‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 2)Chapitre 151 sur 215 · ISÈRE · texte numérisé non relu

ISÈRE

Ce département est situé sur la frontière, dans la région sud-est de la France. A l’est, il est limité par la Savoie; au nord, par le département de l’Ain dont il est séparé par le Rhône; à l’ouest, par les départements du Rhône, de la Loire et de l'Ardèche, dont il est également séparé par le Rhône; au sud-ouest, par le département de la Drôme; enfin, au sud et au sud-est, par celui des Hautes-Alpes.

Une grande partie de l'Isère, notamment toute la région au nord, à l'est et au sud de Grenoble, est couverte de montagnes très-élevées, Aussi le climat, ainsi que la nature et les productions du sol, offrent-ils une grande variété. On y distingne quatre climats principaux, celui des plaines arides, celui des plaine: marécageuses, celui des vallées, et celui des montagnes. Dans les plaines de la première espèce, on éprouve en été une assez grande chaleur et des vents impétueux; dans les plaines

marécageuses qui se trouvent surtout dans l'arrondissement de la Tour-du-Pin, la chaleur est moins considérable, et il y a des brouillards fréquents, principalement dans les cantons appelés terres froides ; du reste, les saisons y suivent à peu près leur cours naturel. Il n’en est pas de même sur les hautes montagnes; on n’y observe que deux sai. sons, l'été et l’hiver, et cette dernière est la plus longue. Dans les vallées profondes, on éprouve souvent des chaleurs accablantes et des froids très-rigoureux. Les variations du thermomètre y sont très-rapides; les pluies et les sécheresses y sont souvent d’une longue durée, L'agriculture a fait de notables progrès dans l'Isère. Les habitants intelligents, actifs et laborieux, tirent le meilleur parti possible des terres même les plus infécondes. Dans les montagnes, il est vrai, ils ne peuvent guère récolter que du seigle, de l’orge, des pommes de terre, des choux et quelques légumes ; mais les pâturages sont abondants, et l'on élève un grand nombre de bestiaux, bœufs, moutons et mulets. Les forêts qui couvrent les sommets des montagnes, sont composées pour la plupart de bois propres au chauffage et à la construction : il y en a aussi de sapins bons pour la grande et petite mâture. Les plaines produisent une assez grande quantité de céréales. Les coteaux qui bordent le Rhône sont plantés de vignobles : Il en existe aussi sur la rive droite de l'Isère ct dans la vallée de Graisivaudan. Néanmoins, les vins sont en général médiocres ; il faut seulement faire une exception pour ceux des environs de Vienne, où l'on distingue les vins de la porte de Lyon, de Scyssuel et de Reveutin. La culture du müricr et l’élève des vers à soie se sont exttèmement développés dans toute la partie du département que borde le Rhône et qui avoisine le département de la Drôme ; elle constitue une précieuse source de richesses pour le cultivateur.

La vallée du Graisivaudan, au fond de laquelle coule l'Isère, est sans contredit la plus belle et la plus fertile vallée de la France. « La route, dit Ad. Thiers, y est bordée d'habitations qui, se montrant à une lieue du fort Barraux, ne s'interrompent plus qu’à Grenoble. Pendant ce long trajet, elles ne présentent qu’un village continuel, où les maisons propres et quelque peu semblables aux châlets suisses, seraient légèrement espacées. Les femmes sont toutes assises sur le seuil de leurs portes; les unes cousent avec une merveiileuse rapidité et une propreté

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extrême les fameux gants de Grenoble; d’autres filent le lin à ta quenouille, pour le transmettre aux tisserands. A ce spectacle s’en joint un autre : de grands bœufs, au large front, liés deux à deux, traînent d'énormes sapins qui, nés sur les montagnes de la Chartreuse, vont se diviser en planches dans les scieries de Grenoble, ou floiter sur l'Isère etle Rhône, pour vieillir enfin dans les plaines du midi. » — « Le sol de cette fameuse vallée, dit l’éminent agronome Lullin de Châteauvieux, est en grande partie formé de marnes calcaires, descendues des montagnes de la Savoie. Avide de produire, il a montré dès l'abord aux eultivatours tout ce qu'ils pouvaient obtenir, en lui confiant à la fois les productions les plus variées. Aussi y recueille-t-on le colza à l'ombre des gigantesques noyers, et le mürier fournit sa dépouille printanière sur la même tige où l’automne vient mürir le raisin. Le maïs, le chanvre, les pommes de terre, le trèfle, la iuzerne et le blé, se succèdent dans les champs auxquels on dérobe encore des récoltes d'orge, de sarrazin, de millet et de navets, sans que le cultivateur prenne d’autre peine que celle de sillonner le sol fécond pour y déposer la semence qu’il lui convient d’y répandre. Ces productions croissent dans les intervalles régulièrement laissés entre les lignes d’érables ou de müriers, qui aident à supporter la vigne, dont les sarments, tirés d’une souche à l'autre, forment des tables d’où pendent les grappes rougissantes du raisin. Ces vignes se nomment hautains, et rien n’est plus riche que la vue des moissons qui jauniscent entre ces larges rubans de verdure. L'agronomie la plus savante ne saurait, en fait de production, aller au delà de ce que la petite culture obtient de ce sol fécond. »

Le département de l'Isère est en outre un des plus riches de la France en productions minérales. La mine d'or de la Gardette est célèbre, quoique les essais d'exploitation qu'on a tentés à diverses reprises n'aient pas eu de succès. La mine d'argent de Chalange exploitée jusqu’au commencement de ce siècle, a donné, en moins de vingt ans, 9,500 kilogrammes d'argent, évalués a plus de 2 millions de francs. On ytrouve du cuivre, du plomb, du zinc, de l’antimoine, du bismuth, du cobalt, du fer, du soufre, de l’alun, de la houille, des tourbières abondantes, des carrières de marbre, de granit, de pierre calcaire, de gypse, etc. Enfin, les gîtes de cristal de roche sont assez m'ltipliés. Les mines de fer sont les seules qui soient exploitées sur une grande

échelle : aussi la métallurgie est-elle la première industrie du départes ment. On y compte dix-huit hauts fourneaux, cinq lamineries, vingt. cinq aciéries, trente-six taillanderies, un grand nombre de cloute. rices, etc. Vienne est le siége d’une fabrication considérable de draps; Greioble est renommé par ses fabriques de gants; dans d’autres loca. lités, il existe diverses autres manufactures d'étofles, des filatures, etc. Parmi les industries les plus importantes, nous citerons encore les tan. nerics, les fabriques de sucre de betterave, les papeteries, les verreries, les poteries, les fabriques de toiles, les teintureries, les établissemen:s pour le peignage &:: chravre, les chapelleries, les filatures de soie et les

fabriques de liqu£urse

Superficie totale, 8290,56 kilom. carrés, — Populat totale, 603,497 hab. — Popul. par kil. carré, 72,79, — Quatre arrondissements : GRENOBLE, 20 cantons, 212 communes, 220,192 hab.; SAINT-MARCELLIN, 7 cantons, 84% communes, 87,198 hab.; La TOUR-Du-PIN, 8 cantons, 122 communes, 136,593 habitants; VIENNE, 10 cantons, 133 communes, 159,514 habitants.

Villes et bourgs principaux :

GRENOBLE, 26,852 habit., 545 kilom. de Paris; A/levard, 2,638 hab., 40 kil. de Grenoble ; Saint-Pierre-d'Allevard, 2,027 habit., 32 kilo. ; Bourg-d'Oisans, 3,212 hab., 49 kilom. ; Allemond, 1,275 hab., 46 k.; Clelles, 746 hab., 51 kil. 5 Corps, 1,441 hab.,58kil.; Domène, 1,579 habit., 11 kil.; Saint-Martin d’Uriage, 2,400 hab., Gkil.; Goncelin, 1,547 hab., 30 kil.; Pontcharra, 2,562 hah., 43 kil; Theys, 2,445 hab , 25 kil. ; Mens, 2,093 hab., 50 kil. ; Monestier-de-Clermont, 837 hahit., 34 kil.; La Mure, 3,648 habit., 38 kil ; La Maotté-Saint-Martin, 755 hab., 30 kil.; Suint- Laurent.u- Pont, 1,886 hab., 30 kil.; Miribel, 2,707 habit, 28 kil.; Sassenage, 1,513 hab., 6 kil; Le Touvet, 1,683 hab., 25 kil,; Barraux, 2,029 hab., 34 kil., Chapareillan, 2,612 hab, 39 kil; Valbonnaix, 1,327 hab., 51 kil; Vif, 2,433 hab.,16 kil.; Claix, 1,639 nab., 10 kil; Villard-de- Lans, 2,597 habit.; 22 kiluin.; Vizille, 2,115 hab , 17 kilomètr.s Voiron, 8,480 habitants, 24 kilomètres; Voveppe, 2,970 habit , 14 kilomèt. — SAINT- MaucCELLIN, 3,460 hab.; 580 kil. de Pariset 51 de Grenoble * Chatte, 2,443 hab., 4 kilom.

de Saint-Marcellin; Pont-en-Rouans, 1,266 hab., 15 kil.; Æives, 2,339 hab., 50 kilom.; Moirans, 2,769 hab., 30kil.; Roybon, 2,294 hab, 16 kil.: Viriville, 2,078 hab., 28 kit,; Saint. Elienne-de-Sainl-Geoire, 2,051 kab,, 28 kil; Saint-Siméon-de-Bressieux, 2,115 bab, 24 kil; Tullins, 4,618 hab., 24 kil, Vinay, 3,429 hab, 10 kil; Saint-Gervais, 709 hab., 18 kil. — LA TouR-DU- PIN, 2,559 hab., 522 kit. de Paris et 64 de Grenoble; Dolomieu, 2,292 hab., 10 kil. de la Tour-du.

Pin; Bourgoin, 4,749 hab., 14 kil.; Jallien, 3,153 hab , 16 kil.; Saint-Chef, 3,650 hab., 10 kil.; Crémieu, 2,302 hab., 32 kit; La Balme, 850 hab , 32 kil.; Le Grand Lemps, 2,200 hab., 20 kil.; Morestel, 1,340 hab, 16 kil.; Les Avenières, 4,256 hab., 28 kil.; Pont. de-Beauvoisin, 2,394 hab , 20 kil. ; Saint.

Geoire, 4,350 hab., 24 kil.; Virieu, 1,285 hab., 12 kil.s — VIENNE, 20,753 hab. 497 kil. de Paris et 80 de Grenvble; Septême, 2,836 hab., 11 kil. de Vienne; Beaurepaire, 2,480 hab., 29 kil.; La Côte-Saint-Andre, 4,429 hab , 35 kil ; Hegrieu, 1,520 hab., 20 kil ; Saint-Bonnet-de-Mure, 2,290 hab., 23 kil ; Saint-Georges-d'Espéranche, 2,292 hab., 17 kil.; Meyzieux, 1,353 hab., 29 kil ; Roussillon, 1,594 hab., 18 kil.; Le Péage-de Roussillon, 1,515 hab., 24 kil. ; Saint-Jean. de-Bournay, 3,298 hab., 18 kil ; Châtonnay, 8,968 hab., 29 kil.; SainteSymphorien d'Ozon, 1,793 hab., 15 kil.; Saint-Priest, 2,209 bab., 20 kil.; La Verpillière, 1,186 hab., 25 kilomètres.

Grenoble est située dans une plaine au pied des montagnes, et sur l'Isère, au coufluent de cette rivière avec le Drac. Une preuve de la haute antiquité de cette ville, c’est que Plancus en fait mention dans

ses lettre Cularo.

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+ 14 kil.; Jallien, Chef, 3,650 hab., hab., 32 ki; La Le Grand Lemps, el, 1,390 hab., 16 1b., 28 kil; Pont.

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3 Virieu, 1,285 20,743 hab. 497 envble ; Septème, ne ; Beaurepaire, 'ête- Saint-André, eu, 1,520 hab., 20 , 2,290 hab., 23 anche, 2,292 hab.

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gnes, et sur preuve de la mention dans

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ses lettres à Cicéron. Elle appartenait aux Allobroges, et s'appelait alors Cularo. L'empereur Gratien l’ayant fait rebâtir, elle reçut le nom de Gratunopolis, qu’elle porte encore aujourd’hui, quoique corrompu. [Isère la parlage en deux parties inégales ; celle qu’on nomme Bonne, forme un demi cercle sur la rive gauche de la rivière; l’autre, appelée la Perrière ou le quartier Saint-Laurent, est située sur la rive opposée, et se trouve dominée par une montagne sur laquelle le gouvernement de Louis-Philippe a fait construire une forte citadelle, appelée la Basile. Le quartier de Bonne est entouré de fortifications à la Vauban. Grenoble est en général propre et bien bâtie; mais ses rues sont mal percées. Parmi les places publiques, lu seule qui soit spacieuse, quoique irrégulière, est la place Grenette. On y remarque un superbe châteaud'eau. La place de la cathédrale est décorée d’une belle fontaine, celle de Saint-Louis d’un obélisque élégant, et la place Bayard est ornée de la statue en bronze du chevalier sans peur et sans reproche. Les principaux édifices de la ville sont la cathédrale, l’ancien hôtel Lesdiguières qui sert aujourd’hui d'hôtel de ville, l’ancien hôtel de l’intendance, aujourd'hui {a préfecture, le palais de justice, le palais épiscopal, ke théâtre et l'hôpital. Les jardins de l'hôtel de ville, ainsi que le Cours qui l'avoisinent, sont des promenades charmantes. Grenoble est riche en établissements scientifiques et littéraires, parmi lesquels on distingue h faculté de droit, et celle des sciences, la bibliothèque publique, composée de 50,000 volumes et 1,100 manuscrits, l’école de dessin et de ainture, le musée, le cabinet d’antiquités, celui d’histoire naturelle, “lui des machines, le jardin botanique, la société des sciences et des arts, celle de statistique, des sciences naturelles et des arts industriels, l'école secondaire de médecine, et celle d'artillerie. Cette ville a donné le jour à plusieurs hommes célèbres; nous nonimerons l'historien Bourchenu de Valbonnais, la fameuse madame de Tencin, l’iliustïe mécanicien Vaucanson, le président Salvaing de Boissieux, le poëte Gentil-Bernard, le philosophe Condillac et son frère, l’histcrien Mably, ks constituants Mounier et Barnave, le conventionnel Amar, le professeur de droit Berriat-Saint-Prix, l’académicicn Campenon, le compositeur Hectot Berlioz, etc.

Le petit bourg de Claix, à une lieue au sud de Grenoble, est remar-

quable par son magnifique pont jeté sur le Drac. Ce pont se compose Vle | 82

d’une seule arche, qui a 39 m. de hauteur et 43 m. 85 cent. d'ouverture, Une belle avenue crnbragée unit le bourg à Grenoble. Le touriste qui passe par Grenoble ne manque jamais de faire un pèlerinage au monas-

tère de la Grande-Chartreuse, situé à 30 kilomètres au nord-est de cette À

ville, et fondé par saint Bruno en 1084. Ce monasière estle principal de l’ordre des Chartreux, qui en prirent le nom. Des roches énormes, des précipices affreux, des torrents dont les eaux resserrées entre Les monia. gnes font reteutir au loin le bruit de leurs chutes réitr:Ges, des chemins

d’une montée difficile, omhragés de forêts de pins et ‘2 soins, te |

sont les traits sous lesquels s'annonce la tolitaire demeure des enfants de saint Bruno. Mais le monastère lui-même, ses vastes salles, ses cel. lules propres, et ayant chacune son jardin particulier, les galcries, la bibliothèque, la promenade nommée l’£spatiénent, tout cet ensembie porte un certain caractère de grandeur et de simpiicite, An sud-est de Grenoble, le Bourg-d'Oisans, distingué par son activité industrielle, est

situé 168 de la Romanche, affluent du Drae, dans une vallée piltores. |

‘que qui, au x: siècle, fut changée en un lac par un débordement de la Romanch®. «ee lac se conserva jusqu’en 1229, A celte époque, les caux du torrent ayant rompu les digues qui fermaient la vallée, le lac se dé. versa tout à coup, en détruisant tous les villiges ct toutes les habitations situées sur le passage de ses eaux. Le bourg de Saint-Martin-d'Uriage possède un établissement de bains assez fréquenté : il y a deux sources, l’une ferrugineuse, l’autre sulfureuse, mais froides toutes les deux. A Pontcharra, on visite avec respect les restes du châtean de Bayard : la chambre où naquit cc héros subsiste encore aujourd'hui. La Mure, petite ville, sur la route de Gap, mérite d’être citée à cause

son activité industrielle. Le village de La Motie-Saint-Martin, à une source saline thermale qui jouit d'une grande réputation. Le petit bours de Sussenage est renommé par ses excellents fromages, les meilleurs {le France, après ceux de Roquefort : onu y remarque de fort belles grottes rangées au nombre des merveilles du Dauphiné. Le fort Barraux, près de la fontière de Savoie, domine la route de Grenoble à Chambéry et défend l'entrée de la vallée du Graisivaudan. Le bourg de Vizille, sur le rive druite de la Romanche, est important par ses établissements industriels: On y voit un grand château qui fut construit par le connélable dè Lesdiguières et où se réunirent, en 1788, les Étals-généraux

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Dauphiné. Co château est aujourd’hui la propriété de la famille

nrier. C’est près du bourg de Vif, dans la commune du Gua, que se touve la Fontaine Ardente, si fameuse à une époque où les sciences phyjques n’existaient pas, Ce n'est autre chose qu’’une source, dont l'eau, mprégnée de gaz hydrogène, bouilionne constamment. Lorsqu'on en mue la vase et qu'on approche un corps en ignition, il s’élève des glonnes de flammes plus ou moins considérables. La petite ville de

Boiron, située sur la rivière de Morge, est le centre d’une grande fabri-

alion de toiles de chanvre, dites toiles de Voiron. Saint-Marcellin est une assez jolie petite ville, située dans un terribre fertile, près de la rive droite de l'Isère. Rives est une des localités ks plus industricuses du département. On y compte plus de vingt hriques d'acier, et de nombreux métiers à tisser le fil et la soie. Au pit village de Suint- Gervais, il existe une fonderie de canons en kr pour la marine, La Tour-du-Pin ct Bourgoin sont deux petites villes assez insignifianks, situées sur la rive gauche de la Bourbre. La première est le siége e la scus-préfecture, ct la seconde, celui du tribunal de première jstance de l'arrondissement. Le Grand-Lemps est important par son marché de céréales, qui sert de régulateur pour le département. Pontk-Beauvoisin est situé sur la rive droite du Guiers, qui sépare ici la France de la Savoie, Ce bourg possède des eaux minérales estimées. Cest dans le canton de Crémieu, au village de la Balme, près de la rive auche du Rhône, que se trouve la fameuse grotte de Notre-Dame-de= lBalme, immense caverne creusée très-irréguliérement dans une montagne assez élevée. Elle est composée d’une grande salle dans laquelle on a pratiqué une chapelle dédiée à la Vierge. Viennent ensuite deux longues galeries remplies de stalactites offrant les figures les plus bizarres et les plus variées. Au fond de ceile qui est à gauche, on trouve un lac dont l'eau présente toujours un calme parfait; les curieux peuvent s’y promener en bateau, mais l’abaissement des rochers ge permet pas d'arriver à la source qui l’alimente. Dans la saison des pluies, les eaux du lac débordent et forment un ruisseau qui, après avoir parcouru le galerie et la salle d’entrée, va se jeter dans le Rhône. L'existence de Vienne a précédé la conquête romaine. Lorsque la Gaule fut soumise, cette ville devint le chef-lieu d’une des grandes pro=

ne,

vinces de l'empire; elle eut un sénat et fut la résidence d’un préfet dl prétoire. Elle s’élève en amphithéâtre sur la rive gauche du Rhône, : confluent de la petite rivière de Gère. Les maisons sont en génér, assez bien bâties; mais les rues sont étroites, peu régulières et parfo très-escarpées. De nombreux débris antiques témoignent de son cienne splendeur. La Maison carrée est un temple oblong entouré colonnes cannelées, qui était dédié à Auguste et à Livie. Au moyen âge les colonnes furent réunies par une murailles, et l'édifice ainsi dénau

qurs bOmM jy, qui prit juant Cha jjnidass PO pile Ch. Noublions 1311, le f ts prélate

devint l’église de Notre-Dame-de-la-Vie, Le plan de l'aiguille est une pyréimnèrent | mide élevée sur un corps d'architecture de forme carrée, construite di a Côte-Sd grandes picrres sans chaux ni ciment. Chacun des angles de cette es quises con

pèce de socle est orné d’une colonne engagée, dont le chapiteau n'a pas taillé, et chacune de ses faces est percée d'une arcade. On suppos que ce monument singulier est le cénotaphe de quelque grand person nage. Les débris d’un arc de triomphe, ceux de la naumachie etde aqueducs méritent aussi d’être vus. Plusieurs de ces derniers ont &

tention lot

récemment réparés, et rendus à leur destination première. Ils approli Ce départe visionnent d’eau les divers quartiers de la ville; de temps à autre, ofmn orienta ouvre les écluses, et les rues se trouvent nettoyées en un instan@it a Haute- Parmi les monuments du moyen âge, on remarque l’ancienne cathélre; au s drale, bel édifice gothique construit dans le style dit flamboyant, die par le l’église de Saint-André-le-Bas. Ce dernier offre un clocher et les restdl£ Ce que no d’un ancien cloître construits dans le style byzantin pur. Les ruines ddhine du . vieux fort appelés la Bätie, Pipet et Mont-Salomon, qui domineni la villh sol et de produisent un eflet pittoresque. Les édifices modernes les plus impuMfint nous

tants, sont l’hôtel de ville, le collége, la halle, la caserne de cavalerdh superfici l'hôpital, l'hospice et l’abattoir. Le quai magnifique qui borde le Riônalité : on et le pont suspendu de deux arches qui traverse le fleuve, ne peuvenkes, dont

être passés sous silence. Les deux rives de la Gère sont bordés, sur unçon de Gr longueur de deux kilomètres, d'usines et de manutactures dont les nl: céréales

chines sont mises en mouvement par les eaux de la rivière. La fonde@urs endr rie de cuivre, élablie au faubourg de Pont-l’Evéque, est la plus considé@kipartemer rable qui soit en France, upres celle de Romiliy. Vienne possède u théâtre. Elle avait naguère un riche musée d’antiquités et une li bliothèque de 10,000 volumes ; mais tous denx viennent d’être con plétement détruits par ur incendie. Celte ville a donné le jour à plu

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FRANCE. 253 qurs hommes éminents. Nous nummerons le poëte Claudien, le pape ay, qui pritle nom de Clément IV, l’historien Nicolas Chorier, le conjuant Chabroud, les généraux Alméras et Bron, Pichat, auteur de nidas, Ponsard, un des grands poële: de notre époque, et le jeune pile Ch. Reynaud, qu’une mort prématurée a enlevé aux lettres. fublions pas de dire que c'est dans les murs de Vienne que se tint, 1311, le fameux concile œcuménique où le pape Clément V et lrois pts prélats, sur les poursuites et les instances de Philippe-le-Bel, conhmnèrent l’ordre religieux et militaire des Templiers. La petite ville la Côte-Saint-André est tout à fait insignifiante; mais ses liqueurs quises connues sous le nom de liqueurs de la Côte, méritent une setion honorable.

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