EUROPE
celui de l’Académie des sciences, le théâtre de l’Opéra, qui peut
du musée, coutenir 5,000 spectateurs, salle de concert qui peut renfermer plus d’un millier d’auditeurs, la Bourse, ta Monnaie, la douane, le bäliment de l’école d'artillerie et du génie, celui de la garde royale et l'arsenal, V'une des plus vastes constructions de ce genre qui existent en Europe. Mentionnons encore le monument con : sacré à la mémoire de Frédéric le Grand, qui consiste en une colonne surmontée de la statue colossale en fer de ce souverain, et l'hôtel royal des Invaliles, Dre ce dernier soit situé hors de l'enceinte de la ville.
D'après ce que nous avous dit de l'état de l'instruction dans la monarchic prus-icnne, on doit s'attendre à rencontrer dans la c. pitale la réu-
le nouveau théâtre royal duquel dépend une
pion de tou: les étiblissements et de toutes les institutions propres à favoriser le progrès des lettres, des sciences et des arts. L'Université ü@ Berlin est une des premières de toute l'Allemague : elle compte plus de 2,000 étudiants inscrits. L'Académie des sciences, fondée par Frédéric Il, est la rivale des académies à Paris ot de Londres. Pour chaque branche spéciale de science, Berlin possède une académie, une société ou un établissement d'instruction dont le but est de travailler à l’avancement de céite branche en particulier : il serait donc trop long de les dénombrer. Nous n’énumérerons pas non plus les diverses bibliothèques accessibles au publie et qui s’élévent à près de trente : la plus importante de toutes est la bibliothèque royale. Mais le jardin botanique, qui renferme plus de 12,000 plantes exotiques, le musée d'histoire naturelle et celui des beaux-arts, doivent être cités nominativement. Ce deruier renferme une riche collection de tableaux, de statues, de médailles et d’antiquités de tout genre, surtout égyptiennes,
La population de Berlin s’est accrue depuis la fin du dernicr siècle avec unc rapidité prodigieuse. En 1788, elle comptait 199,000 âmes ; en 1804, s'élevait à 113,000 ; en 1820, à 192,000; à 236,000 en 1898 et à 255,000 en 1833. Aujourd’hui elle dépasse 400,000.
Les autres villes du Prandehourg sont bien moins considérables et moitis intéressantes. Postdam, la plus importante de toutes, ne renferme que 32,000 habitants. Cette ville, située sur le Havel, à 8 lieues sud-oueit de la capitale, est remarquable par sa régularité, ainsi que par la beauté de ses édifices publics et de ses maisons. Les principaux édifices de Postdum sont le château royal, remarquable pur son architecture, l'é-
50 CHAPITRE DIX-NEUVIÈME, glise de la garnison où lon contemie le tombeau du grand Frédéric, l'hôtel de ville, qui rappelle celui d'Amsterdain, le Ca..40, bâti dans le style grec, le thédtre, l'hôtel tes Invalides, le manége, et la maison des cudets, Mais, selon un grand nombre de voyageurs, rien n’est plus monotone que Pesnect de cette ville, qu’ils comparent à une immense caserne , tandis a dans leur patriotisme, les Prussiens la comparent à Versailles. Les €. "ons de Postdam sont infiniment plus agréables que la ville même, On y “encontre plusieurs endroits très-pittoresques, ainsi que plusieurs châteaux royaux qu'on ne peut se dispenser de visiter, Ce sont : le chateau de Sans-Souci, résidence favorite de Frédéric Le Grand, et où l’on conserve intactes sa chambre à coucher, sa bibliothèque et sa galerie de tableaux ; le palais neuf et le palais de marbre; ce dernier est le plus beau des trois. Dans l’£le des Paons (Pfaucn Insel) on trouve encore une belle maison de plaisance, où la reine Louise aimait à résider.
A l'ouest de Berlin, età unelieue seulement de distance, onremarquela jolie petite ville de Charlottenbourg, bâtie sur les bords de la Sprée, avec 8,000 habitants. Son principal ornement est le magnifique palais construit par Frédéric If, Au milieu des jardins de ce château royal s'élève un petit temple d’une élégante simplicité qui renferme le mausolée de la reine Louise. On y admire surtout la statue de cette noble princesse, chef-d'œuvre du sculpteur Rauch. Un jeu plus loin, dans la même direction, on arrive à Spandau, qui ne renferine que 7,000 âmes, mais qui est importante par ses fortifications. Ce'te célèbre foricresse est située au confluent du Havel et de la Sprée.
La route de Berlin à Postdam conduit à Srandebourg, qui a donné son nom à la province dont elle était jadis la capitale. Sa population ne dépasse guère 145,000 âmes, et la ville ne renferme pas d’édifices publics bien importants. On cite cependant comme les principaux : la cathédrale, l’église Suinte-Catherine, V'hôtel des Invalides, et une belle caserne. La plupart des établissements industriels qu’elle possède sont dus à ds protestants français réfugiés à la suite de la révocation de l'édit de Nantes.
Les villes les plus importantes de la partie orientale du Brandebourg sont situées sur les bords de l’Oder. La plus considérable de toutes est Francfort. C’est une belle ville, florissante par son industrie et son come merce; il 5y tient chaque année trois foires très-fréquentées, surtout
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, qui a donné son population ne déd’édifices publics aux :la cathédrale, belle caserne. La de sont dus à ds ation de l'édit de
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Et hobis ALLEMAGNE, dy par les Russes et les Polonais. Les canaux qui mettent l'Oider en communivation avec l'Elbe et la Vistule contribuent singulièrement à la prospérité de ja vite. La population s’éléve à cette heure à 24,000 habilants environ. En descendant l'Oder, on trouve Aüstrin, Wriersen et Freyenwalde. Küstrin est fameuse par ses fortifications. On remarque sou beau pont sur l'Oder, qui a 875 pieds de longueur. Le nombre de ses habitants est porté à 4,700. Wrietzen est un peu plus considérable, elle en renferme 5,300 ; mais elle n'offre absolument rien d’intéressant,. Elle ne mérite d'être citée qu'à cause du village de Mœglin qui en est voisin et qui est célebre daus toute l'Europe par son institut agronomique fondé au commencement de ce siècle par Thacr, auquel lagriculture doiltant de progrès. Freyenwalde, avec 4,000 habitants, doit son importance à ses caux minérales et à sa grande fabrique d’alun ; Schwedt, à ses manufactures de tabac : cette dernière a 4,500 âmes de population.
Sur la rivière et le canal de Finow, qui fait communiquer l'Oder avec le Havel, on remarque la petite ville de Neustadt- Eberswald, avec 4,500 habitants. Elle possède l’Académie forestière de Prusse et un institut furestier. Prensluw, jolie ville de 10,600 âmes, est située à l’extréinité septentrionale du lie du même nom. Elle possède des manufactures de draps, de ioiles, de tabac et des tanueries. Lansdbern, reuplée d'env ron 6,000 habitants, est bâtie sur les bords de la Warcha, à dix lieues à l'est de Küstrin. Elle est importante par son commerce.
I existe dans le Brandebourg un plus grand nombre de petites villes dont la popuiation s’éleve de 2,000 à 8,000 âmes ; mais comme aucune d'elles ne mérite une mention particulière, il nous suflira de les noinmer, et d'indiquer le chiffre de leur population. Ces villes sont : Guben, 8,000; Cottbus, 7,000; Neu-Ruppin, 6,000 ; Rathenau, 5,600; Züllichau, 5,000; Wüittstock, 4,700; Luckenwalde, 4,600 ; ont sberg, 4,500 ; Frauenbiisen, 4,200 ; Furstenwalde, 4,200; Lübben, 4,000; Straussberg, 3,700; Jütterbock, 3,500; Friedberg, 3,500 ; Suldin, 3,500; Sorau, 3,400; Perleberg, 3,200; Havelberg, Nauen, Tenplin, Lucken, Arnswalde, Breskow, chacune 3,000 ; Oranienbourg, 2,700, etc.
La Pomeranie est un territoire sablonneux qui s’éterd le long de la mer Baltique. Vers le milicu de la côte, l'Oder se jette dans la mer, et forme à son embouchure une longue el sinueuse lagune ou aff, au
Ia Ta fr
52 CHAPITRE DIX-NEUVIÈME delà de laque se trouvent les grandes îles d'Usedom et de W'ollin, Le ha sol en beaucoup d’endroits est loin d’être fertile ; néanmoins, dans Sa quelques sutres, particulièrement dans l'ancienne Poméranie sucdoise, mc | il produit assez de céréales pour la consommation des habitants. Cette Co de province renferme peu de manufactures ; mais les produits fabriqués l'e du Brancebourg et &? la Silésie lui sont apportés par l’Oder, soit pour fic les besoins de la populauon, soit pour l'exportation. En effet, c’est par la le commerce maritime que prospérent les villes principales de la Poà méranie. pa Stettin, sur l'Oder, est la capitale de la province dont elle est la ville ble là plus considérable, Elle sst assez bien bâtie avec quelques beaux édi- pa fices, parmi lesquels on remarque surtout Le chdteau royal, la maison des Pas pe États, la Bourse et le Théâtre. Stettin est non-seulement une des forte. 4,0 resses les plus importantes de la Prusse, mais elle est encore une de ses et : cités les plus commerçantes. Son port est fréquenté annuellement par Il environ 1,200 bâtiments, et on évalue à pius de 20,000,000 de francs mé par année la somme de ses importations et exportations, Malgré son not | ac!ivité commerciale, cette ville estbien pourvue d'établissements scicn- situ ho*, tifiques et littéraires. Elle renferme un gymnase, un observatoire, une
école supérieure et trois bibliothèques publiques. Sa population atteiut le chiffre de 34,000 âmes.
Stralsund, ancienne capitale de la. Poméranie suédoise, s'élève sur le détroit de Gællen quila sépare de l’île de Rugen. Cette ville, fondée en
1930, n'offre que des rues étroites et irrégulicres, des maisons mal bà- nor ties: néanmoins elle est importante par son port et par son commerce. pré Onestime sa population à 17,000 âmes. L'électeur de Brandebourg la len prit en 167$. Elie fut prise de nouveau en 1715 et rendue à la Suede en Le
4720. Elle était regardée comme une place forte de premier ordre; des
mais, en 1807, les Français s’en emparerent et détruisirent ses fortilications. Greifswalde, à 7 lieucs au sud-est de Stralsuud, est une jolie ave ville assez commerçante et qui renferme environ 8,000 habitants. pot Malgré exiguité de sa population, cette ville possède une université, un à-v gymnase et une école normale pour les instituteurs. A l’université soul cie aunexés Un observatoire, Un cabinet d'histoire naturelle, Un jardin botani- cu: que et une riche biblivthèque. sla
Stargard, sur Phna, à 6 lieues à l’est de Stettin, est une ville de 9,000
t de H'ollin, Le caumoins, dans ‘ranie suédoise, habitants. Celle oduits fabriqués l'Oder, soit pour ju effet, c’est par ipales de la Po-
it elle est la ville ques beaux édioyal, a maison des it une des forte:
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tune ville de 9,000
EURGPE : ALLEMAGNE, 53 habitants qui se distinguent par leur industrie, La coupole de l'église Sainte-Marie mérite d'être vue, Slargard a un gymnase et une école primaire d'arts et métiers, Une autre ville importante de la Poméranie est Colberg, avec 7,500 âmes. Elle est située près des bords de la mer à l'embouchure de la Persante qui y forme un port. Ses principaux édifices sont la cathétrale et l'hôtel de ville, C'est, après Stettin, la forteresse la plus considérable de la Poméranie.
Lesautres villes de la province sont encore inférieures et ne méritent pas de nous arrèter, quoique plusieurs d’entre elles soient remarquables par l'activité de leur commerce maritime. Les plus considérables par leur population sont : Anklam, Kæslin, et Stolpe, avec 6,000 âmes; Passerwalk, avec 5,000, Demmin, avec 4,200; Treptow et Wohlgast avec 4,000, Greifenhagen, Barth et Belgard, avec 3,800 ; Golnow, avec 3,600, et Rugenwalde, avec 3,500.
Parmi les Îles qui se trouvent dans la Baltique sur les côtes de la Poméranie etqui dépendent de cette province, trois seulement méritent de nous arrêter, Ce sont Wollin, Usedom et Rugen, Les deux premières sont situées à l'embouchure de l'Oder et sépirées du continent par le haff dont nous avons déjà parlé. Un canal extrêmement étroit les sépare aussi l’une de l'autre, F'o'lin est la plus orientale des deux. Sa superficie est évaluée à 12 lieues environ et sa population à 6,000 âmes. Flle possède des plturages quinourissent une grande quantité de bestiaux, et la péche y est abondante. Elle a pour capitale une petite ville de même nom qui renferme 2,000 habitants, L'île d’'Usedom, plus grande que la précédente, à une superficie de 18 lieues : mais elle est proportionnellement moins peuplée, car clie ne compte que 12,000 âmes au plus. Le lerrain y est sahlonneux et peu fertile, et en partie couvert de grandes forêts, Gutre le bourg d’un millier d'habitants nommé comme elle Usedom, cette île renfern.e Swinemunde, petite ville de 3,000 âmes, avec un bon port où s'arrêtent les bâtiments d’un trop fort tonnage pour pouvoir remonter l'Oder jusqu'à Stettin. L'ile de Ruyen, située visà-vis Stralsund, est la plus considérable de toutes. On porte sa superfi-
cie à près de 48 lieues, et sa population à 50,000 individus. Cette île est
curieuse par sus sites pittoresques, par son histoire, par ses antiquités slaves, el par Les mœurs de ses habitants. Etle abonde en pâturages où l'on élève de nombreux troupeaux. Le bourg de Berger, Gui contient
est consiléré comme son chef-lieu, Sagard, autre bourg
2,100 âmes, de 800 âmes, est important par ses eaux thermales et forrugineuses,
Les doux Prusses dites orientale et occidentais forment un vaste ierritoire qui décrit une sorte de demi-cercle de près de 190 licues autour de la côte méridionale de Ja Baltique, et s’étend à l'intérieur jusqu'à la distance de 25 à 50 licues. Tout ce territaire offre une surface constamment unie et qui s'élève à peine au-dessus du niveau des eaux de la mer qui baigne ses côtes. A langle suJ-est seulement apparaissent quelques collines sablonneuses, dont Ja plus haute ne dépasse pus 500 pieds. Cependant, en l'absence de montagnes véritables, les hahitants Ls qualifient de Berge.Unc rangée de collines sablonneuses ou de dunes du même genro mettent les côtes basses à l’abri de l'invasion des eaux. Dans la Prusse occidentale, ces collines sont en fort petit nombre, mais les terrains qui berdent la mer sont un peu plus hauts que le reste du pays, tandis que le sol sélève gradueïlement mais insensiblement à mesure qu’on avance dans l'intérieur. Parmi les fleuves qui arrosent les deux Prusses, les plus importants sont la Vistule et le Niémen, qui, après avoir baigné quelques-unes des plus belles provinces de ha Pologne, pénètrent, celui-ci dans la Prusse orientale, celle-là dans la Prusse occidentale, et ouvrent de magnifiques voies de communication aux habitauts de ces pays. Le seul fleuve considérable qui appartienne en propre à la Prusse est le Pregel qui se jette dans Ja mer à Kœuigsberg, Deux immenses lacs maritimes ou halls, qui communiquent avec la Baltique par des ouvertures navigables, s'étendent le long d'une partie des côtes. IL ne sont séparés de la mer que par une langue de terre extrêmement étroite. Leurs eaux sont douces, et ne prennent un goût salé que lorsque les flots de la Baltique, poussés par une tempête ou une haute marée, viennent v faire irruption. Le Curische-Iaff est le plus oriental et le Frische-Haff le plus occidental.
Le sol de cette vaste région est en beaucoup d’endroits sablonneux ou marécageux; cependant il est généralement propre à la culture soit des céréales, soit du lin, soit du chanvre; plusieurs districts même sont remarquables par leur fertilité. La Prusse occidentale est ia moins avancée sous le rapport de l'agriculture. Les bestiaux sont nombreux et les races sont en général bonnes, Dans quelques lieux de Ja Prusse orientale on trouve de fort beaux € evaux. La race ovine ne peut pas
ard, autre bourg 1 forrugineuses, t un vaste ierri- 190 licues autour éricur jusqu'à la surface constandes eaux de la ent apparaissent ne dépasse pas itables, les hahilonneuses ou de i de l'invasion des ort petit nombre, auts que le reste is insensiblement uves qui arrosent t le Niémen, qui, ces de la Pologne, ns la Prusse occiunication aux hapartienne en proer à Kœnigsherg.
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EUROPE : ALLEMAGNE, #3 se com aree à celle de la Silésie et de Sixe ; néanmoins elle commence à s’amicliorer, Les paysans possèdent un nombre énorme de cochons ; ils élévent aussi beaucoup de ruches, et le miel y est un article de commerce assez important. Les forêts y couvrent aussi une grande partie du sol, et leur produit, bois de charpente, goudron, cendres, etc., constitue une branche considérable'de la richesse du pays. L'industrie manufacturière est fort arriérée dans les deux Prusses. On y fabrique ce pendant une assez grande quantité de draps grossiers; il y a des tanneries importantes et on y file beaucoup de lin, qui s’exporte sous forme de fil. Le commerce est dans un état beaucoup plus prospère que les manufactures; car c’est por les ports de la Prusse, Memel, Kanigsberg, Elbing et surtout Dantzick, que s’exportent non-seulement les produits de la province, mais encore ceux de la fertile Pologuc, qui descendent vers la Baltique par les grands fleuves que nous avons nommés,
La population de la Prusse orientale, d’après Hassel, s'élevait, en 1827, à 1,826,154 individus, ct celle de la Prusse occidentale à 792,207; total 2,012,361. La première de ces provinces est presque complétement allemande ; la religion dominante est le luthéranisme, on n’y compte qu’un sixième de catholiques et un petit nombre de juifs. Les moyens d'instruction sont largement répandus et accessibles à tous les rangs. Dans la Prusse occidentale, au contraire les deux religions, le catholicisme et le protestantisme se partagent à peu près également la population ; la plus grande partie des individus de race polonaise qui l’habitent professent la premiere. Il y a près de 12,000 juifs et à peu près autant d’anabaptistes. Les deux Prusses ne font pas partie de la Confédération germanique; ce fait s'explique par des circonstances historiques que notre cadre ne nous permet pas de retracer.
Kaænigsberg, capitale de la Prusse orientale et jadis de la monarchie prussicnne, est bâtie dans une position avantageuse, sur le Pregel, à peu de distance de son embouchure dans le Frische-Haff, Elle se divise en trois parties principales, la vieille ville, le Lobenitch et l’île de Kncifhof, où la plupart des maisons sont construites sur pilotis, comme à Venise et à Amsterdam. Les murs de la ville ont 16 kilomètres de tour, mais une grande partie de l’espace qu’ils renferment consiste en terrains vagues. Ces murs sont complétement insuffisants pour pro-
Al
LL tes ll
b6 CHAPITRE DIX-NEUVIÈME,
téger la place, et la citadelle de Fredericksburg, dans l'ile de Kneithof, est aujourd'hui couverte de boutiques, En dehors des murs s'étendent quas tre faubourgs populeux, Les rues de Kænigsberg sont en général régulières et larges : ses principaux édifices sont l'hôtel de ville, le chdteau, Va cathédrule, la bourse, le théâtre, L'université jouit d’une grande réputation qu’elle doit surtout au célebre philosophe Kant qui est né à Kœnigsberg, A l'université sont annexés un observatoire, un cabinet d'histoire naturelle, un jardin botanique et une nombreuse bibliothèque, Indépendamment de l'université, Kænigsberg possede deux gymnases, une écule des métiers, Une école de sourds-muets, deux bibliothèques publiques, et d’autres établissements scientifiques et littéraires. Presque toute l'industrie manufacturière de la province est conceutrée dans cette ville, qui faisait jadis partie des villes hanséatiques et dont le commerce est encore fort actif. On exporte surtout une quantité considérable de grains, La po= pulation de Kænigsberg s'élève à plus de 70,000 âmes.
Les navires auxquels le peu de profondeur du Frische-Haff et du Pregel ne permettent pas d'arriver jusqu'à Kænigsberg, s'arrêtent à Pit lau, petite ville bien fortifiée sur une fangue de t:rre à l'entrée du Frische- Haff. Elle est ainsi le second port de cette derniere ville, Elle reçoit par an de 600 à 700 bâtiments. Pillau n’a cependant que 4,000 à 4,500 habitants. Braunsberg, sur la Passarge et près de embouchure de ce fleuve, renferme un peu plus de 7,000 âmes : elle est importante par ses établissements d'instruction publique et par son commerce, Elle exporte une grande quantité de fil de lin, des grains et des mûts de navires. Heilsberg, petite ville de 4,000 âmes, située sur l'Alle qui se jette dans le Pregel est remarquable par son beau chdteau où réside Pévèque d'Ermeland. Gumbinnen, sur la Pissa, et Jnsterbourg, sur l'Inster, renferment de 6à7 mille habitants. Celle-ci est importante par son industie, celle-là comme chef-lieu de la régence à laquelle elle donne son nom. Preussisch-Eylau, et Friedland, petites villes de 2,000 àmes environ, sont célébres par les memorables victoires que les Français ont remportées en 1807 sur les armées russe et prussienne réunies.
Tilsitt, au confluent de la Tilse et du Niémen, est la seconde ville de la Prusse orientale par sa population qui s'élève à 12,000 âmes. C’est une assez jolie ville, avec quelques manufactures, Elle est fameuse par l'eutrevue de Napoléon et d'Alexandre, en 1807, qui fut smvie du traité
de pai fernin à l’eu entre par se Les pour tantcs 3,500 gerbou Dan est lu; consi comn occiclt le flet zick la «1 étroit bâtie, en de sons | nomi dela siége Quoi à ce ( puiss plusi seule avor née
le de Kneithof, est rs s'étendent quas Len général régue ville, le chateau, \a grande réputation né à Kœnigsberg, et d'histoire natuque, Indépendam= ases, Une écule des liques, et d’autres toute l’industrie le ville, qui faisait ‘ce est encore fort de grains. La po TR rische-Haff et du æ, S'arrétent à Pit entrée du Frischeville. Elle reçoit que 4,000 à 4,500 mbouchure de ce st importante par h commerce, Elle ns et des màts de r l'Alle qui se jette où réside lévèque , sur l'Inster, ren- > par son industie, e donne son nom.
mes environ, sont is ont remportées
la seconde ville de 19,000 mes. C’est le est fameuse par ut simvic du traité
EUROPE 3 ALLEMAGNE, "7 de paix enire Lu France, la Prusse et li Russie, ont, qnoiqno ne Pots fermantque 10,000 habitants, est bien plus importante que Titsitt, Since à l'entrée du Gurische-Half, elle a un port extrémement fréquenté. y entre 800 à 1,000 vaisseaux chaque année, Elle est en outre importante par ses chantiers, Enfin on y remarque un phare magnifique,
Les autres villes de la Prusse orientale sont trop peu intéressantes pour nous arrêter; nous nous contenterons de nommer les plus importantes par leur population, Kaukenen, 4,000; Rastenbourg, 3,800 Lyk, 3,800 ; Labiau, 3,200; Rartenstein, 3,200; Tapiau, Woehlau, Osteroile, An= gerbourg, Goldap, 3,000 ; Stallupæhnen, 2,700; ete.
Dantzick, appelée Danzig par les Allemands et Gdan,x par les Polonais, est legrandmarché de la Pologne, Elle et non-seulement la ville la plus considérable de 11 Prusse occidentale, mais encore la premiere place commerciale maritime de la monarchie, Elle et située sur la branche occidentale de la Vistule, tout prés de son embouchure et à endroit c4 le fleuve reçoit les deux petites riviéres de la Radau et du Molln, Dantzick se compose de plusieurs quartiers bien distinets. Les prineioaus sont la «vieille ville » construite dans le style du moyen âte avec des ras étroites, sombres etirrégulières ; fa evillehaute », plus moderne etmieux bâtie, mais cependant loind'ètre belle; la «ville hasse » divisée elle-même en deux parties, l’une appelée le «jardin long, » qui renferme les maisons les plus belles et les plus agréables, et « l'ile des maiga:ins, » ainsi nommée parce qu'elle contient les principaux magasins des négociants dela cité. Les faubourgs, jadis fort étendus, ont été brûlés, pendant le siége de 1807, par les Français, et, pendant celui de 1813, par les Russes, Quoiqu'ils aient €té rebâtis en partie, leur popu! ‘ion est bien inférieure à ce qu'elle était avant ces désastres, Les seuis ‘üfices publics qu'on puisse citer sont la cathédrale, l'hôtel de ville et l'arsenal. Dantzick possède plusieurs établissements scientifiques et lit'éraires; nous nommerons seulement sa bibliothèque publique qui ronticut 27,000 volumes. Nous avons dit que le commerce de Dantzick était considérable, Chaque année ilentre dans son port 1,200 bâtiments au moins. Les exportations des blés de la Pologne constituent le principal chargement de ces navires, et les trois quarts de ces blés sont expédiés pour l’Arigleterre, Onévalue les pertes subies par le commerce de Dantzick. entre les années 4807 et 1814, à plus de 130,000,000 de francs, Sa population, qui, en
5S CHAPITRE PDIX-NEUVIÈNME,
1614, se tronvait réduite à 40,000 àmes, est estimée acinellement 65,000. Dantzick est entoure de fortifications qui en font vre des prin cipales places militaires de la monarchie. Son port est en outre défend par la fortereser de Wechselmünde,
La seconde ville de la Prusse occidentale est Elbing, sur la riviun,
du même nem qui se jette dans le Frische-Haff. Elle à une populatic de 20,000 habitants et prospère par son commerce, quoique celui-ci si bien moins considérable que celui de Dantzick. Les entrées et les sorti de son port s'élèvent à 4,400 ou 1,500 vaisseaux chaque année ; mais à bâtiments sont généralement d'un tonnage inférieur. Marienbourg, st le bras de la Vistule appelé Nogat, est remarquable par le vaste et m: gnifique château qui était jadis la résidence des grands-maîtres de l'or dre Teutonique, Elle est assez commerçante et renferme une populati de pres de 6,000 âmes. Hariemwerder, chef-Jicu de la régence de ce nor est une petite ville de 6,600 âmes seulement, qui est située à pour distance des bords de la Vistule et qui re nous offre rien de curieux si ce n'est sa vaste et belle cathédrale, Pius au sud, sur le fleuve mênm on rencontre Graudenz, qui renferme 7,000 habitants. Elle est surtc importante par ses fortifications. En remontant encore la Vistule, « arrive à Thorn, la plus arcienne ville de toute la Prusse. Elle fut fond: en 1231 par le premier grand-maître de l’ordre Teutonique. Dep: l'an 1454, elle était une république vassale de la Pologne. Charles \ en rasa les fortifications ; mais celles-ci ont été rétablies dans ces der nitres années, Thorn a berucoup souffert par les agitations qu'y fomer: ivrent les luthériens pour y introduire et implanter le protestantisme. sous la domination polonaise, Aujourd’hui ses 14,000 habitants profes sent presque tous la religion évangélique. Cette ville est et sera à jam: célèbre pour avoir donné le jour à Nicolas Copernic, l'inventeur du we ritable système du monde. Copernie v naquit le 14 janvier 4472, LA villes de Kulm et de Stargard sont tout à fait insignifiantes : la populatio de Ja premiere s’élève à 4,000 habitants, et celle de la seconde à 2,00 Quant aux autres villes de la Prusse occidentale, leur population est: fiible, que nous nous dispenserons mème de les nommer.
La Silésie est un vaste territoire de forme allongée qui s'étend entr la Bohème et lu Pologne. C'était primilivement une province polonaise: mais les colons allemands qui y sont établis y sont devenus la rc
domi:
doit à provil manu de la 4 expioi guer!
tive d sance L'O deux] dis qt blonn la sec Les b gebir man male anni lin y de la une € tiaux pour estim tante Cel toiles soup| toute breu:
La Si cuivi tent tions en vi
Hiimce actnclloment en font wie des prin est eu outre défel
Elbing, sur la rivier lle à une populati quoique celui-ci &« entrées et les sorti ique année ; Mais à ur. Marienbourg, si e par le vaste et n:
ands-maitres de l'o:
erme une popula'i L régence de ce non iest située à peut fre rien de curiei
sur le fleuve mêm nts. Elle est surte ucore Ia Vistule, « russe, Elle fut fonc Teutonique. Dep:
Pologne. Charles \ ablies dans ces der dtations qu'y fomer:
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cest el sera à jam:
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antes : la population la seconde à 2,000 ur population est:
ommer.
6e qui s'étend entre province polonaise:
ont devenus la rc
EUROPE AELRAL\ENES 59 dominante, et en occupent la plus grande partie, La Silésie d'ailleurs doit à eux seuls son industrie el sa prospérité, La fertilité du solde cette province el le développement remarquable qu'y ont pris l'industrie manufacturière et le commerce font de la Silésie le plus brillant joyau de la couronne prussienne. La conquête de ce riche pays fut le premier exploit de Frédéric I; la recouvrer fut le but principal de toutes les guerres que soutint contre lui Marie-Thérèse : enfin l'annexion définitive de ce territoire à la Prusse éleva celle-ci au rang des grandes puissances.
L'Oder, qui traverse la Silésie dans toute sa longueur, la partage en deux moitiés presque égales, L'occidentale ect inégale etmontucuse, tandis que l'orieutale se comyose en grande partie de plaines unies et sablonneuces. La population de la premiere est toute euticre allemande; la seconde est principalement occupée par des individus de race slave. Les beautés pittoresques de la région qui avoisine la chaîne du Riesengebirge et de l'Eulengebirge, lui ont fait donner le nom de Suisse allemande. La moitié des terres cultivables sont consacrées aux céréales ; malgré cela la population est si dense que c’est seulement dans les bonnes années que le produit est suffisant pour nourrir tous les habitants. Le lin y est cultivé sur une très-grande échelle, et cependant les fabriques de la Silésie sont encore obligces d’en tirer du dehors. On récolte aussi une quantité considérable de houblon, de tabac et de garance. Les bestiaux, à l'exception des moutons, ne sont pas en assez grand nombre pour les besoins de la consommation. Les laines de la Silésie sont fort estimées, et il s’en exporte en Angleterre pour des sommes importantes.
Cette province est l’une des plus manufacturières de l'Allemagne. Ses toiles surtout sont renommées dans le monde entier à cause de leur souplesse, de leur éclat et de leur solidité. Les fabriques sont presque toutes rassemblées dans la partie montagneuse du pays, où les nombreux cours d’eau sont mis à profit de toutes manières par l’industrie. La Silésie est encore riche en minéraux utiles et précieux: fer, plomb, cuivre, arsenic, argent, cte, Les produits manufacturiers du payss’exportent principalement par la voie de Hambourg et de Stettin. Ses importations consistent en grains et bestiaux de la Pologne cet de la Moldavie, en vins de liongrie, en coton, soie et denrées exotiques,