‹ Géographie universelle (volume 2)Chapitre 18 sur 229 · OT · texte numérisé non relu

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Rhodeê, Byxanee et le Borysthéne. Ces points s'éloigneût les uns à Test, les autres à l'ouest de la prétendue ligne sous laquelle les anciens les réunissaient. La latitude même en était souvent mal déterminée, comme le tableau suivant le fera voir (*)•

» Ceux mêmes de nos lecteurs qui ne con*naissent pas les principes astronomiques de la géographie moderne, à Texposition desquels un Livre suivant est consacré, apercevront pourtant du premier abord Ténormité des erreurs dans lesquelles Eratosthène fut entraîné par un usage Impropre des cartes phéniciennes ou babyloniennes. Mais développer et discuter les preuves multipliées de cette assertion , ce serait d^^asser les bornes de ce Préets; ce serait ennuyer gratuitement les lecteurs étrangers à ce genre de recherches, et répéter aux autres des choses qu*ib ont déjà dû étudier et approfondir dans les savants Mémoires de Gossellin (')•

» U faut pourtant donner quelque idée de la construction d*une mappemonde grecque du temps d'Eratosthène et de Strabon* Comme les mesures à peu près exactes qui étalent tombées entre les mains des astronomes d'Alexandrie ne sufOsaient pas pour déterminer tous les points connus du monde, ils cherchèrent à faire eux-mêmes des observations en se ser-rvant de procédés dont Timperfection ne pouvait qu'amener des erreurs. Eratosthène, au moyen d'un gnomon, avait trouvé la différence de latitude ou de distance au nord de réquateur entre Syène et Alexandrie pj ; mais il se trompa gravement en plaçant ces deux points sous le même méridien , puisque les observations modernes prouvent que Syène est au-delà d'un degré plus à Test qu'Alexandrie. C'est d'après d'autres conjectures semblables que ce géographe plaça sous le même méridien Méroé, ville sur le Nil, File de

(■}Go»e//iii, Géographie des Grecs analysée, 1 vol. ln-4». Recherches sur la Géographie desGrecs, 2 vol. in-40.— (>) Ciéomèd. Meteor. I, 10. Arai, Phenom. 37 edit. OxoQ.

DÉMOUINATIOII

DISTANCE m L'ÉQUATSDR

Limites de la terre ba-

biuble. 8,300

Méroé 11,700

Syène 10,700

Alexandrie 21,700

Rhodes '25,460

Athènes 26,860

Byzance '39,800

Bouches du Borys-I

théne 34,800

Nord de la Grande-*

BreUgne 42,700

Thule 46,300

En degrés

«don

EntosUièoe.

En ùegié», ■clon iet

Indétrnnioè.

Indéterminé.

» A ces latitudes mal déterminées ou peutêtre seulement mal traduites de quelque carte d'un ancien peuple navigateur, les géographes d'Alexandrie rapportaient toutes les latitudes des autres contrées, qu'ils devinaient quelquefois d'après les indications si peu sûres d'un gnomon (2), mais plus souvent d'après des estimations des voyageurs et d'après la nature des vents et des productions (^j. De cette manière, Eratosthène (4j porta l'extrémité méridionale de rinde à seize degrés au nord de l'équateur au lieu de huit. 11 répéta l'erreur de Dicéarque en plaçant sous le parallèle de l'Ile de Rhodes le détroit des Colonnes, celui de Sicile, le cap Suniumetle golfe d'Issus, points qui tous sont plus au nord ou plus au sud.

» Ce parallèle de Rhodes, si mal tracé, formait sur la mappemonde une ligne évaluée à 70,000 ou 77,800 stades et qui marquait la longueur ou longitude de la terre habitable ; on l'appelait le diaphragme; l'autre, plus courte de moitié , et dirigée du nord au sud , coupait la première sous un angle droit ei rc-r présentait la laideur ou latitude de là terre sous le méridien d'Alexandrie (s. La carte entière

(») Gossellin, Géogr. des Grecs, tab. I. — (») Plin, If, 72;VI, 36.— nSrro*. 11,111. 128, 165, 167, etc.,etc, Alm. — (*) Eratosth. ap. Strab, II, 68, édie. L. — (5) Strab. 11,111, 140. Alm. Agathemcr, I, 1,

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