‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 2)Chapitre 20 sur 215 · FRS SPRE ETC RES · texte numérisé non relu

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FRANCE. a partenant à l'espèce ovine, et qui ne dépasse pas 32,151,430. Il se décompose du reste comme ilsuit : béliers, 575,715; moutons, 9,462,180; brebis, 14,804,946; agneaux, 7,308,589. Nos moutons se distinguent en plusieurs races : flamande, solognote, berrichonne, ardennaise et ro issillonne. Ces races ont été depuis une quarantaine d'années considérablement améliorées; néanmoins il reste encore beaucoup à faire. La race roussillonne est la plus remarquable de nos races indigènes pour la qualité de la laine. On corapte encore chez nous près d’un million de chèvres; mais ces animaux se trouvent principalement dans nos départements méridionaux ; la Corse à elle seule en possède 120,000 environ. Enfin, on estime à 4,920,000 le nombre de porcs élevés dans nos campagnes. La chair du porc constituant la base presque exclusive de la nourriture animale chez le paysan et entrant pour une forte part dans l'alimentation des classes ouvrières, on voit combien ce chiffre est insuffisant.

A cette énumération nous devrions ajouter le lapin domestique, ainsi que la poule, l’oie, le canard, le coq d’Inde, qui forment !a richesse de nos basses-cours et qui sont la source d’un revenu considérable pour plusieurs de nos départements; mais nous ne possédons aucun chiffre exact soit relat'vement au nombre de ces espèces, soit relativement au produit que ces animaux donnent chaque année.

Plusieurs des contrées de l’Europe sont plus richement dotées que la France sous le rapport minéralogique : cependant notre pays possède encore d'immenses ressources en ce genre. La houille et le fer, ces deux éléments essentiels de toute industrie, s’y trouvent en abondance.

L'or se rencont:e dans le sable de plusieurs de nos rivières, mais en proportion si minime que la recherche de ces parcelles ne donne aucun bénéfire. Quant à la mine d’or de la Gardette (Isère), la seule qui existe chez nous, plusieurs fois on a tenté de l’exploiter et chaque fois on a été obligé d'y renoncer, le rendement étant inférieur aux frais. L'argent se trouve associé au plomb et dans les mêmes minerais. La mine d’argent de Chalanches (Isère), est dans la même situation que celle d’or du mème département. Les gisements de mercure, d'étain, de zinc, découverts jusqu’à ce jour paraissent peu exploitables. Le nickel et le cobalt sont exploités en petite quantité dans les Alpes et les Pyrénées. Parmi divers gisements de cuivre signalés, on ne compte qu'une seule mine

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dont l'exploitation puisse se faire utilement, celle de Chessy, dans le département du Rhône. La valeur du cuivre obtenu de notre sol s’élève à 900 quintaux métriques environ par année. Le manganèse et l’antimoine sont fort répandus. On a extrait à peu près 28,000 quintaux du premier de ces métaux et 12,000 du second, L’arsenic et le soufre existent dans un grand nombre de minerais métalliques à l'état d’arséniosulfures et de sulfures. La production annuelle du soufre est d'environ 3,000 quintaux métriques.

Les mineraisde plomb les plus répandus sont la galène argentifère et le sulfure renfermant quelques millièmes d'argent. Plusieurs exploitations de mines de ce genre ont étéabandonnées ; on n’en compte plus aujourd'hui que trois, celles de Poullaouen et Hulgoat dans le Finistère, de Vialla dans la Lozère, et de Pont-Gibaud dans le Puy-de-Dôme. Leur produit annuel est estimé à 2,600 quintaux métriques de plomb, 3,400 de litharge, 800 d’alquifoux, et 4,900 kilogr. d'argent, représentant une valeur totale de 760,000 francs. Les minerais de fer sont communs et très-variés. Ils sont surtout abondants dans les Ardennes, la Mo-

selle, la Haute-Marne, la Haute-Saône, la Nièvre, le Cher, la Dor- 4

dogne, les Landes, la Côte-d'Or, le Jura, l'Auvergne, le Doubs, les Vosges, l'Ardèche, le Gard, ainsi que dans les départements qui avoisinent la chaîne des Alpes et celle des Pyrénées. On compt£ qu'il y a chez nous près de 2,000 mines ou minieres de fer en exploitation. Leur pro-

duit annuel peut être évalué comme il suit : minerai brut, 30 millions M

de quint. mét. ; fonte 4,677,000 ; gros fer, 3,332 ; acier, 74,000 ; valeur totale, 420 millions de francs. Aux chiffres ci-dessus, il faut ajouter deux produits minéralurgiques importants, la coupe. ose ou sulfate de fer et l’alun. La production annuelle de la couperose dépasse 45,000 quint. mét., et celle de l’alun 40,000.

Les combustibles minéraux jouent, après le fer, le pren.ier rôle dans l’industrie moderne. Plusieurs pays voisins sont bien supérieurs au

nôtre sous ce rapport. Nos mines cependant sont assez nombreuses et Ë

assez riches pour suffire à un immense développement industriel; malheureusement elles se trouvent souvent à une grande distance de nos usines métallurgiques. Nos principaux bassins houillers sont ceux de la Loire (Saint-Étienne et Rive-de-Gier), d’Aubin (Aveyron), d’Alais (Gard), d'Éjinal, du Creusot et de Blanzy (Saône-et-Loire), de

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