‹ Géographie universelle (volume 2)Chapitre 96 sur 229 · LIVRE V1NGT-<ÎUATR1ÈME · texte numérisé non relu

LIVRE V1NGT-<ÎUATR1ÈME

Après avoir exploré le golfe de Liao-toung, il signala vers son extrémité orientale une longue presqu'île que les Anglais appelèrent l'Epée du Prince-Régent, et à Test, près de la côte de Corée, il découvrit un groupe d*iles qui reçut le nom de sir James Hall. Mais , s'il avait reconnu la côte qui forme au nord-est la continuation de celle de TÉpée du Prince-Régent , il aurait pu visiter un archipel beaucoup plus considérable : c'est celui que M. Klaproth a fait connaître d'après les auteurs chinois et auquel il a donné le nom du savant Jean Poiochi.

On discutait depuis trop long-temps sur l'avantage et la possibilité d'un passage de l'océan Atlantique dans l'océan Pacifique, par la mer Polaire et celle de Bering, pour que l'état de paix dans lequel se trouvait l'Europe depuis 1815 ne décidât pas la première nation maritime du monde à favoriser la solution de cette question importante. Le capitaine Ro$8, auquel cette mission fut confiée en 1818 , et qui avait sous ses ordres le lieutenant Parry, n'essaya même pas de s'assurer si au-delà du détroit de Lancaster il n'y avait pas quelque chance de trouver cette route : il ne se hasarda que jusqu'à la distance de 30 milles de l'entrée de ce détroit, quoique la mer fût libre de glaces, qu'il fût favorisé par un bon vent, et que la sonde indiquât 750 brasses de profondeur. Le seul résultat de ce voyage fut la connaissance du Pitovak , contrée qui borde au nord-est la mer de Baffiu, et à laquelle le capitaine Ross donna le nom d'Highland arctique ('). Cette découverte n'est cependant pas sans intérêt pour la géographie.

L'année suivante une nouvelle expédition dans les mêmes régions fût confiée à M. Parry, à qui l'on adjoignit le lieutenant Liddon. Le conseil de l'amirauté avait promis une récompense nationale de 5,000 livres sterling à celui qui couperait le 110" méridien à l'ouest de Greenvsrich , par 74*^ 44' nord : les deux capitaines atteignirent le but proposé. Ils venaient de déterminer dans la mer de Raffin , vis à-vis l'entrée du détroit de Lancaster, un bras de mer qui reçut le nom de patte du Pnnce-Bé^ gent, et vers l'extrémité du détroit, un canal que M. Parry appela détroit de Barrow. Ils faisaient voile depuis quatre mois, lorsqu'ils Jetèrent l'ancre pour la première fois le 5 scp-

(•) Il est entre 7Go cl 77° 40' de lat N., et entre 60o et 72» de long. O.

tembre, dans une rade qui reçut, en commémoration des deux navires de l'expéditioD , le nom de baie de tHeckla et du Griper; enfin les lies qu'ils appelèrent Melmlle (>), du nom du premier lord de l'amirauté, Sabine, Bymih Martin et Bathurtt, sont les plus importantes de l'archipel qu'ils découvrirent dans la mer Polaire, et que le capitaine Parry nomma Géorgie teptentrionale; au sud-ouest de eei Iles , la terre la plus occidentale que l'on ait encore découverte est celle à laquelle il donna le nom de Ranks, et qui s'étend au-delà da 1 13* degré de longitude. Le point le plus éloigné auquel parvint l'expédition est 74"* 26' de latitude septentrionale et 1 Id"" 46^ de longitude occidentale; au-delà les glaces furent augmenter, et comme dans ces régions hyperboréennes la mer n'est navigable que pendant sept semaines, le capitaine Parry acqnit la certitude qu'il était impossible de traverser de la côte orientale à la côte occidentale par h mer de Raffin , et qu'il y avait plus de cfaanoe de succès en prenant le détroit de Réring. U revint donc en Angleterre après un voyage d'environ dix-huit mois.

En 1821 , l'intrépide capitaine rquurt pour une nouvelle expédition, ayant sous son commandement les deux vaisseaux la Fury et THeckla (^j. Ce voyage est par ses résultats moins intéressant que le premier; cependant il servit à reconnaître que la baU Repuise est fermée, tandis que l'on croyait qu'elle communiquait à un détroit qui conduisait dans la mer Polaire; à découvrir une tare que M. Parry croit être une île, à laquelle il a donné le donné le nom de Cockbum (^) , et au sud de celle-ci la presqu'île MelvilU, dont elle est séparée par un canal assez large auquel il a donné le nom de détroit de Fury et d^Heekla. Après avoir rencontré dans son entreprise mille obstacles occasionnés par Tencombrement des glaces et par des ouragans épouvantables , après avoir abandonné l'un de ses vaisseaux échoué, après avoir enfin acquis la persuasion que la passe du Princô^Régent devait conduireplus facilement vers l'extrémité de l'Amérique , qui se termine probablement,

(•) Elle est entre 74 et 76» 50' de lat. N. , et 108 et lie» de long. O. — (») Murray, Journal ofa second voyage for the discovery of a North-Wcsl passage etc. 1 vol. in-4o, Lond. tSU, — {^) Elle estparTO» de lat. N., cl 82» de long. O.

HISTOIRE DE LÀ GEOGRAPHIE

selon lui, entre le 70" et le 71" d^é de latitode, le capitaine termina son voyage. Son zèle cependant ne s'était pas ralenti : encouragé par l*espoir de trouver le passage que deux fois il avait cru être sur le point de franchir , il tente en 1824 une troisième expédition. Il part de la côte du Groenland le 4 juillet, reste pris par les glaces pendant 58 jours , entre dans le détroit de Barrow , et, pressé par les flots g^ , se réfugie dans un port de la vaste passe da Prince-Régent, jusqu'à la un de juin 1825. Enfin il naviguait sous les plus heureux auspic^, lorsque, assailli par une tempête, TuD de ses vaisseaux fut hrisé par lechoc d'une énorme masse de glace : cet événement mit fin à l'expédition. En vain en 1827 s'avança-t-il jusqu'au-delà du 82' degré , les glaces et les courants furent encore des obstacles insurmontables. Ainsi, une tentative qui depuis si longtemps est le rêve des géographes est restée sans succès par la difficulté de se frayer une route, tantôt à travers les vagues en courroux, tantôt à travers les masses d'eau solidifiée par le fix)id; cependant tout porte à espérer qu'un navigateur non moins intrépide , mais plus heureux que ses devanciers, parviendra à éviter les difficultés qui se sont présentées jusqu'ici. Il est vrai que l'utilité , qui semblait être le principal point de vue des tentatives laites pour trouver le passage du nord-ouest , ne doit plus diriger le hardi marin : les obstacles qui ont arrêté le capitaine Parry ont démontré que cette route ne sera jamais celle du commerce. La gloire seule de jeter un dernier trait de lumière sur les contours les plus septentrionaux du nouveau continent pourrait encore exciter l'émufation de quelque voyageur ; mais grâce aux deux voyages de Franklin , ce ne serait que pour remplir les lacunes qui existent à Test entre le golfe du Couronnement de George /F et la presqu'île à^Melville, et à l'ouest entre le cap de Glace , un peu au nord du 70' parallèle, et le 150* degré de longitude •

Le capitaine Franklin futchargé, en 1819 et 1825, par le gouvernement anglais, de seconder t>ar terre l'entreprise du capitaine Parry. Dans la première expédition, il descendit par la rivière de Cuivre jusqu'au golfe que nous venons de nommer ; dans la seconde, il reconnut la côte entre le cap Hearne et le fleuve Mackenzie, et découvrit à l'embouchure de ce-

lui-<îi une île à laquelle U donna le nom d'Ile Garry. Des sommités de cette Ile, il aperçut une mer dégagée de glaces et d'Iles, la côte se prolonger à une grande distance vers l'ouest et vers le 139^ degré de longitude, l'horizon se terminer par des montagnes fort élevées. Enfin il parcourut l'espace entre le Mackenzîe et la pointe de terre appelée cap de Glace par Gook. Noos reviendrons sur ces deux voyages en explorant le nord de l'Amérique. N'oublions pas toutefois de faire remarquer que l'habileté d'un marin peut, avec les moyens les plus ordinaires , triompher des plus grands obstacles: c'est avec de frêles navires que les Davis , les Baffin, les Hudson, se hasardant au milieu des glaces polaires , découvrirent les mers qui portent leurs noms. On se rappelle avec quelle intrépidité un capitaine français , M. Guédon, montant un faible et vieux bâtiment baleinier, sorti de Dieppe en 1825, poursuivit les baleines jusque dans le détroit de Lancaster. C'était la première fois que ce détroit était visité par des pêcheurs ; le voyage dura deux cent vingt-huit jours ; il ne cessa que parce que le navire ne pouvait pas résister à la force des vents. En 1816, un vaisseau baleinier d'Aberdeen, le Neptune, parvint jusqu'au 83*» 20'; le capitaine Parry n'avait pu atteindre que 82** 46'.

Tandis que l'on cherchait au pôle boréal une mer navigable, on. découvrait au milieu des glaces du pôle austral des terres inhabitées. En 1819 , le capitaine Smith, doublant le cap Horn pour aller de Buénos-Ayres à Valpàraiso, s'éleva plus au sud qu'on ne l'avait en* core fait, et découvrit une terre qu'il appela le Nouveau-Shetland austral: la pointe la plus s^tentrionale fût nommée le cap Nord-Fore^ land (*) ; à peu de distance s'offrit un port commode et spacieux qui reçut le nom de Shireff. Le capitaine Smith prit possession du Nouveau-Shetland austral au nom de la Grande- Bretagne. Les principales lies de, cet archipel sont ceUes du Roi-George, de Y Éléphant, de Clarenee, de Greenwich et de Livingston. Deux années plus tard, le capitaine Powel les visita et reconnut une lie plus importante que toutes les autres , à laquelle 11 donna le nom de Coronation-Island. Il observa que la partie septentrionale du Shetland austral est précédée d'une multitude d'Iles, de rochers et de

(') Par 69o 40' 16" de long. O.» cl par 62o de lat. S

IIYBE VroeT-QBATWÊME.

brisants , tandis que la partie opposée &ï est entièrement dépounrue; qn*au commencement dn printemps les glaces venues d'une grande terre plus australe s'accumulent sur les côtes méridionales, et qu'au-delà de celles-ci d'antres rochers et d'autres brisants sont autant d'obstacles qui s'opposent à ce que l'on s'approche de la Grande-Terre. Cette dernière, par ses côtes liérissées de montagnes, présenta au capitaine Smith le même aspect que la Norvège ; il distingua même , à l'aide d'un télescope, des espèces de pins qui lui parurent très grands pour un climat aussi froid ; enfin il appela eap William l'un de ses principaux promontoires.

Au mois de décembre de cette même année 1819, le capitaine Billingkausen^ delà marine knpériale russe, reconnut i'tle Macquarie, qui est très loin au sud-sud-ouest de la Nouvelle- Zélande; en janvier 1821, il découvrit, par 69* 30' de latitude, à peu près au sud de l'Amérique, les lies qu'il appela Pierre l*' et Alexandre I", toutes deux très petites , et les plus reculées vers le pôle austral que l'on ait encore rencontrées , et dont nous avons déjà parlé plus haut.

Le capitaine anglais Weddelwperçxitenl^^l, et visita avec détail en 1823, un groupe d'iles qu'il nomma Orcades australes ( South-Orhneys). On les appelle aussi lies Powel ; les principales sont Pomonay à l'ouest, et Melville, à l'est. Ce sont les plus stériles, les plus tristes et les plus disgraciées de toutes celles que l'on connaît dans les régions australes ('). Les montagnes dont elles sont hérissées paraissent être d'une origine volcanique ; la mer, aux environs, est couverte de glaces flottantes. L'explorateur de ces nouvelles îles s'éleva vers le pôle 3 degrés au-delà du terme qu'atteignit le capitaine Cook. Lorsqu'il fiit par 63° 21' de latitude et 46** 22' de longitude, il s'assura que la terre de glace indiquée sur toutes les cartes au sud de cette limite était une de ces erreurs répétées sans discernement par plusieurs marins. Arrivé au 74* degré 15 minutes de latitude sud et par 35 degrés 20 minutes de longitude ouest, la mer Fui parut libre ; il n'aperçut au loin que quatre Iles de glaces. Cette portion de mer , qui passait pour impraticable et que personne n'avait visitée avant le capitaine "Weddel , a reçu de celui-ci le nom de mer du

(•} sues sont par 60» 46' de lat. S., 46» ôS'de long.Q.

Roê^George IV. Il reoonmit qu'il n'exisUe «icune terre entre les lies qu'il avait découv^tes et appelées , l'une la Terre de Samdwieh, et l'autre la Géorgie australe.

Dans une seconde campagne au sud, le capitaine Weddel vit au mois d'octobre les ikt South^Shetland; Il eut connaissance dans le sud-ouest d'une côte désignée sous le nom de Terre de la TrinUé et environnée de glaces.

Une nation d'hommes lUMres et de commerçants devait payer son tribut à la scienee de la géographie : nous avons vu l' Américaio Crozer découvrir l'ile d'Oualan, et d'autres suivre la même trace. Le capitaine David Leslie, de la même nation, entreprit au mois de juin 1 822 un voyage autour du monde. Parti de New- York, il doubla le cap Horn, gagna le golfe de Californie, traversa dans différents sens l'océan Pacifique, où il découvrit plusieurs petites fl^ détermina ou rectifia la position de quelques unies qui étaient mal indiquées sur les cartes, et s'assura de la non-existence de quelques autres. £n 1824, le capitaine Coffin reconnut six nouvelles lies formant un groupe situé au sud de la pointe de Sandown sur la côte du Japon. Les quatre plus grandes reçurent de lui les noms de Fisher, Kidd, Ue du Sud et Ue des Pigeons. La plus étendue, celle deFisber, a 4 lieues de longueur. M. Gardner, se rendant en 1828 dans l'océan Pacifique boréal à la pêche de la baidne , découvrit plusieurs îles situées entre le l^** et le 8'' parallèle au nord de Téquateur, et entre le 144'' et le 165'' méndicB. L'année suivante, M. Plarket fit la décoorerte des lies Smutface, Parker elBroum, entre le V et le 18'' parallèle méndional, et entre le 174* et le 177' d^ré de longitude orioitale. Le capitaine Chase, dans des parages peu éloignés, en a signalé deux : I'tle Chase et l'fie Lincoln.

Le premier voyage maritime qui , bien que destiné à l'avancement des sciences, n'ait pas eu l'hydrographie pour objet, est l'expédition autour du monde qui, approuvée par Louis XYIII, prince capable d'en apprécier l'utilité, fut confiée en 1817 à l'expérience et à l'habileté de M. Louis de Freydnet. Le but prmcipal de ce voyage était la détermination de la forme du globe terrestre dans l'hémisphère austral et l'observation des phénomènes magnétiques et météréologiques. L'étude des trois règnes de la nature avait été recom-

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mandée aussi par T Académie des sciences ; on devait s*y occuper également de recherches sor les mœurs , les usages et les langues des peuples indigènes que l'on devait visiter ; enfin, quoique la géographie n*en ait point été exclue , cette science fut reléguée au dernier rang; aussi n'aurons - nous à signaler dans eette importante expédition que la découverte de la petite tle Rose (^). Nous ne nous étendions donc point ici sur ses résultats ; ils trouveroot leur place dans les questions que nous aoroos à traiter sur la géographie physique et sur l*ethiM)graphie.

Pendant que nos marins et nos savants lyoutaient par leurs recherches et leurs observations un nouvel éclat au nom français , le capitaine NiehoUan signalait dans Tocéan Pacifique éqoinoxial deuxécueils qui portent son iKHn ; M. King découvrait une tle qu*il appelait Elisabeth, explorait les côtes de la Nouvelle-Hollande, traçait une route facile dans le détroit de Torrès, et déterminait entre les caps York et Hillsboroug une étendue d'environ 700 milles de c6tes ; le capitaine Peyster signalait aux géographes un nouveau groupe d'iles qu'il appela le groupe EUiee, et dont les principales sont Escape, Brown et Peyster : il est au nord de Tarchipel Fi^ji et au nordouest de celui des Navigateurs.

Au nord-ouest de Tarchipel Fidji, le capitaine Hunter découvrit en 1B23 une tic d'origine volcanique appelée Onacuse, ou Ue Hunter, qui est haute, assez étendue, bien cultivée et bien peuplée , et dont il prit possession au nom du roi de la Grande-Bretagne (^).

Deux ans plus tard, dans le même océan au Dord-onest du groupe Silice, le Hollandais Eeg aborda sur une tle nouvelle qu'il af^la Néerlandaise [Nederlandisch-Island] ('). Elle a environ 3 lieues de longueur ; elle est entourée de récifs, est basse et fertile, et paraît être bien peuplée. L'Ile Roxbourg, que M. Wight découvrit au commencement de 1824, est une terre élevée qui parait avoir 20 milles d'étendue de l'ouest à l'est (*).

L'expédition de la Coquille, commandée par le capitaine Duperrey, est une des plus

(*) Elle est par H« Z2' 39" de lat. S., et par 168o 6' de long. O. — (*) Elle est par 15« 31' de lai. S. « et pjr 173' bV de long. E. — 0 Elle est par 70° 10' de lat. S., et 175* 13 1" de long. E. — (4) Il la place par SI « 36' de lat. S., et par 159» 40' de long, a

heureuses que l'on puisse dter : un voyage de 25,000 lieues s'est effectué en trente et un mois et demi, sans la perte d'un seul homme, sans malades, et même sans avaries. Ce fut le 8 août 1822 que la corvette mit à la voile ; sa première découverte fut celle d'une lie basse à laquelle on donna le nom de Clermont-Tm^ nerre et qui est la plus orientale de l'archipel Dangereux : elle n'a que 12 milles de longueur et 3 de largeur. Les autres découvertes ne comprennent que quelques lies qui ne sont pas plus importantes : telles sont celle de Lo$^ tange (i), la petite lie cCUrvUle (s) que couvre une brillante végétation, et le petit archipel Duperrey, composé de trois petites lies nommées par les naturels Ougaï, Mougoul et Àoura (5). L'ile d'Oualan fut explorée pour la première fois dans cette expédition. Un grand nombre de reconnaissances ont servi à déterminer la position de plusieurs terres, telles que cette dernière Ile, celle de Barbara, qui appartient aux lies de la Société, enfin quelques unes qui font partie des archipels des Papous, des Moluques et des lies Timoriennes. Mais ce qui place ce voyage au rang des plus utiles, ce sont les travaux hydrographiques auxquels il a donné lieu, et la rectification d'un grand nombre d'erreurs faites par les navigateurs qui avaient précédé M. Duperrey dans les mêmes parages ; ce sont les nombreuses observations astroncMinIques, ainsi que celles qui sont relatives au magnétisme terrestre, et à la recherche de l'heure de l'établissement des ports.

Le sort de La Pérouse avait excité au plus haut d^é l'intérêt de toutes les nations; ne nous étonnons donc pas que, plus heureux que les émules et les compatriotes de notre intrépide navigateur, M. Peter DilUm, capitaine dans la marine anglaise, ait retrouvé les débris dunaufrage de cet infortunémarin. Depuis vingt ans M. Dillon parcourt les lies de l'océan Pacifique ; mais c'est dans son voyage commencé en 1827 et terminé en 1828 qu'il fut assez heu* reux pour constater le sort de l'expédition de La Pérouse, et pour apporter de l'île Mallicolo en France les témoins muets de la fin désastreuse de cet illustre voyageur.

Dans le voyage qu'il fit, de 1825 à 1828, pour explorer le grand Océan, le capitaine an-

(') Par 18<» 43' lat. S. et 144» 16' 30" long. O. — (») Par 7» 6* 18 " lat. N., et 150» 16' 62"long. O. -^ (î) Par 6« 39' lat. N.. et 167<» ?9' 26" long. E.

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