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FRANCE. 87 obstacles qui s'opposent au déveluppement de l’agriculture française.
La science économique avait bien indiqué les moyens de dégrever le sol d’une partie de ce fardeau écrasant ; malheureusement, cette fonction a été confiée à une compagnie privilégiée, qui par conséquent ne saurait remplir le but de son institution.
La diffusion des bonnes méthodes est un des moyens les plus efficaecs pour faire progresser l'agriculture. La France ne manque pas d’établissements fondés dans cetle vuc. En première ligne, on doit citer les Écoles Impériales d'agriculture de Grignon (Scine-et-Oise), de Grand- Jouan (Loire-Inférieure), et de la Saulsaie, dans le département de l'Ain, Après ces trois instilations viennent 51 Fermes-écoles, destinées à servir de modèles aux cultivateurs. Voici les noms des départements où elles sont élablies : Ain, Allicr, Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Ariége, Aude, Bouches-du-Rhône, Cantal, Charente-Inférieure, Cher, Corrèze, Côles-du-Nord, Creuse, Dordogne, Drôme, Eure, Finistère, Gard, Gers, Ille-et-Vilaine, Indre, ludre-et-Loire, Isère, Landes, Loir-et-Cher, Loire, Haute-Loire, Loire-Inférieure, Loiret, Lot, Lozère, Manche, Mayenne, Morbihan, Nièvre, Oise, Orne, Basses-Pyréuées, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Haute-Sudue, Saône-et-Loire, Sarthe, Deux-Sèvres, Taru, Var, Vaucluse, Vienne, Haute-Vienne, Vo:ges, Yonne. Les Écoles vétérinaires d’Alfort, près Paris, de Lyon et de Toulouse, l'École forestière de Nancy, et l'École des haras impériaux du Pin (Orne), sont des établissements spéciaux qui, cependant ne sont pas sans influence sur l'amélioration de Pagriculture. Les jardins botaniques, quoique créés principalement en vue de la science pure, contibuent aussi au progrès agricole. On doit surtout nomrner le Jardin des Plantes de Paris qui cultive une foule de plants utiles exotiques, dont plusieurs sont susceptibles de s’acclimater chez nous, st qui, en outre, distribue gratuitement chaque année aux agriculteurs les graines et les plantes dont ceux-ci jugent à propos d'essayer la culture.
L'établissement des haris ct les déjiô's d'étalons ne sont pas sans excreer utie action heureuse pour l'amélioration de nos races chevalincs; toutefois il est vrai de dire que ceite institution est plus coûteuse encore qu'utile. Les Vacherics impériales du Pin (Orne) et de Saint- Agneau (Cantal), et les Be:geries imjériales de Rambouillet (Seine -et- Oise), de Montcavrel (Pas-de-Culais) et de Gevrolles (Côte-d'Or), contri-
buent à multiplier les types reproducteurs de races supérieures.
Il y aurait injustice de notre part à ne pas mentionner parmi les promoteurs les plus actifs du progrès agricole, les sociétés d'agriculture au nombre d'environ 150, et les comices agricoles au nombre de plus de 600. Ces derniers surtout sont singulièrement utiles en ce qu'ils excitent une louable émulalion narmi les cultivateurs, et les stimulent à introduire sur leurs terres les améliorations éprouvées par l’expérience.
S'il est bien difficile d’évaluer la production agricole de la France d’une mauière tant soit peu satisfaisante, il est à peu près impossible d'estimer la valeur de la production manufacturière et de déterminer comment se répartit son produit entre les diverses classes d'agents producteurs. Cependant plusieurs auteurs ont essayé de résoudre ce problème. Nov: nous bornerons à reproduire les résultats qu’ils ont obtenus.
En 1819, Chaptal évaluait ainsi les produits bruts de l’industrie maaufaciurière :
Matières premières indigènes empruntées à l'agriculture. . . 416,000,000 fr. Matières premières exotiques. . , . . . . . + +. + 186,000,009 Main-d'œuvre . . . . + . « + + + . + « + 844,000,000 Dépenses générales, telles que usé des machines, réparations,
chauffage, éclairage, intérèts de la première mise de fonds
pour constructions, achats de métiers, ete. . . . . . 192,000,000 Bénéfices du fabricant. . . . . +. . . . + . 182,000,000
Total. . . . ,. . . 1,820,000,000 fr.
En 1827, Charles Dupin proposai :valuation suivante; mais à la différence de Chaptal, il comprenait . as ses calculs le commerce en même temps que l’industrie proprement dite :
Industrie des particuliers. , . : . . . . . . . + 1,973,000,000 fr, Travaux officiels . . + . . +. + + + + + + + © 659,000,000 Transports, manipulations et vente en détail des produits
agricoles. + + . , + +. + + + + + « + 420,009,000 Bénéfices du trafic sur les produits d'industrie , . . . . 281,000,000 Bénéfices de la pêche, commerce maritime, construction des
navires, etc. «+ + + + + + ee + + ee + 362,000,000 Bénefices des capitaux, . + : + . . . + + + … © 370,008,000
4,065,000,000 fr.
Léon quemen pimés :
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