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ville de Thymiaterion qui domine sur une vaste plaine. De Thymia rion, continuant de naviguer à l’ouest, nous arrivâmes à un promc toire de Libye, nommé Soloé. Il est couvert de bois épais; now élevämes un autel à Neptune. Du cap Solné, après avoir navigué! demi-jour en tirant vers l’est, nous arrivâmes à un étang voisin de mer. Il était plein de grands roseaux; nous vimes une multi d’éléphants et d’autres bêtes sauvages qui paissaient sur ses bor Après une journée de navigation au-delà de cet étang, nous fondär
successivement Îles villes suivantes, sur le bord de la mer : Caric
Teichos, Gytte, Aera, Melitta et Arambe; et continuant notre route, n arrivâmes au grand fleuve Liæus qui descend de la Libye. Des Lixi nomades faisaient paître leurs troupeaux sur les bords de ce flex Nous y séjournèmes quelque temps, et nous conclûmes avec eux pacte d’amitié. Au-dessus de ces peuples habitent des Ethiopi sauvages, dans un pays plein de bêtes féroces et de montagnes éler où le Lixus prend ses sources, à ce qu’ils disaient. Ils ajoutaient « ces montagnes étaient habitées par des Troglodytes, espèce d’homr extraordinaires, et qui, à la course, surpassaient la vitesse chevaux. Après avoir pris des interprètes chez les Lixites, nous | geâmes, pendant deux jours, une côte déserte qui s’étendait au m Ensuite tournant vers l’est pendant un iour de navigation, noustn vâmes, au fond d’un golfe, une petite île de cinq stades de tour { nous nommâmes Cerné, et dans laquelle nous établimes une color A Cerné, nous comparâmes la route que nous avions faite der notre départ ; et en l’évaluant en ligne droite, nous crûmes rec: naître que cette île était à l’opposite de Carthage, par rapport: Colonnes ; car notre navigation depuis Carthage jusqu'aux Colon! et depuis les Colonnes jusqu’à Cerné, était égale. De Cerné, a; avoir traversé l'embouchure d’un grand fleuve nommé Chretes, n arrivâmes à un étang dans lequel se trouvaient trois îles, plus gran que celles de Uerné. Nous ne pûmes atteindre le fond de cet tt
» qu'après un jour de navigation. Ici, il était dominé par de ha
montagnes, habitées par des hommes sauvages, vêtus de peaux bêtes féroces. Ils nous attaquerent à coups de pierres et nous fo
rent de nous retirer. Nous entrâmes ensuite dans un autre fleu * grand, large, plein de crocodiles et d’hippopotames. De là, n #
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» jouv sai migolf » de te wQutr » HOUS sut winter we ce »,Nou
laine. De Thymit ivâmes à un promt e bois épais; nous rès avoir navigué | un étang voisin de vimes une multitu ssaient sur ses bor étang, nous fondûn de la mer : Caricu ant notre route, nt » la Libye. Des Lixi les bords de ce fleur onclûmes avec eux ibitent des Ethiopi tde montagnes éler ent. Ils ajoutaient { ytes, espèce d’homr issaient la vitesse !
les Lixites, nous | qui s’étendait au m navigation, nous tr inq stades de tour { établimes une color us avions faite der e, nous crûmes rec hage, par rapport:
se jusqu'aux Colon!
égale, De Cerné, a; re nommé Chretes, n ttrois îles, plus gran re le fond de cet ti dominé par de hat ges, vêtus de peaut e pierres et nous füi e dans un autre fleu ppotames. De là,
sirevinmes à Cerné : et de Cerné, recommencçant notre route au midi, simous voguimes douze jours le long d’une côte habitée par des Ethio- ».piens. Ils paraissaient nous éviter, ils fuyaient à notre approche. La »langue de ces peuples n’était plus entendue par nos interprètes, les è ixites. Le douzième jour, nous arrivâmes à de grandes montagnes séouvertes d'arbres odoriférants et de diverses couleurs. Après avoir »iBavigué deux jours plus loin, nous nous sommes trouvés dans un golfe immense, bordé d’une plaine. Pendant la nuit, on voyait briller »: ide tous côtés une grande quantité de feux, les uns plus grands, le miqutres plus petits. Nous renouvelâmes notre eau en cet endroit, . » Fin suivimes cinq jours les côtes de ce golfe. Continuant notre ute, nous arrivämes à une autre grande baie nommée par nos Ru, la Corne du couchant. Ce golfe renfermait une grande île, » et cette île un lac d’eau salée, dans lequel se trouvait une autre île. »,Nous y descendimes. Dans le jour nous n’aperçûmes que des forêts ; » Mais pendant la nuit, nous vimes briller un grand nombre de feux, set nous entendîimes le son des flûtes, le bruit des cymbales ct des : mêlés à des cris effroyables. Nous en fûmes épouvantés; os devins nous ordonnèrent de sortir promptement de cette île. ». Mous voguâmes le long d’une côte embrasée et odoriférante ; partout des torrents de feu se précipitaient dans la mer. Le sol de cette terre tait si brûlant, que les pieds ne pouvaient en supporter la chaleur. Nous nous retirèmes donc au plus vite de ces lieux; et durant quatre dk urs que nous tinmes la mer, la terre nous parut couverte de flammes doutes les nuits. Au milieu de ces feux, ils’en élevait un beaucoup plus grand que les autres : il semblait atteindre jusqu'aux astres; A pais de jour on ne distinguait qu’une haute montagne appelée Théon BOchema, le char des Dieux. Après avoir passé ces torrents de feu, par ». ne navigation de trois jours, nous arrivâmes à une baie, nommée la », Corne du midi. Dans le fond de ce golfe, existait une île semblable à la » précédente ; elle avait aussi un lac, dans lequel se trouvait une autre ». Île habitée par des sauvages. Les femmes y étaient plus nombreuses pique les hommes ; elles avaient le corps velu, et nos interprètes les »,pommaient Gorlles. Nous ne pûmes prendre aucun homme; ils Le yaient à travers les précipices, et se défendaient à coups de pierres.
n # 4 ous primes cependant trois femmes; mais comme elles rompaient
> leursliens, qu’elles nous mordaicent et nous déchiraient avec furew
» nous les tuâmes, et les ayant écorchées nous rapportâmes leurs peau
» à Carthage. Le défaut de vivres nous empêcha de naviguer plus loin. Cette importante expédition semble, d’après les recherches les pl ah
Goril COnv
exactes, avoir été faite du temps d’Hérodote ; c'était le plus beau sit de Carthage. Il paraît que l’amiral carthaginois, de retour de son ex dition, voulut en éterniser la memoire par une inscription gravée du 44 Li temple, où quelque voyageur grec l’zura copiée, p'obablement d'u d manière peu exacte. Cette relation était connue en Grèce avant le ten: bi de Scylax, qui, dans son Périple, cite les établissen.ents fondés par Ha qu'on non, et qui écrivit à l’époque de la guerre du Péloponèse. Le traducteur grec de l’inscription carthaginoise ayant tantôt indiqu é
tantôt omis lenombredes Journées de navigatinnemployées par Hann: s'étre
ee | NT RPR ES : arrêt il est impossible de fixer avec exactitude les lieux visités ou découva
par ce navigateur. Des savants du premier ordre ont mis en faveur de +. opinions sur ce sujet. Bochart, Campomanes et Bougainville, en désér tenant principalement aux circonstances physiques, ont étendu les t et Van, couvertes d’Honnon jusqu’à la Sénégambie et même jusque sur |, vléns côtes de Guinée. Ce n’est que là, disent-ils, qu’on retrouve les Nègr s les crocodiles, les hippopotames et les grands fleuves mentionnés d: s'édble la relation. Gosselin, en s'appuyant de la position connue du Île tant Lixus et de la ville de même nom, ainsi que de quelques mesures itir quelles raires données par Polybe, a borné les courses d’Hannon aux enviriet du à du cap Noun, au sud des états de Maroc; il retrouve la fameuse île peu Cerné dans celle de Fédal; et comme les tables de Ptolémée conduis ‘4 q évidemment les connaissances des anciens plus au midi que le cap N0eg dk notre savant critique démontre d’une manière irréfragable , que été mêmes noms de lieux ont été répétés jusqu’à trois fois dans cecs Après bles, et il cherche à faire voir qu’en réduisant cesrépétitions à lrañde valeur réelle, les notions de Ptolémée ne s’étendent pas au-del it dé Ca terme qu’il a cru devoir fixer à la navigation d’Hannon. t'que f On ne saurait se cacher qu’il y a beaucoup de vague dans ces htiiepque thèses. Ceux qui restreignent la course d’Hannon dans des li rage q étroites, ont négligé une circonstance importante ; c’est que sa relin ÿ@u] marque deux voyages distincts : l’un, pour fonder des colonies jus: Un l'île de Cerné; l'autre, pour faire des découvertes jusqu’à l'ile |
Gürilles. Dans la première de ces navigations, il escortait un immense convoi ; dans la seconde, libre de toute entrave, il a dû naviguer avec plus de rapidité et plus de hardiesse. Ceux, au coniroire, qui ont condut Hannon jusqu’au cap des Trois-Pointes, en Guinée, auraient dû ser à l’invraisemblance qu’il y aurait à supposer qu’un navigateur eût doublé le cap Blanc et le cap Vert sans en faire la remarque positive. or; dans la seconde partie de son voyage, depuis Cerné, Hannon ne trouve plus de promontoires, mais seulement de grandes ouvertures semblables aux bras d’un fleuve ; c'est le véritable sens du mot grec qu'ôn a traduit par corne. On ne saurait même y voir des promontoires oponèse. sans foire violence aux mots précédents et suivants. Si donc on veut ayant tant0tindill Géäuire Hannon plus au midi que ne le fait Gosselin, on doit au moins mployées par HADNE péfkéter aux baies appelées sur nos cartes golfe dos Medaios et golfe de visités où dÉCOUVE Géfuto-de-Cintra; le fond de ces golfes présente l'apparence trompeuse nt mis en faveur dé qe svande rivière; les montagnes qui bordent la côte du grand t Bougainville, © Gégépt vertes d’une herbe odoriférante assez semblable au thym, es, ont étendu les egygi on de vapeurs ignées, y offre souvent l’image de plusieurs même jusque SUT | yuléäns enflammés. Voilà la côte des Taymiamata, où de l’Encens, où n retrouve les Nèf fiäfion vit pendant le jour même des torrents de feu qui semblaient euves mentionnés d: s'ébuler dans ia mer. C'est ici que les vivres dûrent lui manquer; tion connue du Île tant que s’il était parvenu aux embouchures du Sénégal (dans lesuelques mesures itir quëlles il serait d’ailleurs si naturel de voir les Cornes ou rivières d’oucst d’Hannon aux envir et sud), il eût trouvé un pays fertile, abondant et habité par un ouve la fameuse ile peu le doi et hospitalier. de Ptolémée conduis !(j fqui, au milieu de nosincertitudes, semble nous obliger à porter midi que le cap Nüeg\ lécouvertes d'Han:.on plus au midi que ne le fait Gosselin, c’est irréfragable , que lé enk ue des navigations d’Himilcon, entreprises dans ie même siècle. trois fois dans CCS Après un voyage de quatre mois, cet amiral atteignit les côtes de la t cesrépétitions à |; 3rañde-Bretagne. I n’y a point de doute que les marchands de Gades endent pas au-delà :t dé Carthage ne soient allés chercher ici l’étain, métal alors précieux, jannon. tque fournissent encore les mines de Cornouailles. Si même on voulait e vague dans ces hyierque les Carthaginois eussent pénétré plus au nord; si, malgré les annon dans des lin races qu’ils semblent avoir laissées sur les côtes du Jutland méridional, te; c'est que Sa rein Y@ulait fixer dans les Asturics le siége de leur commerce d’ambre der des colonies jusit EN b(matière qui, à la vérité, abonde dans ce pays), on serait toujours
vertes jusqu’à l'ile GH88 de reconnaître que leurs navigations septentrionales s’étendaient DE :
iraient avec fureur ortâmes leurs peai naviguer plus loin.
recherches les pl it le plus beau sit retour de son Exp:
scription gravée da , probablement d'u Grèce avant le ten, -ents fondés par Ha
à plus de 400 lieucs marines au nord du détroit de Gibraltar : pourqui d donc n’auraient-ils point été à 2 ou 300 licues au sud ? l,
Il paraît encore que les Carthaginois ont cu connaissance d’un de partie des îles Canaries. Diodorce nous a donné la description d’une 4,
romantique. considérable et lointaine, où les Carthaginois avaient d gp S : 7 , ’ ; 1
cidé de transférer le siége de leur république, en cas d'un désast ge irréparable. Avant lui, Aristote avait parlé d’une île semblable, dont! # e
charmes y avaient attiré beaucoup de Carthaginois, jusqu’à ce que kr sénat défendiît, sous peine de mort, d’y aller davantage. Ces rappo: a étaient même parvenus en Egypte, d’où Platon les transporta en Grù don revêtus du coloris de son style poétique. Il n’est pas trop d'accord à #p lui-même sur la grandeur de cette île Fortunée. Tantôt l’Atlantidee y scion lui, une terre de l’océan occidental plus grande que l'Asie info l'Afrique prises ensemble, située “’is-à-vis l’entrée du détroit d'Hercu cile. tantôt ce n’est qu’une île de 3,000 stades de long et de large: maist y, jours c’estune des plus helles et des plus fertiles contrées de l'Urix Voÿ a, Le gouvernement politique y était admirable, et le commerce très- tte rissant. Toute l’île, divisée en dix royaumes, était gouvernée par aut die c de rois, tous descendants de Neptune, et qui vivaient entre cux dans partait accord, quoiqu’indépendants les uns des autres. Ces descend: atlbre de Neptune, régnèrent de père en fils dans cette île pendant les Eubo de 9,000 ans, et étendirent au loin leur domination par leurs conqui étlpa Ils subjuguèrent les îles voisines, toute l'Afrique jusqu’à l'Egypte excep l'Europe jusqu’à la Tyrrhénice. La Grèce même ne fut pas à l’abr Bio leurs incursions ; mais ils en furent repoussés par la valeur des À Seÿthe niens. Enfin, cette nation guerrière, après avoir rendu son nom ct : \ Déjà dans le monde, disparut tout à coup : une inondation considér: Hippo. causée par un tremblement de terre, engloutit en un jour et une: añélen la vaste contrée qu’elle habitait. des y C’est sur un récit aussi évidemment fabuleux que les modernt médec bâti l'hypothèse d’une découverte de Amérique par les Carthagit artén | comme si Platon, en abimant son île au fond de l'Océan, ne l la Bey: Mig #95 dispensés d’en chercher la position! où fl Mt Pendant que les Grecs d'Athènes arrangcajent en forme de roma burpidd | AL voyages des Carthaginois, d’autres Grecs s’élançaient sur les travla: LT | f ces bardis navigateurs. Du temps de ia guerre de Péloponèse, un SHiioc
ibraltar : pourqui A?
connaissance d’un Lescription d’une haginois avaient de n cas d'un désasl » semblable, dont| js, jusqu’à ce qu’ antage. Ces r'appu transporta en Grù pas trop d'accord a d'antôt l’Atlantidet ; grande que l'Asie Le du détroit d'Herct et de large : mais li , contrées de YUriv , le commerce très it gouvernée par au aient entre cux dans autres. CCS descend:
tte île pendant Ves| ion par leurs conqui que jusqu’à l'Egypte e ne fut pas à l'abr par la valeur des r rendu son nom cél inondation considér:
en un jour et unt
x que les modernti
que par les Carthagi nd de l'Océan, ne (tS
différent à la fois de celui que Darius avait chargé de faire le tour de VArabie et de celui qui écrivit contre Polybe, rassembla les itinéraires “es navigateurs de son temps. Ce qui nous reste de son recueil embrasse les côtes de la Palus-Méotide, du Pont-Euxin, de l’Archipel, de Adriatique et de toute la Méditerranée, avec les côtes de l’Afrique occi- #entale, jusqu’à l'ile de Cerné. «Plus loin, la mer, dit-il, n’est pas navi- # gable, à cause des herbes épaisses dont elle est couverte. » Il veut par- Mer de la mer de Sargasse, au sud des Canaries. Infiniment micux instruit iqu'Hérocote à l'égard des côtes occidentales de la Méditerranée, Scylax y donnait une foule de villes, parmi lesquelles brillait déjà Marseille ; prononce le premier parmi les Grecs le nom encore obseui de Rome ; quoiqu'il s’exagère la grandeur de la Sardaigne, il est en général bien {formé sur les établissements des Carthaginois en Afrique et on Sicile.
WUn demi-siècle plus tard (A. M. 3,600), Eudoæus, de Cnide, composa un Voyage autour du monde, où plutôt un Itinéraire universel, dont il ne Hébte que des citations en petit nombre ; perte d'autant plus à regretter, que cet ami et compagnon de voyage de Platon avait le premicr entrepris d'assujétir la géographie à des observations astronomiques. Un être écrivain célèbre, Ephorus, de Cumes, vécut peu de temps après Eudoxus ; il entremèla ses ouvrages historiques de détails de géographie, étiparait avoir été le premier qui divisa le genre humain, les Grecs exteptés, en quatre grandes races, les Indiens au levant d'hiver, es Bthiopiens au couchant d'hiver, les Celtes au couchant d'été, et les Soÿthes au levant d'été.
‘nDéjà, quelque temps avant Eudoxus ct Ephorus, (A. M. 3,580) Hippocrate, avait écrit un traité qu’on doit regarder comme le plus anélen ouvrage de géographie physique. Frappé de l'influence &e l'air, déBlvents et des eaux sur les maladies régnantes, il recommanda aux médecins d'étudier les localités des villes où ils allaient exercer leur arbil joignit l'exemple au précepte ; il pénétra chez les peuples de laSeythic, dont il dépeint la constitution physique, visita le Colchide où Al étudia avec un soin admirable la nature des climats chauds et
t'en forme de romabuüfhides, et parcourut probablement toutes les côtes de la Thrace, ançaient SUF les uaclä@hossalie, l'Attique et l'Asie Mineure, peut-être même l'Égypte. ce péloponèse, un SHifipocrate tient fortement à la division du monde en deux parties
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52 CHAPITRE TROISIÈME, seulement ; il oppose toujours l’Europe à l'Asie, et semble comprendre 4 sous celle-ci, l'Égypte et la Libye: c’est le système homérique. Tous ces ouvrages étaiñnt dûs à des Grecs d'Asie; cependant, les | hommes les plus distingués de la Grèce proprement dite appréciaient ce genre d’étude. Xénophon (A. M. 3,583) dut à ses connaissances 2 graphiques sa gloire et le salut de ses dix mille frères d'armes: . retraite, tant vantée, procura aux Grecs des aperçus nouveaut sur les pays qui aujourd’hui composent le Curdistan et l'Arménie IL trouva les Carduchi établis à l’ouest du lac de Wan, dans les montagnc: où nous connaissons actuellement les Curdes ; c’est probablement | même peuple. Ayant passé près des sourccs du Tigre, de l’Euphrate € tre. de l’Araxes, qu’il semble avoir pris pour le Phasis, il trouva dans le montagnes qui bordent le Pont-Euxin des peuplades indépendantes t très-sauvages, les Macrones, qui paraissent être les Macrocephali d'Hipp: dés crate, et qui avaient la tête très-allongée, probablement par une con cûb. pression artificielle; les Chalybes, qui se servaient courageusement fer qu'ils tiraient de leurs mines; les Mosinèces qui vivaient de glan. de ! et faisaient en public tout ce que la pudeur ordonne de dérober x de yeux d'autrui; enfin, les Tibaréni, chez qui les vicillards infirm étaient précipités dans la mer, et l'époux après les couches de sa femn } se mettait au lit comme un malade et se faisait servir par elle : dûti qui, en nous rappelant les sauvascs de l'Amérique, prouvent combi sage la civilisation était peu ancienne, mème e1 Asie. critic Les philosophes ‘de la Grèce, livrés à des spéculations abstraites, posit s'avisèrent que tard de suivre la route qu’Hérodote et Hippocrate k ‘gUes avaient tracée. Aristote( A. M. 3,598 ) fut le premier qui montn vastes connaissances en géographie. 11 reconnaît la forme sphérique on: notre terre; « Des astronomes, dit-il, ayant remarqué qu’on ni Géôg » cevait pas en Chypre et en Égypte plusieurs étoiles visibles en Gr détai » en ont conclu la courbure de la terre etont évalué sa circonféren je; » 40,000 stades. » Calculée en stades égyptiens, cette mesure se tri ilre à peu prés juste. Aussi c’est probablement Eudoxus de Cnide ! tpm dans son voyage en Égypte, découvrit ou apprit cette vérité etla ré gygn parmi ses amis de l’école de Socrate. Longtemps avant Colomb, : jusq tote pensa que les rivages de l'Espagne n'étaient pas très-éloigné son : ceux de l'Inde. Dans un autre ouvrage, il représente la terre hall jjgu
mble comprendre homérique.
sie ; cependant, Les it dite appréciaient à ses connaissances lle frères d'armes ; aperçus nouveau distan et l'Arménit 1, dans les montagnt est probablement L igre, de YEuphrate € is, il trouva dans le des indépendantes s Macrocephali d'Hiph blement par une CO at courageusement l qui vivaient de glan.
donne de dérober tt les vicillards infirm s couches de sa femii servir par elle : déti que; prouvent combi
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HISTOIRE DE LA GEOGRAPHIE, comme une grande Î.e, de figure presqu'ovale, longue de 70,000 stades (probablement olympiques), et large de 40,000, environnée de la mer Atlantique, dont le golfe Galahque à l’ouest et le golfe Indique à l’est font partie. Sa mappemonde se termine à lorient à l’Indus, ct à l'occident du fleuve Tartessus ou Guadalquivir ; les monts Riphéens bornent ic monde au nord; au sud, la Lybie offre «un grand fleuve Chrémètes, qui, sorti de la même montagne que le Nil, se jette dans l'Océan. » Serait-ce le Chrétes d'Hannon et peut-être notre Sénégal? A l'extrémité ot: : ‘tale de l’Asie, sur les bords de l'Océan, il place une chaîne de montagnes nommée Paropamisus, d’où il fait découler la rivière de Bactres (l’Oxus ) et un fleuve qu’il nomme 4Araxes, et qui paraît être un composé fabuleux de l'Iaxartes ou Syr-Daria, du Wolga et du Don. Le nord de l’Europe ne se montre qu'obscurément à son esprit ; il parle dés monts Arcyniens et des Alpes, qu’il nomme Pyrènes; cependant il copnaît au nord de la Celtique deux grandes îles Abion et Jerne; « mais ces îles, dit-il, sont moins grandes que celles de Taprobane au-delà de l'Inde, ct de Phébol dans la mer d’Arabic. »
‘Ici, la critique moderne s’étonne de voir Aristote nommer Taprobane (Geylan) et indiquer même l’île de Madagascar, nommée Phanbalou par les Arabes. Ceux même qui croient l’ouvrage de Mundo sorti, sinon de la plume, du moins de l’école d’Aristote, semblent ne voir dans ce passage qu'une interpolation. Nous pensons que si, en géncral, une saine critique doit circonscrire dans un cercle fort étroit les connaissances poBitives des anciens, elle doit ouvrir un vaste champ à ces bruits va-
‘gues qui, dans tous les temps, ont devancé les notions exactes.
“De quelque manière que l’on pense à l'égard de ces questions difficiles, Ofne saurait méconnaître l'influence d’Aristote sur les progrès de la Géographie. Non-seulement ses nombreux ouvrages sont remplis de détails géographiques, mais il inspira le goût de ce genre d’études à ses disciples. L'un d'eux, Dicéarque, donna une description de la Grèce, dont ilgeste quelques fragments pleins d’intérêt ; ilchercha le premicr à dét@rminer les lieux situés sous 1e parallèle de Rhodes. Théophraste avanca beaucoup la géographie physique. Enfin, Alexandre porta jusqu'aux bords de l'Hyphasis cetamour des connaissances positives que sop maitre lui avait inspiré, ct curieux non moins que vainqueur rapide. ouvrit aux regards de la science tous les paysqu’il soumit à son empire,
nee nmenerne
Expédition d'Alexandre. — V ‘vage de Pythéas. — Systèmes D'Ératosthène et d'Iipparqué. — Recherc.ces de Polybe et à: Possidonius. — Vo‘as'e d'Eudoxus de Cyzique. — Mesures de la terre. — A. M. 3660 — 3983, vu jusqu’à la naissance de J.-C.
Le conquérant macédonien amenait à sa suite plusieurs géographes, parmi lesquels on nomme Diagnétus et Béton ; ils tracèrent dans des ouvrages particuliers les marches de l’armée enles déterminant par des observations astronomiques. Androsthène, Néarque et Onésicritus furent chargés de reconnaître par mer les côtes méridionales de l'Asie. Callisthène, Aristobulus, Ptolémée et Cratérus, compagnons ou généraux d’Alexandre, tinrent note des choses mémorables jui avaient frappé leurs regards, et ces journaux devinrent la source d’une nouvelle géographie de l'Asie. Ajoutons que leslivres enterrés dans les archives de Babylone ct de Tyr, furent, par suite des projets d'Alexandre, transférés dans la ville à laquelle il donna son nom, et que les observations astronomiques ct nautiques des Phéniciens et des Chaldéens, devenues plus accessibles aux savants de la Grèce, leur fournirent des bases mathématiques dont leurs systèmes géographiques avaientjusqu’alors eté dépourvus. Tels furent les immenses avantages que la Géographie retira des victoires d’un héros qui, dit Quinte-Curce, ne voulait conquérir le monde entier que pour le livrer à la connaissance du genre humain.
Les généraux d'Alexandre, rois après sa mort, firent peu de conquêtes lointaines. Séleucus Nicanor seul porta ses armes victorieuses jusqu'aux bords du Gange (A. M. 3,680); ses ambassadeurs, Megasthène ct Darmachus, recueillirent à Palibothra, capitale d'un grand royaume sur le Gange, des détails étendus et intéressants sur l’histoire naturel, civile et morale de ces contrées, l'amiral Patrocles navigua sur l'océan Indien et sur la mer Caspienne. Mais l'esprit du commerce put seul établir des relations suivies avec ics pays éloignés; cet esprit, aprè
Aïcxandre, devint dominant parmi les Grecs. Tandis que les Marseillaÿ génie,
téëen
thène et d'Inpparqui.
Le Cyzique. — Mesures
icurs géographes, ‘ent dans des ouerminant par des Onésicritus furent s de l'Asie. Callisu généraux d’Aleent frappé leurs reelle géographie de ves de Babylone ct insférés dans la ville js astronomiques ct plus accessibles aux matiques dont leurs ourvus. Tels furent à des victoires d’un le monde entier que
, firent peu de cons armes victorieuses xssadeurs, Megasthint d'un grand royaumt r l'histoire naturelk, s navigua sur l'océan 1 commerce put seul nés; cet esprit, apré dis que les Marseillais
HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE. ts profitaient desroutes commerciales qu'avaient frayées Pithéas par ses déux voyages au nord de l’Europe, et Euthymène par cette course le log des côtes d'Afrique, dans loquelle il parvint à l'embouchure d'un gränd fleuve semblable au Nil, fleuve qui ne saurait être que le Sénégal, 18 rois d'Égypte ouvraient par les ports de Bérénice et de Myoshormos, sur le golfe Arabique, un commerce direct avec les côtes occidentales dél’inde, et avec Taprobane, aujourd’hui Ceylan. Ptolémée Philadelphe (A M. 3,700), le principal fondateur de ce commerce, envoya dans Piide des géographes chargés de décrire le pays. Sous le même règne, Téosthène publia un Portulun, ou description de tous les ports, et un oüYrage sur la mesure de laterre. Philostephanus, de Cyrène, donna braucoup de descriptions particulières. Son compatriote, le grand Eratôséhine, bibliothécaire d'Alexandrie sous Ptolémée Evergète, créa enfin unsystème complet de géographie, fondé sur des bases mathématiques, et qui resta pendant quatre siècles l’ouvrage classique pour cette sclence.
Cependant la nature des vents périodiques n’étant pas connue, la na= vigation dans les mers de l’Inde resta imparfaite. Les flu:tes de Ptoléfmiéb n’arrivèrent que jusqu'aux bouches de l’Indus, en longeant les éôtés. Leur principal commerce se faisait sur les côtes de l’Éthiopie, ou Iéôte actuelle d’Abex et d’Adel, ainsi que dans les ports de l’Arabie héüreuse. Les caravanes suppléèrent aux vaisseeux ; elles se rendaient par le nord de la Perse et par la Bactriane dans l'Inde septentrionale; Rémarchands pénétraient d’un côté jusqu’à Palibothra, en descendant 16 Gange, et de l’autre en tournant les monts Imaüs ou Belour, ils se féñdaient probablement dans la Sérique, ou la petite Boukharic actuelle; dtioins Ménandre, l'un des rois grecs de la Bactriane, a régné sur la Sétique (A. M. 3,804). Mais cette route vers le centre de l'Asie resta lofigtemps inconnue aux écrivains géographiques. Nous la connaitrions sans doute mieux si le temps destructeur eût épargné les immenses travaux d’Apollodorus, surnommé Periegeta, c’est-à-dire qui a fait le tour étmonde.
Vers la même époque, Agatharchide, de Cnide, publi des ouvrages qui, à juger par les fragments qui nous en restent. réunissaient tous les géres d’intérèt. Le savant auteur, qui parlait la lingue amharique, usi-
en Abyssinie, paraît surtout avoir visité les établissements des Grecs
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