‹ Géographie universelle (volume 2)Chapitre 95 sur 229 · LIVRE VINGT-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE VINGT-QUATRIÈME

Suite de l'Histoire de la Géographie. -< Voyages de décoavertes entrepris depuis Tan 1800 Jusqu'en 1840.

Depuis l'époque où le savant géographe dont nous .avons été appelé à terminer le plus important ouvrage traçait l'Histoire de la Géographie, histoire dîalis laquelle nous avons rempli quelques lacunes, avec cette juste réserve du disciple envers le maître, l'homme ne s'est point arrêté dans la carrière des sciences. Qu'on ne s'attende pas cependant à retrouver dans le tableau des voyages maritimes qui se sont succédé dans les trente premières années du dix-neuvième siècle cet intérêt presque romanesque des voyages antérieurs» La soif de l'or et des richesses, le goût des expéditions aventureuses, le désir d'acquérir quelque célébrité en attachant son nom à la gloire de la découverte de terres nouvelles, ou à l'honneur de faire connaître quelque lie ou quelque nation Jusqu'alors ignorées, anhnèrent les premiers navigateurs qui se confièrent à la direction de la boussole, et firent encore battre le cœur de ceux qui plus tard, comme Vancouver, La Pérouse et Bougainville, n'eurent , en entrant dans cette carrière périlleuse , que la pénible tâche de glaner dans des régions où leurs devanciers avaient fait une ample moisson de renseignements curieux.

« On ne doit plus se flatter aujourd'hui, dit » avec raison, dans la Relation de son voyage » autour du monde, le compagnon de Baudin » et le continuateur de Pérou (i), que ce soit

(') M. Louis de Freydnet, Voyage autour da Monde, entrepris par ordre du roi» etc.» eiécatéinr

• la rencontre inopinée d'une grande étendue » de terre qui puisse attirer l'attention puWi- » que. Le globe est connu dans ses masses » principales ; il ne reste qu'à revenir sord» » détails pour édaircir la science géographique » plutôt que pour l'augmenter; aussi cette li- » mitation de nos courses maritimes doit-elle » donner aux expéditions nouvelles un carae- » tère analogue à leur objet. Il faut donc que » les voyageurs renonc;ent à étonner par la » grandeur de leurs découvertes ; leur mérite » ne peut plus consister que dans l'exactitode » de leurs travjjux et dans l'attention rainu- >» tieuse qu'ils auront apportée à leurs obser- » vations. Cette tâche, il est vrai, est plus utile » que brillante ; elle ne peut être célébrée » conrnie les entreprises de ces fameux navi- » gateurs dont le nom se perpétue avec la terre » qu'ils ont montrée aux autres hommes ; maiS) » qui le croirait d'abord ? avec moins d'éclat » elle ofTre aussi plus dediffîcultés. On pouvait » autrefois reconnaître l'existence d'une Bert » en tracer les principaux contours, sans qu'il » fût nécessaire de s'approcher beaucoup au- » delà du point choisi pour le mouillage : on dott » aujourd'hui pénétrer en quelque sorte jusque >» dans les moindres enfoncements, reconnaflrt » les récifs, sonder toutes les passes ; et Ton » conçoit que cette obligation deviendra d'au- » tant plus périlleuse qu'on sera plus dépourvu

les corvettes de S. M. rUranU et la Phyticiame |«dant les années 1817» 1818, 1819 et 1820; puUM sous les auspices , etc. ln-4<» • Paris , 18S&

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE

nde ressources en cas d'accidents, on plus » éloigné des pays civilisés. •

I>îgis le tableau naturellement pâle et froid que nous allons offrir, etdiîBs lequel viwment se placer les navigateurs de toutes les nations, IK)us tâcherons, en adoptant une marche chronologique, de ne pas trop nous écarter de Tordre géographique. Le principal théâtre des découvertes est l'immense océan Pacifique.

Les premières à signaler au commencement de ce siècle sont celles du capitaine BUcop, qui feit connaître en 1 800 les petites îlesDrumroondet Sydenham, et Tannée suivante Tlle de Kennedy ou de Mattoucty, connue des voyageurs par la férocité de ses habitants ('). James Grant s'embarqua à Portsmouth le 18 juillet 1800 sur un n&wire qui par sa petitesse attirait les railleries des autres marins. H est le premier navigateur qui venant d'Europe ait traversé le détroit de Bass pour entrer à Port-Jackson. Sur la côte méridionale de la Houvellfe-HoUande il signala deux promontoires boisés auxquels il donna leis noms de cap Banks et cap Northumberland. Mais ce* fut FHnders qui compléta, depuis Tannée 1801 jusqu'en 1803, les détails relatifs à la connaissance de ce continent. Il donna au cours d'eau qui tombe dans la baie que Cook nomme baie des Verreries, le nom de rivière des Pierres- Ponces; noms qui annoncent des terrains volcaniques dans la partie méridionale de la NouveUe-Hollande. Il reconnut que du 24« au 39« parallèle aucun fleuve considérable ne se Jette le long de la côte orientale. La carte qu'il dressa de Tarchipel de la Recherche compléta celle de d'Entrecasteaux ; il donna le nom de son vaisseau, VInvestigator, àun grouped'îles, dont Tune reçut celui de Flinders. Le nom de Thûtle, Tuir'des offlciers de Texpédition, fut donné à uncT île isolée. Près de celle-ci un groupe d'îlots, de rochers et d'îles basses, fut désigné sous le nom d'îles de Neptune, et un autre sous celui d'îles Gambier; tandis que celles qui sont dans le canal Thomy furent i^pelées des Taylor. L'une des plus considérables est celle qu'il nomma île des Kanguroos, parce qu'il y trouva un grand nombre de ces animaux : elle a 32 lieues de longueur sur 10 de largeur. Une autre un peu moins grande, qu'il visita, et que le capitaine Head avait découverte en 1799, est Yîlc King, que John

(') SUuéc par 8o 17* de lai. S. cl 165 de long E.

Black avait ainsi dénommée deux ans après. Nous ne parlerons pas des îles Yessel, petite chaîne basse que Flmders trouva en sortant de la baie d'Amheim, ni de quelques autres dont la découverte est de peu d'importance.

A la même époque, le capitaine français Baudin parcourait les côtes de la Nouvelle- Hollande ou de V Australie pour Tavancement de la géographie. Il en détermina plusieurs points importants, tels que la baie du Géographe, le cap du Naturaliste, et près de ses côtes plusieurs groupes d'îles qui reçurent les noms d'archipel Forestier, d'archipel Champagny et d'archipel Bonaparte (»). Mais il paraît que n'ayant point eu connaissance des découvertes de Flinders, il s'en attribua quelques unes qui appartenaient au capitaine anglais : ainsi il donna le nom de terre Napoléon à la contrée méridionale de la Nouvelle-Hollande, que Flinders venait d'explorer avant lui ; la marine française revendique cependant une terre à laquelle on a donné depuis le nom de terre Freycinet. Vile des Kanguroos du capitaine anglais a reçu des Français la dénomination d'île Decrcs. Enfin le golfe Spencer de Flinders est le golfe Bonaparte de Texpédition du capitaine Baudin, et le golfe Joséphine de celui-ci est le golfe Saint-Yincent de Tautre.

Les encouragements du chef habile qui à la suite de nos troubles civils s'était emparé des rênes de TEtat, les instructions données par le premier corps savant de France, le choix de géographes et de naturalistes zélés autant qu'instruits, tout semblait promettre à cette expédition les succès les plus brillants et les plus fructueux pour Tavancement des sciences et pour l'accroissement de la gloire nationale; mais Tofficier de marine que Tintrigue plaçait à la tête de cette expédition devait par son imprévoyance et son ineptie , en compromettre le succès et même la santé et la vie de tous ses compagnons. « A peine, dit à ce sujet Malte- Brun P), nos mallieureux voyageurs eurent-ils touché 1rs rivages de l'île de France que déjà les maladies, suites d'une mauvaise nourri-

(') Voyage de découvertes aux Terres-Australes, etc., pendant les années 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804, public par décret impérial , et rédigé par Péron, naturaliste de rcxpédition. Paris, 1807.— (») Voyez le compte qu'il rendit de la relation de ce Voyage, le 2i juillet 1818, dans le Journal dej Débals; ou bien consultez Ses Mélanges sciemi(iqiuti et littéraires , lom. H. Paris, 1828.

tare, et les disaensioiis, suiteg de la oondoile capricieuse du chef, enlevèrent à Texpédîtion plusieurs de ses membres les plus distingués*

• Le capitaine Baudin cingle eniâii vers la Nouvelle-Hollande : il n*avait qu*à se rendre tout droit à la région inconnue pour ûdre les découvertes que les hommes instruits en géographie avaient indiquées d'avance : c'est ce que lui prescrivaient ses instructions. U y désobéit; il perd un temps précieux à une reconnaissance wgidB et imparfaite d'une partie de côtes déjà connue^ il voit le capitaine Flinders, Anglais , quoique parti plus tard de l'Europe, arriver le premier aux lieux qui restaient à découvrir. Il oppose encore son inqptie au zèle des autres officiers , lors de la reconnaissance de la terre de MTitt, où tant de larges ouvertures dans la côte indiquent des golfes et peutêtre des détroits communiquant avec une mer intérieure. L'histoire naturelle n'eut pas plus à se louer.de lui que la géographie : il follait toi;jours des instances réitérées pour obtenir la permission de débarquer; les infortunés naturalistes ne pouvaient emporter avec eux les vivres ni les boissons nécessaires; ils étaient jetés sur une côte aride et déserte, conmie des malfaiteurs abandonnés à leur destinée. Souvent le capitaine , impatienté d'un retard involontaire , les menaça durement de les laisser en arrière une autre fois , et s'exprima dans les termes les plus injurieux sur ces empaU^ leurs (Foiseaux et ces ramasseurt de cailloux, qu'il avait traités de grands hommes à Paris. Toute la relation historique est remplie de plaintes sur la mauvaise conduite du chef et sur ks souffrances des voyageurs. Aucune voix ne s'est élevée pour défendre la mémoire du capitaine Baudin; et, d'après les entretiens que nous avons eus avec M. Pérou à ce sujet , il parait que la conduite de cet officier, quels qu'en aient été les motifis , n'est pas susceptible d'apologie. •

Les explorations réitérées dans la mer du Sud ofûrirent en 1801 au capitaine Feam l'occasion de découvrir l'Ile Pheasant; l'année suivante , au capitaine Sawle , celle de visiter pour la première fois t'ile Paimyre; et procurèrent &ï 1804, à l'Américain Croztr , la connaissance de la fçrtile Oualan ou Strong , dans la partie orientale de Tarchipel des Carolines. Au sud de la Nouvelle-Zélande , un groupe de petites îles appelé Aukiand (lies du

UVBE VIKer-QUATRIÈIIE.

nord) , que découvrit en 1806 le capitaine Briêtow, mérite d'être cité , parce qu'il indique une continuation sous-marhie de la chaîne de montagnes qui parcourt la Nouvelle-Zélande.

De l'année 1800 jusqu'en 1804 l'An^ John TumbuU exécute un voyage autour du monde. Il fait voile pour la Nouvelle-Galles du Sud , où l'appelait une mission toute commerciale ; il visite l'Ile de Norfolk , où il détermine l'établissement d'une colonie tirée de Port^ackson ; il voit les lies de la Société et les Sandwich , et remarque que dq^ le voyage de Vancouver les habitants de ces de^ nières lies ont fait de grands pas vers la civilisation. Les résultats géographiques de oe voyage furent la découverte des iles Marpiet, qui appartiennent à l'archipel Dangereux, de celles de Holt et de Philips et du groupe Buyea.

C'est vers cette ^[K>que que la marine russes qui depuis Catherine II ne s'était fait renuB^ quer par aucune e^qpédition im peu importante, rivalisant de zèle avec celle de l'ADgletene, et de la France, s'élança dans la carrière des découvertes et des recherches géographiques. Les voyages faits autour du monde, par les capitaines Kruienstem et Lisiansky , de 1803 à 1806, n'ont eu pour la géographie aucun résultat important : le premier augmenta par de nouvelles conjectures les soupçons que U Pérouse a iait concevoir sur la qualificatioD inexacte d'Ile donnée à la terre de Tehoka, désignée sur nos cartes sous le nom d'ile Saghalien , et qui parait être plutôt une péninsule liée au continent par un isthme de sable. Le second découvrit à l'ootst de Tarcfaipel des Sandwich une petite lie sablonneuse entourée de récifs , à laquelle son équipage donna soa nom. En 1814 le capitaine XozareJfdécouTitt dans la mer du Sud une lie qu'.il décora do nom de Souvaroff.

L'expédition du capitaine Otto de Kotxebue, due aux soins et à la munificence d'un seigneur russe , le comte de Romanzof , est une des dernières qui ont le plus iavoiisé TaTancement de la géc^raphie. Entreprise en 1815 dans le dessein de reconnaître diverses lies du grand Océan, d'explorer les côtes de l'Amérique au sud et au nord du détroit de Bering, et de chercher un bras de mer communiquant avec la mer de BafOn , il n'y eut que la dernière partie de ce projet à l^iquelle file M

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE

obligée de renoocer ; mais elle eut, du reste , k plus heureux résultat. Bans TOcéanie , le capitaine Kotzebue découvrit, en quelques jours et à peu de distance les unes des autres, deux Iles qu'il nomma Romanxof et Spiridof^ plusieurs autres formant un groupe , qui furent appelées lies Krusenstem , et une chaîne d'Uots inhabités qui reçut le nom de ehaine du Ruriek, Tun des vaisseaux de Texpédition. Près de Tardiipel Mulgrave, il découvrit deux groupes d*lles : le premier, qui est habité, reçut le nom de Kautousof^ le second , inhabité , celui de Soutarof. Dans le golfe de Kotzebue, formé par Tocéan Glacial arctique, sur les côtes de F Amérique, au nord-est du détroit de Bering , golf<^resque toujours entouréde montagnes de glace , qui s'enfonce de 20 lieues dans les terres et qui en a 23 dans sa plus grande étendue du nord au sud , se trouve une lie qui fût appelée lie Chamitso, oi Thonneur du naturaliste de l'expédition : les grandes variations que la boussole y éprouva firent croire que cette lie e(mtlent beaucoup de fer. Au sud-ouest des lies Sandwich, on découvrit le !«' janvier 1817 une petite lie boisée , qui fut appelée lie du Nouvel-An (Ostrw NowhGoda) (*). Entre les ardiipels Sandwich et Mulgrave , on trouva le groupe que Ton appela Romanzof^ dont Ttle principale est Otdia (^) , età 2 milles au sud , celui de Tehitehagof, dontleiurincipal Ilot est Irigonb. Un autre, que Ton nomma groupe dAraktehefi parut être beaucoup plus considérable ^) ; celui d'Aour fut appelé gvùufe de Traversey (*J et celui d*Ajlou , Krusemtem (*).

Le caj^taine russe Litke fut chargé en 1821 de s*assurer que la Nouvelie-Zemble est une lie. Cette expédition n'eut d'abord pas de succès , mais l'année suivante elle réussit complètement. A l'emboudmre de la rivière de Krestova, il découvrit une Ile qu'il nomma Wrangel; il en reconnut plusieurs autres qui ont été découvertes par les navigateurs hollandais. Enfin la comiaissance complète de la Nouvelle-Zemble eut lieu en 1823 à une troisième expédition.

A peine reposé de son premier voyage,

(') Ulltade 10* 8' S., long. 189» 4' O. — («) Otdia est «Huée par 9<» Î8' lai. N., et 189* 43' k)Dg. O. — (5; Kaven, la principale Ile de ce groupe, est diluée par 8* 51' lat. N., et 189* 11' long. O. — (* Aour est biluée par 8* 18' N., et 188* 50' O. — (») Ce groupe est sUué par 18* 17' N., cl IdO» a

M. de Kotzebue en entreprit un second en 1823 qui dura environ trois années. Il continua le cours de ses précédentes explorations sur les c6tes septentrionales de l'Asie et de l'Amérique, dans la mer d'Okhotsk et dans l'océan Pacifique; il vérifia et rectifia la latitude de plusieurs lieux; il s'assura, en levant la carte desilesdet Navigateurs, que La Pérouse différait avec lui de 28 minutes dans les longitudes occidentales^ il reconnut que son Ile ^ptrûfo/* n'était qu'une des îles du Boi-George ; il découvrit deux îles dans l'océan Pacifique : celle de Predpriœtije et celle de Billinghau^ sen (*). Au nombre de ses découvertes, fi comptait une troisième lie qu'fi appela Kordakef, mais c'est la même que celle à laquelle le capitaine Freycinet avait donné le nom de Rose.

Près de la terre de Van-Biemen , le vaisseau russe h Burick reconnut au-dessus de la surface de l'eau un rocher que l'on croit être de Pedro Bianeo ^). L'expédition que termina en 1826 le capitaine BiUmghauien eut pour résultat la découverte de l'Ile Alexandre et de celle de Pierre. Mais les glaces qui les environnaient l'empêchèrent d'en approcher de plus de 8 lieues (^. En 1828, le brick de guerre le Séniavine, commandé par le capitaine Litke, fit voir encore le pavillon russe dans l'océan Pacifique, et découvrit un archipel qui reçut le nom de ce navire, et dont l'Ile principale. Pounipet, est deux fols plus grande qu'Oualan (^).

Pendant qu'on expk)rait du nord au midi l'immensité de l'océan Padfique, on négligeait de rectifier des erreurs ou de tenter des découvertes dans les mers qui bordent les cAtes orientales de l'Asie. En 1 809 , le capitaine anglais Boêt parcourut, aux frais de la compagnie des Indes, les mers de la Chine ; mais fi ne s'avança que Jusque près des cêtes septentrionales de la mer Jaune et Jusqu'au golfe de LiaO'ioung. Cependant en 1816, le capitaine Murray Maxwel, commandant fAleeete, l'un des deux vaisseaux qui transportèrent en Chine l'ambassade de lord Amherst, fut chargé par son gouvernement de reconnaître avec exactitude les côtes qui entourent la mer Jaune.

(') U première est par 15o 58' 18" de lallt. S. , et par 140* 2' 38'' de longit. O. de Greenwich; la seconde par 14* 32' 39'' , et par 168* 6'. — («) Par 44o lat. S., et 147* 45' de long. E. — (») Elle» sont par 69* de lat. et par 80* de long. O. ^ (^) Par 7* de lat N.. et 158 à 1^9 de long. E.

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