‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 5)Chapitre 4 sur 72 · ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

ALLEMAGNE

Revenns en francs,

Etats auxquels

ils sont agrégés, Bavière, Bavière.

Bavière, Wurtemberg.

Bavière.

Bavière.

Bade, Wurtemberg, Ho

henzollern.

Bavière, Hesse.

Prusse.

Wurtemberg.

Wurtemberg.

Wurtemberg.

Wurtembeg, Wurtemberg.

Wurtemberg.

Hesse-Cassel,

Hesse - Cassel , Darmstadt.

Hesse - Cassel, Darmstadt.

Hesse - Cassel, Darmstadt.

Wurtemberg.

Bade, Bavière.

Bade.

Bade.

Nassau, stadt.

Bade,

Bavière, Wurtemberg, Bade.

Bavière, Wurtemberg, Bade.

Prusse,

Wurtenmberg.

Bavière, Wurtembetg.

Bavière, Wartemberg.

Bavière.

Bavière.

Wurtemberg.

Hesse Hesse-

Hesse.

Hosse « Darm-

Wurtemberg.

Noms des États médiane, na en mille Population, Revenus rite q Quadt-Imy. . . . . (Comte. . 6 2,000 181,000 Wurtemberg. . Rechberg, . + . + + (Comte. . 35 39,154 219,000 Wurtemberg. pl Rechtern-Limpurg. . + Comte. . 48 6,695 39,000 Wurtemberg. q Salm-Hortsmar, «+ . * Prince. . 4906 45,779 516,000 Prusse. so Salm-Kirbourg. . + «+ Prince. . 14% 18,442 490,000 Prusse. . Salm-Krautheim . . +. Prince. «+ 66 15,000 206,000 Wurtemberg, Bale, sil Salm-Salm. , . , + Prince. . 320 8,875 1,032,000 Prusse. tri Schaesherg-Thannheim. . Comte. . 19 1,200 129,000 Wurtemberg. la

Schoenborn-Wiesentheid. Comte. . 70 10,300 645,000 Bavière, Hesse. Schoenbourg-Penigk.. . (Comte. +. 61 15,000 103,000 Saxe. Schoenbourg-Rochsbourg. Comte. + 30 6,500 52,000 Saxe. Schoenbourg — Walden—

bourg. « . + . + Prince. . 88 12,500 387,000 Saxe. Schwartzenberg. .« + + Prince. . 48 20,000 116,000 Bavière. Solms-Braunfels. .« . « Prince. . 149 27,743 284,000 Prusse, Wurtemberg,

Hesse Solms - Lich et Hohen-

Solms. «+ + + + + Prince. . 64 9,033 90,000 Prusse, Hesse. Solms-Laubach. . , . (Comte, . 34 5,490 78,000 Hesse, Solms-Rocdelheim. , . Comte, . 40 5,641 78,000 Hesse. Solms-Wildenfels. , , Comte. . Hesse, Stadion-Thannhausen, . Comte, . 19 2,060 78,000 Bavière. Stadion-Warthausen, . Comte. , 11 1,478 232,000 Wurtemberg. Sternberg-Mandersheid. . Comte. . 42 3,497 129,000 Wurtemberg. Stollberg-Rossla. . . , (Comte. . 85 10,990 193,000 Prusse, Hesse.

Stollberg-Stollberg. . . (Comte. + 67 5,205 129,000 Prusse, Hanovre. L Stollberg- Wernigerode. . Comte. . 98 16,735 838,000 Prusse, Hanovre, Hesse, F3 Tharn et Taxis. « . + Prince. . 206 30,746 1,290,000 Bavière, Wurtemberg , div

Hohenzollern. al’

Toerring-Guttenzell. . . Comte. . 19 1,938 78,000 Wurtemberg. Waldbott-Bassenbeim. . Comte. . 5 620 103,000 Wurtemherg. Waldbott-Waldsee. . . Prince. . 96 15,000 181,000 Wurtemberg. Waldbourg -Zeil-Trauch-

bourg. « . + + + Prince. . 72 9,700 103,000 Wurtemberg. Waldbourg-Zeil-Wurzach Prince. . 48 6,900 78,000 Wurteinberg Wied. . . . . ,. *. Prince. . 207 38,898 593,000 Prusse, Hesse, Windischgraetz. . . . Prince. . 19 2,235 258,000 Wurtemberg. Wittgenstein-Berlebourg. Prince, . 22 6,845 258,000 Prusse. Wittgenstein - Wittgen-

stein. , . ,. ,. + Prince . 78 10,777 334,000 russe.

L’EMPIRE D'AUTRICHE n'est pas seulement la première puissance de l'Allemagne; eile compte encore, parmi les puissances européennes de prenner ordre, ce qu’elle doit à l’étendue de ses possessions, dont nine

partie seulement est entrée dans la Confédération germanique. La guerre de la Révolution, il est vrai, lui a enlevé les Pays-Bas catholi-

auxquels it agrégés.

erg.

erg.

erge

erg, Bale.

erge Hesse.

Wurtemberg ,

Hesse.

Derg.

erg.

Hesse.

anovre.

fanovre, Hesse, Wurtemberg , zollern.

berg. erg.

berg.

berg.

berg Hesse.

erge

buissance de péennes de s, dont nine aniqué. La Bas catholi-

EUROPE : ALLEMAGXE. Ù] ques, territoire riche et important, quoiqu’ii eût l'inconvénient d'ctre complétement séparé de ses autres possessions. Mais, par des moyens plus ou moins convenables, l’Autriche a obtenu de nouvelles possessions qui compensent à peu près cette perte. A cette heure, les pays qui sont soumis à la maison d'Autriche constituent une vaste éteudue de pays situés au centre de l'Europe et formant un seul tenant. Li maison d’Autriche possède , en Allemagne, la Haute et Basse-Autriche, la Moravie, la Bohème, et les régions alpines de la Styrie, de la Carinthie et du Tyrol; en Pologne, plusieurs provinces, qui ont été successivement arrachées à ce matheureux royaume et auxquelles on donne aujourd’hui le nom de Gallicie; le royaume de Hongrie tout entier; enfin, en Italie, les pays que nous avons décrits sous le titre de royaumeLombard-Vénitien. Les territoires allemands, avec la Hongrie, constituent ce qu’on appelle les États héréditaires. La monarchie autrichienne est bornée, à l'est, par les possessions de la Turquic et de la Russie; au nord, par celles de la Prusse, de la Saxe, de la Bavière; à l’ouest, par la Suisse et le royaume de Sardaigne; au sud, par les duchés de Parme et de Modène, par les États de l’Église, la mer Adriatique et les possessions de la Turquie. La surface totale des possessionsdel’Autriche s'élève, suivant Lichtenstein, à 268,500 milles carrés, ou 919,000 kilomètres carrés, ou 36,000 lieues carrées.

Le tabivau suivant indique la surface et la population des principales divisions de l’empire d'Autriche. Le chiffre de la population se rapporte à l’année 1838.

Snperficie en lieues carrées.

Population, Archiducné é'Autnche, . . .

Margruviat de Moravie et Silésie. . + + + + + 1,339 2,240,864 Royaunse ds Bohème, . . . + + + + + + 2,619 4,276,94 Lomté du Tyrol... . + + + + + + 1,435 881,431 Daché de Styrie. . + + + + + + 1,110 950,331 Royaume d'Illyrie. . . PARTS 1,445 1,264,456 Royaume de Gallicie et république de Cracovie. . . 4,368 4,717,09% Royaume de Hongrie propre. . .« . « + +. . 10,735,320 Royaume d'Esclavonie. , + + + , + + . + 418,093 Royaume de Croatie... . . 11,620 756,716 Districts du littoral hongrois, d'Inzigie, de ‘Cuma-

nie, etc, ,. . . nr Le es \ 252,924

Gouvernement des Confins militaires, .

Principauté de Transylvanie. . . .

Royrume de Dalmatie. . . , . .

Royaume Lombard-Vénitien. . *

mt me

Total. ee 4 ee ee ee 39,941 37,307,719 v. 2

Avec une pareille surface et une population aussi considérable, l’empire d'Autriche n’a pas une force aussi grande que l’on pourrait Ie supposer; il ne s’est conservé jusqu’à ce jour qu’à force d’habileté , et quelquefois en mettant trop en pratique la fameuse maxime : « Diviser pour régner. » Cependant les derniers événements ont été pour lui une leçon salutaire et tout nous fait espérer qu’elle sera mise à profit. L’empire, ainsi que l’on voit, est une collection de peuples appartenant à plusieurs races différentes, étrangères et hostiles entre elles. Le gouvernement autrichien a cru habile de les opposer les unes aux autres, pour les maintenir sous son sceptre ; mais ce système ne pouvait durer longtemps. Les races entre lesquelles se partagent les peuples soumis à l'Autriche sont la race germanique, la race latine, la race ouralienne et la race slave. Les Allemands constituent la population entière de l’Autriche, et la très-grande majorité de la population du Tyrol et de la Styrie : ils se trouvent aussi répandus dans la Bohême, la Silésie, la Moravie, l’Ilyrie, la Transylvanie, la Hongrie, etc. Ils former approximativement le cinquième du chiffre total, La race latine comprend les Italiens du royaume Lombard-Vénitien et du Tyrol italien : les individus de cette souche sont nombreux dans l'Illyrie et la Dalmatie. Enfin, les Valaques de la Boukowine, de la Transylvanie, de la Hongrie et des confins militaires appartiennent encore à cette race, qui représente aussi un cinquième de la population totale de l'empire. Les Magyares, qui se rattachent à la race ouralienne ou finnoise, sont la nation dominante dans la Hongrie et la Transylvanie, quoique leur chiffre n’atteigne pas 5,000,000. La race slave représente près de la moitié de la population totale; mais elle comprend elle-même plusieurs nations distinctes. Nousnommerons les T'chèques ou Bohèmes du royaume de ce nom, les Swolaques de la Moravie et de la Hongrie, les Esclavons de l’Esclavonie, les Polonais dans la Gallicie, les Rusniaks dans li Gallicie et la Hongrie, les Croates et les Dalmates dans les pays auxquels ils ont donné leurnom. LesZigueunes ou Bohémiens , les Juifs , les Arminiens et les Grecs que l’on rencontre dans diverses parties de l'empire, ne sont pas assez nombreux pour nous arrêter ici.

Plus des deux tiers des habitants de l'empire professent la religion catholique; l’autre tiers se partage entre le culte protestant et celui de l'Église grecque.

idérable, l’empourrait Ie sup- > d’habileté , et xime : « Diviser té pour lui une à profit. L’emappartenant à Iles. Le gouverux autres, pour vait durer longpeuples soumis , la race ourala population > la population us dans la Bola Hongrie, etc.

> total. La race itien et du Tyux dans l’Illyrie la Transylvanie, ore à cette race, ale de l'empire.

finnoise, sont e, quoique leur > près de la moie plusieurs naes du royaume e, les Esclavons ks dans là Galays auxquels ils Juifs , les Armiies de l'empire,

sent la religion ant et celui de

Si l’on excepte les parties montagneuses de l'empire, on peut dire que tous les pays qui le composent jouissent d’un climat des plu reux. Cependant, nulle part, si ce n’est dans la Lombardie et d ques parties de la Bohême ct de la Silésie, l’agriculture ESA qu’elle pourrait produire. Ce fâcheux état de choses est dû $ dolence de la population autrichienne et hongroise, soit aux qui empêchent le développement du commerce extérieur, En ft 'empire ne possède qu’une fort petite étendue de côtes sur l'AdriaWque , ef" les grands fleuves qui arrosent les territoires de l'Autriche ont à traverser, avant d’attcindre la mer, une vaste étendue de pays qni sont au pouvoir de peuples étrangers et à demi barbares.

Par le même motif, l’industrie n’a pas fait des progrès bien considérables dans les provinces de la maison d'Autriche. Il faut néanmoins faire une haute exception pour la Bohême, la Moravie et quelques districts de l'Autriche et de la Lombardie, En revanche , l'empire est plus abondamment pourvu en richesses minérales de tout genre qu'aucun État de l’Europe continentale. Les mines de sel de la Gallicie sont les plus riches du monde entier. Les richesses minérales de l'empire se classent dans l’ordre suivant, d’après leur importance : fer, cuivre, mercure, argent, or, plomb et étain.

Le gouvernement de l’Autriche est une monarchie héréditaire dont le souverain jouit d’une autorité presque absolue. Anciennement, celui-ci ne portait le titre d’empereur que lorsqu'il était élu comme chef du corps germanique; ses titres héréditaires étaient simplement : « Archiduc d'Autriche, roi de Hongrie et de Bohême.» Mais lorsque François IT se vit contraint par Napoléon à renoncer au titre d’empereur d'Allemagne, il prit à la place celui d’empereur d’Autriche. Il existe dans les divers pays soumis à la maison de Hapsbourg, excepté dans le Frioul et dans les confins militaires, des assemblées connues sous le nom d'États, Mais, en général, ces assemblées ne peuvent poser aucune limite de droit à l’autorité impériale. Elles ne se réunissent guère qnie pour la forme, ou pour assister le gouvernement dans certaines branches d'administration, amsi que nous l’avons vu pour la Lombardie et la Vénétie. Dans la Hongrie et la Transylvanie, cependant. les États participent à la confection des lois et possèdent des prérogatives importantes : nous devrions dire possédaient, car depuis la inalheu-

reuse insurrection de la Hongrie, cette vaillante nation qui, plus d’une fois, sauva l'empire par son courage, a vn changer sa constitution devenue abusive. Dans le Tyrol, aucune taxe nouvelle ne peut être imposée sans le consentement des États. Le gouvernement de la Hongrie, toutefois, est entièrement aristocratique; le corps des paysans est dans un état voisin de la servitude personnelle. 11 en était de même dans l'Autriche et la Gallicie avant 1781, époque où Joseph IT décréta l'abolition de l'esclavage. Les États se composent de 4 ordres, le clergé, la noblesse, les chevaliers et les représentants des villes. Le Tyrol seul possède une chambre de paysans. La justice s’administre conformément aux dispositions des codes promulgués par Joseph Il en 1786-87, et par François IL en 1811-12. Les tribunaux de première instance sont formés non par des juges salariés, mais par les magistrats des villes, et, dans la campagne, par la noblesse privilégiée du district. On peut appeler des scntences de ces tribunaux aux cours de justice établies dans la capitale de chaque province.

Les finances de l’Autriche sont assez mal connues. Il a fallu l’établissement momentané du régime constitutionnel, par la révolution de Vienne, pour nous communiquer quelques détails positifs. D'après un document publié en Allemagne, le budget des recettes pour l’année 1849 s'élevait à 160,967,032 florins ou 415,294,975 francs. Sur ces 461 millions de recettes, la Lombardie et la Vénétie ont fourni 37,376,946; la Hongrie, la Transylvanie et les confins militaires, 22,820,683: les dix provinces de l’empire 101,269,403, et les recettes directes de l’administration centrale 10,106,635 florins. La liste suivante du »rodvit de quelques taxes donne une légère idée du système fiscal de l'Autriche :

florins. florins.

Eanpôts sur les biens fonds. . . 37,160,385 Sel. . , ,. . + . . . 25,914,285 =— maisons. , . + 4,928,172 Tabac. . . . . + . . 14,2106,156 héritages. ,. . 70,155 Poudre et salpêtre, . + « . 108,440 LL personnes , 4. 1,330,443 Loterie. . . , . , . «. 4,491,220 - métiers, .« . . 2,734,519 Timbre. . . . . . . , 5,720,610 : juifs. . . . . 109,198 Postes et messageries. . . ,. 1,860,156 Impôts généraux sur Ja consom- Chemins de fer de l'Etat . . 788,958 mation. . + 4 eu » + « 14,373,536 Minesetusines. . . . , + 629,027 Douanes. . . + à + . . 2,465,318 Domaines ct forêts. . . . . 3.814,61 Péages.. . . we + + + 19,701,633

Quant aux dépenses, ce document est fort laconique. Les sommes at-

de

l'es on!

pri de

allc pre

ui, plus d’une nslitution dene peut être ent de la Hones paysans est était de même seph II décréta dres, le clergé, . Le Tyrol seul tre conformé- IL en 1786-87, > instance sont rats des villes, strict. On peut justice établies

fallu l’établisrévolution de fs. D'après un ir l’année 1849 1r ces 161 mil- 37,376,946; la 20,683; les dix s de l’adminisrodvit de quel- Autriche :

florins.

es sommes at-

EUROPE : ALLEMAGNE. 03 tribuées aux ministères de l’intérieur, des finances, de la justice, de l'instruction publique, des cultes et des travaux publics, ne dépassent pas 31,000,000 de florins. Celui de la guerre absorbe assurémani ia moitié du budget, La dette de l'Autriche était, à la même époque, évaluée à 832,000,000 florins, soit environ 2,150,000,000 francs.

L'armée autrichienne s’élevait, en 1819, à 270,000 hom es; infanteric, 185,400; cavalerie, 38,400; artillerie, 47,800; génie, 2,350 ; pionniers, invalides, services de transport, etc., 20,690. Ce chiflre de 270,000 hommes est encore admis par le savant stalisticien Balbi, en 1838. Mais, en temps de gucrre, la landwehr vient augmenter les forces de l'empire. Celle-ci montait, en 1814, à 71,510 hommes, à savoir 21,590 pour la Bohême, 11,770 pour la Moravie et la Silésie, 10,000 pour les cercles de l'Autriche, 6,630 pour la Styrie et le district de Clageufurth, et 21,500 pour la Gallicic. Aujourd’hui, cette milice doit former un total de plus de 400,000 soldats. A tout cela, il faut ajouter la levée en masse de la Hongrie, appelée insurrection. Ce fut cette levée de la Hongrie qui, dans la guerre de Sept ans, replaça Marie-Thérèse sur le trône. En 4797, elle donna 35,000 fantassins et 18,000 cavaliers.

Quoique l'Autriche ne soit pas en situation d’avoir une marine puissante, elle possède néanmoins 3 vaisseaux de ligne, 8 frégates et 24 sloops. Elle entretient, en outre, une flottille armée sur le Donube,

La MONARCINE PRUSSIENNE Se compose de provinces si diverses entre elles et si détachées les unes des autres, qu’il est difficile d’en tracer une esquisse générale. En Allemagne, elle possède tout le terriloire de Brandebourg, la plus grande partie de la Silésie, et la Poméranie enlevée à la Suède. Ses possessions en Saxe se composent des districts de Magdebourg, Mersebourg et Erfurt. Dans la Wes!phalie, elle possède ceux de Minden, de Munster et d’Arnsberg sur le Rhin, les territoires de Dusseldorf, Cologne , Clèves, Coblentz et Trèves. Ses provinces de l'est se composent des duchés de la Prusse orientale et occidentale qui ont donné leur nom à la monarchie. En Suisse, la Prusse posséde la principauté de Neufchatel, et, dans l’ancienne Pologne, le grand-duché de Posen. Les deux Prusses, avec le duché de Posen et les provinces allemandes de l’est, constituent un territoire assez compacte. Mais les provinces westphaliennes et rhénanes soat isolées des autres pays de la

mg © pre . =

monarchie, dont elles sont séparées par le Hanovre, la lfesse et lo Nassau.

Le tableau suivant fait connaître l'étendue , la population des diffé rentes provinces qui constituent la monarchie prussienne , et des régences administratives qui composent chaque province. Les chiffres qui concernent la population se rapportent à l’année 14831. L'évaluation de la superficie est en milles allemands de 15 au degré.

cnc ces ains ton pru

vre Provinces, Régences, Superficie. Population, Pop. par province. prit \ Kœnigsberg + , . * 405,70 705,158 la . orientale. . } Gumbinnen . . , . 297,07 510,996 i P ntAse À identale: | Dantzick . . « « 150,90 329,038 | 2,008,961 Marienwerder. . . , 315,06 462,269 Posen . , . + . + 327,43 730,861 POsEm. + . + » À Dante + + « 211,01 333,644 | 1:08%:506 Postdam , . . . , 370,64 874,766 :

BRANDEBOURG . : : Francfort. à «+ «+ « 352,57 664,826 ; 1,539,592 Stettin. . + + + + 239,13 416,987 | POMÉRANIE. . . Corslin. , , . + . 258,40 311,620 877,555 Stralsund. . . + + 75,48 148,918 Breslau. , , . + + 244,13 942,307 SILÉSIE . . , . À pris CE YA 695,251 2,396,501 Liegnitz . , . + + 251,24 759,993 Magdebourg . + + . 204,78 549,132 SAXE. + + . + | Mercbours … + + + 186,29 sa5,307 | 1,409,338 la x i U Erfurt. , . . , . 64,26 274,929 de Munster , , . . + 132,16 392,824 er WESTPHALIE . . À den ne + + + 93,41 387,870 1,228,548 vrai Arensberg. , . + + 138,73 447,854 Cologne «74,59 382,993 0 Dusseldorf . + + 98,90 692,032 sih PROv. RHÉNANE. . {À Cuoblentz . . , + + 109,43 419,210 © 2,202,322 Trèves, . + + « . 120,99 366,158 tion Aix-la-Chapelle . . 75,41 348,629 ; NEUFCHATEL 4 + 0 0 ee à + + 13,95 54,000 54,000 pas RARES est Total. 5,054,68 12,780,773 , de En 1846, la population de la Prusse était de 46,112,000 habitants. rec! Les productions de ce vaste territoire sont extrêmement variées. Sui l'éd vant Hoffmann, sa superficie totale étant évaluée à 107,765,000 acres son de Magdebourg , il y en a, en terres arables, 42,767,000; en jardins, gra 432,000; en vignes, 34,000; en pâturages, 20,436,000; en bois et prés, ens 25,754,000; en rochers, eaux et landes, 18,322,000. Le revenu anuucl fect donné par ces surfaces s’élève à 301,734,640 francs, savoir : terres ara ver bles, 187,733,760; pâturages, 72,908,920; forêts, 24,115,000 ; jardins, nis 40,321,220; vignes, 1,413,000; pêches, 2,778,750; chasse, 2,763,950 pr

francs.

la liesse et lo

ation des diffé ne , et des rée. Les chiffres 1. L'évaluation

1, Pop. par province.

hs 2,008,361

En roné 12,780,773 habitants.

t variées. Sui , 765,000 acres D; en jardins, à bois et prés,

venu annucl

r': terres ara D00 ; jardins, se, 2,763,950

La Prusse ne peut être placée au rang des pays de l'Europe les plus remarquables par leur industrie. Néanmoins, l'industrie a déjà fait et fait encore tous les jours de grands progrès dans plusieurs de ses provinces, notamment dans plusieurs districts de la Silésie, de la Westphalie, ainsi que dans la province rhénane. Les manufactures de laine, de coton et de toile sont les branches les plus importantes de la fabrication prussienne : viennent ensuite les fabriques de soie et d'ouvrages en cuivre, fer, laiton et autres articles de quincaillerie. Nous indiquerons les principaux siéges de l’industrie prussienne, lorsque nous en serons à la description topographique du royaume.

La Prusse est vulgairement considérée comme une monarchie militaire; cependant le roi est loin de posséder une auforité absolue. Son pouvoir est limité par les priviléges dont jouissent les différents ordres de l'État et surtout par l'opinion publique. Le souverain d’un pays aussi indépendant et aussi travaillé par l'esprit d’examen que l’est la Prusse ne peut pas gouverner d’une façon arbitraire, alors même qu’il n’est pas contrôlé par un parlement. Depuis 1848, le gouvernement constitionnel a été inauguré en Prusse, et cette concession a préservé la royauté d’une révolution complète ; mais aujourd’hui on s'efforce de réduire le parlement à n'être qu’une pure institution de formes, ct, vraisemblablement, le principe représentatif succombera.

On croit que ce qui fait la force de la Prusse et ce qui l’aurait élevée si haut parmi les peuples de l’Europe, ce seraient son système d’instruction publique et son organisation militaire. L'éducation primaire n’est pas facultative, elle est obligatoire. Tout enfant, quel que soit son sexe, est tenu de fréquenter régulièrement une école publique depuis l’âge de 7 ans jusqu’à celui de 44; ou bien ses parents doivent prouver qu’il reçoit dans la maison paternelle ou dans quelque établissement privé l'éducation et l'instruction indispensables. Les frais à payer pour l’école sont très-modiaues, et, d’ailleurs, les enfants pauvres y sont admis gratuitement. Toutes les branches élémentaires de l'instruction sont enseignées dans les écoles publiques d’après les méthodes ies plus perfectionnées. L’enscignement est purement laïque; les enfants reçoivent, à certaines époques déterminées , l'instruction religieuse des mi. nistres du culte auquel appartiennent ses parents. Les statisticiens prussiens ont calculé qu’en 183L, il y avait, dans le royaume, 2,043,000

enfants de 7 à 44 ans: or, les rapports oîMiciels sur l'instruction publique démontrent que, cette même année, les écoles comptaient plus de 2.000,000 d'enfants, il s'ensuit qu’il n’y a pas, dans toute la monarchie, un seul enfant qui ne reçoive une instruction suflisant.. De nombreuses écoles normales ont été établies pour former d£s inslituteurs et des institutrices dignes de leur haute mission. Le système prussien a été adopté dans plusieurs autres États de l'Allemagne, tels que le Wurtemberg, la Bavière, etc.

L'armée, dont on fait une gloire à la Prusse, a toujours été, depuis sa formation par Frédéric I, célèbre par sa rigoureuse discipline et son esprit de précision. Le soldat, dans le système prussien, représentait une véritable machine ne se mouvant qu’au gré de son officier. Les troupes ainsi formées avant, grâce à certaines circonstances, lait de grandes choses, les gouvernements de l’Europe crurent que l’automatisme du soldat était la condition nécessaire d'une bonne organisation militaire, et s’empressèrent d'imiter la Prusse ; mais les victoires des Français, et surtout la mémorable bataille d’éna, ont prouvé que des soldats actifs et intelligents faisaient de bien plus grandes choses encore. Ce que l’on a trop loué dans l'organisation militaire de la Prusse, c'est que tout citoyen est astreint au service, Les forces de la Prusse se composent de l’armée permanente, de la landwehr et de la landsturm. La première est forte de 165,000 hommes, savoir : garde royale, 18,220; infanterie, 112,140; cavalerie, 19,232 ; artillerie et génie, 45,408. Cette armée se recrute par conscriplion parmi les jeunes hommes de 20 à 25 ans, qui tous sont astreinis, si on les appelle, à passer trois ans sous les drapeaux, La landwehr comprend les jeunes gens que la conscription n’a point enlevés, ceux qui ont fait leur temps de service, et tous les autres citoyens au-dessous de 40 ans. Elle se compose de deux bans. Au premier ban appartiennent tous les jeunes gens qui n’ont pas servi ou qui ont moins de 30 ans; ceux qui ont fait leur fm, s ot les in 1 vidus entre 30 et 40 ans appartiennent au second. En temps de guerre, la landwebr est toujours appelée sous les drapeaux ; mais, en temps de paix, on la réunit seulement à certaines époques afin de l'exercer. Dans Je premier cas, le premier ban seul entre en campagne avec l’armée aclive; Pr. seconil han sert à former les garnisons. La landwehr romple plus de 460,0€9 hommes; ce qui fait, avec l’armée permanente, une

ruction publirtaient plus de Jute la monarsuflisant. De er «28 inslitun. Le système \ilemagne, tels

s été, depuis sa iscipline et son n, représentait on officier. Les stances, fait de t que l’automane organisation es victoires des prouvé que des s choses encore.

> la Prusse, c'est Prusse se comndsturm. La preyale, 148,220; inc, 15,408. Cette mmes de 20 à 25 rois ans sous les c la conscription rvice, et tous les le deux bans. Au ont pas servi ou s et les in 1vidus s de guerre, la is, en temps de e l'exercer. Dans avec l’armée acndwehr romple icrmanente, une

EUROPE : ALLEMAGNE, 17 force militaire dépassant 92,000 hommes, La landsturm comprend tous les citoyens qui se trouvent en dehors des catégories précédentes, Elle n'est appelée qu'en teinps de guerre, et son service se borne à maintenir l'ordre et la tranquilité à l'intérieur.

L'entretien d'une force militaire aussi considérable est un lourd fardeau pour la Prusse, Aussi les impôts y sout-ils considérables relativement à la population. Le budget des recottes de la monarchie pour 1819, s'élevait à 94,174,380 thalers, soit 349,287,950 francs. Parmi les sources de produits, nous citerons les suivantes :

Administration des domaines et forêts , 4 4 +. 11,799,712 thalers, l'orges, usines et salines , . + + + + + + 5,959,226 Monopole du sel. + 4 + + + + + + + 8,145,475 Postes et messageries + + + + + + + + + C,941,310 Lotcrie, 0 ee ee ee * 1,029,917 Jmpôt foncier. . , 4, + + + + + + + - 10,307,841 Impôts sur les classes , 4 + + + + + 7,751,607

— — méliers . 4 + + + + + + + 2,429,750

Produit des chaussées , + + , * . + . + 1,361,127 Droits de douane, accise, navigetion, timbre . . . 26,745,552 Rapport de l'administration de la justice, épices, etc. 4,180,889

Dans le budget des dépenses, nous remarquons que le ministère de la guerre figure pour 31,479,000 thalers ou 116,787,000 francs.

La Prusse est moins obérée de dettes que la plupart des États modernes. Frédéric It avait laissé après lui un trésor considérable ; mais ses successeurs, après l'avoir dépensé, empruntèrent environ de 60 à 70 millions de thalers. Frédéric-Guillaume II était parvenu, à l’aide d’une stricte économie, à en rembourser la plus grande partie, avant la bataille d'Iéna. Mais, depuis cette époque, les exigences de la monarchie ont obligé de recourir de nouveau aux emprunts. A cette heure, c'est-à-dire en 1849, le total de la dette publique s'élève à 162,861,44 thalcrs ou 604,215,957 francs.

Ïl nous suilit d'avoir indiqué d’une manière sommaire la constitution politique et les forces militaires des deux grands États qui sont les chefs réels et ominipotents de l4 Confédération germanique. Nous ne pourmoms, -ans sortir du cadre que nous nous sommes tracé, entrer dans des détails semblables au sujet des États inférieurs entre lesquels se divise l’\llemagne actuelle, En outre, ces détails n’offriraient qu’un trèsmédiocre intérêt, Altendu qu'aucun d'eux n’est en situation d’exercer

une influence de quelque importance. Nous nous contcenterons, lorsque nous serons arrivés à la description topographique particulière de chacun d'eux, d'indiquer leur superficie, leur population, et les données statistiques principales qui les concernent.

Les produits de l'industrie allemande , en prenant ce mot dans sa plus large acception, sont extrêmement variés. Il importe d’entrer dans quelques détails à ce sujet. L'agriculture, dans toute cette région, qui est généralement remarquable par sa fertilité, est fort développée et a fait des progrès très-considérables, surtout depuis une trentaine d’années. La charrue cest usitée partout, except dans quelques districts montagneux du Salzbourg et du Tyrol, où elle est remplacée par ia béche. Dans le nord, on se sert de chevaux, et, dans le sud, de bœufs pour le labourage. Le seigle est la céréale qui se cultive sur la plus grande échelle, ct forme la base ce l'alimentation de la masse du peuple. On récolte aussi une quantité considérable ‘de froment qui est d’excellente qualité, surtout en Bavière et en Autriche. L’orge ct l'avoine sont également abondants. Le sarrazin vient parfaitement dans les contrées sablonneuses de l'Allemagne du nord. Enfin, le maïs est très-répandu dans les districts les plus méridionaux. L'Allemagne, prise dans son ensemble, exporte de grandes quantités de blé, quoique la basse Autriche importe des grains de la Hongrie, et la Silésie de la Pologne. Mais ces importations sont inférieures aux exportations que font la Souabe et la Franconic pour la Suisse, la Scandinavie et la Grande-Bretagne. Le lin est cultivé sur une telle échelle que, nonobstant l'immense consommation qu’en font les fabriques allemandes, il reste un excédant pour l'exportation. Il en est de même du houblon, qui se cultive surtout en Bohême et le longdu Mein. Les graines oléagineuses forment un objet de production considérable. L'Allemagne est fière de ses vins; cependant ils ne sont pas de première classe. Tous les pays au sud du 51e parallèle en produisent; mais le vin du Rhin est le seul qui ait une réputalion à l'étranger.

L'Allemagne nourrit une grande quantité de bestiaux; mais le porc est assurément le plus commun. Suivant Hassel, on en tue 8,000,000 par année. Les habitants en consomment une forte partie, le reste s'expédie à lextérieur. Les bêtes à cornes constituent le principal objet de Findustrie agricole dans la Bavière, la Souabe et le Tyrol. Dans la

ra

ons, lorsque lière de chales données

mot dans sa l’entrer dans région, qui veloppée et a ntaine d’anques districts ‘ce par la béud, de bœufs > sur la plus asse du peu- : qui est d’exe et l'avoine dans les cons est très-rée, prise dans ique la basse : la Pologne.

que font la Grande-Brept l'immense ste un Cxcépui se cultive ineuses fort fière de ses les pays au t le seul qui

mais le porc ic 8.000,000 le reste s'expal objet de ol. Dans la

grande plaine du nord, on ne s'en sert que pour le Jabouragce, si ce n’est dans le Holstein ct autres pays marécageux où l'élevage forme une industrie spéciale. Hassel évalue la race bovine à 14,000,000 de têtes. On estime à 20,000,000 ceux de la race ovine. Les laines de la Silésie et Ge a Saxe sont particulièrement recherchées, La cire et le miel constituaient, anciennement, un produit important : mais depuis que le sucre a remplacé le miel, et depuis que la réforsue a fait baisser la consommation des cierges, l'éducation des abeilles a été négligée dans beaucoup d’endroits. Cependant la Lusace, Lurcbourg et quelques autres districts en produisent plus encore que l'Allemagne n’en consomme,

L'Allemagne possède de riches et majestucuses forêts. On suppose qu'elles couvrent près d’un tiers de sa surface. Nulle part la science de la sylviculture n’a fait autant de progrès, et les divers gouvernements ont pris d'excellentes mesures pour empêcher la destruction de cette source de richesses nationales.

Dans l'industrie manufacturière, l'Allemagne a depuis longtemps perdu le rang élevé qu'elle occupait. Jadis les villes hanséatiques habillaient tous les pays du Nord; mais depuis que le génie industriel s’est éveillé d’abord dans les Pays-Bas, puis en Angleterre et enfin en France, l'Allemagne, au lieu d’approvisionner ces pays, a été inondée de leurs produits manufacturés, et peut à peine maintenir sa supériorité pour les toiles. Ce genre de fabrication est lui-même d’origine récente, car il a été introduit par les efforts de Frédéric le Grand et de Joseph IT. Pendant la durée du système continental, l’industrie allemande reçut une impulsion des plus vives : l'industrie cotonnière surtout se développa avec rapidité, et tout l'Erzgebirge devint une manufacture de coton. Mais, au retour de la paix, cette fabrication commença à décliner devant la concurrence de la Grande-Bretagne, D'autre part, les toiles de l'Irlande enlèvent à l'Allemagne le marché des colonies, le meilleur débouché pour cet article. La Silésie est aujourd'hui le centre de la fabrication des toiles de PAllemagne; ses produits sont estimés à 40,000,000 de francs environ. La valeur des toiles de la Bohème n'est pas beaucoup moins consideralile, Après ces deux provinces, vient la Lusace. Enfin . on fabrique des toiles plus grossières dans la Westphalie prussienne , le Hanovre, le duché de Brunswick et la Hesse-Électorale, Les manufactures de laine sont dans un état florissant , et PAlle-

FL; À vsmmens LT

2e Dre em MR EP

magne n’a plus besoin de s’approvisionner de draps à l'étranger. Les siéges principaux de cette industrie sont le district d’Aix-la-Chapelle, la Moravie, la Bohème, la Silésie, la Lusace et la Saxe. Les fabriques de suieries n’ont jamais acquis un grand développement. L'industrie céramique a été portée à un haut degré de perfection. Les porcelaines de Meissen (Saxe), de Berlin et de Vienne ne le cèdent qu’à celles de Sèvres. La cristallerie de la Bohème est supérieure à tout ce qui existe, même en France. Une industrie importante par l’étendue de sa production est la brasserie : certaines bières allemandes méritent leur réputation. Après ces industries capitales, nous nommerons encore les raffi= neries de sucre, les mégisseries, ies fabriques d'huile, les manufactures d'horlogerie, d'instruments de musique et de mathématiques, ainsi que celles de jouets d’enfants et d'objets en bois.

L'exploitation des mines, avons-nous dit, est une des principales sources de richesses de l’Allemagne. Nulle part la science de la minéralogie et l’art de la métallurgie n’ont été portés à un plus haut point de perfection. Les principaux districts minéralogiques sont la Styrie ct la Carinthie, la Silésie, l'Erzgebirge en Saxe, et le Hartz dans le Hanovre. L’Allemigne possède les rnmes d'argent les plus productives de l'Europe; ses mines de fer sont de qualité supérieure et ne le cèdent qu’à celles de la Suède. Pour le plomb et l’étain, la Grande-Bretagne est le seul pays de l’Europe qui soit plus riche que l'Allemagne. Le produit total des mines allemandes a été évalué comme il suit : or,200 marcs; argent, 150,000 marcs; cuivre, 40,000 quintaux; plomb, 200,000; étain, 8,000; fer, 3,000,000; mercure et cinabre, 15,000; cobalt, 18,000; calamine, 90,000; arsenic, 42,000; bismuth, 1,560; antimoine, 3,000; manganèse, 2,000, sel, 3,500,000; houille, 25,000,000.

Le commerce de l'Allemagne est bien inférieur à celui de la Grande- Bretagne et de la France; le temps n'est plus où les villes hanséatiques avaient accaparé le commerce de tout le nord de l’Europe. Une décadence aussi remarquable doit évidemment être attribuée à la division du territoire allemand en une foule d’États particuliers, et aux entraves que chaque vetit prince opposait aux relations commerciales. IL y a peu d'années, un bateau qui naviguait sur le Rhin, dans toute son étendue, n’avait pas moins de 27 péages à acquitter, sur le Weser, 23, sur l’Elbe, 32. Aujourd'hui, une grande partie de ces obstacles à dis

du ce£

N hr alle All

ren pro terr la E alle Sax. deb.

ranger. Les la-Chapelle, fabriques de industrie céorcelaines de celles de Sèce qui exisle, de sa producleur réputacore les raffimanufactures tiques, ainsi

es principales e de la minélus haut point nt la Styrie ct dans le Hanoproductives de

ne le cèdent inde-Bretagne magne. Le proor,200 marcs; 200,000; étain,

18,000; calabe, 3,000; man-

de la Grandehanséatiques bpe. Une déca- > à la division et aux entranerciales. Il y ans toute son le Weser, 23, bstacles à dis

paru, grâce à la formation du Zollverein ou Union douanière dont le gouvernement prussien a pris l'initiative : aussi le commerce intérieur de l'Allemagne surtout a-t-il pris dans ces derniers temps de remarquables accroissements. Quant au commerce extérieur, il ne progresse pas avec la même rapidité. L'Allemagne n’a pas de colonies, et ses plus importantes places maritimes sont encore les anciennes villes hanséatiques de Hambourg, Lubeck ct Brême, auxquelles il convient d’ajouter Trieste sur l’Adriatique. Les exportations de l’Allemagne consistent surtout en produits naturels, tels que grains, animaux , salaisons, bois de charpente, et en produits métaliurgiques. Les principaux articles manufacturés consistent en toiles, draps, verreries et porcelaines. Ses importations se composent surtout d’objets manufacturés venant de a France et de l'Angleterre, ainsi que de denrées coloniales et autres produits des contrées plus chaudes de l’Asie et de l'Amérique.

Le système des foires, système qui est l'indice d’un commerce encore peu développé, est toujours en vigueur en Allemagne. Parmi les grandes foires, on distingue particulièrement celle de Francfort-sur-le-Mein et celle de Leipsick, Il s’en tient de moins considérables à Naumbourg, Cassel, Magdebourg, elc. Les villes de l’intérieur dont le commerce est le plus actif, sont Vienne, Augsbourg, Nuremberg, Berlin, Cologne et Breslau.

Malgré les nombreux cours d’eau qui l’arrosent, l'Allemagne ne possède, jusqu'à présent, qu'un petit nombre de canaux. L'état politique du pays oppose encore ici un grave obstacle à l'exécution de travaux de ce genre,

Nous avons déjà indiqué le chiffre de la population de l’Allemagne et la proportion pour laquelle chaque race entrait dans le total. La race allemande se divise en deux familles , les Hauts-Allemands et les Bas- Allemands: mais ces deux familles se distinguent moins par des différences physiques , que par le caractère et surtout par la manière de prononcer l'allemand. Les Hauts-Allemands habitent principalement le territoire situé au midi du Harz et de ses branches, la Saxe supérieure, la Franconie, les bords du Rhin, la Souabe, la Bavière, les provinces allemandes de l'Autriche et la Silésie. Les Bas-Allemands occupent la

Saxe-Inféricure, la Westphalie, le Holstein, le Mecklernbourg, le Brandebourg et la Poméranie,

Le caractère du peuple allemand offre des traits vraiment remarquables. Nous ne croyons pas qu'il existe nulle part une race aussi éncrgiquement laborieuse, et plus persévérante : aussi les émigrants que PAL lemagne envoie chaque année à l'étranger, se distinguent-ils parmi les colons venus des autres pays de 1'Europe. Les habitudes allemandes sont simples; leurs manières ouvertes et franches. L’Allemand possede les qualités militaires à un haut degré; sous ce rapport il n’a pas dégénéré de ses ancètres les Germains.

L'Allemagne a été le théâtre de la plus grande révolution religicuse des temps modernes. C’est dans son sein qu’a éclaté la Réforme, ct le territoire allemand a été la scène où l’ancien système et le nouveau ont combattu pendant près d’un siècle. Dans les autres pays, la victoire est restée ici au catholicisme, Ià au protestantisme. En Allemagne, les deux religions se sont à peu près partagé la domination. Néanmoins, généralement parlant, on peut dire que le sud est catholique et le nord protestant. Parmi les États principaux, le catholicisme domine en Autriche et en Bavière; c’est, au contraire, le protestantisme que professent la Prusse, la Saxe, la Hesse et le Hanovre. Du reste, dans tous les États les deux cultes jouissent d’une entière indépendance, Les catholiques sont cependant les plus nombreux, car ils sont aux protestants comme 3 est à 2.

Nous r’essaicrons pas d'apprécier les Allemands au point de vue de leurs travaux dans les sciences, la littérature ct les arts. La gloire de l'Allemagne est trop éclatante; elle s’est élevée si haut depuis près d’un siècle, qu’il n’est pas un homme sérieux qui ose aujourd’hui répéter les vicilles plaisanteries que nos pères se permettaient sur la nation allemande. Dans aucune des branches des sciences physiques et naturelles, aucun peuple ne peut prétendre surpasser la nation allemande. La philosophie allemande a eu assez d'influence pour que l’Europe ait eu à s'occuper des ouvrages de Kant, de l'ichte, de Schelling et de Hegel. Les études philologiques sont cultivées en Allemagne avec plus de zèle et de succès qu’en France et qu’en Angleterre. La littérature allemande difière considérablement de la nôtre et de celle des peuples du Midi : mais on ne saurait contester sa puissance et son originalité.

et extrême développement intellectuel dont la nation allemande nous offre l'exemple, est en grande partie le résultat de l'extrême dit-

t remarquaaussi énergie nts que PAT ils parmi les allemandes and possede l’a pas dé-

on religicuse éforme, ct le L le nouveau ys, la victoire lemagne , les . Néaumoins, que et le nord mine en Au- 1e que profesdans tous les . Les catholiiX protestants

nt de vue de La gloire de uis près d’un d'hui répéter sur la nation iques et natu-

bn allemande, que l'Europe helling et de gne avec plus La littérature le des peuples originalité.

on allemande l'extrême dit-

ECROPE : ALLEMAGSE, 93 fusion des établissements pour l'instruction publique et pour les progres des sciences et des lettres. Nous avons déjà parlé des nombreuses écoles de la Prusse et d’autres États pour répandre l'instruction primaire. Les institutions d’un ordre supérieur ne sont pas moins nornbreuses en proportion. Parmi les sociétés savantes les plus célèbres de l'Allemagne, celles de Berlin, de Munich, de Prague ct de Gottingue tiennent le premier rang. Les Universités sont au nombre de 21 et comptent environ 15,000 étudiants. Six seulement sont catholiques : ce sont celles de Vienne, de Prague, d’Insprack, de Munich, de Wurtsbourg ét de Fribourg; treize sont protestantes : celles-ci appartiennent aux villes defeidelberg.Leipsick, Rostock, Griefswalde, Marbourg, Iéna, Gicssen, Kiel, Halle, Gottingue, Erlangen, Kænigsberg et Berlin; deux autres, celles de Tubingue et de Bonn sont mixtes. Indépendamment de ces Universités, il existe une mullitude d'établissements appelés lycées et gymnases où l’on peut acquérir une instruction très-solide ct très-élevée, mais qui ne peuvent conférer de grades. Enfin, pour en revenir aux écoles primaires, elles sont tellement répandues et suivies, que sur mille habitants, on en trouve. dit-on, à peine un qui ne sache pas lire, et cinquante qui ne sachent pas écrire.

L'Allemagne possède une foule de collections scientifiques et littéraires du plus haut prix, qui contribuent puissamment à la diffusion des lumières. La bibliothèque impériale de Vienne renferme 300,000 volumes imprimés, 23,000 manuscrits et environ 80,000 brochures; celle de Munich a 400,000 volumes; celle de Gottingue, l’une des bibliothèques les mieux composées qui existent, compte 280,000 volumes, 5,000 manuscrils et 410,000 brochures. Celle de Dresde a 250,000 volumes, celle äc Wollenbüttel 190,600, celle de Stuttgard, 170,000. Les bibliothèques publiques de Berlin renferment 300,000 volumes , sur lesquels 160,000 appartiennent à ha bibliothèque royale. Weimar, Prague, Francfort-surle-Mein, Hambourg, Breslau, Mayence, Darmstadt ont chacune 100,000 voiumes. Marbourg, Iéna, Goiha, et plusieurs villes fort petites possèdent des bibliothèques considérables. Somme toute, on a calculé qu’en Allemagne il ÿ avait plus de 4,000,000 de volumes à la disposition du public. Les cabinets d’stoire naturelle et surtout de minéralogie sont nombreux et remarquables par leurs richesses. Les jardins botaniques

de Schœænbrunn, près de Vienne, celui de Gottingue et celui de Berlin

sont célèbres en Europe. Les observatoires de Berlin, de Gottingue et de Vienne sont également connus. Enfin, le cabinet des médailles de Vienne est peut-être la plus riche collection de ce genre qui soit au monde.

Le goût des beaux-arts est très-répandu en Allemagne. Toutefois, les arts plastiques n’y ont jamais été cultivés avec autant de succès qu’en Italie, en France et en Espagne. Lea œuvres d'Albert Durer et de Cranach ne peuvent, assurément, être mises en comparaison avec celles des grands maîtres de la peinture moderne, et on a, suivant nous, exagéré les mérites des peintres ct des sculpteurs modernes dont l'Allemagne se glorifie. Mais on trouve dans plusieurs États des galeries de tableaux qui peuvent rivaliser avec les plus précieuses collections de l’Europe. Au premier rang, nous devons citer la galerie de Dresde ; viennent ensuite celles du Belvédère, à Vienne, et celles de Munich, Berlin, Cassel, Augsbourg, etc. La musique est cultivée avec une ardeur extraordinaire sur toute la surface de l'Allemagne : nous n’avons pas besoin de dire avec quel succès. Les noms de Handel, Haydn, Gluck, Mozart, Beethoven, Weber, Spohr, Meycrbeer parlent assez haut. Il suffit aussi de citer ces nomsillustres pour comprendre en quoi le génie musical allemand diffère du génie musical des grands compositeurs de l'Italie.

Nous terminerons ici notre trap brève esquisse de l’état poli‘ique, social et moral de l’Allemagne, car notre cadre nvus oblige à laisser de côté bien des considérations importantes, et nous allons rapidement parcourir les divers États qui occupent ce vaste territoire. Dans cette revue, nous ne nous attachcrons qu'aux villes principales et qui méritent une mention toute particulière : on compte, en Allemagne, 2,500 villes environ, parmi lesquelles un très-grand nombre renferment de 3,000 à 5,000 habitants : pour ces villes secondaires, nous nous bornerons à les nommer et à indiquer le chiffre de leur population.

pliq

de visi cess lesq inst se r dive tive.

le d est | tion les € ploy cien

de 4 le À Sac:

prin trois qu'i

duc

Gottingue et médailles de > qui soit au

Toutefois, les succès qu’en ‘er et de Cran avec celles nt nous, exaont l’Allemaaleries de tations de l’Euresde ; vieninich, Berlin, 1e ardeur exivons pas beivdn, Gluck, assez haut. Il n quoi le gécompositeurs

politique, so-

à laisser de s rapidement ‘e, Dans cette et qui mérimagne, 2,500 nferment de us nous borlation.

Deseription topographique des divers États de l'Allemagne,

Les détails de la géographie de l'Allemagne sont extrêmement com. pliqués, ainsi que nous l'avons dit, et nous serons obligés, à l'exemple de Hassel et des auteurs les plus accrédités, de nous conformer à la division politique actuelle du territoire allemand, et de considérer suc-. cessivement les pays qui appartiennent aux différents souverains entre lesquels il est partagé. La division de l'Allemagne par cercles, division iustituée par Wenceslas, en 1307, et remanicé par Maximilien, en 1500, se rapporlait à un état de choses qui a cessé d'exister, c'est-à-dire aux diverses parties de l’empire, alors que la couronne impériale était élective. A cette heure, l'empire allemand et les électeurs sont tombés dans le demaine de l’histoire, et, par conséquent, la distribution par cercles est tombée en désuétude. Cependant, il nous paraît utile de la mentionner, afin de faciliter l'intelligence des auteurs, et aussi parce que les dénominations qui servaient à désigner ces cercles sont encore employées fréquemment, comme le sont chez nous les noms de nos anciennes provinces,

Ces cercles, à l’époque où ils ont cessé d’exister, étaient au nombre de dix, à savoir : l’Autriche, la Bohéme, la Bavière, la Souabe, la Franconie, le Rhin supérieur, le Rhin inférieur, la Westphalie, la Saxe inférieure et la Sawe supérieure.

Les deux premiers , l'Autriche et la Bohême, constituent la partie principaie des domaines héréditaires de la maison de Hapsbourg : le troisième comprenait le territoire de la Bavière, à peu de chose près, tel qu'il est aujourd'hui.

La Souabe cmbrassait le royaume actuel de Wurtemberg, 1e grandduché de Bade, et les grandes cités impériales d’'Ulm et d’Augshourg.

ve À

LT 2eme

La maisoniles ducs de Souabe, qui a possédé jadis le sceptre impérial, est depuis longtemps éteinte.

Les ducs de Franconie qui, eux aussi, portérent anciennement la couronne impériale, sont presque oubliés dans ce duché. La Frapconie n'a été le siège d’aucun État un peu considérable, depuis que les principautés d’Anspach et de Bayreuth ont été occupées par la Prusse qui plus tard a été obligée de les céder à la Bavière. On remarque dans ce cercle plusieurs grandes cites impériales, dont les principales sont celles de Nureniberg et de Francfort-sur-le-Mein. Cette dernière conserve encore sa liberté nominale et son vaste commerce intérieur.

Les deux cercles du Rhin supérieur et du Khin inférieur comprennent la plus fertile région de l'Allemagne. C’est sur les coteaux qui avoisinent le fleuve que croissent les meilleurs vignobles allemands. Depuis la chute de l’électeur palatin, d’où une portion considérable du pays avait p’1 le nom de Palatinat, ces cercles ont été morcelés et nccupés, en grande parte, par des puissances en dehors du cercle. Les duchés de Hesse-Cassel et de Hesse-Darmstadt sont presque entièrement situés dans le cercle du Rhin supérieur, tandis que la Prusse occupe la meilleure partie du Rhin inférieur. C’est dans ce dernier que se trouvaient jadis les doinaines des évêques souverains de Mayence, Trèves et Cologne, lesquels avaient rang d’électeurs et rivalisaient de luxe et de magnificence avec les plus grands princes. Ce cercle est, en outre, remarquable par la chaîne de puissantes forteresses érigées le long du Rhio pour former la barrière de l'Allemagne.

La Westphalie est également un cercle très-mélangé, dont les principales parties appartiennent à la Prusse et au Hanovre. Elle ne paraît avoir constitué un État indépendant que durant l’éphémere royauté de Jérôme Bonaparte. La Westphalie est, en général, un pays de plaine, distingué par sa fertilité et par l’industrie de ses habitants. Elle est traversée par l’Ems et le Weser.

Le nom de Saxe, pris dans sa plus large acception, s’applique à cette vaste étendue de l'Allemagne septentrionale qu’occupaient primitivement les Saxons. C’est aussi une région unie et monotone qui forme la continuation de l'immense plaine de l'Europe continentale. Les principaux États compris dans le cercle de la Saxe inférieure, sont le Hanovre ct le Brunswick ; mais d'autres portions du même cercle appartien-

nent son « poss0 et pe com} mou talile son | ren!

auss gnée mer( Mi gne,

nes chifl terri à-di fera Polc dite situ rivi

eptre impérial

inement la couà Franconie n'a que les princi- " la Prusse qui arque dans ce rincipales sont c dernière cone intérieur.

ieur compren- Dteaux qui avoimands. Depuis rable du pays lés et nccupés, le. Les duchés iérement situés pccupe la meile se trouvaient , Trèves et Code luxe et de » CR outre, reées le long du

dont les princi- Elle ne paraît ère ravauté de ays de plaine, ts. Elle est tra-

pplique à cette ent primitivee qui forme la le. Les princisont le Hanocle appartien-

EUROPE : ALLEMAGNE, 97 nent aux rois de Prusse et de Saxe, L’Elbe, dans la partie inféric : de son cours, traverse ce cercle, qui doit à l'avantage de cette situation de posséder un commerce très-étendu. La Saxe inférieure est le plus vaste et peut-être le plus important de tous les cercles de l'Allemagne, car elle comprend le Brandcbourg, centre des territoires qui constituent la monarchic prussienne, et la Saxe propre, laquelle forme la presque totalité des possessions qui constituent l'électorat ou, pour lui donner son litre actuel, le royaume de Saxe. Le cercle de la Saxe inférieure renferme les belles et riches capitales de Dresde et de Berlin. 11 possède aussi une étendue de côtes considérables; mais ces côtes, élant baignées par la Baltique, sont moins favorablement situées pour le commerec que celles de la Saxe inférieure le long de la Mer du Nord.

Maintenant, nous allons parcourir les diverses parties de l’Allemagne, telles que les a distribuées la politique moderne.

SECT, dre, — Empire d'Autriche.

Dans le chapitre qui précède, nous avons énuméré les divers domaines qui composent la monarchie autrichienne, et nous avons donné les chiflres qui représentent leur superficie et leur population. Parmi ces territoires, nous avons décrit celui qui est situé au sud des Alpes, c’està-dire le royaume Lombard-vénitien; la Hongrie avec ses dépendances fera l’objet d’un chapitre particulier, et la Gallicie sera décrite avec la Pologne. Il ne nous reste donc ici qu’à passer en revue les provinces dites allemandes,

L’ARCIHIDUGUÉ D'AUTRICHE se divise en deux parties, la basse Autriche, située au dessous de l'Ens, et la haute Autriche, située au-dessus de cette rivière.

La basse Autriche est, pour ainsi dire, la province métropolitaine de l'empire, car elle renferme la capitale et occupe le centre même des vastes possessions de la maison de Hapsbourg. Elle se compose de la profonde vallée du Danube, et se trouve bordée, au nord et au sud, par des chaînes de montagnes élevées. felle du sud ea la continuation de la puissants chaîne des Alpes, quoique bien inférieure aux montagres de la Suisse et du Tyrol. On leur donne le nom d’Alpes noriques : leurs sommets les plus hauts se trouvent le long de la frontière de la

eee er me à

Styrie. La chaîne du nord s’unit aux montagnes de la Bohême, et sépare la vallée du Danube d’avec les vallées de lElbe et de la Moldau; mas elle ne peu: pas même rivaliser avec la chaîne mèridionale. Entre ces deux chaines, on rencontre une autre branche, dont le point le plus élevé est le mont Kalenberg, et à l’ouest de laquelle le sol s’abaisse graduellement jusqu'aux vastes plaines marécageuses de la Hongrie. Une grande partie de ces montagnes est couverte de forêts, tandis que d’autres, au contraire, sont rocheuses ct stériles, Aussi cette région est-elle plus remarquable par ses beautés pittoresques que par sa fertilité. Cependant les parties cultivables sont travaillées avec soin.

Vienne (Wien), capitale de l'empire d'Autriche, est située sur la rive droite ou méridionale du Danube, à l’endroit où la Wien se jette dans ce fleuve, et à huit lieues au plus de la frontière hongroise. La ville primitive ou la ville proprement dite, entourée de murailles jadis formidables, n’occupe pas un sixième de l’espace que couvrent les trentequatre faubourgs qui s'étendent autour d’elle. Les faubourgs sont euxmêmes entourés par un mur de brique qui a été construit simplement dans un but de fiscalité et de police. La cité proprement dite se compose de rues étroites, mais bien pavées, que bordent des maisons fort élevées, bâties avec solidité, mais sans beaucoup d'élégance. Les rues des faubourgs sont plus larges, plus belles, et leurs maisons sont moins hautes et moins massives. Chaque maison, à Vienne, renferme, en moyenne, 38 personnes, et on en cite même une qui n’a pas moins de 400 locataires. Comme on porte la population de la ville à 350.000 âmes, il en résulte qu’elle doit contenir environ 9,210 maisons. Parmi les rues de cette grande capitale, quelques-unes peuvent être comparées à celles de Paris par l'élégance des magasins qui les décorent : aussi sont-elles constamment fréquentées par les belles Viennoises. Les places les plus remarquables de Vienne sont le Hof, orné d’une statue colossale de la sainte Vicrge et de deux belles fontaines, le Hohe- Markt, le Neuc-Mlarkt, le Graben qu’embellissent également des fontaines élégantes; le Burgplatz qui se développe devant la façade du palais impérral, et le Josephsplatz au milieu duquel s’élève la colossale statue équestre en bronze de Joseph IF, due au sculpteur Zauner. La fameuse promenade du Prater est une forêt naturelle de chênes et de hêtres, située hors de la ville, dans une île du Danube. Elle rappelle , mais sur

. la pl

une

Ce mieu chien de ja nom Saint par s Après mon consé impé tine, sert d Char!

Le const cepe des f:

meu:

tants mer | de B:

guerr

versil collég nicrs Co ville capit rer char trou tissa Le

Bohême, et sét de la Moldau; ridionale. Entre le point le plus ol s’abaisse graa Hongrie. Une landis que d’aue région est-elle * sa fertilité. Ce- .

tuée sur la rive n se jette dans groise. La ville ailles jadis forvrent les trenteourgs sont euxnstruit simpleprement dite se nt des maisons up d'élégance.

leurs maisons à Vienne, renune qui n’a pas : de la ville à 9,210 maisons.

s peuvent être s qui les décobelles Viennoiof, orné d’une taines, le Hohet des fontaines

e du palais im-

lossale statue

r. a fameuse

: de hêtres, si-

elle, mais sur

EUROPE : ALLEMAGNE, 29 une bien plus grande échelle, l’ancien Tivoli de Paris, La promenade la plus fréquentée, dans l'intérieur, est celle du Remparc.

Ce qui fait la beauté de Vienne, ce sont les nombreux hôtels ou, pour mieux dire, les palais qui appartiennent à la haute aristocratie autrichienne et hongroise. Plusicur,, situés dans les faubourgs, sont ornés de jardins délicieux. Quant aux édifices publics, ils sont aussi en grand nombre; mais il en est peu de vraiment remarquables. La cathédrale de Saint-Etienne est un édifice gothique vaste et imposant, célèbre surtout par sa tour qui s'élève à la hauteur de 1438 mètres au-dessus du pavé. Après ce temple magnifique, on distingue encore l’ég'ise de Saint-Laurent, monument gothique d’une grande élégance ; celle des Auwgustins, où l'on conserve dans des urnes d'argent les cœurs des membres de la famille impériale, et où l’on admire le mausolée érigé à l’archiduchesse Christine, l’un des chefs-d’œuvre du célèbre Canova; celle des Capucins, qui sert de sépulture aux princes de la maison d'Autriche; et celle de Saint- Charles Borromée dans le faubourg de Wieden.

Le palais impérial, appelé Burg, est un édifice immense, composé de constructions disparates etirrégulières, mais dont quelques parties sont cependant d’une belle architecture. Le palais du Belvédère, situë dans un des faubourgs, lui est de beaucoup supérieur : il a appartenu au fameux prince Eugène de Savoie. Au nombre des édifices les plus impore tants et les plus curieux de Vienne, nous nous contenterons de nommer les palais où sont établis les bureaux des chancelleries d'Autriche et de Bohème, de la Hongrie et de la Transylvanie, l'hôtel du conseil de guerre, la chancellerie de la cour, la Monnaie, la Banque, la Douane, l'Universilé, l'Hôtel de ville, l’Académie des beaux-arts, l’Institut polytechnique, le collége Theresianum, l'hôtel des invalides et le grand hôpital, Ces quatre dernicrs sont dans les faubourgs.

Comme toutes les grandes métropoles européennes, Vienne est une ville remarquable par son industrie et son commerce. Il n’est pas de capitale dont les rues soient plus animées et plus bruyantes. L'art de se tirer sain et sauf au milicu de la foule des équipages, des voitures, des charrettes et véhicules de tout genre qui encombrent les rues où r'on trouve à peine uu indice de trottoir, exige, dit-on, un certain apprentissage, même pour les habitants de Londres et de Paris.

La capitale de l'Autriche n'est pas une ville litiéraire ; malgré tous

LT Mint

les établissements d'instruction publique qu’elle renferme, malgré les nombreuses collections scientifiques, littéraires et artistiques de toute halure qui ornent les palais impériaux et les maisons de la haute uoblesse, L'esprit général du gouvernement autrichien a toujours été ennemi, quelquefois même jusqu'à l'excès, de la trop grande liberté de penser, Parmi les principaux établissements d'instruction, nous nommerons l’université, surtout pour ce qui concerne les études médicales, l'école dex orientalistes, l'institut polytechnique, l'école vétérinaire, 'observaloire, les beaux jardins botaniques du Belvédère et de l'Université, j'calémie des beaux-arts et le conservatoire de musique. C'est depuis quelques années seulement que le gouvernement a consenti à ériger une Académie des sciences,

Le caractère et les mœurs de la population viennoise sont depuis longtemps l’objet des critiques, non-seulement des étrangers, mais encce des Allemands eux-mèmes. On dépeint les Viennois comme les individus les mieux-mangeant, les mieux-buvant, les plus joyeux vivants de toute l’Allemagne, et même de l'Europe entière. Pour eux, la vie n’a qu'un but, le plaisir : et cette morale épicurienne s'accommoderuit merveilleusement, dit-on, avec une certaine observance des prescriptions du culte catholique. Malgré ce qu'il y a d'exagéré dans cette peinture, lestraits en sont généralement vrais.Mais ce ne sont pasles Viennois qu'il faut accuser de cette démoralisation générale ; c’est à une fausse politique qu’il convient de faire remonter le blime : on a pu trouver bon autrefois d'avoir affaire à une population uniquement ocenpée de ses plaisirs et peu soucieuse des intérêts publics,

On remarque, aux environs immédiats de Vienne, plusieurs châteaux royaux ainsi que de magnifiques maisons de plaisance. Le plus cétebre de ces châteaux est le palais de Schænbrunn. Il n'offre cependant rien de curieux, si ce n’est son jardin botanique et sa ménagerie, La résidence impériale de Laxemburg est surtout remarquable par son pare, l'un des plus beaux de l'Europe, et au milieu duquel s'élève un château gothique qui, par son architecture et ses dispositions intérieures, retrace avec une fidélité scrupuleuse les usages ct les coutumes des temps féodaux.

La basse Autriche, à l’exception de la capitale, ne renferme aucune ville considérable. A 5 lieues au sud de Vienne, non loin de la frontière

de la:

tre Pa tirent gées d contre char renfer est re le jarc

En 2,000 nes, e l'empi sur le: on Lr'o res, À tivité tants, tance avec | âmes,

La }/ de val mélan vères.

mais € sieurs et poi see. Il pre à grand lema bestia sède, lion d Alle

me, malgré les stiques de toute de la haute uotoujours été enrande liberté de ion, nous nomudes médicales, vétérinaire, V'ob- | de l'Université, ue. C'est depuis senti à ériger une

oise sont depuis angers, mais enis comme les in- 18 joyeux vivants ur eux, la vie n’a s'accommoderail ice des prescripé dans cette peintpasles Vicnnois est à une fausse on a pu trouver ment occupée de

lusieurs châteaux e. Le plus célebre cependant rien de rie. La résidence on pare, l'un des in château gothiérieures, retrace es des temps f60-

renferme aucune bin de la frontière

EUROPE : ALLEMAGNE. J1 de la Styrie, et à l'entrée de la belle vallée de Sainte-Hélène, on rencontre Baden, jolie petite ville de 3,000 mes, célèbre par ses bains qui attirent chaque anne 2 à 3 mille étrangers. Ses sources, fortement char. gées de soufre et de gaz acide carbonique, passent pour très-eflicaces contre les maladies cutanées. Plus au sud, on trouve Wiener-Neustadt, charmante ville d’environ 8,000 habitants, avec une école militaire qui renferme 500 élèves, Bruck, sur la Leitha, n'a que 2,500 âmes; mais elle est remarquable par le maguifique château du comte de Harrach, dont le jardin botanique passe pour le plus beau de l'Autriche.

En descendant le Danube, à partir de Vienne, on voit Schwæchat, avec 2,000 mes seulement, mais importante par ses manufactures d'indiennes, et Haimbourg, dont la fabrique de tabac est la plus considérable de l'empire. Cette dernière a une population de 3,000 individus. Toujours sur les bords du fleuve, mais en le remontant, au-dessus de Vienne, on trouve Aloster-Neubourg, intéressante par ses établissements littéraires, A'orn-Neubourg, par son école des arts et métiers, et Krems, par l'activité de son industrie, La première de ces villes compte 3,000 habitants, la seconde 2,000, et la troisième près de 4,000. À quelque distance de la rive droite du Danube, on remarque encore Saint-Polten, avec plus de 4,000 âmes, et Bayerisch-Waidhofen , petite ville de 2,000 âmes, importante par ses usines de fer.

La haute Autriche est une région entièrement montagneuse, parsemée de vallées et même de plaines étroites. Cette contrée offre un admirable mélange de paysages tantôt doux et gracieux, tantôt majestueux et sévères. Elle est abondamment arrosée, non-seulement par le Danube, mais encore par l'Inn, la Traun et l’Ens. De plus, elle renferme plusieurs lacs de peu d’étendue, mais qui sont extrêmement pittoresques et poissonneux, tels que le K'ammersee, le Mondsee, le Zrllersee et le Traunsee. Il n’est pas besoin de dire que le sol de cette province est peu propre à l’agriculture; cependant il est généralement cultivé avec le plus grand soin. Ses pâturages sont regardés comme les meilleurs de VAllemagne, et la principale industrie agricole consiste aans l'élève des bestiaux. On y fabrique aussi d'excellent cidre. La haute Autriche possède, en outre, de vastes mines de sel qui fournissent environ nn mil: lion de quintaux par année et approvisionuent une granue parue de l'Allemagne.

Les villes de ce district ne sont pas de première grandeur. Linz, ia ea. pitale et le siége de Padministralion, s'élève sur la rive droite du Danube. C'est une ville assez bien bâtie. sa belle place, son ehâteau, ses trois monasteres et son pont de 800 pieds sur le Danube, lui donnen: un aspect imposant. Les fortifications qu’on y à érigées font de Linz unc des meilleures placesd’armes de l'empire. Linzrenferme 20,000 habitants: on y trouve quelques fabriques ct, entre autres, une graude manufacture impériale de draps. Steyer, au coutluent de l'Ens et du Steyer, est une ville très-industrieuse et très-commerçante. La plus grande partie de sa population, qui s’étève à 10,000 âmes, est occupée à la fabrication d'ouvrages en fer de tout genre, surtout de coutellerie et de quincaillerie. Elle a aussi des fabriques de draps et de toiles. Braunau, sur la rive droite de l'Inn, est une ville de 2,000 nes, importante comme place forte. Krems-Munster, sur la Traun, n’a que 1,200 habitants : néanmoins, ce bourg mérite d'être eité à cause de son magnifique monastère qui renferme un lycée, un jardin botanique, un observatoire et une riche bibliothèque. Ischl, Gmünden et Ialstadt, n’ont qu’une population de 1,000 à 2,000 âmes; mais elles sont importantes par leurs riches salines. Ischl l’est aussi par ses eaux mmerales. Nous nommerons encore, dans là haute Autriche, Ens et Lambach, qui ont la première 4,000, et la deuxième 3,000 habitants.

L'ancien Évéché de Salzbourg forme un district particulier de la haute Autriche; il a appartenu pendant quelque temps à la Bavière, mais il à été restitué à PAutriche à la paix de 1814. C’est une région complétement alpine, où l’on retrouve tous les traits caractéristiques de la Suisse, les glaciers, les torrents et les montagnes couvertes de neiges perpétuelles. Le chef-licu de ce district auquel elle donne son nom, Salzbourg, est une des villes les plus pittoresques de l'Europe. Elle est bâtie sur plusieurs collines irrégulières des deux côtés de la rivière de Salza. Ces colines sont elles-mêmes dominées pi des sommets d'une élévation considérable. Les édifices de la ville sont dignes de la grandeur du paysage qui l'entoure. La citadelle, l'arsenal, le palais archiépiscopal, la cathé-

drale, construite sur le modèle de Saint-Pierre de Rome, sont placées de

manière à commander des vues magnifiques. En 1818, un violent inceudie cousuma plusieurs beaux édifices. Cette ville possède un lycee, deux bibliothèques renfermant ensemble 60,060 volumes, et une école de mede-

ces |

qu'a picd larg que des etl sa S terr

céré le c Mai ralo tou bhau fer, tres CNY qu est sla\ fori de.

(6 rie sul

ideur. Linz, 1a ca.

rive droite du Dason château, ses

ube, lui donner:

s font de Linz unc 190,000 habitants:

wide manufacture Lu Steyer, est une grande partie de e à Ja fabrication Le et de quincailleraunau, SUP a rive nte comme place habitants : néannifique monastère toire et une riche pulation de 1,000 ches salines. Ischl

encore, dans la 00, et la deuxième

ulier de la haute savicre, mais il à région compléteques de la Suisse, de neiges perpén nom, Salzbourg, Elle est bütie sur icre de Salza. Ces s d'une élévation grandeur du payépiscopal, Ia cathie, sont placées de [8, un violent insède un lycee, deux une école de mede-

EUROPE : ALLEMAGNE. 334 cine, Sa population est d'environ 15,000 âmes. Aux environs de Salzbourg, on trouve Hallein, petite ville de 5,000 habitants, remarquable par ses riches mines de sel.

La Sryrie où Steyermark (Marche styrienne) est un vaste territoire situé au sud de l’archiduché d'Autriche. Elle formait jadis un duché indépendant; mais, depuis Adolphe de Hapsbourg, elle n’a pas cessé de faire partie des domaines de cette maison. La partie occidentale de cette province est couverte de hautes montagnes; dans la partie orientale, les montagnes vont en s’abaissant graduellement , et, vers la frontière de la Hongrie, ne sont plus que de simples collines. La plus haute de ces montagnes est le Grossenberg , qui a 3,381 pieds; le Grimming, qu’on regardait naguère comme plus élevée, n’a, en réalité, que 7,540 pieds. La Muhr, qui traverse la Styrie de l’ouest à l’est, est une rivicre large et rapide; mais son cours est tellement obstrué, qu’elle n’est utile que pour Je flottage des bois de charpente, dont les habitants forment des radeaux qui sont souvent mis en pièces. La Drave, la Save, le Raab et l’Ens arrosent diverses parties de la Styric. Les deux cinquièemes de sa surface sont couverts de forêts; un cinquième au plus consiste en terres arables et en vignobles; le reste esten pâturages ou inculte. Les céréales les plus répandues sont le maïs, le seigle et le sarrasin. Le lin, le chanvre et la pomme de terre sont l’objet d’une culture étendue. Mais la principale richesse de la Styrie consisie dans ses trésors minéralogiques, et spécialement dans ses mines d’excellent fer, qui est surtout propre à être converti en acier. Indépendamiment de ses nombreux hauts-fourneaux pour l'exploitation et le traitement des minerais de fer, la Siyrie possede de vastes manufactures de faux, faucilles el autres espèces d'outils. Uue quantité considérable de ces fers est encore envoyée, pour y être travaillée, soit en Autriche, soit à l'étranger, jusqu'en France et en Angleterre. Une grande partie de la Styrie orientale est habitée, non par des Allemands, mais par des Wendes, tribu de race slave, qui ne comprennent pas ta langue allemande et qui sont bien inférieurs, sous le rapport de l'intelligence et de la moralité, aux habitants de race germanique.

Gratz, appelée Niemetzki-Grad par les Slaves, est la capitale de la Styrie et l'une des villes les plus considérables de l'empire. Elle est bâtie

sur les bords de la Muhr dans une charmante vallée. C’est une belle v b

34 CHAPITRE DiN-NEUVIÈMNE.

ville, importante par son industrie, son commerce et sa population qui s'élève à 42,000 âmes. Parmi ses édifices publics, on remarque surtout le château impérial, la cathédrale, Y'égiise Sainte-Catherine, 1e monument de Ferdinand IE, l'hôtel de ville et les batiments du Johanneum. Elle renferme, en outre, plusieurs maisons particulières auxquelles on pourrait donner le nom de palais. Gralz possede plusieurs établissements littéraires et scientifiques, nous nous bornerons à citer l’université, l'école normale, la bibliothèque publique, riche de 70,000 volumes, et le Johanneum, ainsi nommé de l’archiduc Jean son fondateur. On y fait des cours sur les diverses sciences, et ses salles contiennent de précieuses collections d'histoire naturelle et d’antiquités. Un beau jardin botanique y est annexé. La principale industrie de cette ville est la fabrication d'ouvrages en fer et en acier de tout genre. On y voit aussi des manufactures de soicries et de tissus de laine. I s’y tient, chaque année, deux foires extrémement fréquentées. Terminons en disant que les femmes de Gratz sont célèbres par leur beauté.

En remontant la Mubr, on “encontre Bruck, petite ville sombre ct triste qui ne compte pas 2,000 habitants, Leoben, qui à 3,500 ä&mes, et dont le nom est attaché à la signature des préliminaires du traité de paix de Campo-Formio, en 1797, puis Zudenbourg, autre petite ville aussi insiguifiante que Bruck. Marboury, sur la Drave, renferme 5,000 habitants, mais n'offre rien d’in.éressant. Cilly, petite ville de 1,800 âmes, est remarquable par son antiquité, car elle a été fondée par l'empereur Claude. Elle a un beau château et possède quelques débris antiques. Un peu au sud de Gilly, se trouve Tœplitz-Neuhaus, village peu considérable, mais dont les caux thermales sont très-fréquentécs. Dans la pare te nord de la Styrie, nous nommerons encore Eisenaertz et Maria-Zell, Bisenaertz n'est qu'un bourg de 2,000 âmes; mais il y a dans son voisinage des mines de fer d’une richesse extraordinaire, Maria-Zell, autre bourg d'un millier d'habitants, a été appelée la Notre-Dame-de-Lorette de l'Autriche. Toutes les années il s’y rend une foule de pélsvins pour visiter une image miraculeuse de Ja Vicrge déposée dans son église, Cette égiise, qui est fort belle, était jadis extrêmement riche par suite des nombreuses donations des pieux visiteurs. Elle possédait, dans son trésor, les images en argent de Marie-Thérèse et de toute sa famille; Mais son fil: Joseph 1, se trouvant jressé pur des difficultés finaucieres.

non

des bau VAI perl

rent

trèn ViCs Les Cart nai 6,50 thie de peut en s qu'à cley

avoi

r'ale du:!

de € que tant Trie L:

lion

quu

plu vier qui

tit

r'icu

optlation qui arque surtout c monument (e Elle renferme, pourrait doncents littéraires l'école normale, hanneum, ainsi s cours sur les ses collections ique y est anion d'ouvrages anufactures de deux foires exmmes de Gratz

ville sombre ct 3,500 &mes , ct * du traité de etite ville aussi ne 5,000 habie 4,800 amies, par l'empereur ébris antiques.

re peu considé cs. Dans la pare : ct Maria-Zell, dans son voisi-= aria-Zell, autre ame-de-Lorette e pélseins pour ans son église, riche par suite édait, dans son ute sa famille; tés finaucieres.

EUROPE : ALLEMAGNE. 35 von-seulement fit fondre et transformer en monnaie sa mere, ses frères el ses sœurs, mais encore dépouilla l'église de la plus grande partie des objets précieux qu'elle renfermait.

Le ROYAUME D'ILLYRIE fut créé par Napoléon, après la paix de Presbourg, lorsqu'il eut forcé l'Autriche de lui céder tout l'angle sud-est de l'Allemagne, la Carinthie, la Carniole et l’Istrie, auxquels il atinexa une pertie de la Croatie et la Dalmatie. Mais, quand la maison d'Autriche reutra en possession de ces territoires, elle conserva Îc royaume d’Illyrie, et en sépara seulement les deux derniers pays. Cette région est extrèmerent montagneuse et inégale, quoique les chaînes ies plus élevcs se trouvent sur la fronticre de la haute Autriche et de fa Styrie. Les chaines qui appartiennent en propre à ce royaume sont les Alpes carniques et juliennes, qui couvrent la plus grande partie de sa surface, mais dont les sommets les plus hauts ne dépassent pas, en général, 6,500 picds, La large et puissante rivière de la Drave traverse la Carin- ‘hie, et celle de la Save traverse la Carniole. Le sol inégal st montueux de l'yrie est généralement peu propre à la culture des céréales; cependant elle en produit environ 3,275,000 hectolitres, principalement en seigle et avoine. On y récolle une quantité considérable de lin, ainsi qu'un peu de chanvre et de soie. Les bestiaux y sont nombreux; on éleve surtout des moutons dans les parties rocheuses et stériles qui avoisnent la mer Adriatique. Cette province abonde en richesses minér'ales, plomb, mercure, fer, antimoine, alun, vitriol, houille et sel. L’indu:trie capitale des habitants consiste dans l'exploitation et le travail de ces métaux. Ils fabriquent aussi une grande quantité de toiles et quelques draps. Le commerce avec l'étranger est extrêmement important, car le principal port de mer des territoires austro-germaniques, Trieste, est situé dans l'flyric.

La structure physique de ce vaste territoire est extrèmement singulicre, ses inontagnes étant composées de ce calcaire tendre et poreux quu se désagrége aves une extrême facilité. L'Hlyrie renferme, dit-on, plus d'un millier de cavernes, doni plusieurs sont arresées par des rivivres souterraines. La plus considérable de ces rivières est le Laybach qui forme déjà un large courant d'eau à l'instant où il sort dn sein de x inontagne qui constitue son premier bassin. On pénètre dans l’intéricur «le cette montagne par un majestueux portique naturel qui a 40

picds de hauteur et qui forme une voûte régulière. Ce portique mène dans une immense caverne entre les murs gigantesques de laquelle on voit couler la rivière. On ne peut pas remonter celle-ci bien haut ; mais on l'entend encore rouler ses flots sur son lit de rochers dans l’intérieur de la terre. De toutes les cavernes de l’Illyrie, la plus étendus est celle d’Adelsbera, On y entre par deux larges ouvertures, par l’une desquelles pénètre aussi une rivière qui accompagne le visiteur dans sa route à travers ce sombre passage. Enfin, la rivière arrive dans une vaste caverne, pénètre sous une couche de rochers et disparaît. Là, le voyageur se trouvait jadis également arrêté par une muraille de rochers perpendiculaires; mais, il y a une trentaine d’années, des explorateurs intrépides escaladerent celte muraille, et découvrirent une double rangée de cavernes magnifiques, ou plutôt de palais créés par la nature, soutenus par des piliers et ornés de corniches et de stalactites. Dans plusieurs endroits, les colonnes sont si exactement unies et si régulièrement groupées, qu’elles ressemblent aux piliers d’une cathédrale gothique. Dans quelques points, la voûte de la caverne est si élevée, qu'on ne peut l’apercevoir. Après un trajet de 10 kilomètres, la série de cavernes se termine par un lac souterrain, aux eaux limpides ct froides.

Le lac de Zirknitz est aussi une des merveilles de lPillyrie. Il est surtout célèbre par le flux et le reflux périodique de ses eaux, Eu hiver ct au printemps, le bassin du lac, qui a 10,000 mètres de longueur sur 3,000 de largeur, est entièrement rempli. Lorsque l'été approche, ses eaux commencent à diminuer ei, au bout de peu de semaines, le fond du lac est à sec. Les habitants sèment alors du seigle dans le limon qui remplit le lit abandonné par les eaux, et ils viennent chasser le gibier aux mêmes lieux où auparavant ils venaient pêcher les poissons qui vivent dans les eaux du lac. On aperçoit alors les crevasses par lesquelles les eaux sont rentrées dans le sein de la terre. Vers la fin de l’automnne, celles-ci commencent à ressortir par ces mêmes crevasses, remontent et reprennent bientôt leur ancien domaine.

C’est dans ce lac, ainsi que dans quelques autres lacs de la Carniole, qu'habite le reptile singulier appelé Protée (Proteus anguinus), sans doute parce qu’il est resté longtemps une énigme pour les naturalistes. Les uns le considéraient comme un animal parfait, les autres comme la larve d’un reptile inconnu ; mais cette dernière hypothèse s’est trouvée fausse.

Le | plu:

lon:

flot eti lui « de € K tant fabr pos:

hab sa g sit e 3,00 Le était par agré dific

arch

suli le {y pop bac sort cède de

ortique mène e laquelle on n haut; mais ans l'intérieur dus est celle ane desquelles ns sa route à une vaste Caà, le voyageur chers perpenateurs intrépiible rangée de ture, soutenus JS plusieurs enerement grousotlhique. Dans on ne peut l’a- 'Avernes 8e ter-

rie. Il est surx. Eu hiver ci longueur sur approche, ses aaines, le fond ns le limon qui asser le gibier poissons qui vis par lesquelles u de l'automne, >, remontent et

de la Carniole, nus), sans doute ralistes. Les uns omme la larve Ltrouvée fausse.

EUROPE : ALLEMAGNE. 37 Le Protte présente à peu près la forme d’une salamandre; mais il est plus allongé et a les pattes moins développées. Il a environ 12 pouces de longueur, il est couleur de chair pâle ; de chaque côté de la poitrine, flottent trois branchies de couleur rouge vif; enfin, ses yeux sont d’une petitesse remarquable et situés sous la peau.

L'Illvrie est divisée en deux gouvernements, celui de Laybach et celui de Trieste. Le premier comprend la Carinthie; le second, le comté de Goritia et l’Istrie.

K lagenfurth, assez jolie ville de 10,000 âmes, est la ville la plus importante de la Carinthie, dont elle était jadis la capitale. Elle a quelques fabriques de draps et fait un commerce de transit considérable. Elle possède un lycée avec une assez riche bibliothèque. Bleiberg, avec 4,000 habitants, est importante par ses riches mines de plorub ; Ferlach, par sa grande manufacture de fusils ; Villach, par son commerce de transit entre l'Allemagne et l'italie. On accorde à Bleiberg 4,000 habitants, 3,000 à Ferlach, et 4,500 à Villach.

Le chef-lieu du gouvernement de Laybach est la ville de ce nom, qui était anciennement la capitale de la Carniole. Laybach, appelée Lubluna par ‘es Slaves, est située sur les deux rives du Laybach. C’est une ville agréable, quoique ses rues soient étroites et irrégulières. Elle a peu d’édifices publics remarquables : les plus importants sont l’ancien chdteau archiducal qui sert aujourd’hui de prison, l'hôtel de ville et l’église des Ursulines. Parmi ses établissements littéraires, nous nommerons seulement le lycée, qui jouit du privilége de conférer des grades universitaires. Sa population est d'environ 14,000 âmes. Enfin, nous rappellerons que Laybach a été le siége du congrès dans lequel la Sainte-Alliance décida du sort de l’Halie. Idria est célèbre par ses mines de mercure, qui ne le cèdent qu’à celles d’Almaden en Espagne; elle possède une population de 5,000 âmes.

Trieste, située au fond du golfe auquel elle donne son nom, est devenue, en peu d’arnées, une des premières places maritimes commerciales de l'Europe. Sous Marie-Thérèse, la population de cette ville n’était que de 6,000 âmes; en 1809, elle s’élevait à 27,000 ; en 1808, à 33,000; en 181, à 36,000; en 1821, à 45,000; en 1839, à 50,000; en 1338, à 71,000. Ceite rapide augmentation du nombre de ses habitants , ainsi que la prospérité toujours croissante de Trieste sont dus à la franchise de sou

RER SEEN SE ne

38 CHAPITRE BIN-NEUVIEME, port, privilége qui lui fut accordé vers la fin du sivele dernier, La vieille ville est irrégulière, mal bâtie et malpropre; mais la nouvelle ville, ap pelée Theresienstadt, est régulière, propre et élégante. Les maisons sont généralement construites dans le style italien. Les édifices publics sont peu nombreux et peu remarquables. La bourse et le thédire font seuls exception. Indépendamment de son commerce, Trieste posséde encore quelques industries importantes. Elle a des fabriques de savon, des raffincries de sucre, des manufactures de cordes et de nombreux chantiers de construction. Les environs de la ville sont ornés de jardins délicieux et d’élégantes maisons de campagne.

Au nord de Trieste, sur les bords de l'fsonzo, on trouve les villes de Gorice ou Goritz, appelée aussi Gorizia, et Gradiska, La première est une ville de 10,090 âmes, qui n'offre rien d’intéressant. La seconde n'a qu'un millier d'habitants; mais elle est importante par ses fortifications. A une licue et demie, à l’ouest de l’Isonzo et à une égale distance de la mer, on remarque Aquileja, petite ville de 1,500 âmes, qui, sous l'empire 1'omain, fnt si célèbre sous le nom d’Aquilée et qui renfermait une population d'environ 120,000 habitants, lorsqu'elle fut prise et brûlée par Attila, après un siége de 3 années. On découvre continuellement, dans les environs d’Aquileja, de nombreux débris antiques, Grado, petite ville maritime d'environ 2,500 âmes, était le port d’Aquilée et la station d'uue division de la flotte romaine. Sa splendeur passée est attestée par ses anciens monuments.

En suivant les contours de la côte de l'Istrie, à partir de Trieste, dans la direction du sud, le vayageur reconnaît plusieurs villes qu, quoique peu considérables, ne sauraient être passées sous silence, Capo d'Istria et Pirano sont importantes par leurs salines, On accorde à la prermicre 5,000 et à la seconde 6,500 habitants. Parenzo est encore moins considérable; elle n'a que 2,000 âmes; mais les mosaïques de sa cathédrale qui remontent au x° siècle, sont un objet intéressant pour Parchéologue, Rovigno a 40,000 habitants, actifs, industrieux et qui scat réputés les meilleurs matelots de l'Istrie. Cette ville prospère n4r son port, son come merce, ses pécheries et ses chanticrs de construction. Sa cathédrale est un bel édifice dans le style gothique. Enfin, Pola, petite ville de 1,500 âmes, située dans un territoire malsain, est célèbre par le grand nombre de ses débris antiques, qui témoigneut de son ancienne ini sortance.

nier. La vieille velle ville, ap ss Maisons SON es publics sont dire font seuls possede encore savon, des rafeux chantiers dins délicieux

ue les villes de remiere est une Conde n'a qu'un lications, À une unce de la mer, us l'empire ronait une popue et brûlée par

tellement, dans rado, petite ville la station d'uue

attestée par sus

de Trieste, dans es QU, quoique re, Capa d'Istria > à la première moins conside- 1cathédrate qui Parcheologue, cat réputés les port, Son come sa cathédrale est » ville de 1,500 le grand nomne ii )Qrlance,

EUROPE : ALLEMAGNE. 49 On distingue surtout un temple dédie * Auguste, un arc de triomphe d'ordre corinthien et un bel amphithédtre construit avec des blocs de pierre énormes.

Daus le golfe de Quarnsro, qui sépare l'Istrie du littoral hongrois, sc trouvent plusieurs îles qui dépendent du royaume d'Illyrie. Cherso, la plus importante de toutes, a 18 lieues de longucur, mais seulement unc licue de largeur en moyenne. Elle est couverte de magnifiques forêts qui fournissent d'excellents bois de construction, et de beaux pâlurages. L'ile de Veglia, à l’est de la précédente, est moins étendue : elle a aussi de belles fortês et nourrit de nombreux troupeaux. Les îles d’Osero, de Sansego et d'Unia, situées vers la pointe sud-est de l’île de Cherso, sont beaucoup trop petites pour nous arrêter. Les habitants de toutes ces îles se distinguent pa leur industrie et leur activité : ils sont surtout adonnés au commerce maritime.

Le Tyroz, auquel nous joignons le Vorarlberg, est le pius occidental des territ” es germaniques de l'empire ; il confine à la Bavière au nord, à la Suisse à l’ouest et au sud, et au sud encore à l’Italie. C’est la plus haute et la plus montueuse de toutes les régions alpines de l'Autriche. Elle est pour ainsi dire une sorte de prolongement de la Suisse, dont elle offre tous les caractères, si ne n’est qu’eiie ne renferme aucun lac considérabie. Mais le Tyrol présente également des montagnes d'une élévation prodigieuse et courounées de neiges éternelles, des abîmes effrayants, des chutes d'eau magnifiques et des glaciers de plusieurs milles d’étendue. L'OŒÆrteles ou Ortler, le plus haut des sommets quiont été mesures, a 3,908 mètres d’éiévation. Quelques-uns des principaux tributaires du Danube, l’Inn, ie Lech et l’Isar, ont leurs sources dans les montagnes du Tyrol. Les conditions physiques de ce nays sont, comme «a doit le penser, tres-défa vorables au développement de l'agriculture. Un dixième au plus de sa surface se compose de terres arables, et encore n'y cultive-t-on que les céréales les plus robustes. Cependant les yroliens ont tiré tout le parti possible de leur sol ingrat. Ils possèdent une grande quantité de bœufs et de moutons. Dans la partie méridiouale, on récolte d'assez bon vi, mais qui ne se conserve pas. Les forûts fournissent des quantités considérables de bois de charpente. On trouve dans le Tyrol une grande variélé de productions minérales, mais, à l'exception du sel, aucune n’est très-abondante

Le caractère national des Tyroliens est, sous presque tous les rapports, digne d’éloges. Is sont probes, loyrux, francs, ouverts, hospitaliers. Is sont pleins de bravoure, très-attachiés à ieur pays et passione nés pour son indépendance, ainsi qu’ils Pont fait voir dans la guerre avec la France. Ts sont tous catholiques, et généralement pleins de foi; mais leur foi est naïve et sincère. Il est impossible de rencontrer une nation plus active et plus industrieuse. Cependant Ic pays ne possède qu'un petit nombre de fabriques; mais c'est que chaque habitant fait lui-même les objets dont il a besoin.

La capitale du Tyrol est Inspruck, où mieux Isnnbruck, c’est-à-dire a pont sur liInn.» C'est une ville ancienne, assez bien bâlie, qui commande la vallée de l’Inn, et se trouve sur la route Ja olus directe de V'Aliemagne en Italie. Le palais du gouvernement, l'hôtel de ville et l’église dis Récellets, sont les seuls édifices un peu remarquables qu’elle posséde. Parmi ses établissements littéraires et scientifiques, nous citerons seulement l'unirersité et le musee qui renferme de belles collections d'antiquités et d’histoire naturelle, La population d’Inspruck ne dépasse pas 12,000 âmes. Hall, située également sur l'Inn, est une pelite ville de 5,000 habitants, prospère par les riches mines de sel qu’on exploite dans ses environs. Schwatz, sur les bords du même fleuve, est un peu plus considérable. Elle a 8, 000 habitants. Elle est importante par ses mines d'argent et surtout de cuivre. Auffstein n’a guere qu'un millier d'habitants, mais elle est importante par ses fortifications. Imst, petite ville de 3,500 âmes, doit être citée pour le singulier commerce qu’exercent ses habitants. Ils élèvent une quantité prodigieuse de serins qu’ils expédient ensuite par toute l’Europe. Brixen au confluent du Rienz, avec l’Eisak, renferme près de 5,000 habitants. On y remarque le palais de ses anciens évêques, la cathédrale et l’église Saint-Julien. Les travaux qu’on y a exécutés en font une des places fortes du Tyrol.

Botzen ou Bolzano est située sur les bords du Rienz, dans une vallée délicieuse. Cette ville est presque italienne, soit par ses constructions soit par les mœurs de ses habitants. Elle est le siége de foires trèsfréquentées par les Allemands et les Italiensqui y viennent échanger les produits de leurs pays respectifs. On lui accorde 8,000 âmes. Trente, appeiée Trient par les Allemands, est également une ville dont la physionomie

est

bi sur œ't qu pol ei\e fab

e tous les rapiverts, hospitaaYys CL passions laus la guerre t pleins de foi; rencontrer une ays ne possède ie habitant fait

ck, c’est-à-dire bien bâlie, qui plus directe de de ville et Vé- ‘quables qu’elle iques, nous cide belles collec- | d’Inspruck ne r l'Inn, est une s mines de sel ords du mème bitants. Elle est re. Huffstein n’a ite par ses fortitée pour le sinnt une quantité l'Europe. Brixen 5,000 habitants.

\édrale et l’église

e des places for-

dans une vallée es constructions

de foires trèseut échanger les es. Trente, appet la physionomie

EUROPE : ALLEMAGNE, A est toute italienne, Elle s'élève sur au rive gauche de l'Adige, Elle est bien bätie, et ornée de rues lues et de beaux édifices, On remarque surtout l'éylise de Sainte-Maric-majeure où s'est tenu le dernier concile œeuménique qu'ait va la chrétienté, concile qui dura depuis 145 jusqu'en 1563, et qui excrea une si grande influence sur les destinées politiques de l'Europe, Trente est la ville la plus peuglée du Tyrol : ee à 15,000 habitants. Pergine, bourg de 8,000 àmes, prospère ner ses fabriques de soie, Aoveredo, en allemand Rovereith, est une assez jolie ville ‘1e 12,000 Ames, florissante par ses filatures et fabriques de soie ainsi que par son commerce.

Dans le Vorarlberg, nous n’avons à citer que deux villes, Bregentz et Feldkireh, La premivre, située sur le lac de Constance, renferme 2,500 habitants ; la seconde, située sur VIII, non loin du confluent de cette rivière avec le Rhin, n’en compte que 2,000. Elles n’offrent, l’une et l’autre, absolument rien de remarquable.

La BonËÊme est le plus considérable et le meilleur des territoires germaniques appartenant à l'Autriche, si l’on pert donner le nom de germanique à un pays où le tiers seulement de la population est allemand et où les deux autres licrs se composent de Tchèques. Elle consiste en une vaste plaine, qu'enferme une ceinture de montagnes : ainsi elle est séparée de la Silésie par la chaîne du Riesengebirge, de la Saxe par l'Erzgebirge, de l'Autriche et de la Franconie par le Bühimer-Wald, La Bohême est la région !a lus centrale de l'Allemagne, car elle est à peu près à égale distance de la mer du Nord et de la mer Adriatique. Cependant elle communique avec la premiére au moyen de P£lbe qui prend sa source daus la Bohème, traverse une partie de son territotre, ct reçoit toutes les rivières du pays et principalement la Moldau, le plus important de ces cours Geau. Il n’existe peut-être pas sur la terre de contrée qui soit plus largement pourvue de toutes les choses nécessaires ot utiles à l'homme. Céréales, bestiaux, bois, métaux, tout est en telle quantité qu’on ne saurait dire quelle est la source de richesse la plus abondaute. La moitié de la surface du sol consiste en terres arables qui produisent plus de 180,000,000 hectolitres de céréxles de diverses espèces. La récolte du lin donne près de 90,000 quintaux métriques, et cette quantité ne suflit pourtant pas à approvisionnement des fabriques de toiles du pays. Le receusement de 1827 porte le nombre des chevaux

ve 6

à 138,000, celui du gros bétail à 903,000, et celui des montons à 4,100,000, Le houblon de la Bohème est d'une qualité supérieure, On récolte une énorme quantité de pommes et de poires; quant aux vignes, elles sont peu nombreuses, et leur produit est à peine potable, On exploite diverses espèces de minéraux, parmi lesquels nous citeron: particulièrement l'étain, La pêche même est abondante grâce aux rom. breux étangs que l’on trouve dans le pays et qu’on évalue à 20,000.

L'industrie manufacturière a pris en Bohème un développement très. remarquable, La fabrication des toiles et des tissus de fils de toute expèce, jusqu'aux plus fins, est la principale industrie nationale; elle occupe plus de 600,000 ouvriers. Les manufactures de draps sont égal. ment constdérables, ainsi que celles d'étolles de coton, Les verreries et les cristalleries de la Bohème tieunent le premier rang en Europe, ainsi que nous l'avons dit, Mais une chose qui nuit beaucoup au pays, c’est que les nobles qui y possedent d'immenses propri‘tés, dont la valeur s'élève à plus de 1,200,000,000 francs, dépensent fastueusement leurs revenus à Vienne, à la suite de la cour,

Los habitants de la Bohème ont précédé le reste de PAllemague dan: la grande lutte pour fa prétendue liberté civile etreligisuse. Longtemps avant Luther, c’est-à-dire après le supplice de ses deux précurseurs Jean Huss et Jérôme de Prague, ils levèrent l'étendard de la réforme religieuse; mais ces premières tentatives furent comprimées. Vaincus par les armes de l’Autriche, les partisans de la Féformation furent exterminés ou chassés du royaume, ou bien obligés de renoncer à leur culte. C’est seulement vers la fin du dernier siécleque quelques milliers de protestants osèrent ’exercer de nouveau publiquement : mais alors le principe de l'indifférence en matière de religion commençait à étendre son influence jusque sur le gouvernement autrichien. Au milieu des convulsions qui désolerent la Bohême, elle fut dépouillé de ses fran chises et de tous ses priviléges ; les États actucls n'en représentent plus que l'ombre.

Prague, la capitale, est située au centre même de la grande plaine de la Bohème. sur les deux rives de Ia Moldau. C'est une grimde ville, généralement bien bâtie, dont la population dépasse aujourd’hui 420,000 dires. Son pont iagnifique, SOn chà‘eat royal appelé le Hradschin, son immense cathédrale gothique construite sur une colline, les

asp Non [à pa nt ct et d Hal znl unt( me] l'un son bibl mie Mus

mus

ren tan con que Enf plu

sa | nuf fab ont Mi pa sec WI on qu de

i des montons à Lé supérieure, On quant aux vignes, peine potable, On els nous citerons te grâce aux com.

alue à 20,000.

veloppement très le fils de toute es:

nutionale; elle ocdraps sont égal.

1, Les verrcries et ; en Europe, ainsi DUp AU pays, c'est 5s, dont la valeur stueusement leurs

l'Allemagne dan:

use. Longlemps deux précurseurs rd de la réforme primées. Vaineus mation furent ex- > renoncer à leur quelques milliers ment : mais alors mmençait à étenichien. Au milicu ouillé de ses fran représentent plus

grande plaine de une grinde ville, asse aujourd’hui appelé le Hreds- * une colline, les

EUROPE : ALLEMAGNE, 13 vues palais de ancienne noblesse, le vieux style architectural d'un craud nombre de maisons particulières, tout eela donne à ville un aspect d'antiquité et de grandeur, Outre les monuments que nons ves nons de nommer, on remarque encore l'hôtel de ville, Ve palais archiépispal, église de la Croir, elle de Saint-Veit, celle du Saint-Sauveur, | st colle do Saint-Nicolas, Parmiles palais appartenant à des particuliers, et dont plusieurs sont d'arelntecture italienne, où distingue celui de H'allenstein, dont les fresques sont encore éelalantes, celui de Sehoure zonberg et celui de Czernim, le plus vaste de tous, mais qui est dans un état de délabrement complet.

La capitale de la Bohème renferme un très-grand nombre &'établisse. ments scientifiques, littéraires et artistiques. Au premier rang brille l'université, avec 5% professeurs et 1,500 étudiants. A cette institution sont annexés un observatoire, de riches collections scientifiques et une bibliothèque qui contient 130,000 volumes, Viennent ensuite Fe démie des sciences, l'institut polytechnique, V'école vétérinaire, la Société du Musée national de la Bohéme, Vacudémte de frinture et 1e conservatoire de musique, Prague se distingue aussi par son activité industrielle, Elle renferrs.e de nombreuses fabriques de toiles et d’étofles de coton, des tanneries, des chapelleries et des verreries, La plus grande partie du commerec du royaume se concentre dans la capitale : il s'y tient chaque année trois grandes foires où il se fait des affaires considérables. Enfin, au point de vue militaire, elle est considérée comme une des places fortes de premiere classe de l'empire,

Reichenberg, sur la Neiss, est la seconde ville de la Bohême, quoique sa population ne dépasse pas 14,000 âmes. Elle est florissante par ses manufactures l'étoffes de fil, de coton et de laine, par ses tanneries et par ses fabriques ue machines. Après Reichenberg viennent Pilsen et Eger, qui ont chacune 8,500 habitants. La premicre, située au confluent de la Mies avee le Beraun, est importante par ses manufactures de draps et par les mines de fer et d’alun qu'on exploite dans son voisinage. La seconde est une assez jolie ville qui s'élève sur les bords de la rivicre d'Eger, Elle se distingue aussi par son industrie. Aux environs d'Eger, on trouve l'établissement de bains de Franzensbrunnen qui est très-fréquenté et dont la réputation s'accroît chaque jour. Kuttenberg, non loin des bords de 'Elbe, est célebre par ses mines d'argent, de plomb et de

cuivre, On lui accorde 7,000 habitants, Budioeis, au confluent du Malsch avec ta Moldaun, florit par ses manufactures de draps et son commerce. Elle possede un arsenal, Konigsgratz, en tchèque Kralowy-Hradeez, est une place forte située sur la rive gauche de l'Elbe, près des frontières silésionnes. Ces deux villes, ainsi que Newhaus, sur la frontière de la basse Autriche, et Krumau, sur la Moldau, ont une population de 6,000 âmes environ.

La Bohème renferme un très-grand nombre de villes moius considérables encore. Chrudim, Hohenmauth, Leutomischel, Neu-Kollin, Klattau, Tauss, Leitmeritz, Pisek et Haaden ont chacune de 4,000 à 5,000 habitants. Leitmeritz, sur lElbe, est rangée parmi les places fortes du pays. La fertilité du territoire qui l'entoure a fait donuer à son distriel Le nom de paradis de la Bohème. Les villes de 3,000 à 4,000 âmes sont plus nombreuses encore. Ce sont : Neu-Bidschow, Gitschin, Jung-Bun:luu, Policzka, Landskron, Carlsbad, Joachimsthal, Sshliekenwald, Braunau, Reichenau, Rumbourg, Schlan, Soatz, k'ommotau, Tabor et Potschatek. Quelques-unes de ces villes méritent une mention particulière. Gitschin est importante par son gymnase et ses fabriques de coton; Landskron et Rumbourg, parleurs manufactures detoile etleurs blanchisseries ; Carlsbad, pa: ses ouvrages cn acier, sa quincaillerie et par ses eaux minérales dont la réputation es. européenne et qui attirent chaque année une foule ‘le riches étrangers; Joachimsthal par les mines qui s’exploitent dans son district,

Parmi les villes encore inférieures et dont la population n’atteint pas 3,000 âmes, nous nomimerons : Hohenelbe et Trautenau, qui florissent par leurs fabriques de toiles; Kamnitz, Neurvelt et Warnsdorf, importantes par leurs verreries; Tæplitz et Marienbad, fameuses par leurs établissements de bains, et les deux places fortes de Theresienstadt, au confluent de l’Eger avec l’Elbe, et de Josephstadt, anciennement Pless, au confluent du Mety avec le même fleuve.

La MORAVIE, même en y comprenant la petite portion de la Silésie qui est restée à l’Autriche, n'offre pas une surface égale à celle de la Bohème. Mais elle présente à peu près le même aspect et n’est pas moins fertile. Elie est également limitée par des chaînes de hautes montagnes, Entre elle ct la Bohème s’éleve, comme nous Pavons dit, 18 chaîne des Riesen-gebirge ; du côté opposé, elle est séparée par les Carpathes des

imm ces € moi mon el vi ou À ravi Uut quai qui { que ble} des not d'éti bre 4 maj.

et di et qi ben étai ren est :

des,

fluent du Malsch

, SOI Cothmerce,

lowy-Hradecz, est és des frontières \ frontière de la e population de

s moius considéi-Kollin, Klattau, )00 à 5,000 habis fortes du pays.

on district le noin ) âmes sont plus n, Jung-Bun:luu, 1ld, Braunau, Rei- Potschatek. Quelière. Gitschin est n; Landskron et chisseries ; Carls- * ses eaux minéhaque année une

qui s’exploitent

ion n’alteint pas Lu, qui florissent orf, importantes r leurs établissedt, au confluent ess, au confluent

de la Silésie qui à celle de la Bon'est pas moins ites montagnes, it, 18 chaine des s Carpathes des

EUROPE : ALLEMAGNE, immenses plaines de li Hongrie et de La Pologne, Des ramitiertons 0e ces chaînes pénétrent dans l'intérieur du pays, een rendentune bone moitié assez montagneuse, Mais de larges et fertiles variées sep cites montignes, etla partie méridionale de la provinee se compose de belles et vastes plaines dont le sol est d'une fécondité remarquable, La March ou Morava, qui naît sur la frontière de la Silé ie, traverse toute Ta Moravie dont elle recueille les eaux, et va ensuite se jeter dans le Danube, Uu quart de la superficie du pays est couvert de belles forêts; un autre quart à peu près est en pâturages; tout le reste est en terres arables qui sont exploitées avee assez de soin, Les productions sont les mêmes que dans la Bohème. Comme cette derniere, la Moravie est remarquable par son activité industrielle et commerciale, Ici encore l'industrie des toiles est l'industrie principale, Les manufactures de laine sont plus nombreuses que dans aucune autre provinec de l'empire, Les fabriques d'étoiles de coton et la bonneterie occupent également un grand nombre d'ouvriers, La population de la Moravie et de la Silésie esten grande majorité de race slave. Les Allemauds ne figurent que pour un quart,

La capitale de la province est Brunn, située au confluent de la Schwarza et de la Zwittawa. Cest une ville eu grande partie moderne, bien bite etquipossede plusieurs heaux édifices. On remarque l'église Saint-Jacques, beau monument gothique, l'église Saint-Pierre, l'hôtel du gouverneur qui était jadis le convent des Augustins, l'hôtel de ville et le théâtre, Prunn renferme plusieurs établissements scientifiques et littéraires; teis elle est surtout une ville industrielle. Elle fabrique des draps, des cotonnades, des soieries, des savons, etc. C’est à ses manufactures qu'elle doit sa prospérité et l'accroissement rapide de sa population, Gelie-ci, qui était d'environ 27,000 àmes avant 1830, dépasse aujourd'hui 40,060, A quelques lieues de Brunn, on voit la petite ville d'Austerlits qui m'a que 2,000 habitants : mais nous ne pouvons la passer sous silence, car elle a donné son nom à l'une des batailles les plus mémorables de l'histoire moderne, celle où Napoléon défit les armées combinées de l’Autriche et de la Russie, le 2 décembre 4805.

Olmutz, jodis capitale de la Moravie, est bien moins considérable que Brunn. Sa population est estimée à 14,000 âmes seulement, mais elle esttrès-importante par ses fortifications qui en font une des prernières places militaires de l'empire. Elle est située sur la rive gauche de la

March, La ville est assez bien bâtie: mais son hôtel de ville est le soi édifice remarquable qu’elle possede. Le lycée d'Olmulz est une sort d'université, car on y a réuni l’enscignement des quatre facultés. 11 une riche bibliothèque. La ville d'Iglaw, près de la frontière de la Bobhénr, est florissante par son industrie et par son commerce. On lui altrilt 15,000 habitants.

Au nombre des villes du second ordre de la Moravie, nous eiteror, Prosnitz et Sternberg, flori-santes par leurs manufactures de draps; Nr kolsbourg, dont l’industrie principale est la fabrication des draps : cc trois villes ont chacune 8,000 habitants environ; la moitié de la pour lation de la dernière se compose de Juifs. Trebitseh, Znaim et Neutis chen ont üne population qui est évaluée à 5,000 âmes. Neutischen « distingue par son industrie variée. Boskowitz, Holeschau, cités insiguifiantes de 4,000 habitants, ne sauraient nous arrêter. Æremsier, sut rive gauche de la March, passe pour la plus jolie ville de Ka Moravr. Elle est, pendant l'été, la résidence de l'archevèque d’Olmutz qui y oc. cuype un palais mesnifique qu'accompagnent de vastes et délicieu jardins. Ce palais renferme de belles galeries de tableaux, de précieuse collections scientifiques et mème une riche bibliothèque. Kremsier n' que 4,000 habitants. Les autres villes de ja Moravie ne nous offrent rie: de particulier. Nous nous contenterons de nommer celles dont la popur lation dépasse 3,000 àimes; ce sont : Telsch, Triesch, Ungarisch-Brod, Mahrisch-Neustadt, Schomberg, Weisskirchen et Prerau.

La ville principale de la Silésie autrichienne est Troppau, avec 43,000 habitants. Elle est assez jolie et on y remarque un beau château qui appartieni au prince de Lichtenstein. Elle a quelques manufactures. Jaegerndorf, Teschen et Bielitz, sont les villes les plus considérables du distriet apres Troppau.Teschen a 6,000 âmes, Bielitz, 5,000, et Jaegerntlort à peu près autant. Teschen possède plusieurs fabriques, et la population de Bielitz est presque loute entière occupée dans les manufactures de draps et autres tissus de laine.

SECT, 2°, — Monarchie prussienne.

Ua déjà ét4 question de la monarchie prussienne dans le chapitre précédent : nous avons nomuné les territoires qui la composent et mdr

lel de ville est le SUR Olhvutz est une sort es quatre facultés, 1, ‘ontière de la Bolicn.

erce. On lui attrilx

oravie, nous cileror, actures de draps; Xi ation des draps : cr la moitié de la pop sch, Znaïm et Neutie âmes. Neutischen « eschau, cités insighii- Mer, Mremsier, sur hi > ville de Ja Moravi.

1e d'Olmutz qui y 0 » vastes ct délicicu bleaux, de précieuse, hèque. Kremsier n'à ne nous offrent rie:

* celles dont la popur esch, Ungarisch-Brod, AURA

Troppau, avec 13,000 beau chäteau qui aps Manuficlures. Jaeonsidérables du dis- 000, et Jaegernaorf iques, et la populans les mauufactures

ne dans le chanitre composent el indi-

EL au LT]

qué le ces di est ul

lorsqn debou Pomé Saxe par la Lc i gnc, c le noi ‘tale ai plusb en un mue d gnt1:

tic cheva provi inout( avec d lise pr Yiuce résine de ch gres 1

donné porta

des fa intcrie cours

Poucs la par "4 unis:

celiutit Berl

EUROPE : ALLEMAGNE. 47 qué leurs divisions administratives, Nous allous maintenant parcourir ces diverses provinces, à lexecption de la principauté de Neufehatel, qui est un caaton suisse, ct du grand-duché de Posen que nous décrirons lorsque nous parlerons de la Pologne. Nous commencerons par Îe Brandebourg, qui est la base de la monarchie; puis nous pareoutrous la Poméranie, la Prusse occidentale, la Prusse orientale, la Silésie, et la Saxe prussienne, enfin nous tcrminerons notre revue topographique par la Westphalie prussienne et les provinces sur le Rhin.

Le Brandebourg est un territoire étendu qui, à l'est, confine à la Pologue, c’est-à-dire au grand duché de Posen. Ou lui donne ordinairenicnt le nom de Marche de Brandebourg. Cette province, qui renferme la capi-

‘tale ainsi que les villes importantes de Postdam et de Francfort, mestni la

plus belle partie, nile plus fertile territoire de Tamonarchie. Elle consiste en une vaste plaine sablonneuse, tantôt :bsolument unie, tantôt parsemée de queue collines peu élevées. La culture des céréales, quelque

soi cu lui donne, ne produit pas assez pour suflire à la consommatic - sabitants. Letabac et le lin sont cultivés avec succès, Les races

chevaline et bovine ont été fort améliorces; mais les pâturages de la province sont irop maigres pour ces animaux. On Cléve beaucoup de iMoutons dans les parties sahlonneuses du Brandcbourg. En les croisant avec des mérinos, on à considérablement amélicré leur laine, qui rivalise presque avec celles de la Silésie, Un quartde fa surface de ectte pro- Vince est couvert de forêts qui consistent principalement eu arbres résiieux qui fournissent d'execllents mâts. I y à aussi quelques forèts de chènes. L'industrie manufacturière, jadis inconnue, a fait des progres rapides gràcc à l'appui éclairé et aux encouragements que lui a donnés le gouvernement. Les manufactures de draps sont les plus im-

, portantes; celles de toiles et de soicrics viennent ensuite. Berlin posstde des fabriques de porcelaines et d’autres objets de luxe, Le commerce

intérieur est très-considérable. IL est d'ailleurs favorisé per les grauds cours d’eau qui arrosent le Brandebourg. L'Elbe, qui forme sa limite à Poucst, la Spréc et l'Eleter affluents de ce fleuve, et FOder qui traverse

! la partie orientale du Brandebourg du sud au nord, Palin des canaux

unis-cat entre elles toutes ces rivitres et facilitent singulierement les telutions commerciales.

Berlin, capitale de Ta monarchie prussienne, est regardée avec raison

eonme une des plus belles villes de l'Europe. La Sprée la divise en deux parties, la ville vicille et la nouvelle ville. Cette dernière étant une eréation toute moderne, a été construite sur uu plan régulier et grandiose, Parmi ses rues, qui sont toutes larges et ornées de maisons élégantes, on admire surtout celle appelée Unter den Linden (sous les tilleuix). Le chaque côté se trouve une triple rangée de tilleuls qui forment une promeuade délicieuse ; à l'extrémité de cette rue, s'élève la Porte de Brandebourg, le plas simpie ct en même temps le plus majestueux des monuments de Berlin, C'est une heureuse imitation des Propylées d’'Athones: Pentablement supportele quadrige en bronze de la Victoire, trophée que les armées françaises avairnt enlevé et que nos revers ont rendu à Rh Prusse, La plupart des places que possède Berlin sont spacieuses tt plus où moins remarquables; mais on distingue surtout la place Gil laume, ornée des statues en marbre des généraux les plus célebres de h guerre de sept ans, la place des Gradarmes, la place Belle-Alliance, et celle nommée Lustyarten qu'orne la statue du prince Léopold de Dessan. Plusicurs des ponts de Berlin méritent d'êlre cités ; tels sont les deu ponts en fer de Frédéric et de Weidendammer, ainsi que le Poni-ZLong, decoré de la statue équestre et en bronze de Frédéric-Guillaume.

Les édifices publics de Berlin sont en grand nombre, le palais du ru mérite d'être nommé le premier: c’est un monument vaste et imposant, mais dout l'architecture manque d'unité. Viennent ensuite le paluis du prince Charles, et cejui de Kenbijou. Plusieurs palais, apparteñanti des particuliers,sont dignes de figurer à côté des palais royaux : nous cterons ceux des princes Sacken, Radziwill, Hardenberg et du comte «ti Schulenbourg. Les bâtiments consacrés au culte sont médiocrement remarquables, L'église Saint-Nicolas et celle Sainte-Marie sont deux édificcs gothiques qui datent du xue et du xure siècle. La tour de cette der: nicre, qui est La plus élevée de Berlin, a 89 mètres de hauteur. L'église appelée Friedrichswerd est un pastiche gothique construit tout récenment; l’église Sainte-Hedwige est bâtie sur le modèle du Panthéon de Rome : elle remplace un ancien temple brûlé en 1818. Enfin la cathédrul nest intéressante que par ses caveaux qui ont servi de sépulture à plu sicurs princes de la famille royale.

Parmi les autres édifices qui embellissent la capitale de la Prusse, nou

ne saurions passer sous silence le maguifique palais de l'université, celui

du cou

sall Bou cel ce ; sac sur des.

D chic Lio vor Der de:

dér bra ou !

cen dén acte tant fer:

celu fern tiqu

avc

e la divise en Geux re étant une criaulier et grandiose, maisous élégantes, us les tilleuis). Le i forment une prore la Porte de Branestueux des monuopylées d'Athènes:

ictoire, trophée que ers ont rendu à sont spacieuses tt rtout la place Guil ; plus célèbres de h 1le-Alliance, et celle Léopold de Dessan.

tels sont les deu ue le Poni-Long, dt- Guillaume.

bre, le palais du ru ent vaste et impor nnent ensuite le paalais, apparteñanti ais TOYaux ; NOUS Ci serg et du comte di sont médiocrement Härie sont deux édi- La tour de cette derde hauteur. L’églis onstruit tout récen:

ele du Panthéon de 18. Enfin la cathédru i de sépulture à plu

ile de la Prusse, noi s de l’université, Celul

Page 1