Revenus accessoires
Traneports successifs des produits non consommés sur
place. . 0 0 0 + 0 + + + 300,000,000 Bénéfices par les ventes et les manipulations des den- He 900,000,000 fr. rées livrées au commerce. . . + + + + +. 600,000,000
Total du revenu agricole, égal en valeur à la production, . +, 8,390,000,000 fr,
L'auteur que nous venons de citer estime, comme on le voit, à 7,100,0C0 le nombre de familles qui se partagent, à un titre quelconque, le total du produit agricole, et à 6,400,000 le chiffre des familles qui sont occupées à l'exploitation du sol. A ne compter que 4 personnes par famille, la population agricole présenterait un chiffre de 26,400,000 individus. Nous pensons, avec Chemin-Dupontès, que le total de la popula'ion agricole ne dépasse pas 22,000.000.
Les faits numériques rapnortés ci-dessus soulèvent les plus graves questions de politique et d'économie politique, nous n’avons pas à les aborder. Nous dirons seulement que la question de la grande et de la petite culture, si controversée entre les économi-:tes et les agronomes, paraît devoir se résoudre chez nous par un juste milieu. D'une part, ilne se forme plus de grandes propriétés, le prix exorbitant des terres s"y oppose. D'autre part, le nombre des cotes foncières qui s'élevait, eu 1815, à 124 millions environ, a diminué. Cela veut dire que les petites propriétés s’arrondiseent et que le morcellement tend à diminuer.
L'iodustrie agricole, depuis le grind mouvement territorial causé par la révolution de 89, a fait chez nous des progrès considérables. La division du sol et le passage d'une grande partie des terres aux mains d’une cla:sc laborieuse qui cultive le sol avec amour et énergie, ont été les premières et les principales causes de ce:te amélioration. Après elles, viennent en scconde ligne la multiplication des voies de communication, pour lesquelles il a été fait énormément sous le dernier gouvernement. Ou a également prétendu travailler aux progrès de l’agriculture par un système de lois soi-lisant protectrices. Mais en même temps que l'on protégeait par des tar.fs douaniers exorhitants, la production ine digèue des cér'ales, des bestiaux, de la laine, l’agriculture était écrisée par les taxes intérieures, principalement par les taxes indir. cles. La vigue, par exemple, paie à elle seule plus d:450 millions d'impôts chaque année. L’énormilé de la dette hypothécaire est encore un des grands
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