‹ GéographieChapitre 20 sur 21 · GÉOGR. RECLUS. — I · texte numérisé non relu

GÉOGR. RECLUS. — I

mais son égal en sainteté, le chef des Calottes Rouges ou prêtres mariés, le bogdo-lama, le « plus excellent de^ joyaux du Panchan Rimbochi, » a son habitation dans une ville à laquelle on accorde également 50000 âmes : Digarchi ou Ghigatzé, qui s'appelle aussi Tachi-Loumpo, sur un tributaire de droite du Yarou.

li'arehlpel Ja|ionai9. Nippou et le Fon^ift-yama* Voleana Japonais. — En face du delta du fleuve Bleu et du fleuve Jaune, de la Corée, du littoral mantchoux que la Chine a cédé à la Russie, cinq grandes îles et trois mille cinq cents à quatre mille petites forment Tarchipel Japonais ou Japon.

Des cinq grandes îles, celle du nord, montueuse, fort étroite et fort allongée, Saghalien, vient de disparaître dans Tempire Russe. Les traités n'en avaient point absolument disposé de la sorte : d'après eux, la moitié seulement de Saghalien appartenait au tsar et le mikado commandait à l'autre moitié ; ou plutôt l'île était encore indivise entre les deux potentats. Mais l'un des deux est le pot de fer, l'autre le pot de terre, et le Japon, qui ne craindrait pas d'attaquer la Chine, quinze fois plus peuplée que lui, n'aurait sans doute jamais osé réclamer impérieusement la moitié de ce domaine,, comme aussi la Russie ne l'aurait jamais offerte ; et tés Japonais ont eu la sagesse d'abandonner leurs droits sur Sag^al^n moyennant la cession de l'archipel des Kouriles. .

Depuis que le Japon a perdu Saghalien, il n^a plus que AO millions d'hectares, l'étendue de 65 à 66 de lios départements, et une population tour à tour évaluée à 18, à 25,

à 30 et môme à 40 millions d'hommes, et définitivement fixée par un dénombrement récent à un peu plus de 33 millions. Mais ce recensement est-il exempt de faute?

Les îles japonaises, rangées en arc de cercle, enferment la mer intérieure du Japon, dangereuse par ses brusques tourmentes, ses écueils, ses bancs et ses coraux.

Le Fou()ji-yama.

On en sort, au sud, par le détroit de Corée, encombré d'îles, dont lune, Tsou-sima, a tenté, par sa situation favorable et ses ports, les Russes qui s'y étaient installés par fraude, mais ils ont dû l'abandonner. L'issue septentrionale est la passe de Tarakaï, ou manche de Tatarie, si étroite qu'on la nia longtemps et aue Fîle isolée par

elle du continent, Saghalien, passait pour une péninsule. A Test, enfin, on débouche sur la haute mer par des canaux ouverts entre les grandes îles.

A partir du midi, par où vinrent les envahisseurs qui policèrent les indigènes de larchipel, les îles du Japon se suivent ainsi : les Eiou-Khiou avec 700 000 hectares, 250000 habitants. Japonais bouddhistes mélangés de Chinois; Kioasion, grande de 4 millions d^hectares; Sikok, vaste de 2 millions; Nippon, aussi appelée Niphon ou Japon, qui a 23 à 24 millions d'hectares, Téso ou Matsmaï, qui en a 9 millions, enfin les Koariies.

Toutes ces îles, de la moindre à la majeure, portent des montagnes, dont plusieurs trop hautes pour jamais perdre la couronne de leurs neiges, excepté cependant quand bouillent les chaudières de ces sima ou de ces yama presque tous volcaniques : alors, du fond de la cuve, par tension continue ou par efforts de saccade, des roches liquides montent en bouillons ardents jusqu'à la gueule du volcan, puis tombent des bords de la coupe en rivière enflammée, et fondent en quelques instants l'éternel hiver des névés.

Le plus haut des monts japonais, le noble Foudji-yama (5729 mètres), se lève dans Nippon, non loin du rivage méridional de cette première terre de l'archipel Japonais. Aucune contrée du monde ne dresse un pic de plus fière allure que ce cône merveilleusement régulier, mont sacré du peuple de ces îles. Aussi a-t-il reçu de ses admirateurs et de ses adorateurs le nom de Montagne sans pareille s'il est vrai qu'il faut traduire ainsi les mots de Foudjiyama (littéralement : Montagne pas deux) y que d'autres expliquent par Mont du Bonheur. De sa tête on voit treize provinces. Son cratère, silencieux depuis 1707, a trois kilomètres détour et une profondeur d'environ 200 mètres. Aux temps du « vieux Japon, » séparés de nous par quelques années à peine, une barrière entourait cette sainte montagne et s'ouvrait par quatre portes, chacune donnant sur une avenue bordée de temples, de couvents, de sanc-

Site japonais.

tuaires et d'hôtels dont les maîtres étaient de très-haute noblesse. Les femmes, paraît-il, n'avaient le droit de gravir qu'une seule fois par cent années ce volcan que les Japonais disent être sorti du sol dans la convulsion où se fit l'effondrement occupé maintenant par le lac de Mitsoù, près de Miako (285 ans avant notre ère). Dans l'île de Sikok, le Tsana-yama, qui fume encore, ' dévora 40 000 vies dans un désastre fait d'éruptions, d'inondations soudaines et de tremblements de terre. Un volcan de l'Ile de Kiôusiou, l'Unsen, dont le cratère engloutit les chrétiens précipités dans son gouffre il y a trois cents ans, marqua la fin du siècle dernier par une éruption ^terrible : son sommet craqua dans les airs, des fleuves bouillants descendirent du cratère, et peu de temps après, le Miyi-yama, son voisin, asphyxia 53000 Japonais dans des fleuves d'eau et de boue.

Climat, fertilité, charme extrême, beauté du Japon.

— Un climat insulaire, humide, tempéré, salubre, étend sur l'archipel entier son influence qui adoucit et modère. Ainsi que l'Europe occidentale, le Japon a le bonheur d'être frôlé, sauf Yéso, par un « courant du Golfe, » le Kouro-sivo, que nous appelons courant de Tessan, du nom du marin qui en reconnu;t l'existence. Kouro-sivo signifie en japonais le Torrent Noir ; ses eaux sont, en effet, d'un bleu sombre. Venu des régions équatoriales du Pacifique, il l'emporte en chaleur de six à sept de- * grés sur Ja mer dans laquelle il coule au travers de Yédo. Quand il a quitté les parages de Nippon, il incline à l'est, frappe la Californie, puis prend le chemin du sud pour rentrer dans la cuve tropicale.

Quoique sous les latitudes de l'Europe méridionale et du nord de l'Afrique, le Japon n'est point très-chaud, mais la température y a bien plus de douceur, bien plus d'égalité que dans la Mantchourie et la Chine septentrionale. D'ailleurs, le Japon, s'allongeant dans la direction du nord au midi, change de climat sous ses diverses la-

titudes ; Yéso, pays renfrogné, que ne chauffe pas le Kouro-sivo, que froidit le vent des terres, rappelle l'Ecosse par son climat, ses arbres résineux, sa mer poissonneuse, ses rivières où le saumon joue dans l'eau transparente entre des rives de basalte; comme l'Ecosse a dans le Tay le^ plus abondant torrent de l'archipel Breton, Yéso possède le maitre 'fleuve du Japon, l'Ichikari, qu'un lit étroit dans la roche volcanique irrite soixante-treize fois en rapides. Plus au sud, le thé, le coton, réussissent dans Nippon, terre privilégiée où les pluies estivales créent une végétation brillante ; Kiousiou donne l'orangé et la banane ; les Liou-Khiou la canne à sucre. El le climat du Japon ne se modifie pas seulement à mesure qu'on marche du nord au sud, il varie aussi singulièrement, mais cette fois en devenant mauvais, quand on passe du versant oriental, réchauffé par les haleines du Kouro-sivo, au versant occidental, qu'affligent et glacent les vents continentaux.

Le sol, fait en maints districts de roches volcaniques délitées, exubére partout où les Japonais en prennent soin, or ces insulaires ne sont pas hommes à perdre un pouce de terrain ; ils travaillent la montagne en terrasses aussi haut qu'ils peuvent piocher. La terre leur prodigue les arbres, les fruits, le riz, les légumes; la bonté du climat, les pluies fréquentes, l'eau prise aux torrents, viennent en aide à la fécondité naturelle, et le Japon est un immense parterre, un verger mêlé de forêts, de lacs et de roches rougeâtres. Les marins, les soldats, les touristes et les marchands européens qui ont fait le tour de ces îles, qui ont vu leurs plages frangées, leurs ravissantes campagnes, et dans le fond le sévère profil des monts et les pyramides gracieuses des volcans, ont voué au Japon un ardent souvenir. C'est là, disent-ils, que tout s'harmonise et s'unit en merveilleux tableaux, principalement sur les rivages du Souvo-nada, autrement dit du grand lac marin à trois passes compris entre Nippon, Sikok et Kiousiou.

Les Japonais, leur langue, leurs religions, leur rapide aiijuration du passé. — Les Japonais se disent issus du croisement de gens arrivés des Kouriles avec un peuple autochthone, parent des indigènes de Fonnose; mais il y a lieu de croire que la race indigène dont ils descendent est celle des Aïnos, et ilest possible que les envahisseurs qui modelèrent ces Aïnos aient été des Malais; il y a de nombreux traits communs entre les Malais et les enfants du Japon : dorps, tète, taille, teint, expression du visage, qualités, défauts, semblent témoigner d'une parenté proche entre ces deux familles de la plèbe mortelle. Les Japonais repoussent fièrement toute idée de filiation chinoise, toutefois ils ont évidemment subi des infusions plus ou moins abondantes, plus ou moins répétées de sang sinique, et leurs traits ne le démentent point : de figure plate, de taille peu élevée, glabres comme les fils de Han , ils sont laids , toutes exceptions à part, mais leurs jeunes filles ont presque toujours une adorable gentillesse.

Comparés aux innombrables sujets du populeux Empire, les Japonais ont droit au premier rang. Us sont aussi habiles à tirer parti de leur mer, de leur sol, de leurs plantes, de leurs métaux; ils sont aussi patients ( non sans indolence ) , aussi ingénieux , et on les dit plus virils, plus ouverts et plus aimables. On les juge plus capables que les hommes de Pékin, de Sou-tchou, de Canton, de passer de leur civilisation à la civilisation de l'Europe. De tous les peuples non aryas, nul ne passe pour être si près de nous, et à tort ou à raison, si préparé à nous suivre dans la voie de ce que nous appelons le progrès.

La langue japonaise, différente de la chinoise, paraît avoir quelque ancien parentage avec les idiomes mantchoux ou mongols. Son grand malheur est d'être étouffée comme le chinois dans un labyrinthe de signes figuratifs compliqués à l'infini. Elle a beaucoup pris à l'idiome de l'empire du Milieu, qu'on peut regarder

Japonais.

jusqu'à un certain degré cpnîme le langage littéraire et savant de l'archipel,

' C'est l'apostolat des anciens prédicateurs bouddhistes, tous venus de Chine, qui contribua le plus à donner droit de cité aux lettres chinoises dans l'archipel Japonais. Cette doctrine, aujourd'hui la plus répandue, n'a pas chassé la yieille religion de Kami, que nous appelons le plus souvent, à la chinoise, ïa religion de Sinto; elle s'est plutôt entée sur elle : les deux cultes ont mêlé leurs dieux, leurs saints, leurs rites, leurs absurdités, leurs légendes, ils vivent fraternellement côte à côte, et souvent le même temple sert aux deux confessions. Il y a environ cinq fois plus de térat ou temples bouddhistes que de mias ou temples sintistes. Au fond, malgré cent cinquante mille temples et couvents, les Japonais sont indifférents en matière de religion.

A peiuQ si quelques années nous éloignent du temps où le Japon était plus fermé que la Chine elle-même aux « barbares » de l'Europe. Jaloux de son indépendance, très-épris de lui-même, fort de l'axiome que le forain c'est l'ennemi, l'empire du Soleil Levant se gardait doublement contre les gens du dehors : en coupant la tête au non-Japonais qui débarquait sur les terres du Nippon, en levant le sabre légal sur le Japonais qui cherchait à sortir du pays. On ne rougissait pas de livrer au glaive le malheureux pêcheur sauvé d'un naufrage par le dévouement des étrangers. Mais l'empire du mikado a renié ces lois de sang ; le Japon n'est plus le cachot des Japonais; il ne demande plus aux gens du dehors leur tête pour droit d'aubaine, il ouvre au reste des hommes des ports de plus en plus nombreux; avant longtemps nous les verrons tous libres, et bientôt ce peuple sera entraîné dans le tourbillon général. Déjà quelques Japonais vont travailler dans les plantations de la mer du Sud ; d'autres, suivant un grand courant chinois, se portent vers la Californie; enfin nous en voyons beaucoup dans les maîtresses villes de l'Europe, facilement recon-

naissables à leur teint, à leur visage, à leui*s pommettes ressortantes : ces derniers sont, en général, des fils de famille, des jeunes gens riches qui viennent apprendre nos langues, étudier nos arts, nos sciences ; et on se loue de leur rapidité de compréhension, de leur zélé au travail et de leur politesse.

A la veille des événements qui ont transformé le Japon dan3 tout son être, le pouvoir suprême appartenait au mikado ou daïri,* prince résidant à Miako. Protégé tour à tour par chacun des grands vassaux, ce monarque avait pour lieutenant du pouvoir exécutif un seigneur nommé taïkoun, en résidence à Yédo. Depuis les dernières années du seizième siècle, le taïkoun, tout en continuant à se dire l'humble sujet du mikado, avait réduit te souverain officiel à la réalité de roi fainéant; ilétait reconnu comme le suzerain des dix-huit grands daïmios ou gokchis, princes feudataires ayant chez eux droit de haute et de basse justice. Avec les 34 i petits daïmios, ces 18 grands gokchis formaient une féodalité robuste, semblable à celle qui se disputait l'Europe au moyen âge. Aujourd'hui, le pouvoir du taïkoun et celui des daïmios ont été brisés ; le mikado, redevenu vraiment roi, s'efforce de « civiliser » son pays, mais il le fait avec emportement ; et, à force de singer sans discernement l'Europe, il s'expose soit à perdre son peuple en lui enlevant toute sève originale, soit à perdre son œuvre en préparant pour l'avenir une réaction terrible.

%'illes. — Le Japon a plusieurs villes au-dessus de cent mille âmes.

Yédo ou TokiOy dans l'ile de Nippon, sur les bras de rOkava, était la capitale du taïkoun, et le mikado résidait à Miako : depuis que le mikado a repris le pouvoir au taicoun, il a transporté sa cour à Yédo, qui est maintenant la seule métropole du Japon, et qui, malgré cela, n'a guère que 700 000 habitants, tandis qu'elle en renfermait plus de i 500 000 il y a quinze ans. Yédo se baigne

654 / GÊOGRAPHrE.

aux bords d'une baie profonde et magnifique, à 75 kilomètres du Foudji-yama, à portée de la chaîne élevée de Hankoui. Sur les 8 500 hectares de cette ville, qui a 38 kilomètres de tour comme Paris, se mêlent des rues de maisons à un étage, quinze cents temples, des couvents, des palais de daïmios, des jardins, des champs, des bouquets d'arbres. L'ancien palais du taïkoun, forteresse isolée par un fossé profond, a 8 kilomètres de pourtour. — En suivant la baie d'Yédo, dans la direction du sud, on atteint, à 24 kilomètres de la grande cité, le port de Yokohama (100:000 hab. ), récemment encore simple hameau de pêcheurs.

Miako s'appelle aussi Kioto, mais elle ne mérite plus ce nom, qui veut dire la capitale, la résidence, depuis qu'elle a perdu son rang de métropole par le départ du mikado pour Yédo. Également située dans l'île de Nippon, Miako, riveraine du fleuve .Yéda-gava* qui sort du grand lac de Bivako, est, ou du moins était avant que le mikado la quittât, la Rome des pèlerins du Japon et le Paris de ses artistes. Sur 700000 habitants (aujourd'hui 567000), elle avait plus de 50 000 prêtres, avec 500 temples, dont un qu'enlaidissent des statues de dieux en nombre immense, 555355, dit la voix populaire. En descendant le Yédagava, à 50 kilomètres de Miako, à une faible distance au-dessus de l'embouchure du fleuve, obstruée par une barre dangereuse, on trouve Osaka (550 000 hab.), ville de métiers et de commerce.

Dans l'île de Kiousiou, KumamotUy simple chef-lieu d'une petite province, n'enferme pas moins de 300 000 âmes. Elle n'est pas fort éloignée du port de Nagasaki (100000 âmes), qui a des volcans dans son voisinage. Nagasaki est un avant- poste de l'archipel Japonais en face de la Corée et de la Chine. Son excellent climat en a fait le sanatorium de Chang-haï. Une petite île de ce port,

* Ou plutôt Yéda, gava signifiant rivière.

Décima, resta longtemps le seul point de Tarchipel où les Hollandais pussent s'établir, et il n'y avait alors, parmi les Européens, que les Hollandais qui eussent le droit de fouler le sol japonais. — Kagosima, autre grande ville de l'île de Kiousiou, passe pour être habitée par 200000 personnes.

Oii a comparé Yéso à une grossière tète d'éléphant, la trompe au sud. Dans cette île, couverte de forêts, qui a 80 000 Japonais, et qui serait capable d'en entretenir quarante à cinquante fois plus, Hacodaté borde le détroit de Tsongar, creusé entre Yéso et Nippon : peu de rades japonaises valent celle d'Hacodaté, encadrée par des montagnes; l'un de ces monts, nuit et jour, menace les hameaux dont il fait la fraîcheur et la beauté : c'est un volcan que n'a pas glacé l'âge, et qui palpite encore de 1 000 mètres de hauteur.

Les AVnos. — Dans le nord d'Yéso, dans le sud de Saghalien, dans les Kouriles, arc-de-cercle d'îles volcaniques allant des fournaises du Japon aux volcans du Kamtchatka, vivent encore une vingtaine de milliers d'Aïnos.

Les Aïnos dominèrent jadis sur de vastes domaines : ils possédèrent une partie de la Sibérie orientale, le Kamtchatka, le Nippon septentrional, jusqu'au jour où les Mantchoux commencèrent à les resserrer peu à peu sur le continent, et les Japonais dans les îles. 11 n'y a pas d'humains si chevelus, si barbus, si velus. Eux-mêmes se disent issus d'un chien et d'une déesse, mais on ne sait vraiment à quelle race joindre ces sauvages vêtus d'écorce et vivant dans des cabanes de feuillage, bruns cuivrés comme ils le sont au milieu de peuples jaunes, velus au milieu de nations sans barbe, ayant les yeux droits quand leurs voisins les ont obliques. Ils sont petits ou moyens, avec des membres robustes ; ils chassent, ils pèchent et ne cultivent ppint.

656 GÉOGRAPfflE.

Les Aïnos adorent Tours et vont si loin dans leur amour pour cet animal qu'ils font allaiter les oursons par leurs femmes. Ils ont évidemment contribué à la naissance 'de la nation japonaise, peut-être même en formentils l'élément intime plutôt que les envahisseurs qui civilisèrent l'archipel; mais aujourd'hui le peuple de l'empire du Soleil Levant les méprise, et ils répondent à ce mépris par une haine craintive.

FIN DU PREMIEn VOLUME.

Petitesse de la Terre 1

La mer et les pluies, le soleil et les climats 5

Puissance de l'altitude , 1-i

Provinces géographiques 17

Nombre des hommes. Guerre et colonisation. Injustice des forts.

Acclimatement. . .' i9

Uaces et religions 26

Étendue de l'Europe. Sa supériorité dans le monde 33

Comment l'Europe est séparée de l'Asie 34

Les deux Buropes, la continentale et la péninsulaire. Courant du Golfe. 36

Montagnes de l'Europe. Les Alpes et leurs frimas éternels 40

Les Européens : Latins, Saxons et Slaves. Les cinq grandes langues . . 46

ROTAUME-UNX

La Manche. Petitesse de l'État, puissance du peuple 52

Angleterre : le pays, sa côte, sa plaine, ses monts, son doux climat. . 53

Le peuple anglais. La langue anglaise et son grand avenir 60

Villes 66

Pays de Galles 69

Ecosse : firlhs, monts, torrents et lacs 71

Le peuple écossais : Lowlanders et Higlanders 76

Villes 78

Irlande : climat très-doux, verdure admirable. Bogs 78

Le peuple irlandais, sa fécondité, sa misère, son exode, sa vieille langue. 80

GÉUGU. ll£CLUS. — !.. 42

Villes 85

lies : Wight, Anglesey, Man, Iles Nonnandes, Sorlingues, Hébrides, Oi> cades, Shetland 85

hi Baltique, le Saint-Lautent d'Europe 90

Climat. Monts et neiges 91

Fiords, rivières, lacs et cascades 92

Suéde 97

Norvège 99

Laponie IW

Iles : Œland, Golland, Lofodèn, Kvalœ 104

Spitzberg. lOS

DANEMARK

lies : Seeland, Laaland, Falster, Bomholm, Fionie. Jutland, Slesvig-

Holstein 108

Islande 112

Oural. Plaine russe. Steppes. Terreau Noir 120

Volga 125

Kèva, Don, Dnieper. Les Cosaques 132

Climat 138

Grands Russes^ Petits Russes. Races diverses 140

Pologne 143

Provinces Baltiques : Esthonie, Livonie, Courlande. Œsel, Dago .... 146

Lithuanie . 148

Finlande. Laponie russe. Iles d'Aland 150

Crimée 154

Villes 156

Monts du Sud, plaine du Nord 159

Rivages. Rivières. Climat 164

Allemand. Langue allemande 170

Prusse 175

Saxe 176

Grand-duché de Bade 176

"Wurtemberg 178

Bavière 180

Villes 182

table; des matières.

AUTAIGBB

Danube 187

Pays d'Alpes : Tyrol, Carst, Dalmatie 192

Hongrie et Transylvanie : Puszta et Mezœseg 196

Galicie et Bukovine 200

Bohême et Moravie 201

Nations diverses : Allemands, Slaves, Hongrois, Roumains, Italiens, La-

dins, Roumanches 203

Gisleithanie et Transleithainie . . 210

Villes 214

L'Escaut, la Meuse *,..." v . . 21

Belgique flamande 218

Belgique wallonne ^ 221

Villes 224

BOLLAMDE

Le Zuiderzée 226

Hollande alluviale . 226

Hollande sablonneuse et tourbeuse .... ......<...... 230

Les Hollandais, leur langue. 231

Villes 232

Luxemboui^ 234

Alpes suisses 235

Inn, Rhin, Rhône, Tessin 237

Climat. Quatre pays et quatre peuples 243

Suisse allemande 244

Suisse française 244

Suisse italienne 246

Suisse roumanche 246

Villes . . . 249

. Détroit de Gibraltar. L'Europe africaine. • . . . . 250

Plateau central : Castilles, Manche, Estrémadure. . 251

Région cantabrique : Pays Basque, Asturies, Galice 261

Région de l'Ebre : Aragon et Catalogre 264

Baléares « 266

Valence et Murcie Ï30

Andalousie 273

Caractère. Langue. Diffusion de l'espagnol hors de TEui-ope 277

VUles Î82

Serras, Portugal du I^lord, Portugal du Sud 288

Race lusitanienne. Cosmopolitisme des Portugais 292

Lan ;^ue portugaise et sa diffusion boi-s d'Europe 292

VUles 296

Situation. Etendue 500

Haute Italie : Piémont, Lombardie, Vénétie 301

Italie péninsulaire : Toscane, Pays Romain, Pays Napolitain 508

Italie insulaire : Sicile 517

Malte 52J

Sardaigne . 5Î4

Caractère. Langue. Religion 526

Villes 530

Les Balkans. Le Danube et les fleuves côliers 539

Races diverses, nations ennemies : Turcs, Albanais, Grecs, Slaves, Kou-

mains 545

Nations positives et nations négatives 549

Pays soumis : Rouraélie 550

Macédoine . . .• K2

Thessalie 554

Albanie 556

Herzégovine 55"

Bosnie 558

Bulgarie , ... 559

lies : Crète, Thaso, Samothraki, linbro, Limno 362

Pays tributaires : Roumanie ou Moldo-Valaquie 562

Serbie ou Servie • ^

Monténégro 568

Villes 370

Grèce ancienne et Grèce moderne 573

S«"fd« ! '. 575

Morée ^ 5^

lies; Eubée, Sporades, Cyclades, iles lonniennes [ \ 'sgi

Les Grecs. Sont-ils Grecs ou Slaves? Le Magne ♦ . . . 386

Villes 39t

Structure massive. Vaste étendue 595

Monts. Plateau central 395

Climat 401

Régions diverses : Sibérie, Amour, Touran 402

Japon, Chine 404

Inde, Indo-Chine. 405

Arabie 406

Asie Mineure, Éran 407

Asie centrale 408

Nombre d'habitants. Religions 410

Yermak, Sibir, la Sibérie 411

Oural. Altaï. Monts Kamtchadales 412

Fleuves: Obi, Jéniséî, Lena, Amour 414

Climat .421

Grand avenir. Races. Villes 422

Saghalien : 420

ASIE CENTRALE RUSSE

Les Kirghises. Le Sémirietchensk, le Balkach, la Dzoungarie 427

Sir-Daria, Amou-Daria, Aral 430

Races. Villes 432

TRAMSGAUGASIB

Le Caucase. La Koura, l'Araxe 436

Diversité de peuples et de langues. Progrés des Russes 439

Arménie Russe 441

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