‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 2)Chapitre 10 sur 215 · PILE · texte numérisé non relu

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est de 16 par année ; plus de la moitié ont lieu en été.

embrasse le bassin du Rhône tout entier, à l'exception de la partie la plus méridionale au delà de Viviers. 5e Région Méditerranéenne, À celle région appartiennent les départements du Var, des Bouches-du-Rhône, de Vaucluse, de l'Hérault, la partie méridionale des Basses-Alpes et du Gard, la partie orientale de l'Aude et des Pyrénées orientales.

Voici comment Martins résume les caractères propres à chacun des cinq climats qu’il établit :

Climat Vosyien. La température moyenne est de 9 6 centigrades environ. Los hivers sont plus rigoureux qne dans les autres régions, leur moyenne ne dépassant pas 0° 6. D'autre part, les étés sont plu: chauds à latitude égale que dans la partie occideutale c'e la France; l'été moyen cet de 1806. Ainsi la différence moyenne entre l'été et l'hiver est de 18. La température la plus haute observée à Strasbourg a été 34° 7,et à Nancy 37° 6. Le plus grand froid noté à Strasbourg a été de 23° 4 audessous de zéro ; à Nancy, il a été de 26° 3. Le nombre moyen annuel des jours de gelée est 70. La quantité de pluie est plus considérable que dans les autres climats, à l'exception du climat rhodanien : elle est en moyenne de 669 millimètres par année. Les pluies d'été l’'emportent sur celles d’automne ; le nombre moyen des jours de pluie est 437. Les vents régnants sont le sua-ouest et le nord-est, qui soufflent à peu près aussi souvent l’un que l’autre. Les orages sont au nombre de 24 en moyenne chaque année, et plus fréquentes en été qu’en automne.

Climat Séquanien. La moyenne annuelle de la température est 40°9. La moyenne de l'hiver est de 3° 95, celle de l’été de 17° 6. La différence entre les moyennes de l'hiver et de l'été est 13° 6. Le maximum de température observé à Paris a été de 36° 2 etle minimum de —19°. Le nombre annuel des jours de gelée est de 56 en moyenne. La quantité annuelle de pluie est de 546 millimètres en moyenne à Paris. Elle augmente vers l’ouest et dans les presqu’îles de la Manche et de la Bretagne, où elle est vraisemblablement plus forte que cians la région vosgienne, ce qui dépend de l'influence maritime. A l’est de Paris, la plus grande quantité de pluie tombe dans l'été; à l’ouest, les pluies d’au-

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Climat Girondin. La température moyenne générale est 12° 7. La moyenne des hivers est de 5° environ, celle des étés de 20° 6, et la différence entre les moyennes de ces deux saisons est 450 6. Le mini mum moyen de la température est de — 12° environ, et le maximum moyen de 35e, Le nombre moyen des jours de gelée est de 93 par année. La quantité moyenne de pluie est évaluée à 586 millimètres ; un tiers tombe en automne, un quart en été. La moyenne des jours pluvieux est de 130. Les vents du sud-ouest et du nord-est dominent dans la partie septentrionale de la région; dans la partie méridionale, ce sont, à cause de la chaîne des Pyrénées, ceux de nord-ouest ou de sud-est. Le nombre des orages est d'environ 18 par année; la plupart éclitent pendant

l'été.

Climat Rhodanien. La température moyenne de l’année est de 410 environ; celle de lhiver, de 2 5 ; celle de l'été, de 210 3; et la différence entre les moyennes de ces deux saisons de — 1808. Le maximum de température observé à Mâcon a été 38e et le minimum—1$8° 6. La quantité de pluie qui tombe annuellement est de 946 millimètres. Sur cette quantité, un tiers tombe en automne et un quari en été. Le nornbre moyen des jours de pluie est de 146. Les vents du nord el du sud dominent; les vents de nord-ouest et d'ouest souffient encore assez souvent. On compte à peu près 28 jours d'orage par année. Enfin, on doit mettre, au nombre des caractères du climat rhodanien, les tremblements de terre qui sont ici plus fréquents et plus violents que dans aucune autre

région de la France.

Climat Méditerranéen. Ce climat est, comme l’observe Martins, le plus nettement tranché de tous les climats de la France. La température moyenne est plus élevée, les hivers sont moins froids, les étés sont plus chauds. La moyenne annuelle de la température est de 44° 8; la moyenne hibernale est 6 5, et ceile de l’été égale 220 G. Ainsi la différence de ces deux moyennes est d’environ 16. Toutefois, on a vu en 4820, à Marseille, le thermomètre descendre à 4705 au-dessous de zéro, Le nombre moyen des jours de gelée est, à Marseille, de 41 par année. La quantité moyenne annuelle de pluie est de 651 millimètres ; mais le nombre des jours de pluie n’est que de 53.Sur la quantité de pluie cons- {atée, deux cinquièmes tombent en automne, un quart en hiver et un autre quart en été. Le vent dominant, comme force et comme fré-

uneüce, est le nord-ouest dans la moitié orientale, et l’ouest dans la moitié occidentale de la région méditerranéenne, Le premier. appelé mistral par les habitants, est parfois d’une telle violence qu'il déracine les plus gros arbres et enlève les toitures ies plus solides. Les orages, au nombre de 42 environ chaque année, ont lieu principalement en automne elen élé;ilen éclate aussi dans hiver.

Telles sont les données principales que nous possédens eur 4 méicorologie de la France. Avec une pareille diversité de climats à luquelle il faut joindre une extrème variété dans lu nature des terrains, il n'y a pas lieu ce s'étonner si notre pays est le plus riche de tous les États de l’Europe en espèces végétales. En effet, sur environ 90,000 végétaux connus, on en trouve en France 7,403 qui sont indigenes av bien depuis si longlemps naturalisés qu'on peut les regarder comme indigènes. De ces 7,403 especes on en compte 3,830 qui appartiennent à la graude division des plantes phanérogames, et 3,573 à celles des cryptogames, En fait de plantes phenérogames, car ce sont elles qui constituent la principale richesse d’un pays, la France a une prééminence marquée sur les diverses contrées européennes. L'Allemagne ne possède que 2,280 espèces appartenant à cette division; le royaume de Naples en a 2,943; la Grèce, 2,335 et l'Angleterre, 1,370.

Le tableau qui suit indique les familles dont nous possédons des espèces, le nombre d’espèces indigenes j'our chaque famille, et les noms des plantes utiles, à quelque titre que ce soit, qui font partie de ces familles :

Végétaux dicotylédonés.

ACANTHACÉES. Esp. ?. Querens apeunina (Chëne des Apennins); ACFRINÉES. Esp. 5. — Acer campestre Q. cerris ; Q. haliplileos; Q. coctitera (€. (£rable commun) ; A. Monspessu'aium; A au Wermes,; Qilex (€. Vert, Feuse) ; Q. epulitolium ; A. platanoïdes (Faux Sycomo- racemusa (©. blanc); Q. sesilloia (QC. re) ; À. pseudo-platanus (S'ycomore). rouge ; Q suber (CC. licge); Q. tauza. — AMAUANIHACÉES. Esp, 5. — Amarauthus Ralix acumiuata (Seule ccumine) ; S. acutialbu. (L'asse- b'cours). folia (Osier ciolet); S. alba (8. comman) ; AMENTACÉES. Esp. 65. — Alnus glutinosa S. amygdalinas; S aquatica ; S. capræais. (Aune, Verne); A. incara ; A. Viridis. — cinerea ; S. fragilis ; S helix (Osier blanc);

Betua alba (Boulcuu); B. nana; B pubescens. — Carpinus betulus (Charme commun):

— Ca tauea vesca (C'hätaignier), — Cats australis (Wicocculier). — Corylus avel'ana (Noisetier). — Fagus sylvatica (Hétre, Fagoerd). — Mysica palustiis (Myrte des narais). —- Populus a:ba (Pewplier blanc) ; P, canescens ; P. fastigrata (P. a'Iulie); P.

aigra (P. franc) ; P. tremula (Tremble,. ——

S. pentandia; S. purpures; S. retusa ; S rose marinifolia ; S. triancra; S. viminalis (Osier vert); S. vitellina (O. franc). — Ulmus campestris (Orme pyramidal); U. eflusa.

AMPÉLIDEES. sp. 2. — Cissos quinquefolia (Vigne verge); Vitis vimfera (Vigne cultivee).

ANTIRRHINÉES. Esp. 54. — Antirrhnium majus (Muflicr), — Digitalis graudiflora; D.

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éne des Apennins); S3 Q. cocuitera (C.

+ Vert, Feuse) ; Q.

Q. sec il floia (C.

cge); Q tauza, — ccumine) 3 S. acutie alba (8°. commun) ; Ua; S. capiæa;s, helix (Osier blanc); S; S. retusa ; S. rose S. viminalis (Osier franc). — Ulmus dal); U. eflnsa.

— Cissos quinque- US vVinfera (Vigne

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