GUYANES ANGLAISE, HOLLANDAISE ET FRANÇAISE
BorNes.—=Les Guyanes sons bornées au N, et af N. E. par l'Atlantique ; au S., par l’empire du Brésil et à l’O., par le Vénézuéla.
Division.—Cette contrée, assez vaste, forme trois colonies : celle de l’O. appartient à l'Angleterre, celle du centre, à la Hollande, et la troisième, qui est la plus vaste, à la France.
MonTAGNES.—Le sol est généralement peu élevé, Les côtes sont bordées presque partout de terrains bas et marécageux, couverts de forêts impénétrables, À peu do distance des côtes, s'élèvent de petites collines qui courent parallèlement au rivage. Dans l'intéricur, on remarque des groupes irréguliers de montagnes, coupés de plaines sablonneuses, de savanncs et de forêts vierges, qui offrent toute la richesse, tout le Inxe de végétation des régions équa: toriales les plus fertiles. Les monts Tumucumaque forment la limite méridionale de la Guyane française,
Rivières.—Une multitude de fleuves et de riviètes descendent des hauteurs et sillonnent le pays dans tous les sens ; dans la saison des pluies, ces cours d’eau débordés couvrent les savanes et baignent le pied des forêts ; avec le beau temps, ils rentrent graduellement dans leurs lits, et les terres qu’ils abandonnent se couvrent biontôt d’une vigoureuse végétation.
Czimar Er Soz.—Le climat est chaud et malsain, mais ne l’est pas autant qu’on le croit généralement. La saison sèche et la saison pluvieuse y règnent alternativement deux fois dans le cours de l’année. I'action des vents alizés, les forêts etle grand nombre de cours d’eau diminuent beaucoup l'intensité de la chaleur ; durant la nuit, la température est tellement rafraîchie par les brises de la mer, que même, dans l’intérieur, on est souvent obligé d'allumer du feu pour se réchaufler. Les fièvres qui attaquent les nouveaux arrivés ne sont pas dangereuses. Le «ol est extrêmement riche.
Propucrioxs.—Il y a, dans toutes les Guyanes, de riches plantations de sucre, de café, de cacao, de coton, d'indigo, de vanille, et en général tous les produits des pays tropiques. Les forêts de la Guyane renferment de nombreuses espèces d’arbres précieux pour toutes sortes d'usage, et magnifiques par leur aspect : le faramier, l’ourate, le cotonnier sauvage, le patavoua, tellement touffu qu’un seul couvre une cabane pour 25 personnes ; le vouag, l’outapa, le balata, l’angelin,, trop durs pour être travaillés ; l'hévée, qui fournit la gomme élastique, etc.
Cox .EercE.--Les Guyanes exportent les produits dont nous avons parlé en parlant des productions.