‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 3)Chapitre 9 sur 24 · RER A · texte numérisé non relu

RER A

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ë6 CHAPITRE QUATRIÈME, sur les côtes de l'Ethiopie et de l'Arabie; sa description un peu rom rappor nesque du luxe et des richesses des Sabéens, a été répétée par tous l: le tour historiens et les poütes; c’est probablement aussi de lui que Diodor tatil tira tous les détails qu’il nous a laissés sur l’État éthiopien de Méro: l'en Hipparque ( À. M. 5,812), célèbre astronome, lui dut peut-être ses idée sur une grande terre australe qui devait joindre l'Afrique orientale, par l'Inde. Lesystème géographique d’Hipparque prouve que le cap Guard 3, x fui était de ce côté la limite des découvertes de ses à lors paraît aussi qu’on avait reçu quelques notions sur la côte de l’Asie, ala nc delà du Gange. Hipparque essaya le premier de réduire toute la givet}! graphie à des bases astronomiques; mais n’ayant que peu d’obserr: da Gr tions célestes, et décidé à rejeter tout autre élément, il remplit s Peut: mappemonde d’hypothèses aussi erronées que celles de ses prédécephieou scurs. naître 1:

Les expéditions des Romains contre Carthage et Numance (A. jusqu'à 3,840 — 3,850), fournirent au judicicux Polybe l’occasion de rassemblo e } d quelques renscignemenis exacts sur l’occident de l’Europe; il visita léparses ( côtes occidentales de l'Afrique jusqu’au mont Atlas; il eut encore Telle : idées neuves ct justes sur la zône Torride qu’il crut habitable. Peu ia mäkch temps après Polybe, les recherches de Possidonius engagèrent l’écoa chi d'Alexandrie à changer la graduation des cartes d'Ératosthène, chanous &vo gement qui ne fit qu’accroitre les erreurs de la géographie mathémauar que de ce siècle. lant Pendant que les savants s’efforçaient, quoiqu’en vain, de crécrw cél système général exact, les idées du siècle d’Homère et des Argonaut uté Sile avaient été reproduites avec des modifications et des additions part Îl est historien, Timée de Sicile, ct par deux poëtes, Lycophron et Apollonivénété Scymnus, de Chios, entreprit de revêtir des formes de la poésie le sy réal tème d'Ératosthènc. Son contemporain, Artémidore, composa des vdi @o vrages importants, ct dont la perte est d'autant plus à regretter que l'une fig passages qui nous en restent donnent entr'autres, sur la côte d’Adel:stème d’Ajan, des notions plus détaillées que celles des voyageurs modcrnomes, € Les navigations d'Égypte dans l’Inde s'étant ralentics, Eudoæus, creegt Cyzique, les ranima sous le règne de Plolémée Physcon et de Ptolémobesegt Lathure (A. M.3,850 — 3,890); la courageuse entreprise de ce nu2des | s

gateur, soit en cherchant la route la plus directe de l'Inde, d’où il aunius. p .h

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE, 57 ion un peu rom rapporté, à ce qu'il paraît, les premiers diamants, soit en tentant de faire répétée par tous li 1e tour de l'Afrique par l’ouest, lui valurert des persécutions et une répude lui que Diodor n obscurcic par les fables dont Cornelius Nepos et Melaont voulu thiopien de Méro: l'embellir.

t peut-être ses idée Ube autre route de l'Inde fut rétablie à la suite des conquêtes faites l'Afrique orientale: paR ithridate, roi de Pont, et par son vainqueur Pompée (A. M. 3,890 — e que le cap Guard 3, 40). Au nord de l’Ibéric, de l’Albanie et des autres pays Caucasiens, es contemporains. | dès: rs mieux connus, on vit des peuples nomades apporter autour de la côte de l'Asie, aula Mer Caspienne des marchandises de FInde, arrivées par la Bactriane éduire toute la gêvet à Mais les fausses idées qu’on s'était créées sur ce fleuve et sur t que peu d’ obserrila Gsienne subsistèrent encore. ment, il remplit $ D'autres expéditions des Romains agrandirent la sphère de la Géograles de ses prédécaphielou en éclaircirent les parties obscures ; Jules-César fit micux connaître la Gaule et la Bretagne; les armes de Germanicus pénétrèrent > et Numance (A. \iusqu'à l'Elbe; Elius Gallus parcourut l’intéricur de l’Arabic; et par ccasion de rassemblordg d’Auguste, Agrippa rassembla dans un seul ouvrage les notions l'Europe, il vsila léparses dans le monde romain. tlas, il eut encore dk Telle fut, pendant les quatre siècles qui suivirent la mort d'Alexandre, rut habitable. Peuiamäfche des découvertes géographiques. Si nous n’en avons tracé que ius engagèrent l'écoa Ponologie, c'est parce que les ouvrages originaux des aureurs que s d'Ératosthène, chinous! ons nommés ont péri dans le grand naufrage de l'antiquité. C’est Léographie mathémabar Strabon seul que nous connaissons l’histoire de la Géographie penlant € tte longue série d’années; et c’est par conséquent, en analysant l'en vain, de crécr à € bre ouvrage de cet écrivain que nous pouvons passer en revue ère et des Argonaul outé &les connaissances de ces quatre siècles. t des additions part Î tavant tout nécessaire d'indiquer, en peu de mots, les systèmes cophron ei Apollonivéné L x auxquels les anciens soumettaient leurs connaissances de es de la poésie le sxétailNous avons vula terre considérée par Homère comme un disque dore, composa des wadÿfious l'avons vue paraitre aux yeux d’Hérodcte comme une plaine lus à regretter que l'une figure indéterminée, mais infiniment plus étendue que dans le s, sur la côte d’Adelistème iomérique; enfin, après beaucoup de tâtonnements, les astros voyageurs modern Qu et sans doute Eudoxus de Cnide à leur tête, enseignent que la ralentics, Eudoxus, reést un grand globe, et que la circonférence d’un grand cercle de ce hyscon et de Ptolémobeist de 40,000 stades. D’autres, et parmi eux Archimède et Cléoentreprise de ce na#de@ssurent que la terre a 300,000 stades de circonférence. Possi-

de l'Inde, d'où il ar.nius A avoir mesuré un arc du méridien entre Rhodes et $

Alexrndrie (qui ne sont point sousle même méridien, )et en avoir con que la terre avait 240,009 stades de tour, Enfin, Eratosthèn?, Hippary ‘ et Strabon répètent qu’un grand cercle du globe contient 259, Latrel stades. | Faut-il supposer que, parmi les wesures de la terre, il y en « de fausses? ou peut-on expliquer ces différences par l'emploi d stade différent? Telle est la grande question de la solution de laqu di | dépend toute la géographie systématique des anciens. On l’a rés agp de plusieurs manières. Le savant Gosselin pense que toutes les qu: ites en mesures étaient justes, mais exprimées en stades différents; sa M4 L aa première, en stades de 1,111 19 à un de nos degrés de l’équat, 62 t: la seconde, en stades de 833 ; la troisième, en stades de 666, , 188 if quatrième en stades de 700. Il prouve que beaucoup de meit, : Greds 6 partielles, indiquées par les anciens, surtout dans l’orient, se lait fair vent justes quand on les évalue en stades de la première et Les. dre troisième espèce. IL démontre que le stade de la quatrième cs, ets bn était employé dans un très-grand nombre de mesures particl ing, “alc prises sur les côtes de Grèce et d'Italie, dans toute la Méditerrge du i et même dans l'Inde. Enfin, et c’est la plus importante de tout rg@ Lt observations, une série non-interrompue de mesures itinérayes@u. depuis le cap Sacré (ou de Saint-Vincent ) jusqu’à l'embouchur:ngis I Gange , se trouve presqu’exacte dès qu’on l’évalue en stades de pnéste au degré; cette ligne, dans tous les systèmes des anciens, depuis hsepéat tosthene, était considérée comme la longueur de la terre connue d'qu ra. dent en orient. Une cinquième espèce de stade de 500 au degré 3 Gel moins connue du temps de Strabon. 11 D’Anville, après avoir d’abord admis quatre espèces de stades,: 7 | par en reconnaître trois : l’olympique, de 600 au degré, le nautique de et l’égyptien de 4,141; mais il convient du principe, en avouant qu mesures des nciens ne peuvent ètre justifiées que par l’emploi module différent. Rennel, Vincent et autres savants anglais admt également le principe, sans en approfondir les conséquences. Gala a Sa avant la publication des travaux de Gosselin, aveit reconnu qu'il ya débroit des stades de différentes valeurs; outre l'olympique de 600, le faux WA pique de 500 et l’égyptien de 1,100, il admet un petit stade grec (es e qu'il prétend déduire des mesures d’Eratosthène et d’Hipparque.

quil

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE, 59 en,)et en avoir com Mälgré les objections de quelques géographes, qui considèrent toutes atosthèn?, Hipparis ggftradictions des anviens comme résultant de méprises dues à leurs obe contient 252, lag instruments et à leurs méthodes imparfaites, et qui, en faveur

> cé opinion, invoquent l’analogie de semblables erreurs chez les

la terre, Îl y en a, es, nous croyons devoir admettre non-seulement le principe de

ces par l'emploi ( ence des stades, mais même toutes les espèces de cette mesure, la solution de laqt'4igtées par Gosselin. 11 faut encore, nous le pensons, reconnaître anciens. On l'a rés 1gagfréquent du stade olympique dans beaucoup de mesures locales que toutes 1eS Gliteg @p Grèce et dans les environs des colonies grecques. Mais toutes des différents; Sig méfures, loin d'être purement astronomiques, doivent, ce nous s degrés de l'équalnbléé tirer leur origine des différents systèmes de mesu:es adoptécs n stades de 666, tr féé@ifiérentes nations de l'antiquité; ce sont des mesures locales dont beaucoup de me, Gpéds ont traduit les vraies appellations par le mot stade, qui leur dans lorient, sc lait familier.

le la première et Les G ecs ayant, du temps d'Alexandre, eu connaissance des travaux de la quatrième €3 asffonomes de l'Asie, confondirent ensemble loutes ces mesures Sblcur différente que nous venons d'indiquer. Une distance en eg" le 1,111 au degré et une autre en stades de 500 étaient placées sur importante de toutttrgéätes l'une à côté de l’autre, et toutes les deux considérées comme le mesures itinérühleg@ussent été en stades de 700, généralement employés par Eratosasqu’à l'embouchurney ipparque et Strabon. Gosselin a prouvé que les mesures phénie

évalue en stades d'fmélfou babyloniennes, recucillies par les Grecs, offraient une série des anciens, depuis '#

effations assez exactes depuis le cap Sacré, ou de Saint-Vincent, le la terre connue d'qui de de 500 au degré 3 G@

PThine ou Tana-Serim, au-delà du Gange. Voici cette série, telle elin l’a rétablie. e espèces de stades, ue 1 degré, le nautique de 400 ncipe, en avouant qu PMINATION DES LIEUX.

es que par l'emploi 833 172.

savants anglais DE ;Î; A . Galiu 68 Sacré au détroit des Colonnes. . 2,000 cs conséquences … M EABSacré au détruit de Sicile, . . . aveit reconnu qu'il Yo détr bit des Colonnes à Rhodes. . . . . u Ca Sacré à Issus. .. .. . . , ..

ipique de 600, le faux $ acré aux portes Caspiennes, , . in petit stade grec dé ène et d'H/pparque.

mn

En degrés, En degrés, &cns le selon 26: parallèle. | les modernes.

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