‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 215 · PET DS · texte numérisé non relu

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qui prend sa source dans le département des Deux-Sèvres, au pied du plateau de Gâtine, reçoit à gauche le Mignon, à droite l’Aulise et ln Vendée, Navigation : Sèvre. 82 kilomètres, dont 16 de navigation maritime; Mignon, 16; Vendée, 26; Aulise, 41. Deux petites rivières, le Lay et la Vie, se jettent dans l’Océan au nord de la Sèvre. La première est pavigable sur une étendue de 33 kilomètres. dont 10 de navigation maritime. La seconde a une navigation maritime de 8 kilomètres.

Le bassin de la Loire est 12 lus vaste des bassins de la France : on évalue sa surface à 41,670,00€ hectares. La Loire prend naissance au mont Gerbier-des-Joncs, à peu de distance du Mézenc, dans le département de l'Ardèche. Elle coule d’abord au nord, puis au nord-ouest, ensuite à l'ouest, et se jette enfin dans l'Océan après un cours d’environ 1,030 kilomètres ou 234 lieues communes. Ses affluents sont fort nombreux ; nous ne nommerons que les principanx : à gauche, la Bébre, l'Allier, le Loiret, le Beuvron, le Cher, la Vienne, le Thouet, le Laon, la Sèvre-Nantaise, V'Acheneau et la Divatte; à droite, le Lignon, la Réconce, l'Arroux. la Nièvre, l'Authion, le Maine, l'Erdre et le Brivé. Parmi ces rivières, il en est plusieurs qui ont elles-11êmes des affluents importants. L’Allier a un cours de 445 kilomètres ou 95 lieues, pendant lequel il reçoit l’Alagnon et la Dore; le Cher à une longueur de 370 kilomètres ou 83 lieues, et reçoit l’Evre et la Sauldre, l’Arnon et l’Indre; l\ Vienne, dont la longueur est 355 kilomètres ou 80 lieues, reçoit le Clain, puis la Creuse qui a 280 kilomètres (60 lieues), et qui est grossie par la Gartempe; le Thouet reçoit la Dive; l’Acheneau reçoit par l’intermédiaire du lac de Grand-Lieu, la Boulogne, l’'Ognon ct le Tenu ; 1c Maine est formé par la Sarthe et la Mayenne, qui reçoivent la première le Loir, et Ja seconde l'Oudon. L’étendue navigable de ces cours d’eau est très-variable : Loire, 822 kilomètres, sur lesquels 52 appartiennent à la navigalion maritime; Allier, 234; Loiret, 4; Cher, 212; Vienne, 36; Thouct, M; Layon, 60; Sèvre-Nantaise, 20; Achenceau, 91 ; la Divatte, 3; Arroux, 20; Authion, 5; Maine et Meyenne, 98; Erdre, 6; Brivé, 30; Dore, 5; Creuse, 8; Dive, 28; Boulogne, 6: Ggnon, 4; Tenu, 18; Sarthe, 435; Loir, 414; Ourdon, 19.

La Vilaine, "in: son nom à un petit bassin situé au nord-ouest de celui de la Loire, naît dans la chaîne des monts Men z. Son cours est de 210 kilomètres ou environ 47 lieues. Elle a pour affluents à droite, le Meuw et l’Oust, que grossissent l’4f et l’Artz; à gauche, la

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la France : on d naissance au ans le départeau nord-ouest, An cours d’enviuents sont fort auche, la Bébre, et, le Laon, la non, la Réconce, rivé. Parmi ces fluents imporpendant lequel 70 kilomètres dre; 11 Vienne, le Clain, puis grossie par la par linterméu ; 10 Maine est ière le Loir, et au est très-vant à la naviga- , 36; Thouct, le,3; Arroux, 30; Dore, 5; Sarthe, 135;

u nord-ouest 4. Son cours ir aMuents à à gauche, la

Seiche, le Saumon, la Chère, le Don et l'Isae, Navigation : Vilaine, 196 kilometres, dont 42 de navigation maritime; Meu, 5; Oust, 10; AIF, 10; Artz, Seiche, 2; Chère, 5; Don, 9; isac, 13. La petite rivière d'Arbon, qui se jette dans la mer à l'embouchure de la Vilüine, a une navigation maritime de b kilomètres.

Les pets bassins auxquels le Blavet, l’'Aulne et ja Rance donnent leurs noms, embrassent l'extrémité la plus occideutale de la France, c'est-t-dire, les départements du Morbihan, du Finistère et des Côtesdu-Nord, et la partie septeutrionale de celui d’Ille-et-Vilaine. Is ren ferment un graud nombre de petites rivières qui, pour la plupart, se jettent dans la mer, après un cours de quelques licues. Il suffira de les nommer, en indiquant l'étendue de leur navigabilité,

Bassin du Blavet : rivière de Vannes, navigation maritime, 17 kilomètres; Auray, navigation marilime, 14; Crac'h, navigation mari time, 6; Etel, navigation maritime, 44; Zlavet, 64, dont 15 de navigation maritime; Scorf, navigation maritime, 12; Eilé, navigation maritime, 15; Aven, navigation maritime, 6; Odet, navigation maritime, 173 Pont-l'Abbé, navigation maritime, 7.

Bassin de l'Aulne : rivière de Punt-Croïæ ou Goyen, navigation maritime, 7 kilomètres; Pouldavid ou rivière de Port-Rhu, navigation maritime, 3; Aulne, navigation maritime, 32; Faou, navigation marilime, D; Daoulay, navigation maritime, 7; £Élurn ou rivière de Landerneau, navigation maritime, 14; Laber-Benoît, navigation maritime, 6; Laberwrach, navigation maritime, 7; Belen, navigation maritime, 8; Moreau, navigation maritime, 3.

Bassin de la Rance : Peuzé, navigation mariliine, 8 kilomètres ; Dossen ou rivière de Morlaix, navigation maritinie, 11; Guer, navigation maritime, 8; Jaudy ou rivière de Tréguier, navigalion maritime, 173 Trieuæ, navigation maritime, 18; Gouet, navigation maritime, 4; Fremur, navigation maritime, 4; Arguenon, navigation maritime, 93 Rance, navigation maritime, 47.

Les deux bassins fort peu considérables de la Sélune et de la Vire, appartiennent en majeure partie au département de la Manche. Le bassin de la Sélune nous présente le Couesnon, la Sélune avec son affluent, la Sée, et la S'enne, Quoique le Couesnon et la Sélune se déchargent dans la Manche, cependant ces deux rivières aboutissant aux grèves du

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Mont-Saiut-Michel, ne sont pas navigables pour les navires. Leur navigation fluviale est longue de 24 kilomètres pour le Couesnon, ct de 45 pour la Sélune. La Sée est navigable sur environ 24 kilomètres. La Sienue a 7 kilomètres de navigation maritime.

Daus le bassin de la Vire nous remarquerons d’abord la Douve qui a 30 kilonictres de navigation maritime, avec ses petits affluents, le Merderet, la Sève et la Madeleine, qui sont, grâce à la marée, également accessibles aux petits bâtiments de commerce, sur les longueurs respectives de 5, 7 et 8 kilomètres. La Tunte est dans le même cas. Sa navigation maritime est de 23 kilomètres. La Vire a une navigation de 29 kilomètres, dont 49 de navigation meritime. L’Aure-luférieure est navigable sur une étendue de 20 kilomètres.

Le bassin de POrne n’est pas plus considérable que les précédents. 11 nous présente irois rivières, l’Orne, la Dives et la Toucques, qui se jettent dans la Manche, à peu de distance l'une de l'autre. Le cours total de l'Orve, la plus considérable des trois, est de 140 kilomètres ou près de 32 lieues. Sa navigation maritime est de 16 kilomètres, c’est-à-dire va jusqu’à Caen. La Dives à une navigation fluviale de 98 kil., et la Toucques une navigalion totale de 352 Kil., dont 15 de navigation maritime.

Le bussin de la Scine ticnt, jar son étendue, le quatriéme rang parmi les bassius hydrographiques de la France actuelle. La Seine prend sa source près de la petite ville de Saint-Seine, au pied d’un coleau qui fait partie du plateau de Langres. La direction générale de son cours est au nord-ouest; mais, par suite de ses nombreuses sinuosités, la Seine ne s° jette dans la Manche qu'après un parcours de 800 kilomètres ou environ 180 lieues. Elle recoit de nombreux affluents. Nous rearquerons à gauche : Fienne, le Loiig, l'Essonne, l'Eure et la Risle ; à droite : l'Aube, la Marne , l'Oise, l'Epte et l’Andelle. L’Yonne, dont la longueur égale 250 kilomètres ou 56 lieues, reçoit elle-même la Bure, le Serein ei l'Armançon; l'Eure reçoit l'Aure et l'Iton; la Marne a 470 kilomètres où 406 lieues de cours el reçoit l’Ornain, le Grand-Morin et l'Ourcq ; l'Oise, dont le cours en Frauce est de 240 kilomètres ou 54 lieues, recoit la Serre, Aisne, la Bresche et La Nouette ; l'Aisne elle-même a pour affluents l’Aire et la Vèle, L’étendue navigable de ces cours d’eau est conime il suit : Seine, 589 kilomètres, dout 124 de navigation maritime ; Yonne, 119; Loing, 9 ; Essonne, 2; Eure, 87; Risle, 27, dont 13

de navigation maritime; Aube, 44 ; Marne, 361 ; Oise, 458; Andelle, 3; Grand-Morin, 45; Ourcq, 11; Aisne, 91.

Le bassin de la Somme sur la côte nord-ouest du territoire français, nous offre, outre la Somme qui à une longucur de 190 kilomètres ou 43 lieucs environ, cinq ou six petites rivières qui se jettent dans la Manche, Ce sont, en allant de l'ouest à l’est, l’Arques appelée aussi Béthune, la Bresle, l'Authie, la Canche et la Liane. La Bresle , l’Authie et la Canche ont une navigation maritime de 5, de 41 et de 16 kilomètres. La Somme en a une de 13, et de plus, elle est navigable pour les bateaux sur une longueur de 140 kilomètres.

Le bassin de l’Escaut et celui de la Meuse n’appartiennent que pour une fraction très-minime à notre territoire. Les cours d’eau qu'ils nous présentent sont généralement dirigés au nord-est, et les fleuves qui leur donnent leurs noms vont se jeter dans la mer du Nord. La partie moyenne du département du Pas-de-Calais appartient seule au bassin de l'Escaut. Nous y trouvons du nord au sud, la Lys affluent de l'E:caut, la Lawe et la Deule affluents de la Lyx, la Scarpe et la Sensée affluents de l'Escaut, et enfin l’Escaut, Ce dernier prend naissance dans le déparlement de l'Aisne, près du Catvlet. Ces cours d’eau sont navigables sur l’etendue suivante : Escaut, 62 kilomètres ; Scarpe, 67; Lys, 72; Lawe, 18; Deule, 18; Sensée, 5. La partie maritime du département du Nord forme ce qu’on appelle quelquefois le bassin de l’4a, petite rivière qui à été caualisée depuis le port de Gravelines jusqu’à Saint- Ouen, sur une étendue de 29 kilomètres.

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Le bassin de la Meuse, en France, se compose seulement de la longue vallée que parcourt ce flcuve depuis sa source jusqu’à Givet, dans les Ardennes, aiusi que de la partie méridionale du département du Nord qui set traversée par la Sambre affluent de la Meuse; mais cet afluent ve débouche dans le fleuve que sur le territoire allemand. La Meuse preud naissance dans le département de la Haute-Marne, au pied des montasnes du plateau de Langres, Elle court au nord-ouest-nord, ayant à sa droite et à sa gauche une cliuîne de hauteurs peu élevées qui se terminent par le plateau de l'Argonne et des Ardennes ; un peu après sa sortie du territoire français, elle change de direction et court au nordest, La Meuse ne reçoit en France qu'un seul affluent digne d’être nome mé, la Chiers, La Meuse, en France, est navigable sur une étendue de

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260 kilomètres; la navigabilité du Chiers est de 8 kilomètres seulement : celle de la Sambre de 56,

La portion du bassin du Rhin qui appartient à la France, forme deux parties bien distinctes, séparées l’une de l’autre par la chaîne des Vosges. La première, à l’est, est contiguë au Rhin, la seconde au nordest, est arrosée par la Moselle ct ses affluents. Aussi, beaucoup de géographes partagent cette région de la France en deux bassins nominés bassin du Rhin et bassin de la Moselle. Toutefois, comme la Moselle n’est elle-même qu’un affluent du dernier fleuve, nous ne pouvons admettre cette distinction. Le Rhin forme la limite de la France depuis Huningue iusqu’au confluent de la Lauter. Ses affluents à gauche sont l'A, la Zorn, la Moder, la Sarbach et la Lauter. L'Il reçoit elle-même la Vecht et la Brusche. La Moselle, qui prend sa source dans la chaîne des Vosges, se dirige au nord-est et va scieter dans le Rhin à Coblentz, sur ie territoire allemand. Ses principaux affluents sont à droite :la Meurthe, la Seille et la Sarre; à gauche, le Madon et l’Ornes. La Meurthe est ellemême grossie par les eaux de la Mortagne et de la Vézouse, la Sarre par celles de l’Erbach et de la Nied. Voici l’étendue de la navigation de ces divers cours d’eau : Rhin, 220 kilomètres; Il, 85; Moder, 17; Moselle, 118 ; Meurthe, 12.

Le bassin du Rhône occupe pres'iue la totalité de la région sud-est de la France. ILest parfaitement limité à l’est par la chaîne du Jura et des Alpes, au nord par les Vosges, les monts Faucilles, le plateau de Langres, les montagnes de la Côte-d'Or, du Charolais, de Lyonnais et du Vivarais. Le Rhône touche le territoire français près du bourg de Pougny dans le département de l’Ain, et coule d’abord à l’est, en séparant ce département de la Savoie. Puis tournant à l’ouest il forme la limite entre les départements de l’Ain et de l'Isère. Un peu au-dessus de Lyon, il change encore de direction, court droit au sud et vase décharger dans la Méditerranée par plusieurs embouchures. Le nom de ce fieuve, qui vient du grec Rhodanos (rapide), exprime l’impétuosité de son cours. Le Rhône a des affluents importants : à droite la Valserine, le Séran, l'Ain, la Saône, le Gier, la Cance, l'Erieux, l'Ardèche, la Cèze et le Gardon ; à droite le Guier, la Bourbre, l’Isère, la Drôme, l’Aigues, l'Ouvéze, là Durance. Plusieurs de ces rivières reçoivent des affluents secondai-

res, L’Ain a la Bienne, La Saône dans son cours de 510 kilomètres ou

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FRANCE. 21 415 lieues, recoit le Coney, la Lanterne, la Vingeanne, l’'Ognon, la Tilke, le Suzon , l’Ouche, le Doubs, (qui a lui-même 495 kilomètres ou 95 lieues de cours et qui est grossi par la Loue), le Meuzin, la Grone, la Scille, la Reyssouse, la Veyle ct l’Azeryues. L'Isère reçoit le Drac grossi par la Romanche, La Durance a un cours de 3$0 kilomètres on &3 lieues, pendant lequel elle reçoit l'Ubaye, ie Buech, la Blenne et le Verdon. Parmi ces cours d’eau, le Rhône et la Saône sont les seuls qui aient une navigation étendue. Celle du Rhône est de 504 kilomètres, dont 46 de navigation maritime ; le bras appelé Petit-Rhône est navigable pour les bateaux seulement sur une longueur de 55 kilomètres. La navigabilité de la Saône a une étendue de 365 kilomètres. La navigabilité des autres rivières est bien inférieure. Ain, 87 kilomètres; Ardèche, 8 ; Isère 162; Doubs, 21; Scille, 41.

Les petits bassins du Var et de l’Argens, à l'extrémité Sert du littural méditerranéen de la France, ne nous offrent aucun cours d'eau important. Le Var, qui, depuis le confluent de l’Esteron, forme la limite entre notre territoire et le comté de Nice, n’est pa: navigable; l’Argens l'est sur une ongueur de 17 kilornètres seulement.

Le bassin de l'Hérault embrasse le département du même nom, à l’ouest du département des Bouches-du-Rhône. Il nous présente seulement trois petites rivières, le Mosson, l'Hérault et l’Orb. L'Hérault a un cours total de 30 lieues ou 135 kilomètres et une navigation fluviale de 13 kilomètres seulement; l'Orb a une navigation maritime de 3,500 mètres.

Le bassin de l'Aude nous présente uniquement la rivière ainsi nommée, et l’Orbieu son principal affluent. L'Aude est simplement flottable sur une étendue de 137 kilomètres. Son cours total est de 210 kilomètres ou 47 lieues.

Eufin, le bassin du Tet, qui occupe exactement le département des Pyrénées-Orientales, nous offre trois petites rivières : l’Agly, le Tet et la Tech, qui sont à peine flottables. Ces trois cours d’eau étant séparés l’un de l’autre par des ramifications de la chaîne pyrénéenne, on a voulu considérer chacun d’eux comme formant un bassin séparé; mais, à notre avis, c’est trop abuser des subdivisions.

La France ne renferme qu’un petit nombre de lacs. Le plus considérable est celui de Grand-Lieu, dansle département dela Loire-Inféricure;

il a environ 7,000 hectares de sunerficie. Après lui viennent le lac de Saint-Point (Jura), 600 hectares ; le lac de Paiadru [fsère) 400 ; de Nantua (Ain), 268; d’Allos (Basses-Alpes), 250; de Gérardmer (Vosges), 220 ; de Sylant (Ain), 180; des Rousses (Jura), 480; des Rémoray (Jura), 160; de la’ Fraye (Isère), 150 ; de Longemer (Vosges), 120; de Chailleæon (Doubs), de Soing (Loir-et-Cher), et de Doredon (Hautes-Pyrénées), 100 hectares. Les autres lacs répandus sur notre territoire sont au-dessous de ce chiffre. Tous ces amas d’eau ont un écoulement, à l'exception d'un fort petit nombre, qui occupent en général la place d'anciens cractères volcaniques ; mais il y a beaucoup d’étangs. On cite comme les plus étendus ceux de Lindre (Meurthe) qui a 622 hectares de superficie: de Villers (Cher), 400; de Stock (Meurthe), 522; d’Horre (Aube), 300; de Gondreæange (Meurthe), 464; de la Chaussée (Meuse), 415; de Pluérmel (Morbihan), 400; du Grand-Birieu (Ain), 316; de Charcé (Maine-el-Loire) et de Lapelague (Bouches-du-Rhônc), 250; de Bellaval (Haute-Mainc) et Chancelade (Puy-de-Dôme), 220; de Murat (Vienne), 460; du Grand-Glareins (AÏn), 237; de srappes et de Presle (Scine-ct-Qise), 204 ct 199; de Villemukeu (Aube) et d’Enghien (Srine-et-Oisc), 150; de Lecomte (Loire), 120; de Perrecy (Saône-et-Loire), 91. Où rencontre encore en France de trop nombreux marais, qu’il importerait de de-sécher au plus vite; l’agriculture et la salubrité du pays y gagueraient toutes deux. Les plus nombreux et les plus vastes se rencontrent dans les plaines de la Brennc (fudre), de la Sulogne (Cher), et du Forez (Loire).

En outre de ces amas d’eau douce, il existe le long des côtes, et particuliérement sur celles de la Méditerranée, de vastes étangs salés ou saumäâtres. Plusieurs d’entre eux communiquent avec la mer. Nous nommerons les étangs de Carcans et de Canau, dans la Gironie ; celui de Biscarosse, dans les Landes, qui sont séparés de la mer par des dunes de sable. Le département de l'Aude nous offre l'étang de Leucate, quia une superficie de 2,420 hectares, celui de Sigean et plusieurs autres. Dans

PHérault, nous remarquons l'etang de Vendres et celui de Thau. Ce dernier ba pas de communication visibie avec la mer dont le sépare une étroite langue de terre. Le département des Bouches-du-Rhône renferme un grand nombre d'étangs; mais deux surtout, l'étang de Vulcarès et celui de Berre, sontremarquables par leur étendue. Ce dernier, en y comprenant les étangs d’/stres et de Marignane avec lesquels il com-

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SECT, 9°. — Climatologie, botanique, roologie at richesses minériles de la

France.

ILest impossible de dire d'une manière générale quel est le climat moyen de la France. La différence de latitude de nos provinces, la configuration du sol, ia présence de hautes montagnes toujours couvertes de neiges, la pente différente des versants, l'élévation très-variable des diverses contrées au-dessus du niveau de la mer, l'influence des vents, celle de la mer sur les nombreux départements qui l’avoisinent, détermineut, dans la climatologie de notre pays, des diversités trop considérables pour qu’on puisse tirer des observations une moyenne géné= rals ayant une valeur, même comme représentation approximative de l’état des choses. Il est donc indispensable de partager le territoire français en régions qui puissent faire l’objet d’observations ayant un caractere £cientifique.

Dans un mémoire remarquable sur la météorologie de la France, mémoire qui fait partie de l'ouvrage inti'ulé Patria, Martins divise le territoire français en cinq régions chmatoriales. 4° Région Vosgienne ou du nord-est, qui comprend l’espace situé entre le Rhin, la Côte-d'Or, les sources de la Saône et le plateau qui s'étend de Mézières à Auxerre ; mais c’est dans la vallée du Rhin que ce climat s’observe avec ses caractères les plus ‘ranchés, 2 Région Séquanienne où du nord-ouest. Cette région embrasse toute la France septentrionale, en prenant pour sa limite au sud la ligne qui, de Mézières passe par Auxerre, par Moulins, va joindre le Cher, su. celte rivière jusqu'à Tours à son confluent dans la Loire, et longe ensuite ce dernier fleuve jusqu’à son embouchure, 30 Région Girondine ou du sud-ouest. Elle s’étend depuis la Loire ct le Cher jusqu'aux Pyrénées; mais sa limite à l'est n’est pas exactement déterminée, faute d'observations suffisantes. Toutefois, Martins pense qu'elle doit comprendre le plateau central de l'Auvergne. 4° Région Rhodanienne ou du sud-est, Cette région a des limites naturelles bien tracées, car elle

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