ET Foi.-—-Le climat est chaud, plusieurs points de la côte sont très-malsains, et ravagés chaque année par des maladies dangereuses, : surtout par la fièvre jaune. La région du V'énézuéla, située au nord de lOrénoqne, renferme de riches vallées, qui sont les parties les plus peuplées ; on y voit de belles forêts et de fertiles pâturages.

Au N. O. de ce fleuve, s'étendent les Zanos. Dans la saison de la sécheresse, qui dure six mois, ces plaines sont privées de végétation et Lues comme des déserts sablonneux. Durant les six autres mois, les rivières, gonflies par les pluies, débardent, se confondent et couvrent le pays de vastes nappes d'eau ; le aol, fertilisé par cette inondation, se pare aussitôt d'un tapis de verdure, et en peu de temps les herbes deviennent tellement hautes qu’un homme à cheval, dit-on, sy trouve parfaitement cacné. Les pluies sont acoompagnées d’orages terribles ; elles commenceut en novembre et finissent en avril.

PrRopucrions.—Toutes celles des pays tropiques, cntre autres : la salscpareille, la vanille, le caoutchouc, qui découle de l’arbre appelé hévée.

Les forêts du Vénézutla renferment d’excellents bois de construction, de marqueterie et de teinture, Parmi les nombreux palmiers, on distingue le palmier géfé, qui donne une huile excellente,

Caumercr.—Caté, indigo, tabac, cacao, quinquina, bois d’éhénisterie, coton, sucre et autres productions des tropiques,

L'industrie n’a pas fait plus de progrès que l’agriculture sur ce sol constamment bouleversé par la guerre civile.

PoPuLATION ET RELIGION.—-1,200,000 habitants professant presque tous le catholicisme.

GouverRNEMENT.—Le gouvernement est une république fédérative composte de 20 Etats. Le pouvoir législatif appartient à deux chambres, le sénat et la chambre des représentants, Le pouvoir exécutif ert confié à un président élu pour quatro ans par les vingt états fédéraux.

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SUPPLÉMENT

GéocRAPmtE HISTORIQUE.—La république de Vénézuéla, formée de l’ancien gouvernement espagnol de Caracas, a composé, de 1821 à 1830, la partie la plus orientale de la république de Colombie, Ce pays, qui est beaucoup plus grand que la France, renferme plus de 500,000 lieues carrées, et n’a cependant qu'une population de 1,200,000. Entre les mains d’un autre peuple il aurait bientôt quintuplé sa population et ses richesses,

Antuaux—Les couguars ct les jaguars sont communs. Il y a, dans les forêts, d'innombrables singes et des espèces variées de perroquets, entre autres, les aras. Toutes les rivières sont remplies de caïmans ; on trouve dans les eaux marécageuses beaucoup de xymnotes électriques, poissons assez semblables aux anguilles et qui peuvent tuer, par leurs violentes décharges électriques, les animaux les plus robustes. Le serpent curaïma est un des reptiles les plus dangereux de ce pays,

Mines.—Il se trouve des mines d'or près de la Guyane. C’est dans l’intérieur de cette partie de l'Amérique que des relations fabuleuses ont placé le grand lac Parime, sur les bords duquel des palais construits, disait-on, de l'or que l’on retirait du lac, avaient fait donner au pays environnant le nom d'Æl-Dorado, c'est-à-dire le pays d'or,

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