‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 2)Chapitre 140 sur 215 · CRE · texte numérisé non relu

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renferme un des plus beaux monuments de l'architecture ogivale; c'est sa cathédrale qui est aussi remarquable par ses vastes dimensions que par la richesse de son ornementation et la hauteur de ses clochers, Elle a 129 metres de longueur dans œuvre, 33 de largeur, et 35 de hauteur sous clef de voûte. Ses clochers représentent deux pyramides octogonales, dont l’une a 111 mètres ct l’autre 122 d’élévation. Les églises de Saint-Aignan et de Saint-Pierre méritent aussi d'être visitées,

Parmi les édifices modernes, nous n’avons à citer que l’hôpital fondé récemment par le comte d’Aligre. L'une des places publiques de la ville est décorée d'une belle statue en bronze de l’héroïque Marceau, dont Chartres s’honorc d’être la pairie. Chartres possède une société d’agriculture, une bibliothèque de 30,000 volumes et 800 manuscrits, une superbe collection ornithologique et un jardin botanique. Outre le général Marceau, elle a vu naître les poètes Philippe Desportes et Mathurin Régnier, le philusophe Nicole, le littiérateur Dussaulx et le conventionnel Pétion. Un autre conventionnel célèbre, Brissot, est né au village de Ouarville, près de Chartres. Prés de Courville, sur la rive droite de Eure, on remarque le château de Villebon, bel édifice gothique où mou: rut le grand Sully. Maintenun, jolie petite ville située au confluent du Gros et de l'Eure, est la patrie du poète comique Collin d’Harleville, On y remarqué un fort beau château et un parc magnifique qui furent donnés par Louis XIV à la veuve de Scarron, et qui, à la mort de celle. ci, passerent dans la famille de Noailles. L'aqueduc non achevé qui devait conduire les eaux de l'Eure à Versailles, et que l’on voit dans ha vallée de Maintenon, est un des ouvrages les plus grandioses qui aient jamais été entrepris.

Chäleaudun est une ville fort élégante qui s'élève sur une colline au pied de laquelle coule le Loir. L'hôtel de ville et le bâtiment du collège sont ses édifices les plus importants. Un rocher qui domine la ville présente les restes d’un château des comtes de Dunois. Chätcaudun a une bibliothèque de 6,000 volumes. Bonneval, sur la rive gauche du Loir, renferme une église dont la flèche éléganie et hardie mérite l'attention.

Dreux est une assez jolie ville située sur la Blaise, au pica d'une colline. Ses principaux édifices sont l’église paroissiale, Phôtel-de-ville et l'hôpital. C’est à Dreux que se trouvent les tombeaux des princes de la famille d'Orléans. Cette ville est fort ancienne ; on prélend que sun

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FRANCE, 211 som lui vient des druides, prêtres gaulois, qui habitaient en effet les sombres forêts du pays des Carnutes, Elle est célèbre par la bataille qui s’y donua en 15692, où les calvinistes furent battus, et le prince de Condé fait pri-onnicr, Dreux est la patrie du poëte Rotrou et de Philidor, célèbre compositeur et joueur d'échecs. Au bourg d’Anet, bâti dans une riante vallée entre l'Eure et la Vesgre, on contemple les débris du magnifique château qu'Henri 1 fit coustruire pour la célèbre Diane de Poïiers, sur les dessins de Philibert Delorme.

Nogent-le-Rotrou, sur les bords de l'Huisnes, n’a de remarquable que son hôpital fondé par Sully et les restes d’un vieux château qu’habita ee grand ministre, Le Lombeau de Sully existe encore dans l’église de l'hôpital ; mais il est vide : pendant les fureurs de la révolution, les restes de l’ami d'Henri IV furent profanés et dispersés.

l'INISTÈRE,

Ce département est formé des unciens diocèses de Saint-Pol-de-Léon et de Quimper, que l'on appela quelquefois Corentin. I] termine à ouest la péninsule qui comprenait la ci-devant Bretagne, et tire son nom de sa position la plus avancée en mer au nord-ouest de laFrance. C’est ainsi que les Romains nominaient également Finistère le cap situc au nord- ouest de l'Espagne, parce qu’il parut à leurs premiers navigüteurs la fin de la terre, finis terræ, de ce côté de l'Europe. Le Finistère est borné à l’est par le département des Côtes-du-Nord et du Morbihan ; au nord, il est baigné par les flots de la Manche, au sud et à l’ouesi, par ceux de l'Océan atlantique.

Le développement des côtes de ce département présente de nombreuses dentelures el plus de 200 emboucüures qui correspondent à un même nombre de vallées, au fond desquelles coulent des rivières ou des ruisseaux. La côte, en général élevée, est hérissée de masses granitiques contre lesquelles les flots viennent se briser avec fracas. Ces rochers forment la terminaison des Montagnes d’Arrée et des Montagnes Noires qui sont elles-mêmes ln continuation de la chaine des Monts Menez. Un assez graud nombre d'îles, mas dont la plupart sont sans importance, bordent les côtes soit dans la Manche, soit dans l'Océan. Le sol du Finistère varie beaucoup. Il est sablouneux près des

côtes, maigre et graveleux dans la partie montagneuse ; les vallées seules sont douées d'une grande fertilité.

L'agriculture est peu avancée ; cependant la production des céréales dépasse les besoins de la consommation locale. La culture du lin et du chanvre est fort répandue ; les arbres fruitiers et les légumes abondent, Il y a beaucoup de pâturages, en général excellents, qui nourrissent beaucoup de bestiaux. On engraisse un grand nombre de pores, et l'élève des chevaux y est une ressource importante pour les paysans. Il n’est pas besoin de dire que les pêcheries occupent la plus grande partie de la population de la côte ; 2 sont elles qui font la prospérité du littoral. La construction des barques pour la pêche, la fabrication des filets, des barils, etc., donne du travail à beaucoup de bras. L’ex. l'loitation des riches mines de plomb argentifère de Poullaouen et de Huelgoat, celle des ardoiseries de Châteauiin, de Ségal et de Pleyben, doit être rangée au nombre des industries principales du Finistère. Le département renferme en outre es faïienceries, des corderies, des manufactures de toiles et d’étoffes de laine, des tanneries, des papeteries, des fabriques de savon, des huileries, etc.

Superficie totale : 6,717,67 kilom. carrés.

— Popul. totale, 617,710 habit. — Populat.

par kilom. carré, 91,95 habit. — Cinq arrondissements : QUIMPER, 9 cantons, 62 communes, 117,489 habit.; BREST, 12 cantons, 83 communes, 204,765 habit.; CHATEAULIN, 7 cantons, 60 communes, 105,658 habitants ; MouLaix, 10 cantons, 58 comm., 142,563h.; QUiMPERLÉ, 5 cantons, 20 comm., 46,935 habitants.

Villes et bourgs principaux :

QUIMPER, 9,664 hab , 624 kil. de Paris; Briec, 5,493 hab., 15 kilom. de Quimper; Concarneau, 2,353 hab., 20 kilom.; Trégune, 3,086 hab., 30 kil.; Douarnenez, 4,193 hab.

20 kilom.; Plogonnec, 2,853 hab., 14 kilom.; Pouldergat, 2,67 habit., 18 kil.; Fouesnant, 3,363 habit., 15 kil.; Ploxgustel-Saint-Gernain, 1,339 habit, 1 kilom.; Plonéour, 3,033 hab., 21 kilom.; Plozévet, 2,979 hab, 24 kil.;s Pont-Croix, 2,267 hab., 34 kil.; Audierne, 1,48 habit., 40 kilom.; Cleden-Cap- Sizun, 2,286 hab., 46 kilom.; Pont-l'Abbe, 3,810 hab., 18 kil.; Tréguennec, 3,481 hab., 20 kil.; Rosporden, 1,033 hab., 0 kil; le liant, 2,849 ‘iabit., 18 kilom. — BREST, 36,492 hub, 474 kilom. de Paris et 78 de Quimper; Lambezellec, 11,031 hab., 3 kil.

de Brest; Daoulas, 501 hab., 20 kiiom,; ire

villac, 2,523 habit., 30 kil.; Plougastel-Daou. las, 6,065 habitants, 25 kilom. ; Landerneau, 5,113 hab., 20 kilom.; Guipavas, 6,047 hab.

10 kil.; Lannilis, 3,430 hab., 25 kil.; Lesne. ven, 2,347 hab., 25 kil.; Plabennec, 3,752 h, 25 kil ; Ploudalmezeau, 3,219 hab., 15 kil; Ploudiry, 1,664 hab., 30 kil.; S'aint-Renan, 1,101 hab., 15 kil.; Le Conquet, 1,348 hab, 28 kil.; Lampaul (ile d'Ouessant), 700 hab, — CHATEAULIN, 2,849 hab., 559 kil. de Paris et 8 de Quimper; Plomodiern, 2,785 hab, 10kilom.deChâteaulin; Carkaix, 2,143 hab., 5t kil. ; Poullaouen, 3,723 habit., 46 kilom.; Chéleauneuf-du-Faou, 2,815 hab , 25 kil, Pionevez-du-l'aou, 3,688 habit., 23 kilom; Crozon, 8,815 hahit., 31 kilom.; Telgruc, 2,284 hab., 20 kil.; Le F'aou, 1,211 habit, 19 kil.; Loperec, 2,062 hab., 10 kil ; Huelgoat, 1,156 hab., 36 kil.; Sérignac, 2,890 h, 18 kil.; Pleyben, 4,900 hab., 10 kil. ; Braspart, 3,029 habit, 15 kilom. — MoRLaix, 12,895 habit, 517 kilom. de Paris et 84 de Quimper; Landivisiau, 3,420 hab., 20 kil. de Morlaix ; Lanmeur, 2,763 habit, 12 kilon.; Ploug-snou, 5,017 habit., 10 kil.; Plouesrat, 3,180 habit., 28 kilom. ; Plounevez-Lochrist, 4,562 Lab, 40 kil; Plouigncau, 5,017 hab. 10 kil.; Botsorhel, 4,908 hab., 16 kil.; Piougouveu, 4,419 habit,, 20 kilom.; Plouzcvède,

2,010 habi 7,059 hab.

4 kilom ; 12 kil.; Ple Plounévur- 3,900 hab.

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labennec, 3,752 h., 219 hab., 15 kil,; kil.; Saint-Renan, nquet, 1,348 hab,, uessant), 700 hab, ., 209 kil. de Paris liern, 2,785 hab, rhaix, 2,143 hab.

babit., 46 kilom.; S15 hab , 25 kil, abit., 25 kilom; kilom.; Telgruc, aou, 1,211 habit.

b., 10 kil ; Huel. Sérignac, 2,890 h., b., 10 kil. ; Brasom, — MoRLAIx, de Paris et 8 de 20 hab., 20 kil, de habit, 12 kilom.; [0 kil.; Plouesrat, lounevez-Lochrist, ncau, 5,017 hab., ab., 16 kil.; Pioulom.; Plouzcvède,

9,010 habit., 25 kilom.; Suint-Pol-de-Léon, PERLÉ, 6,114 hab., 512 kilom. de Paris et 7,059 hab., 20 kilom.; Roscoff, 3,651 hab., 44 de Quimper ; Arzano, 1,401 hab, 8 kil. 24 kilom ; Saint-Thégonnec, 3,802 habit, de Quimperlé; Bannalec, 4,174 hab., 12 kil.; 19 kil. Pleyber-Christ, 3,430 hab., 12 kilom.; Pont-Aven, 1,030 habit., 16 kilom.; Moelan, Plounéuur-Menez, 3,988 hab., 15 kil, Sizun, 4,832 hab., 8 kil.; Scaer, 4,30 hab., 22 kil.; 3,900 hab., 4 kilom.; Lampaul, 2,454 hab., Querpien, 3,282 hab., 8 kilom.

95 kil. ; T'aulé, 3,037 hab., 9 kil. — Quis-

Quimper, appelée aussi Quimper-Corentin, est bâtie sur le penchant d'une colline, au confluent de l'Odet et du Fley, à 14 kilom. de l'Océan. Son port ne peut recevoir que des navires au-dessous de 300 tonneaux. La ville est assez laide; néanmoins on y remarque de beaux quais et une superbe cathédrale gothique. Quimper possède une société d’ému= lation, une bibliothèque de 10,000 volumes et un jardin botanique. Elle eat la patrie du P. Hardouin, dont chacun connaît l’éruditior, et du célèbre critique Fréron, si maltraité par Voltaire. Concarneau et Douarnenez sont deux petites villes maritimes importantes par leurs pêcheries.

Brest est située à l'extrémité occidentale de la presqu’ile formée par la Bretagne. Elle doit toute son importance à son port et à sa rade, et occupe le premier rang parmi les places maritimes de l'empire. Son port est l’un des plus vastes et des plus sûrs de l'Europe, et, en France, il n'a pas de rivaux. La rade est magnifique et peut contenir 500 vaisseaux ie guerre; mais des rochers cachés sous l’eau en rendent l'entrée étroite et difficile. Cette entrée se nomme le Goulet. Tout ce qui, à Brest, se rapporte à la marine mérite d’être visité. On admire l'arsenal, les chantiers et les bassins de construction, les corderies, le pare d’artillerie, les hôpitaux de la marine, les magasins, les quais, les casernes et le système de fortifications qui rend Brest imprenable par mer. Quant à la ville elle-même, il y faut distinguer deux parties. La ville haute ou vieille est en général toute tortueuse et mal bâtie; mais la ville basse ou neuve est élégante et ornée de beaux édifices. L'église Saint-Louis et le théâtre sont les principaux. Brest possède une société d’émulation, un cabinet d’histoire naturelle, un jardin botanique et une bibliotheque publique de 4,000 volumes. Nommons encore la bibliothèque de la marine, riche de 20,000 volumes, l'ecole impériale de la marine à bord du vaisseau le Borda, et l’observatoire. Brest est la patrie du conventionnel Kersaint, du poëte dramatique Rochon, du comte d’Aboviile, ins-

pecteur général de l'artillerie, et des marins d’Orvilliers et Lamothe. Piquet. Landerneau est une petite ville maritime située sur la rivière d'Elorn, qui se perd un peu plus bas dans la rade de Brest. Elle est mal bîtie ; néanmoins on remarque ses beaux quais etson hôpital succursal de la marine, établi dans un ancien couvent d’Ursulines. Son port qui peut recevoir des navires de 300 à 400 tonneaux, est d’un accès diflicile.

Chateaulin est une pelite ville assez mal bâtie, située sur la rivière d’Aulne qui la divise cu deux parties réunies par un pont. Elle a un petit port appelé port Launay qui n’adract que des bâtiments au-dessous de 80 tonneaux. Châteaulin est la patrie du P. André, philosophe dis- À: tingué. Carhaix, près de la rive gañche de l’Hyère, mérite d’être mentionuée pour avoir donné le jour «an brave La Tour-J’Auvergne, surnommé le premier grenadier de France. Aux environs de Poullaouen et d'Huelgoët, on exploite deux mines de plomb argentifère qui sont regardées comme les plus riches de l'empire. Elles donnent ch&que année plus d’un million de kilogrammes de plomb et environ 700 kiligrammes d'argent.

Morlaiæ est située à 9 kilomètres de la mer, entre deux petites rivières qui se réunissent à la tête du port .Celui-ci est entouré de beaux quais et de jolies maisons. Il peut recevoir des navires «ce 400 tonneaux. La rade, vaste et commode, est, en tout temps, d’un abri sûr et d’un bon mouillage. Des frégates même s’y peuvent abriter, puisqu'il y a toujours 41 mètres d’eau. Elle est défendue par un château-fort. Les principaux édifices de Morlaix sont l’église de Saini-Matthieu, le théâtre et la manufacture des tabacs. Morlaix est la patrie de Moreau, le vrinqueur de Hohenlinden, et du célèbre Albert-le-Grand. Saint-Pol-de-Léon est une petite ville maritime, qui n’offre rien de curieux que son ancienne ca- ‘hédrale, bel édifice gothique, tout entier construit en granit.

Quimperlé est une assez jolie petite ville bâtie au confluent de l’Ellé et de l'Isolle qui, après leur jonction, prennent le nom de Laita. On y remarque une belle église et l'hôtel de la sous-préfecture qui était jadis une couvent de bénédictins. Son port n’est accessible que pour les bâtiments qui ne dépassent pas 50 tonneaux.

A peu de distance des côtes du Finistère, on trouve un assez grand nombre d'îles, pour la plupart fort petites, qui appartiennent à ce dé-

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FRANCE. 5 3 UM partement. Les principales sont : dans la Manche, les îles Ca. les ‘E) | Îles Melvine ou Elven, ct l’île de Baz ; dans l'Océan, l’île d’Oucssant, l'île ) de Bannec, celle de Banalec, les îles de Moléne, de Lityry, de Béniguet, l'ile

de Sein et les Îles Glenan. L'ile d'Ouessant, la plus considérable de toutes,

quoiqu'elle n’ait que 22 kilomètres carrés de superficie, est située à 20

kilomètres du continent. Elle est si escarpée du côté de l’est, que deux 2 hommes peuvent à peine y monter de front. Du côté opposé le rivage ut Lit est uni; mais plusieurs chaînes de rochers en rendent l’abord très-dan- Fa De £ ï gereux et font qu'une descente y est impossible. Sa situation et un petit É sa château forment sa seule défense. Il y a un phare pour servir de recon- A naissance aux vaisseaux qui veulent entrer dans le port de Brest. Le

sol est généralement fertile ; on y trouve surtout d’exccllents pâturages. ‘pts 1 La population, qui se compose de 2,280 individus, se livre presque tout ira , entière à la pêche. Le 27 juillet 1778, les Frauçais remportèrent, à la hau- RE teur de cette île, une victoire navale sur les Anglais. L'ile de Sein, appelée par corruption le des Saints, est siluée à 9 kilomètres de la pointe RENE nommée bec du Raz. Elle est très-basse et presque submergée. Un laby- | " ie, rinthe de passes dangereuses et d’écucils effroyables la font redouter des | : si TES navigateurs. Cette petite île, qui n’est habitée que par trois cents pê- EL cheurs environ, était fameuse chez les Gaulois par son oracle et par AU Ne son collége de druidesses qui. de son nom, était appelée Sènes. si Ré

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