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LA PLATA, OU RÉPUBLIQUE ARGENTINE

ment s'accélère encore, que les colons dos diverses origines se portent de préférence sur les centres d'appel déj;\ pleins de leurs coropalriotes, et la Plata hébergera peut-Otre un jour plusieurs nations distinctes.

Les provinces préférées par les colons sont Buenos-Ayres, Santi-Fe, Enire-Rio?, Corrienles et Cordova. De là le flot de l'émigration atteindra les autres États, puis débordera sur les contrées limitrophes. L'estuaire de la Plala sera pour l'Amérique dile latine ce que la Nouvelle-Angleterre fut pour l'Amérique dite anglo-saxonne, le pays inilialeur, et en quelque sorte la seconde métropole.

Dans les cinq provinces modifiées par l'immigration, l'origine européenne domine presque exclusivement, malgré d'anciens mélanges avec les indigènes. Dans les aulres provinces, le sang est hispano-indien, et en certains districts purement indien. Dans beaucoup de vallées andines du nord-ouest, dans l'État de Santiago del Estero, dans une partie des provinces de Jujuy et de Salta, dans de petits recoins de Catamarca, l'idiome quichua domine encore, mais l'arrivée prochaine des convois d'émigrants va lui faire perdre pied devant l'espagnol. Dans Corrienles, les Indiens Guaranis ont aussi persévéré en plus d'un endroit dans leur langage, que près de li, le Paraguay a conservé tout à fait inlact.

L'élément nègre eut très-peu de part à la formation de la nation argentine, le climat n'exigeant pas de bras servilcs comme dans les régions tropicales et équitoriales. Les Charmas, Indiens virils qui habitaient entre le Paraguay et l'Uruguay, avaient la peau noire. Ils ne sont plus, mais l'anéantissement de leur mince peuplade coûta, dit un hisioricn castillan, « plus de sang espagnol que les armées réunies de Montezuma et des Incas. »

Presque, tous les Argentins professent le catholicisme,

Buenos Ayres (en français bon air)^ sur la rive droite de l'estuaire platéen, large en ce travers de 50 kilomètres, est une ville régulière, industrieuse, très-animée, très-commerçante, la Nouvelle-Orléans de l'Amérique du Sud. Son port n'admet pas les grands navires, et les vaisseaux calant trois mères doivcul ancrer à dix kilomètres du bord. Cependant

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Bucnos-Ayres a l'espoir de devenir une des premières cités du globe. On y compte déjà 180,000 habitants, connus en Amérique sous le nom de Portefios (habitants du port), et l'fcltal qu'elle régit renferme le quart de la population argentine.

En face des côtes de la Patagonie, loin en mer, un archipel important relève de l'Angleterre : ce sont les Iles Falkland, les Malouinos des Français.

Cet archipel embrasse 1,230,000 hectares, en 190 îles, avec 086 habitants seulement. Les deux îles principales ont pour traits distinctifs des côtes indenlées de fiords, souvent trempée? de pluie cl visitées par des vents violents; dans l'intérieur (mont Adanis, TOC» mètres), pas d'arbres, de vastes tourbières, de nourrissants pAturages. Le climat, d'une salubrité parfaite, rappelle i\ peu près celui des rivages du Cotentin. Au dtbut de l'année ITOi-, Hougainvillc y installa une colonie d'Acadiens qui s'étaient réfugiés en France après la ruine de leur nation, mais cette colonie se dispersa bientôt.

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