I. Région du Nocd
Le Danemark, renonçant à de vaines réclamations ' du côté de la Suède, s'était attaché à compléter ses possessions dans la péninsule danoise , en terminant par la même occasion ces funestes différends avec la maison de Gotiorp qui avaient tant contribué au déclin de sa puissance.Le royaume (capitale Copenhague, dans l'île de Seeland), comprenait donc alors tonte la péninsule danoise, bornée, du côté de l'Allemagne, par le cours de l'Elbe, ' les Etats du Hanovre et da Mecklcmbourg : \eJutland (nord-Jutland)(l),leSJe$wy sud-Julland), où les possessions du roi étaient autrefois entremêlées à celles du Holstein-Goltorp, mais qui depuis 1720 lui appartenait entièrement, et le Holstein, au sud de l'Eyder , devenu comme le Slesvîg, la propriété exclusive du roi. (2)— Déplus, lesiLBS situées entre les deux péninsules, l'Ile de Fionie % qui
(1) Il renfermait, du N. au S., les diocèses (TAalborg, de Fïborg, tfAarhus et de Reypen.
(2) Moyennant 1a cession du duché d'Oldenbourg à la branche de Gottorp (1773) : on y distinguait les pays de Dïthmarten, àt Wageren et de Stormarcn. Déjà en 1 761 le roi avait recueilli la part du duc de Ploen, en vertu d'un pacte de succession. Il avait aussi réuni tout le comté de Pinnêberg : la famille de6 comtes de
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forme le petit Bftlt avec le Jutland, et le grand Belt ivec l'île de Seçland,.ies îles de Seeiand, de Langeland, le Laland, de FcUster, et de Moen, au débouché du, grand Belt et l'Ile de Bornholm^ plus loin dans la Baltique, au S*-E. de la Suède ;— Dans lapENUtsuus Scandinave, la Norwëge et la Laponie septentrionale, séparées de la Suèçle par les montagnes qui .bornent à l'est > le bassin .du fleuvç Glommen, et se continuent parallèlementau rivage (monts Dover, Kolen , etc.) (1). Au. nord-est, du côté de la Russie , le lac Enara et la rivière de Paqz, déterminaient toujours la frontière. — Il faut ajouter encore à ces possessions comme dépendances de la Norwège, les îles Feroë à VO„Y Islande an. N. 0. de ce pays; de plus, le Groenland, où les Danois t avaient quelques établissements.
Les Danois avaient encore les comptoirs de Tranquebar dans les Indes, de Chrislianborg sur la Côte d'or en Afrique, et dans les Antilles les îles de Saint-Thomas (1671), de Saint- Jean (1719), et l'île de Sainte -Croix, achetée de la France en 1733.
Jtoftteaw, en déteignant, lui avait laissé, en vertu d'une ancienne coavention, la partie qu'elle avait achetée autrefois du duc de Gottorp.
(1) La Norwége comprenait le gouvernement de Âgerhus, capitale Christiania, résidence du gouverneur général; de Chris- ««Moud ; de Berghevy au N.-O. ; de Drontheim, au N.; la Laponie, le gouvernement de« Wardhus. En perdant ces provinces, pour prix de son attachement la cause de la France, le Daïe- MARKa reçu comme dédommagement le duché de Lauenboufg (18 U).
SutDK. La Suède , tirée par Gustave III de son anarchie constitutionnelle (1772), avait inutilement essayé d'en réparer les funestes effets , en reprenant aux Russes les provinces qu'ils s'étaient fait céder à la faveur de ces troubles. La guerre qui se faisait en 1789, terminée Tannée suivante, laissa les frontières aux mêmes points qu'auparavant (1). Les Etats suédois enveloppés à l'ouest par les possessions danoises, occupaient lout le reste de la péninsule Scandinave : la Suède propre à Test (capitale, Stockholm), la Gothie au sud, la Nordland au nord, et plus au nord la partie méridionale de la Laponie, la Laponie suédoise; au sud-est de la Laponie, les deux Bothnies et la Finlande : en général, tout le terrain qui s'incline du nord vers la Baitique et y porte le tribut de ses eaux (2). Dans la Fin- Ci) Paix de TFereto, U août 4790, art. 2. Martens, III, p.
(2) I. La Suède propre comprenait la Néricie., la Sudermanie, la Wes&anie, YVpland et la Dalécarlie.
IL La Gothie, au S., se divisait en trois régions de l'E., de l'O. et du S. : dans la première, l Ottrogothie, h Smaland et les iles d'OEland et de Gothland ; dans la Gothie occidentale, du N. au S., la Westrogothie, la Datte, la Waermeland et le fief de Bohut à PO.; dans la Gothie méridionale, les provinces de Scanie, Holland et Bleking.
III. La Nordland comprenait sept provinces : c'étaient, en remontant vers le nord, la Gestricie au S., VHeltingie et le Medeh pad; Haerjedalen et Jaemlland à 10. [omises à tort dans la carte de Sanson (1665)]; lAngermanie et la Bothnie occidentale au N.
IV. La Lapohie (suédoise) ou Lapp-Laid, comprenait sept districts ou Lapp-Mark : c'étaient, du S. au N., ceux de Jaem-
lande, au sud-est, le Kymen avait été pris pour limite avec la Russie, par le traité d'Àbo (17W). La Suède possédait encore les îles de Gothland et d'OEland que Ion rattachait à la Gothie, l'île de Rugen, et sur le continent d'Allemagne, la Pomérqnie citérieure depuis Stralsund jusqu'à la Peene, Wismar et les bailliages du . Mecklem bourg (1).
La Suède ne possédait de colonie que la petite lie Saint- Barthélémy, récemment achetée de la France (1784).
La Russie (capitale, Saint-Pétersbourg) avaiPpris Eussn . au nord une importance politique proportionnée à l'étendue de sa domination. Elle était séparée, à l'ouest, des possessions danoises en Laponie par le lac Enara, et la rivière de Paez ; de la Suède, [ ar une ligne assez indécise d'ailleurs, qui, mettant de son côté la Laponie moscovite et les Carélies, rejoindrait
tUmd et d'Anger manie ou Asele, confinant aux provinces suédoises de ce nom [ils ne sont pas nommés dans les cartes de Sanson (1665)], tfUmia, de Pitéa, de Luléa, de Tornéa, de Kiémi.
V. La Fivlakde (Âbo, Nystadt), divisée en six provinces, la Fialonde propre, les iles à'Aland, la Bothnie orientale, la Tavastie, la Nyland et la Sawolax; — le fiel de Kymenegard, qui faisait la septième province, avait été, comme nous L'avons dit, cédé aux Russes par le traité à'Abo. — La, Finlande tout entière fut occupée par la Russie en 1809. En perdant cette province, la Suède garda en compensation toute la Norvège et la Laponie suédoise, qui étend » domination aux limites mêmes de la péninsule.
(1) Ces pays formaient trois divisions : !• Pile de Rugen, 2° le pays de Straltund, 3° le pays de Barth : Wi$mar s y rattachait. Géog. PoU 14.
Su**. La Suède, Urée - ^ de Kymen[l) ; elle
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les pro- v £*r ï!t*£0 qui, suivant les limites des troub' Vj^^sé à la Pologne), et de Witl'ann £**' ffije)> rejoindrait les sources du DruqUf /^ffi M ffté erâit celte P elite rivière jusqu'à *'° ^ir***'' re <* ans ' e Dnieper ; ïl Y fallait ajouter rf /^'^M^^e.Kiow et son district singulière- * *** ^rf</« * ,e P arte 8 t * — Dacdtédeta TcratguiB, j^'^iitnites, en 1789 , étaient remises en question t^' f r^qm se. laisaK alors»: la paix deJLainardji, /^^ fl *aU donné à la Russie, Azow et spntecrie * les deux Kabardies (au nord du Caucase}, les l0 \ e ^esses deliertech et de Jenikalë, dans la Crimée, {Vcbàleau û&Kinhum % en face d'Oczakow, avec la ian gae de terre située entre le Bog et le Dnieper , où /fl ville de Kerson avait été fondée (1778); de plus les Tarlaresde Crimée et du Kouban, déclarés indépendants par ce traité,, avaient été abandonnés, en 178 i, à la souveraineté de la Russie, La paix d'.Yassi (9 janvier 1792) confirma oet abandon et laissa encore, à la
(1) Avec la province de K^fnefùegarâ (Càrélie -fitooisc), le traité d'Abo avait abandonné 4 la Russie les villes de VritdH&hshttfnm et de Wilmanttrandj les ports et places situés à l'embouchure du fleuve Kymen, avec les îles starées an "S. et à IX):, et la ville de iVyjfo* dans la Sawolax. BusChiwg dit qtfil y avait plusieurs points de la SawêlAT'qm, depuis A 743 (traité cT4*o), ne payaient •d'impôts ni à la Russie- m à lâj Suède, foule de savoir à qtfelgouvernementles jfciyer; • ' . » •
Rugsie la forteresse d'Oczakow et tout le pays situé entre le Bog et le Dniester fc Ce dernier fleuve fut établi, comme limite perpétuelle entre les deux empires. — À l'est la Russie dépassait les limites de FEurQpe, touchant d'une part à la mer Caspienne et au Caucase (jusqu'à Bakou) ; de Vautre aux extrémités orientales de l Asie du nord{l\.
Elle possédait aussi les petites K outilles, au N. des Ues du Japon, les Wes Aléoutiennes entre l'Asie et l'Amérique, et la partie au N.-O; de ce cootineiit.
(1) LTnkase de IF 75} répartwsait ainsi le» gouvernements de la Russie :
> Russie m" Europe.
I. Grande Russie. \° Mot cou, 2° Vladimir y 3° Péreslaw-RiawniAot, L° Kalouga, 5° Tula, 6° Jaroslav, 7° Kostrpm, 8° Novogorod, 9° Otawt ? , 40° ÏW, 11° Fofo$<fa, 12° IrcAo^e/, 13° JYyni-iVotjptforod, U<? F<mo»yîJcA, 15° Tanbow r 16<> E hâter inoslav, due aux dernières conquêtes, ixotc, etc.
II. Petite Russie. 17° Kiow, 48° Tchernigow, 49° Novogorod-Se- , wife*, 20° jf t*rj*, .21 ° Charhow, 22° Ore/.
III. Russie blanche. 23° ISmolentk, 24° Pleshow, 25° PoMxh, W-MohUeto.
IV. Pays conquis sur la ,Suède : 27° Ri ga> 28° Rwel, 29° Satitf- Pétersboura (Ingrie), 30° Wiborg.
V. Partie.de la Crimée conquise et retenue par le traité de VU. 31° Chertonète taurique.
Russie d'Asie.