‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 3)Chapitre 12 sur 24 · SACRÉ · texte numérisé non relu

SACRÉ

Sclon les modernes, | en degrés.

té des erreurs impropre dés as davantage

lune mappemme les mc-

ns des astro-|

us les points

L à ence servant de procédés dont l’imperfection ne pouvait qu’amener des

à erreurs. Eratosthène, au moyen d’un gnomon, avait trouvé la différence

L souvent d’après les estimations des voyageurs et d’après la nature des le]

| de latitude ou distance au nord de l'équateur, entre Syène et Alexandric; ? mais il se trompa gravement en plaçant ces deux points sous le même méridien, puisque les'observations modernes prouvent que Syène estau-

| delà d’un degré plus à l’est qu’Alexandrie. Cest d’après d’autres conjectu-

| res semblables que ce géographe plaça sous le même méridien Méroé ville | sur le Nil, l’ils de Rhodes, Bysance et le Borysthène. Ces points s’éloignent les : uns à l’est, les autres à l’oucst de la prétendue ligne sous laquelle les an-

| ciens les réunissaient. La latitude même en était souvent mal déterminée.

A ces latitudes mal déterminées, les géographes d'Alexandrie rap-

portaient toutes les latitudes des autres contrées, qu’ils devinaient quel-

vents et des productions. De cette manière, Eratosthène porta l'extrémité

F méridionale de l’inde à 16 degrés au nord de l'équateur, au lieu de 8. Il i répéta l'erreur de Dicéarque, en plaçant sousle parallèle de l’île deRhodes

M At NT A OV mA A AR AA RE

tag

le détroit des Colonnes, celui de Sicile, le eap Sunium et le golfe d’Issus, points qui tous sont plus au nord ou plus au sud.

Ce parallèle de Rhodes, si mal tracé, formait sur la mappemonde une | ligne évaluée à 70,000 ou 77,800 stades, et qui marquait la longueur ou longitude de la terre habitable; on l’appelait diaphragme; l’autre, plus

| courte de moitié, et dirigée du nord au sud, coupait la première sous un

ansle droit et représentait la largeur ou latitude de la terre sous le méridien d'Alexandrie. La carte entière présentait un carré, en dedans duquel ils traçaient l’Europe, l’Asie et l'Afrique comme une grande île d'une figure ovale, baignée de tous côtés par la mer Atlantique. Tout en regardant notre monde comme un globe, illeur paraissait que la terre habitable à eux connue n’occupaic qu’une portion quelconque de la par-

| tie supérieure de ce globe; sous l’équateur, une zône brûlante; vers le } pôle, une ceinture de glaces resserrait les contrées allouées au genre hu-

main dans d’étroites bornes; ils crurent donc ne pas commettre une grande erreur en dépeignant cette portion de la sphère comme une sur face plane. Le seul Hipparque tenta de figurer des méridiens et des parallèles courbes comme dans nos hémisphères; mais son avis futlong-

| À temps négligé, observalions, M

ee +

Analyse de la Géographie de Strabon. — Europe. — Discussion du voyage de P; has

L’Ibérie ou l'Espagne commence la série des contrées décrites pré.

Strahon. Quoiqu'il ait donné aux Pyrénées une direction nord et sul£

et qu’il ait considéré les côtes depuis les Pyrénées jusqu’au Cap Sac comme formant l’un des côtés du carré dans lequel il circonscrivait h} |

péninsule, il a bien retracé l’état physique du pays et les mœurs des

peuples ibériens. La Bétique, fertile en huile et en laines fincs, ornée del

villes superbes, telles que Gades, Corduba, et Hispalis (notre Séville), était habitée par les Turdetani, peuple qui possédait d’antiques monu-

ments de poésie et d’histoire, et dont le nom défiguré et la félicité exa-k

gérée avaient servi de base aux contes grecs sur Tartessus. Les Lusitani,

agiles à la course, redoutables dans la petite guerre, habitaient entre le Tagus et le Durius; plus au nord, les Gallées des auteurs romains ct les Cantabri, sauvages habitants des montagnes d’un difficile accès, ne E baissaient qu’à regret leur front audacieux devant les faisceaux def. Rome. De l’Iberus ou Ébre aux sources du Tage, demeuraient lesk

Celtibères, reste des anciens conquérants venus de la Celtique. L'indus-

trie et le commerce enrichissaient les villes ibériennes sur la Méditer-

ranée, parmi lesquelles, depuis la destruction de la trop fidèle Sagunte, celles de Tarraco et de Carthago-Nova brillaient au premier rang.

Parmi les îles voisines de l’Ibérie, Strabon compte les Baléares, peu- B

plées par une nation gaie, voluptueuse, et renommée pour son habi-

leté à se servir de la fronde; les Pityuses, qui sont aujourd’hui Iviza et

Formentera; enfin les Cassitérides ou îles à étain, «situées, dit-il, dans

la haute mer, au nord du port des Artabres. » Le port des Artabres est à

celui de Corunna. Dans un autre passage, il place ces îles à la hauteur de la Grande-Bretagne. On concüie ces indications en se rappelant que les géographes, avant Ptolémée, faisaient de la Grande-Bretagne

une île tria gnée de l( situées au tème, para Carthagino ils avaient Albions, l'A les ont ap servaient q de Gades q Lorsqu’ap une autre € cton finit] Le quat

la Ceitique aux côtes mant ou 1 Bretagne cette fauss les Cévenn rétrécie d et Aquitai par Diodo peuples € comme ü nord, Dio Ce dernie qu’il com de Narbo, même de et un pet Il pass une form hrds qu hameaux de la Br

age de P; Has

décrites park

nord et sul E !

au Cap Sacrk onscrivait ll

s mœurs dk

es, ornée de

otre Séville) iques monu-È !

félicité cxa1-

Les Lusitani, E!

bitaient entre

rs romains ct& cile accès, neE faisceaux de Ë

euraient les ER

jue. L'indus-

r la Méditerdèle Sagunte, E

rang.

Baléares, peu- È

ur son habi-

d'hui Iviza ct À

, dit-il, dans Artabres est

à la hauteur &

se rappelant ide-Bretagne

HISTOIRE DE LA GEOGRAPHIE. 63 une Île triangulaire dont la pointe méridionale leur paraissait peu éloignée de l'extrémité septentrionale de l'Espagne. Les îles Sorlingues, situées au sud-ouest de la Grande-Bretagne, devaient, d'après ce système, paraïire voisines de l'Espagne; ce sont donc les Cassitérides. Les Carthaginois, sous les ordres d’Himilcon, avaient exploré ces régions; ils avaient découvert un groupe d'îles appelées Oystrymnides; l’île des Albions, l'Angleterre, et celle des Hiberni, l'Irlande; d’autres écrivains les ont appelées Hespérides ou îles d'ouest. Il est probable qu’elles ne servaient que de stations et de factoreries aux négociants de Carthage et de Gades qui venaient acheter de l’étain tiré des mines de Cornouailles. Lorsqu’apres le voyage de Pythéas, le commerce de l’étain eut pris une autre direction par la Gaule et Marseille, on oublia les Cassitérides, cton finit par les regarder comme fabuleuses.

Le quatrième livre de Strabon donne une description assez vague de la Celtique ou de la Gaule, ainsi que de la Grande-Bretagne : il donne, aux côtes occidentales de la Gaule une figure très-fausse, en supprimant ou réduisant à peu de chose la péninsule des Osismii, qui est la Bretagne actuelle et qu'avait indiquée Pythéas. Par une conséquence de cette fausse idée, le Rhin est censé couler parallelement aux Pyrénées; les Cévennes sont placées au milieu du pays, dont l’étendue se trouve rétrécie d’un tiers. La division de la Gaule en Belgique, Celtique propre et Aquitaine, indiquée par César, a été mieux saisie par Strabon que par Diodore de Sicile qui, trompé par les noms latins, imagina deux peuples distincts, les Celtes et les Galates. En décrivant les Galates comme une nation blonde, de grande taille, et répandue très-loin au nord, Diodore nous oblige à y voir les Belges de César ct de Strabon. Ce dernier nous retrace rapidement la fertilité de la Gaule narbonnaise qu’il compare à l'Italie, des sages lois de Massilia, la grandeur naissante de Narbo, siége de la puissance romaine; la population considérable même des partic3 intérieures et septentrionales; enfin, la vie simple et un peu grossière de ces nouveaux sujets de Rome.

Il passe à la Brétanniké ou Grande-Bretagne, à laquelle il donne une forme triangulaire. Les riches pâturages de cette île, les brouilhrds qui l’enveloppent, les mœurs agrestes des habitants, et leurs hameaux épars au sein des forêts, offrent une peinture exacte. A côté

de la Brétanniké, mais plus au nord, se trouve Jerne, grande îie ha= e

64 CITAPITRE CINQUIÈME.

bitée, disait-on, par des peuples anthropophages ct étrangers à toute

espèce de civilisation. Cette terre, dépeinte comme stérile et presqu'in. |

habitable, est pourtant la fertile lrlande, nommée en celtique Erin ou Jerin. Œ@est la terre la plus reculée vers le nord que Strabon ad mettait dans son système; il la vlaçait beaucoup plus au nord que les embouchures de l’Eibe ou Albis, limites de sa géographie continental. de ce côté : il cravait ‘es sources du Borysthène et du Tanaïs aussi éloignées au norä que l’île Jerne, et il terminait à cette hauteur son Europe par une ligne vague qui, en prenant ses mesures à la lettre, corrospondrait en grande partie au 55° parallèle de latitude de nos cartes. Cependant les découvertes réelles des anciens s’étendaient plus au nord que ne le pensait Strabon. Un navigateur marseillais, le célèbre Pythéas, qui vivait un peu avant Alexandre le Grand, avait pénétré jusque dans la Scandinavie, peut-être jusque dens la mer Baltique, ct avait décrit ce voyage extraordinaire dans des ouvrages dont il ne nous reste malheureusement que lestitres et quelques citations évidemment incxactes, ou même défigurées à dessein. C’est en comparant ces débris insignifiants d’un grand ensemble, que nous sommes restés convaincus que les découvertes de Pythéas lui appartiennent en réalité, et que les absurdités, mises sur le compte de ce voyageur par les anciens et les modernes, disparaissent en grande partie dès qu’on admet, dans les relations de Pythéas, l'emploi de deux stades différents. Voici, duns cette hypothèse, les principaux points qui nous restent de son voyage. En sortant du détroit des Colonnes, il se rendit au Cap Sacré dontil fixa, dit-on, l'éloignement du détroit à 3,000 stades, ce qui est juste en considérant ces stades comme étant égyptiens, ou de 1,114 au degré. Un autre promontoire, voisin de quelques îles, s’avançait plus à l’oucst que le Cap Sacré; il s'appelait Calbius Ce promontoire nous paraît être le cap Finistère en Espagne. Aucun indice direct sur la latitude de ce promontoire u’a été conservé chez les anciens ; on dit seulement qu'il était situé dans le pays des Ostidamniens, ou Ostiæi, ou Ostiones, ou enfin Cossini, peuple qui, malgré tant de aoms, est resté inconnu. Mais ces ; peuples ne sont point les habitants de la Basse-Bretagne, car dans un autre passage, Strabon nous apprend expressément que Pythéas donnait à ceux-ci le nom de Timii, Ce nom ne fournit donc aucun argument contre l'identité du promontoire Calbium avec le cap Finistère d'Espagne.

À trois jo dont la prin à considérer l'ile d'Ouess;

La grande par Pythéas égyptiens et les sinuosité cap Wrath e la mesure «

| Strabon. Ma {rence à 30

). exprimée en

avec la prem

Il paraît q

| daiten longt ! côte méridio orientale de nales de cett

| d'autres 40 buant à Pytl comment € Grande-Bret slades de 83 tes, et, par q Kent. Cette ] Albion au n Eu contint

| Pithéas tro purlic de lal dans l'ancic Lilestima sa 4 en conséque \ ou à 55 deg Bi que un degr \ la vérité la

RSR ER AE LS LIST D ds

rs à toute

presqu'ine tique Erin trabon adrd que les ontinental.

anaïs aussi auteur son lettre, cors cartes.

nt plus au le célèbre ait pénétré altique, ct til ne nous videmment t ces débris convaincus ÿ, et que les iciens et les t, dans les Voici, duns son voyage.

sacré dont il est juste en u degré. Un | l’ouest que araît être le itude de ce lement qu’il es, Où enfin 1. Mais ces car dans un ythéas donn argument d'Espagne.

FRRSS YEN ETS

PH

ROUE ARE Ar

Page 1