‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 2)Chapitre 19 sur 215 · OR TS · texte numérisé non relu

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FRANCE, 39 nectes, 48; discoboles, 6; anguilliformes, 43; lophobranches, 43; plectognathes, 1; sturioniens, 1; squales, 24; raies, 45. Plusieurs de ces poissons, notamment le hareng, la sardine, l’anchois, le maquereau, le thon, la raie, le mulet, donnent lieu à une pêche considérable, qui ‘cupe plus de 30,000 hommes. Outre ces poissons, nous devons encore nommer plusieurs habitants de l'Océan qui se rencontrent dans nos parages : ce sont 6 espèces de cétacés appartenant au genre dauphin. On y pêche aussi, mais rarement et accidentellement, des phoques et même des cachalots, qui se sont égarés dans nos mers. Nos poissons fluviatiles paraissent être à peu près partout les mêmes, Le plus grand nombre appartient à la famille des cyprinoïdec.

Les espèces de mollusques soit marines, soit terrestres et fluviatiles, ne sont pas fortnombreuses. Mais deux espèces, appartenant à la classe des acéphales lamellibranches fournissent un aliment recherché: ce sont la moule (mytilus edulis) et surtout l’huître appelée ostrea edulis, Quelques autres espèces des mêmes genre, sont également comestibles, mais sont bien moins estimées. Les habitants des côtes mangent aussi quelques espèces appartenan. à des classes différentes, etnotamment à celles des gastéropodes. Parmi les mollusques terrestres, plusieurs espèces du genre hélice, vulgairement escargot, sont employées soit comme aliment, soit comme remède dans les affections thoraciques. Après les moilusques, nous devons parler des crustaces dont plusieurs espèces sont utiles sous le rapport alimentaire. Le homard (homarus vulgaris), la langouste (palinurus vulgaris) et la crevette (crangon vulgaris), paraissent sur les tables les mieux servies, tandis que diverses sortes de crabes sont consommées en grand nombre par les habitants des côtes. L'écrevisse (astacus fluviatilis) qui se trouve en abondance dansun grand nombre de ruisseaux, est un mets plus délicat que tous les crustacés maritimes.

Une multitude d'insectes, appartenant à environ 10,000 espèces différentes, habite la France. On évalue à 5,000 le nombre des espèces appartenant à la seule classe des coléoptères, à 2,000 celui des lépidoptères ou papillons, à plus de 600 celui des hémiptères, etc. Il y a dans cette richesse entomologique assurément de quoi réjouir le naturaliste; mais malheureusement parmi ces animaux, il y en a un fort grand no:nbre qui sont extrêmement nuisibles, et causent de grands ravages dans nos

champs, dans nos jardins, dans nos forêts et jusque dans nos habita-

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tions. En revanche, nous possédons deux espèces précieuses, l’abeille commune (apis mellifica), et le ver à soie (bombyæ mori) acciimaté chez nous dans la seconde moitié du xv° siècle. On estime approximativement à 42 millions de francs la valeur du miel et de la cire produits par nos ruches. Quant à la production séricicole, elle dépasse actuelle= ment 30 millions. On peut mettre encore au nombre des insectes utiles la cantharide et le cynips de la noix de galle,

Les autres classes d'animaux, arachnides, annélides, radiaires, z00phyles n’offrant d'intérêt qu’au zoologiste de profession, nous nous abstiendrons d’en parler.

Un mot encore sur nos animaux domestiques. L'espèce chevaline compte en France 2,818,496 têtes, dont 1,271,630 chevaux, 1,194,231 juments, et 352,635 poulains. Par malheur, le plus grand nombre de ces animaux sont au-dessous du médiocre. Dans quelques-uns de nos départements du Nord et de l'Est, ÿn élève des chevaux propres à la cavalerie légère. La Normandie fourn:i d’excellenis chevaux detrait. L’élégante race limousine est limitée aux départements de la Haute-Vienne et de la Corrèze. De grands efforts ont été faits pour arnéliorer nos chevaux indigènes. Ces efforts ont besoin d’être encore longtemps continués. L'’âne n’est en général chez nous qu’un animal chétif et de la plus triste apparence : cependant la race poitevine se rapproche, par sa haute taille et ses qualités, de l'âne de l'Italie et de l'Epagne. On évalue à 413,519 le nombre des ânes et ânesses qui existent en France. Celui des mules et mulets est de 373,841. Dans quelques-uns de nos départements, cette race croisée est assez belle.

L'espèce bovine appartient à deux races. L'une, appelée bœufs de haut crd, est de taille moyenne ou petite; elle a l'œil vif, le cuir épais, le poil dur. On l'élève principalement dans les districts montagneux du centre de la France et ces départements pyrénéens. L'autre, appelée bœufs de nature, se distingue par son aspect plus doux, son cuir peu épais, son poil doux et sa taille plus élevée. Cette race s’engraisse aisément et

s'élève principalement dans les pays de plaine. La statistique française , donne our l’espèce bovine les chiffres suivants : taureaux, 399,026 ;

bœufs, 1,968,838; vaches, 5,501,8925 ; veaux, 2,066,849 ; total 9,936,538. Ce chiffre est bien inférieur à celui qu’exigent les besoins de notre patrie. Nous en dirons autant de celui qui représente le total des bêtes ap-

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